Langue française

  • Ce peuple de célèbres navigateurs qui a inventé l'alphabet, et dont les noms de ses célèbres cités nous semblent si familiers (Byblos, Tyr, Sidon, etc) n'avait pas d'ouvrage racontant sa longue histoire mouvementée et mythique ... Josette Elayi qui en est la spécialiste française nous livre dans un récit enlevé les riches heures de ce pays à jamais englouti sous le moderne Liban.
    L'histoire de la Phénicie et des Phéniciens, à la fois explorateurs et commerçants, est mal connue : quel paradoxe pour ce peuple qui a inventé l'alphabet d'avoir laissé si peu d'écrits ! Et pourtant cette civilisation a fait rêver ses contemporains - juifs notamment-, les a parfois effrayés, à l'instar des Romains et des Grecs qui en firent des êtres cruels pratiquant le sacrifice humain. Ses clients sont égyptiens, assyriens et ses navires sillonnent la Méditerranée chargés d'or, d'argent, de vin, de blé... Josette Elayi, l'une des meilleures spécialistes de la Phénicie, ressuscite au fil des pages son histoire, ensevelie sous les villes modernes du Liban, de Syrie et d'Israël. Après plusieurs siècles d'indépendance, son âge d'or s'achève. La Phénicie passera tour à tour sous la domination assyrienne, babylonienne et perse, jusqu'à la conquête d'Alexandre le Grand en 332, dernier chapitre de cette histoire singulière.Historienne, diplômée de grec, hébreu, araméen et akkadien, Josette Elayi a enseigné aux universités de Beyrouth et Bagdad avant de poursuivre ses recherches (CNRS) au Collège de France à Paris. En 2007, elle a été faite chevalier de la Légion d'honneur pour son oeuvre sur la Phénicie.


  • L'un des textes les plus célèbres du Moyen Age revisité par l'un des plus grands médiévistes vivants.

    Jacques de Voragine, dominicain mort en 1298 archevêque de Gênes, est l'auteur d'une somme qui, après la Bible, a donné lieu au plus grand nombre de manuscrits au Moyen Age : la Légende dorée. Ce prodigieux ouvrage, maintes fois commenté, n'a pas livré tous ses secrets. Loin de se borner à consigner la légende édifiante des saints du calendrier, il porte une ambition bien plus considérable, estime Jacques Le Goff : celle de christianiser le temps, et de montrer comment Dieu, à travers le temps et par son bon usage, peut enchanter le monde. Ainsi le temps divin et le temps humain dialoguent dans un mouvement perpétuel qui est celui de la vie même du chrétien, saint ou non. A ce titre, la Légende dorée, " bestseller " absolu, a joué un rôle déterminant dans l'élaboration de la culture européenne, dont la conscience et la maîtrise du temps sont des éléments essentiels.
    Jacques Le Goff est mondialement reconnu comme l'un de nos plus grands médiévistes. Depuis son premier livre publié en 1956, Marchands et Banquiers du Moyen Age, il n'a cessé d'explorer les mentalités médiévales et en a profondément renouvelé l'histoire. En 2010 a paru chez Perrin Le Moyen Age et l'Argent, déjà traduit dans de nombreuses langues.


  • Quand le couple s'affranchit du mariage !

    On étudie traditionnellement le couple à travers le prisme du mariage. Or celui-ci n'est qu'une forme de couple parmi d'autres, rejetant à la marge ce qui lui échappe : concubinage, amour libre, Pacs, relation extraconjugale, mais aussi fratrie, compagnonnage médiéval ou amitié exclusive. Notre imaginaire associe pourtant Castor à Pollux plus qu'à sa femme Hilaïre, Montaigne à La Boétie et Rodin à Camille Claudel.
    D'abord multiples, les unions se sont progressivement cristallisées autour de la notion d'amour héritée d'une conception chrétienne et exclusive du couple. Cette alliance indissoluble, révolution qui ne s'est pas imposée sans heurts, a inscrit le couple idéal dans la durée. Mais en définitive, qu'est-ce que le couple ? Comment se forme-t-il et sur quoi repose-t-il ? Les enjeux de nos sociétés modernes (libération de la femme, reconnaissance de l'homosexualité...), l'évolution des mentalités (libertinage, individualisme...) et les récentes réformes législatives (Pacs, mariage pour tous...) ont-ils modifié sa conception ?
    Entreprenant de lui rendre son ampleur, Jean Claude Bologne retrace pour la première fois son histoire de l'Antiquité à nos jours. Concise et clairvoyante, cette grande synthèse élargit le champ de réflexion d'un sujet de tout temps fondamental. Car si l'institution matrimoniale est en crise, le couple comme nouvelle forme de sociabilité n'a jamais été aussi florissant.


  • Une synthèse claire sur un sujet complexe, l'histoire d'un phénomène spirituel et politique marqué par une résistance obstinée à la violence du pouvoir, et dont bien des échos demeurent actuels.

    Personne ne s'est jamais réclamé du jansénisme. Le terme est une injure. Il transforme en sectateurs d'un obscur évêque du XVIIe siècle, Jansenius, ceux qui se voient comme les plus fidèles disciples de saint Augustin, les seuls catholiques véritables. Né au temps du baroque, le jansénisme a marqué de son empreinte spirituelle et culturelle le Grand Siècle puis les Lumières. Les engagements religieux, politiques, sociaux des jansénistes ont traversé la révolution et laissé des traces dans les siècles suivants. Dans la mémoire commune cependant, le jansénisme demeure un moment de la culture classique, entre Pascal et Racine. Il renvoie aussi aux religieuses de Port-Royal résistant au nom de leur conscience contre toutes les autorités, de l'Eglise et de l'Etat.
    Aucune autre forme de contestation religieuse, à l'intérieur du catholicisme, n'a eu de telles conséquences ni une pareille postérité. Cette grande synthèse s'attache à en souligner la diversité ; la pluralité est une force qui permet à cette mouvance de renaître après des périodes de persécution. Les débats théologiques, les arguments judiciaires, les condamnations et les procès ne suffisent pas à rendre compte du rayonnement du jansénisme, de sa diffusion dans tous les milieux. En persécutant les vieilles religieuses, en détruisant le monastère, en chassant les morts de leur cimetière, Louis XIV a, bien involontairement, contribué à légitimer leur révolte. Construit sur une surévaluation de temps historiques glorieux, le jansénisme critique le présent et annonce parfois l'avenir avec les armes du passé.


  • Une synthèse magistrale. Le dernier livre d'un grand historien.

    Le mot " croisade " est un anachronisme puisqu'il apparaît discrètement au XIIIe siècle et ne prend son sens actuel qu'au XIXe siècle. Les contemporains ne se voyaient pas comme des croisés, et leurs motivations étaient différentes de celles que nous leur prêtons.
    La première croisade, préchée par le pape Urbain II au concile de Clermont en 1095, est avant tout un pèlerinage en Terre sainte, mêlant à des chevaliers une multitude de pèlerins, hommes, femmes et enfants. Au fi l du temps, les enjeux et les motifs des croisades deviennent de plus
    en plus complexes, croisant motivations religieuses, politiques, économiques et idéologiques. Surtout, le phénomène a impliqué l'engagement des forces vives de la chrétienté. Trois rois de France, Louis VII, Philippe Auguste et Saint-Louis, ainsi que trois empereurs germaniques, ont
    abandonné leur pays pendant de longs mois pour apporter aide aux Francs de Terre sainte et tenter de regagner les territoires repris par l'ennemi. Ces huit expéditions, qui se sont déroulées pendant deux siècles, dessinent au fi nal l'histoire de l'Empire latin de Constantinople et du royaume latin de Jérusalem. Histoire tragique, puisque le premier disparaît en 1261 et le second en 1295. La mort de Saint Louis, au terme de la huitième croisade, sonne le glas de ces entreprises. Avec lui meurt l'" esprit " de croisade.
    Une synthèse particulièrement brillante par un auteur non conformiste.


  • Nourrie d'exemples, une interprétation renouvelée du rôle et de la place des femmes dans la société politique et militaire au Moyen Age. Non, les femmes ne furent pas toutes faibles et désarmées.

    Les femmes, paraît-il, seraient partout et toujours porteuses d'un pacifisme marqué par une sainte horreur de la violence, tandis que la guerre serait une activité exclusivement masculine. Ce stéréotype a masqué, dans l'histoire du Moyen Âge, la présence de combattantes conscientes et actives. L'enquête débute avec l'apparition des premières cavalières de l'âge féodal et leur participation aux croisades, et se clôt avec la figure de Jeanne d'Arc, à la fois réelle et idéale. Des femmes, aristocrates pour l'essentiel, partagèrent l'idéal chevaleresque de l'époque, organisèrent des tournois, furent intégrées dans les ordres militaires de chevalerie. Dans la littérature, les chevaleresses prennent la forme de " belles guerrières ", les Neuf Preuses de la légende. Ces guerrières de fantaisie trouvent un écho dans les authentiques exploits de certaines dames à qui les hommes n'ont guère à remontrer. Ainsi le Moyen Âge n'a pas été aussi " mâle " qu'on l'a pensé.
    Agrégée et docteure en histoire et en histoire de l'art, Sophie Cassagnes-Brouquet enseigne l'histoire médiévale à l'université de Toulouse-Le Mirail. Elle a notamment publié La Passion du livre au Moyen Âge, Les Romans de la Table Ronde, premières images de l'univers arthurien et La Vie des femmes au Moyen Âge.


  • L'histoire de la marine Française, des capétiens à nos jours, par un historien amiral.

    En France, nation foncièrement terrienne, la marine a souvent été perçue comme une institution un peu insolite, voire marginale, que l'on délaisse dès que s'accumulent les menaces sur les frontières du Nord et de l'Est. Et pourtant, l'histoire de la marine de guerre française, du XIIIe siècle à nos jours, est riche d'enseignements, marquée certes par des revers, mais également par des moments de gloire. Si la défaite de Trafalgar ou le sabordage de la flotte à Toulon en 1942 sont bien des épisodes douloureux, ils ne doivent pas masquer les incontestables réussites de Richelieu ou Napoléon III, comme la qualité et les exploits des hommes de la Royale au XVIIIe siècle.
    Rémi Monaque embrasse tous les aspects de la question - politique, technique, stratégique... - et dessine les grandes lignes de sept siècles d'histoire. La rivalité franco-britannique sur mer apparaît ainsi comme centrale, tandis que le passage de la marine à voile à celle à vapeur marque une rupture profonde. Enfin, grâce aux témoignages recueillis comme à sa propre expérience, l'auteur explique les dernières évolutions du XXe siècle, notamment le développement de l'aéronavale et la place centrale de la marine dans la dissuasion nucléaire. Une synthèse magistrale.


  • A travers l'évocation circonstanciée des 21 conciles oecuméniques, une histoire vivante et accessible de l'Eglise, s'intéressant autant aux doctrines, aux pratiques sociales qu'aux hommes.

    À travers l'évocation des vingt et un conciles oecuméniques, une histoire vivante et accessible de l'Église, s'intéressant autant aux doctrines, aux pratiques sociales qu'aux hommes.
    Il y a cinquante ans, en 1962, s'ouvrait le concile Vatican II qui allait durer quatre ans et marquer durablement l'évolution de l'Église catholique. C'était le vingt et unième de l'histoire. Le premier avait eu lieu en 325, à Nicée, à l'initiative de l'empereur Constantin.
    Un concile oecuménique rassemble les évêques de l'oikoumenè (soit l'ensemble de la " terre habitée "). Son caractère universel fait qu'il peut imposer ses décisions à toute l'Église sous l'autorité souveraine du pape. Pour chacun d'eux, on trouvera dans cet ouvrage le contexte historique de sa convocation, l'histoire de son déroulement et des décisions disciplinaires qui ont été prises.
    Ces conciles ont constitué, progressivement, le corpus doctrinal du christianisme, qu'il s'agisse de la Trinité, de la nature du Christ, de la doctrine du salut, de l'infaillibilité du pape ou de la nature et de la mission de l'Église. Une question comme celle des minarets en pays chrétiens, qui suscite tant de controverses aujourd'hui en Europe, était déjà traitée, en 1312, au concile de Vienne.
    L'histoire des conciles oecuméniques ne concerne donc pas seulement l'histoire de l'Église, elle est aussi l'histoire de nos sociétés.
    Directeur du Dictionnaire de biographie française et spécialiste d'histoire religieuse, Yves Chiron a notamment publié la biographie de plusieurs papes contemporains (Pie IX, Pie X, Pie XI, Paul VI). Nombre de ses livres ont été traduits à l'étranger.

  • Le vin, une histoire millénaire dont nous sommes les héritiers.Dans une grande synthèse qui s'étend de la période antique à nos jours, Didier Nourrisson, historien spécialiste de la nourriture et de la gastronomie, dresse une histoire du vin vivante et colorée. Plus qu'un simple produit fermenté issu du raisin, le vin est un révélateur de la société et de son temps. Il tisse les liens entre les hommes, reconstitue un marqueur social, un enjeu économique, culturel et, plus récemment, de santé publique.
    Suivant une démarche qui s'appuie sur le regard du consommateur et non sur celui du producteur - comme on le ferait plus traditionnellement -, Didier Nourrisson suit les évolutions des moeurs et les modifications du vin lui-même : car le vin antique et ses modes de consommation n'ont rien à voir avec le vin moderne. Grace à son histoire du vin, Didier Nourrisson éclaire d'une plume enlevée un champ historiographique encore en friche.

  • Une " histoire du boire en France ", des traditions gauloises à nos joursUne " histoire du boire en France ", des origines gauloises à nos jours. Boire, seul ou en groupe, selon les usages et les codes, est aussi un acte social, ancré dans notre histoire. Dans cet ouvrage en hommage aux travaux de Claude Lévi-Stauss et qui balaie deux mille ans d'histoire de France, le lecteur se promène de cabaret en café, du domicile à la rue, d'une classe sociale et d'une profession à l'autre (vigneron, bouilleur de cru, paysan, industriel de l'alcool, ouvrier, bourgeois, médecin). La France serait-elle une nation alcoolique ? Si le terme signifie d'abord " qui a un rapport à l'alcool ", la pathologie ne vient que de l'excès. Mais le buveur d'eau mérite aussi que l'on se penche sur son cas, si grande est sa complexité : il peut être consommateur d'eau par nécessité, par goût, par dépit, par esprit militant de la cause antialcoolique. Par ailleurs, le buveur d'alcools alterne, suivant les possibilités du moment, vin, vin bio, cidre, bière, apéritif, digestif.... Ainsi verrons-nous poindre le " buveur gaulois ", le " buveur médiéval ", le " buveur moderne ", jusqu'au contemporain " buveur new look ". Dans un style enlevé, Didier Nourrisson nous raconte l'histoire sociale et culturelle inédite de notre pays à travers la boisson.Auteur d'une thèse sur l'alcoolisme et l'antialcoolisme en France sous la Troisième République, Didier Nourrisson, ancien élève de l'ENS et enseignant à l'université Claude-Bernard Lyon-1, est déjà l'auteur de : Le Buveur du XIXe siècle, La Saga Coca-Cola, Cigarette. Histoire d'une allumeuse, L'École face à l'alcool (1870-1970), avec Jacqueline Freyssinet-Dominjon.

  • Baltiques

    Philippe Meyer


    Une mer protéiforme rassemblant neuf pays riverains : les trois pays baltes (Lettonie, Estonie, Lituanie), Suède, Finlande, Danemark, Allemagne, Russie, Pologne.

    L'histoire de la mer Baltique mêle le destin des pays scandinaves, de la Finlande, de la Russie, des pays baltes, de la Pologne et de l'Allemagne. Elle représente un chapitre essentiel et passionnant de l'histoire européenne, à la mesure des hommes qui peuplent ses rivages, acteurs de drames sanglants et de conquêtes glorieuses. Un sens de la mesure, de la beauté, de la grandeur leur a heureusement fait suite et compte seul désormais. Le Nord est devenu exemplaire en Europe, mais il est encore trop peu connu. Sur les grèves de ses rives et de ses îles, les vagues caressent aujourd'hui paisiblement
    l'ambre, une résine millénaire qui soigne les corps et les âmes et porte bonheur.
    Philippe Meyer, professeur émérite de l'université René Descartes, spécialiste de l'Allemagne, a publié plusieurs ouvrages dont, chez Perrin, Histoire de l'Alsace et L'Or du Rhin, histoire d'un fleuve.

  • Expliqués par un éminent spécialiste, le fonctionnement du lieu-coeur de la monarchie absolue durant un siècle, et les ressorts du pouvoir masqués par une perpétuelle représentation.
    En 1682, Versailles devient la résidence permanente de la cour et du gouvernement. Là, au sein du palais aux espaces multiples et à travers des intervenants de tous ordres, du valet au monarque, se déploie une subtile géostratégie, d'apparence immobile et en fait toujours en mouvement. Mécanique de cour, processus de décision, répartition des services, préséances et disgrâces, tout n'existe que par et pour le souverain, y compris dans le domaine artistique, où Versailles exerce un rayonnement incomparable. Le système et le cadre légués par Louis XIV à ses successeurs se maintiennent jusqu'en 1789, où la situation nouvelle révèle leur inadaptation. Voici, expliqués par un éminent spécialiste, le fonctionnement du siège de la monarchie absolue durant un siècle et les ressorts d'un pouvoir masqués par une perpétuelle représentation.Docteur ès lettres, Alexandre Maral est conservateur en chef au château de Versailles, chargé des collections de sculpture. Il a été l'un des commissaires des expositions " Louis XIV : l'homme et le roi " (2009-2010) et " Versailles et l'antique " (2012-2013). Parmi ses ouvrages : La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV (2002) et, aux éditions Perrin, Le Roi-Soleil et Dieu. Essai sur la religion de Louis XIV (2012).

  • La grande synthèse attendue sur la "Première Guerre mondiale", qui a marqué le début du déclin de la France et consacré l'Angleterre comme première puissance mondiale. Le 28 mai 1754, le capitaine de Jumonville et plusieurs de ses soldats sont massacrés par des Indiens aux ordres de George Washington. Cet accrochage au pays de l'Ohio engendre à partir de 1756 un conflit que Winston Churchill regardait comme la première guerre mondiale de l'histoire. Nées de la rivalité franco-britannique en Amérique du Nord, les hostilités s'étendent alors à l'Europe où Frédéric II de Prusse et le roi de Grande-Bretagne affrontent, dans des " boucheries héroïques ", les armées de Louis XV, de Marie-Thérèse d'Autriche et d'Élisabeth de Russie.
    Au Canada, aux Antilles, en Afrique, en Inde, sur terre comme sur mer, ce sont les tuniques rouges qui imposent leur loi. Maîtresse des océans, irrésistiblement conquérante, la Grande-Bretagne se voit déjà comme la première puissance mondiale qu'elle deviendra au xixe siècle.
    En Europe, les bouleversements s'avèrent tout aussi profonds. Au sortir de la guerre, la vie internationale est dominée par la pentarchie composée de la France, la Grande-Bretagne, la Prusse, l'Autriche et la Russie, qui, un siècle plus tard, constituera toujours l'ossature des deux systèmes antagonistes menant au cataclysme de 1914.
    Le legs politique de la guerre de Sept Ans, enfin, est considérable. Vague patriotique défendant le principe d'une citoyenneté active au royaume de France, gestation convulsive du radicalisme britannique, premiers craquements dans les colonies d'Amérique : sous l'effet d'une guerre accélératrice des changements, le monde fait ses premiers pas dans l'ère des révolutions.
    Avec un véritable talent d'écrivain, Edmond Dziembowski propose la première grande synthèse sur ce conflit majeur.

  • Des destins souvent anonymes témoignant de ce que fut la justice révolutionnaire pendant la Terreur. Ecrit à partir des registres d'écrou, des liasses de notaires, des dossiers militaires.

  • La fin des rois et des empereurs de France et des Français racontée par les meilleurs historiens.
    Comment sont morts les principaux souverains qui ont fait la France de Charlemagne à Napoléon III ? Les meilleurs historiens actuels répondent pour la première fois à cette question dans des contributions qui conjuguent exigence scientifique et écriture enlevée. Qu'elles soient criminelles, accidentelles, longues ou spectaculaires, toutes les morts sont à la fois tragiques et éminemment politiques, comme le démontre Patrice Gueniffey dans sa présentation. La mort du monarque est paradoxalement le moment clé de son existence car elle conditionne son inscription dans la postérité. Sa fin marque un commencement car elle l'oblige à s'élever au-dessus de la souffrance par l'exemplarité et le sens de la grandeur. Ce " savoir-mourir " est l'apanage des hommes d'Etat. Riche en anecdotes et découvertes, cet ouvrage sans précédent offre ainsi un regard inédit sur le tragique et la mystique du pouvoir à la française. Avec les contributions de : Georges Minois, Laurent Theis, Laurent Feller, Jacques Le Goff, Philippe Contamine, Jacques Heers, Didier Le Fur, Jean-François Solnon, Jean-Pierre Babelon, Françoise Hildesheimer, Jean-Christian Petitfils, Simone Bertière, Patrice Gueniffey, Thierry Lentz, Daniel de Montplaisir, Jean-Paul Bled, Arnaud Teyssier et Eric Anceau.

  • Comment le plus grand roi du monde, qu'on croyait éternel après 70 ans de règne, a organisé sa mort comme il avait organisé sa vie.1715-2015 : depuis trois siècles, la mort de Louis XIV n'a cessé de fasciner et d'émouvoir. Avant de quitter ce monde, le Roi-Soleil a organisé lui-même la mise en scène de son dernier crépuscule : une mort chrétienne, parfaitement maîtrisée et conçue comme le spectacle par excellence de l'absolutisme - " Je m'en vais, mais l'État demeurera toujours ".
    La mort du roi est venue interrompre le règlement d'importantes affaires, notamment en politique extérieure et dans le domaine de la religion. Pour mieux comprendre ces enjeux, le récit commence au 1er janvier 1715 et suit le roi dans ses dernières préoccupations.
    Rédigé sur les lieux mêmes qui ont été témoins de la mort de Louis XIV, le récit d'Alexandre Maral est fondé sur l'analyse des sources les plus fiables, notamment Dangeau et les frères Anthoine. Seul cet examen attentif permet de reconstituer au plus près le déroulement des événements : derniers divertissements du roi, progression de la maladie, impuissance des médecins, intrigues de cour, souverain abandon de Louis XIV à la Providence. Un récit original et puissant.


  • Une histoire à la hauteur d'un des plus importants musées du monde.

    Alors que le Grand Louvre, créé il y a vingt-cinq ans, attire aujourd'hui dix millions de visiteurs par an, voit ses collections s'enrichir constamment par achats et donations (création du département des Arts de l'Islam en 2012) et connaît un rayonnement international remarquable (installation d'une succursale à Abou Dhabi), il était temps de lui consacrer une histoire digne de son nom. Histoire architecturale depuis Philippe Auguste, dont le château ressuscité est une impressionnante découverte ; histoire décorative témoin des différentes étapes de construction du palais qui se complètent aujourd'hui par l'appel à des artistes contemporains ; histoire politique des événements survenus dans ces murs, révolutions, assassinats ou triomphes ; histoire des collections retraçant l'afflux, depuis cinq siècles, de centaines de milliers de chefs-d'oeuvre, de l'Egypte aux grands maîtres de la peinture.
    Ecrite avec brio, cette histoire exhaustive est le fruit de nombreuses recherches et d'innombrables visites du musée.
    Georges Poisson, historien, conservateur général du Patrimoine, a écrit une oeuvre abondante maintes fois primée et rééditée, notamment les biographies de Saint-Simon et Choderlos de Laclos, ainsi qu'une histoire de l'Elysée.


  • L'histoire d'une capitale depuis sa naissance au Moyen Age jusqu'à nos jours.
    Mayrit, la " mère des eaux ", fut fondée par les musulmans et ne devint chrétienne qu'à la fin du XIe siècle. En 1561, Philippe II décide d'en faire la capitale aux dépens de villes plus importantes. Madrid devient alors l'emblème du Siècle d'or et se couvre de monuments. C'est à ce moment qu'elle entre dans l'histoire. En 1701, elle accepte un Bourbon venu de France, Philippe V, petit-fils de Louis XIV, pour succéder à Charles II, dernier Habsbourg mort sans héritier. En 1808, les Madrilènes déclenchent une insurrection contre l'occupant français. Ils récidivent en 1936 en faisant échec au coup d'Etat des généraux. Après la dictature de Franco, Madrid exprimera sa reconnaissance à son roi Juan Carlos pour avoir su faire entrer l'Espagne dans l'ère d'une démocratie moderne et apaisée.
    Avec le talent qu'on lui connaît, Bartolomé Bennassar raconte la grande histoire de cette métropole au passé riche et fascinant.
    Bartolomé Bennassar, spécialiste du monde méditerranéen des XVIe et XVIIe siècles, a publié chez Perrin plusieurs ouvrages essentiels sur l'Espagne toutes périodes confondues, notamment La Guerre d'Espagne et ses lendemains, Histoire des Espagnols et Franco.

  • Le second tome (1796-1807) de la trilogie-évenement de Dominique de Villepin en tempus. Le second tome (1796-1807) de la trilogie-évenement de Dominique de Villepin.
    "Passionné depuis toujours par Napoléon et par l'époque, j'ai préféré privilégier l'analyse de la chute plutôt que la "gloire de l'Empire'. Car, bien qu'ébloui par le soleil d'Austerlitz, je pressentais qu'il ne s'agissait que d'un "soleil noir'. "Pour comprendre la chute, il faut partir du sommet, et plus précisément disséquer la décennie triomphale qui relie le point de départ de Lodi à l'apogée de Tilsit. Et ses deux choix majeurs accomplis au zénith de la gloire : l'hérédité rétablie avec le sacre de 1804 ; le pari de la conquête avec le Blocus continental fin 1806. "Ce livre, remanié sans cesse depuis 2002, se nourrit d'une conviction fortifiée par l'expérience personnelle de la solitude du pouvoir, de sa fragilité, de son immense complexité, enfin de son caractère foncièrement tragique, appuyé sur les ressorts de la peur et du rêve. " D. de V. " Bien documenté, magnifiquement écrit de surcroît, avec une élégance de style qui ne fait aucune place aux envolées lyriques, Le Soleil noir de la puissance n'a pas que l'apparence d'un ouvrage d'historien ; il l'est, pleinement. " Elie BARNAVI, Marianne

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le maréchal de La Palice est-il le Marlborough français ? Homme chansonné, célèbre par ses vérités, il appartient à la maison de Chabannes, une des plus considérables de France, ayant racines en Limousin et plus de neuf siècles d'ancienneté.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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