Payot

  • Le monstre médiéval apparait à travers l'oeuvre des peintres et graveurs de la fin du Moyen Âge comme une création très mystérieuse : notre époque, pour tenter d'en retrouver le sens, lui prête des intentions subversives, des origines pathologiques, une inspiration redevable aux hallucinogènes, etc. (toutes grilles qu'on a voulu appliquer à Jérôme Bosch, par exemple). Ces essais d'explication, pour la plupart, n'entrent pas réellement dans l'univers médiéval. Ce livre se propose de cerner le monstre, et la notion de monstre, par une exploration aussi respectueuse que possible des données propres au Moyen Âge : structures de l'univers, paysage de mentalités, pensée mystique et mythique. La tradition gréco-romaine (et son héritage oriental), la tradition des divins docteurs médiévaux s'entre-mêlent pour maintenir et enrichir l'existence des monstres. Le XVe siècle, dans une hantise accrue et aiguë du diabolique, engendre une nouvelle génération monstrueuse qui, cependant, coexiste avec les précédentes et entretient des rapports étroits avec elles. L'auteur chasse le monstre à travers des textes littéraires et para-littéraires (descriptions du monde et récits de voyage en particulier du XIIIe au XVe siècle, en vue de restituer le regard du passé sur ses propres créations, tout en s'accordant la liberté d'user des ressources du XXe siècle pour jeter des ponts entre cette époque et la nôtre. Une iconographie abondante et en grande partie inédite illustre le propos.

  • Rennes naguère : 1850-1939, ce sont de magnifiques photos d'époque réunies et commentées par Jean-Yves Veillard. Ce qui rend précieux le présent ouvrage, c'est qu'il nous restitue l'image du passé accompagnée des commentaires d'un contemporain. Nous sont ainsi offertes aussi bien la représentation précise de ce qui fut, que la description des changements successifs intervenus depuis une centaine d'années dans notre paysage urbain.

  • Marseille naguère : 1859-1939, ce sont 203 photographies anciennes réunies et commentées par Gérard Detaille. Ce qui rend précieux le présent ouvrage, c'est qu'il nous restitue l'image du passé accompagnée des commentaires d'un contemporain. Nous sont ainsi offertes aussi bien la représentation précise de ce qui fut, que la description des changements successifs intervenus depuis une centaine d'années dans notre paysage urbain.

  • Ce livre est un geste de respect et d'amour envers les Angevins qui nous ont précédés. C'est aussi une façon de les honorer, car montrer le cadre de leur vie est une manière ultime de les faire revivre. Certes, la photographie d'un monument permet d'en étudier l'architecture et le caractère, mais le cliché l'isole de son contexte! Alors qu'évoquer une rue et même tout un quartier d'Angers, c'est ressusciter vraiment, dans le milieu où ils ont vécu, les Angevins de la fin du 19e et du début du 20e siècle. Ce qui rend précieux le présent ouvrage, c'est qu'il nous restitue l'image du passé accompagnée des commentaires d'un contemporain. Nous sont ainsi offertes aussi bien la représentation précise de ce qui fut, que la description des changements successifs intervenus depuis une centaine d'années dans notre paysage urbain.

  • Lorsqu'on lit les travaux qui ont été consacrés à la Sicile, aux établissements chrétiens d'Orient, à la Russier et aux pays scandinaves, le lien qui relie si étroitement entre eux les différents épisodes de la geste des Normands et qui explique l'extraordinaire expansion de ce peuple, si remarquable par sa hardiesse et si exceptionnellement heureux dans ses entreprises, n'apparaît que d'une manière imparfaite. On ne le voit guère qu'en envahisseur assimilé, presque aussitôt la conquête achevée, par la nation qu'il a subjuguée par ses armes, sans se rendre compte d'une façon suffisante que, si le pays conquis a beaucoup donné, le conquérant a donné plus encore. Aussi l'important ouvrage de M. P. Andrieu-Guitrancourt : Histoire de l'Empire Normand et de sa civilisation, paru aux Éditions Payot, était-il attendu depuis longtemps. Voici un livre définitif sur les Normands et leur civilisation.

  • Énigmatique, archaïque, et cependant prématurément secouée de ces pulsions démographiques, économiques, sociales, religieuses, coloniales, qui signalent les grands Empires, telle apparaît l'Allemagne entre les derniers Mérovingiens et le premier Habsbourg. Cette époque de son histoire - culminant dans le Premier Reich - est décisive. En tant qu'État, ayant vocation à la domination universelle sitôt après que Charlemagne eut fait d'Aix-la-Chapelle le coeur de l'Occident, l'Allemagne va pourtant vivre alternativement repliée sur soi, ou en symbiose avec la splendeur romaine ressuscitée. Quand l'Empereur germanique était couronné à Rome, l'Allemagne était, pour ainsi dire, la catholicité. Mais l'auteur de cet ouvrage, soucieux de faire connaître les trésors d'érudition de l'historiographie germanique et d'analyser les fondements de l'hégémonie, de la vitalité ou des malheurs du Reich, s'est principalement tourné vers l'Allemagne profonde. Celle où de subtils équilibres s'instaurent entre les antiques traditions de liberté des ethnies germaniques primitives et les institutions féodales ; où l'Église apporte et négocie son appui à une autorité publique, sans égale dans toute l'Europe du Haut Moyen Âge. Voici donc une étude d'histoire totale, qui présente aussi bien l'état des connaissances les plus classiques, que les recherches de pointe. Faisant revivre les textes et, à travers eux, le grouillement des hommes dans l'immense Germanie, Jean-Pierre Cuvillier met en lumière la clé médiévale du destin de ce pays : État précoce, l'Allemagne sera longtemps - trop longtemps - une nation immature.

  • Elles étaient couturières ou lingères. Elles étaient descendues dans la rue en 1830 puis, déçues, amères après la révolution trahie, elles entrèrent dans une secte socialiste communautaire : le Saint-simonisme. Là, entre femmes, entre prolétaires, elles se réunirent, mirent leurs économies en commun et fondèrent le premier journal féministe français. Il était écrit, dirigé, géré, distribué par des femmes. L'expérience dura deux ans. Cela ne s'arrêta pas là. Des bourgeoises, plus cultivées, moins libertaires peut-être, mais avec obstination et talent, lancèrent toute une série de journaux féminins, spécialement écrits pour les femmes. La bourgeoise cultivée devenait émancipée. Si, auparavant, leurs maris ne leur reconnaissaient que des devoirs, elles acquerront désormais des droits : droit de penser, droit de s'exprimer, droit de régner dans leur foyer. Bref, on arrivait au règne de la liberté. Dès les débuts de la révolution de 48, les prolétaires et les bourgeoises se réunirent et firent ensemble, quotidiennement, le journal, qu'à bon droit, elles pouvaient appeler le journal de toutes les femmes. Ce fut, avec la répression de juin, puis avec la trahison de nos chers socialistes, que la presse féministe s'éteignit. Il faudra attendre l'après 68 pour la voir renaître, aussi diverse, vive, provocante qu'en 1832.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Est-ce excès de témérité, ou au contraire illusion routinière, que de vouloir présenter au lecteur d'aujourd'hui, comme historique, le récit des épisodes par lesquels Rome est passée d'une monarchie devenue tyrannie, et sous des rois étrusques, à un gouvernement républicain et à des institutions comme le consulat, valables pour cinq siècles ? Un (Junius) Brutus fondant la libertas, inventant en quelque sorte et revêtant le premier cette magistrature nouvelle ; une Lucrèce, jeune femme de l'aristocratie la plus haute, victime d'un viol ; un Valérius Poplicola rejoignant Brutus et apportant au nouvel Etat la force de cadres militaires préparés... Ces figures sont pour les modernes aussi familières et au fond aussi irréelles que les principaux personnages de la tragédie grecque ; tant les scènes où ils agissent, les serments qu'ils prêtent, ont un caractère « dramatique » dans les versions anciennes. Le « viol de Lucrèce » comme la « trahison de Coriolan » paraissent prêts chez Tite-Live déjà à des tragédies classiques ou shakespeariennes. Depuis au moins un siècle, les écoles de critique historique ont passé au crible ces récits « annalistiques ». Dans son ouvrage, fruit de 25 ans de réflexion et de recherche assidue, Jean Gagé se refuse à entériner les idées reçues et propose une reconstitution raisonnée qui remet en place bien des éléments du dossier.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pour tous les Français, Isabeau de Bavière, épouse du roi fou Charles VI, est la reine maudite, celle qui a livré le royaume de France, aux Anglais, celle qui a déshérité son fils Charles VII au profit de son gendre Henry V d'Angleterre. Cette image que nous conservons d'Isabeau de Bavière élimine d'office tout jugement sur ce personnage hors pair de l'histoire médiévale. Il est pourtant intéressant de savoir qui était réellement Isabeau de Bavière et à quelles motivations précises répondait son étrange et contestable politique. Elle a rêvé d'un royaume uni d'Angleterre et de France. Elle a rêvé d'être une nouvelle Aliénor d'Aquitaine. Mais le destin a voulu que l'Histoire lui donnât tort : contre la vieille reine, image satanique, ou plutôt image de la Femme pécheresse, s'est dressée l'image tout aussi symbolique de la vierge Jeanne d'Arc. Et entre deux mythes, le peuple a choisi. Isabeau a été rejetée dans les ténèbres de la géhenne, où elle a rejoint des personnages tout aussi fascinants que le beau Louis d'Orléans, le duc assassiné, le retors Jean sans Peur, lui-même assassiné dans des circonstances troubles, Philippe le Bon, duc de Bourgogne, l'énigmatique Tanguy du Chastel, l'étrange Arthur de Richemont, connétable de France puis duc de Bretagne, Yolande d'Aragon, reine de Sicile, discrète protectrice de Jeanne d'Arc et de Charles VII, sublime entremetteuse au milieu des tours et détours de cette époque troublée mais passionnante. Car, autour d'Isabeau de Bavière, c'est toute la société de l'Europe occidentale de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle qui apparaît, avec ses mutations, ses paradoxes et ses idéaux. A partir de là, la France et l'Angleterre vont partir, chacune de son côté, à l'assaut d'un monde qui ne connaît pas encore son identité...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'ancienne théorie des âges du monde ; la fin du monde selon la Sybille hébraïque ; Jésus-Christ et les âges du monde ; les nombres rythmiques ; Daniel et l'Apocalypse ; les rabbins calculateurs ; la durée du monde selon l'islamisme ; la chronologie et l'opinion des pères de l'Église sur la fin du monde ; la croyance millénariste ; l'an mille ; la tradition dite Joachimite ; du XVe au XXe siècle

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  • Consacré par la Conférence de Bandoung, en 1955, le regroupement des nations afro-asiatiques, sous l'égide de leaders comme Nehru, Soekarno et Nasser, est sans aucun doute, dans le cadre de la guerre froide, l'un des événements les plus importants à avoir marqué la politique internationale de notre temps. Cependant, si chacun est conscient des problèmes posés par le Tiers-Monde, on ignore généralement la longue et complexe histoire des rapprochements, des pourparlers et des conférences qui ont amené progressivement la constitution d'un véritable « groupe afro-asiatique », soucieux d'affirmer avec force sa personnalité dans les débats internationaux. C'est en combinant les styles de l'historien et du diplomate que l'auteur a entrepris de retracer les péripéties de ce regroupement, recourant à une documentation considérable d'où se dégagent des points de vue inédits, et analysant l'ensemble des débats des Nations-Unies, depuis 1946 jusqu'à la veille de la Conférence de Bandoung. Son ouvrage rassemble des données fondamentales, dont la lecture sera désormais indispensable à toute étude du Tiers-Monde.

  • Après avoir traité dans un précédent volume du « Mouvement syndical sous la IIIe République », Georges Lefranc étudie dans ce nouvel ouvrage le syndicalisme français sous la IVe et la Ve République, jusqu'aux événements de mai-juin 1968. Parce qu'elle a été, dans le passé, la terre de plusieurs révolutions, et parce qu'elle conserve de l'action politique une notion quelque peu romantique, la France a tendance à ne connaître dans le syndicalisme que les grandes heures où passe un souffle puissant. Avant-hier 1906 ou 1920. Hier 1936. Aujourd'hui 1968. Certes le syndicalisme n'a pas à renier ces mouvements qu'il a voulus ou acceptés. Mais ce n'est qu'un aspect de son action. Autant que les jours de cortèges imposants ou de grèves généralisées, il faut connaître les années obscures, l'opposition des conceptions et des mentalités, l'éternelle renaissance des luttes, le surgissement perpétuel de problèmes nouveaux, les obstacles qui ne sont pas toujours patronaux ou gouvernementaux, mais qui parfois viennent des travailleurs eux-mêmes. Telle est la perspective de Georges Lefranc lorsqu'il retrace ces 25 années de vie syndicale. S'il utilise une vaste documentation, officielle ou inédite, il part aussi de la réalité, telle qu'il l'a vécue, aux divers postes d'observation où il s'est trouvé placé. Il apporte également une analyse approfondie des événements, qui permettra au lecteur de mieux comprendre l'histoire quotidienne dans laquelle il se trouve plongé.

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  • Le 18 mars de l'année 37 après J.-C., Caligula, officiellement désigné pour la succession à l'Empire, est acclamé par une foule ivre de joie, et ce jour-là, sa bonne étoile l'abandonne. En principe, il est simple de gouverner dans un régime où les pouvoirs de l'empereur ne connaissent apparemment aucune limite. Dans la pratique, à cause du poids des traditions et du caractère mouvant d'un système politique encore mal rodé, la tyrannie à Rome est un art difficile. Surtout pour un jeune homme de vingt-quatre ans qui n'a pas su oublier les drames de sa jeunesse sanglante. Caligula, quand il prend le pouvoir, a des comptes à régler. Mesurant mal la puissance de la caste sénatoriale à laquelle il s'attaque, s'illusionnant peut-être sur l'efficacité d'un soutien populaire qu'il a passionnément recherché, il n'aura pas le temps de réaliser les projets grandioses qu'il avait en tête. Trahi par ses généraux, par sa famille, par cette élite sournoise qu'il méprise, il est assassiné le 24 janvier 40. Officiellement, on s'est débarrassé d'un fou, d'un monstre que les Dieux ont envoyé à Rome pour son malheur. Les historiens de l'Antiquité nous le répètent, et pour que nous n'en doutions pas, ils nous décrivent les turpitudes de l'Empereur avec une ardeur inlassable et une minutie d'orfèvre. Ardeur suspecte, qui aurait éveillé la méfiance depuis longtemps si notre civilisation n'avait trouvé là de quoi nourrir ses obsessions. Car cette monstruosité était utile à trop de Romains, elle permettait de justifier trop de choses pour ne pas mériter examen. Aujourd'hui les données, rares mais précieuses, de l'archéologie nous permettent de comprendre, en relisant les textes, que l'histoire de Caligula a été écrite à l'envers, et qu'il faut la remettre debout.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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