Littérature traduite

  • Japon, 1919.
    Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. À la façon d'un choeur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, l'humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre. Et l'oubli.

    Prix Femina étranger 2012


  • Janvier 1819. Le capitaine de vaisseau Adam Bolitho appareille pour Freetown, capitale de la Sierra Leone tristement renommée pour le trafic d'esclaves. L'Onward, vaisseau de Sa Majesté Britannique, doit y délivrer des ordres scellés à l'officier supérieur en poste. Pourquoi tant de mystère, pourquoi une telle urgence ? Et pourquoi l'Onward, si rapidement après le combat sanglant qu'il a mené sur les côtes barbaresques contre le Nautilus ?
    En Sierra Leone, si la traite des Noirs est désormais interdite, elle est encore largement répandue. Et dans tous les ports, nombre de navires attendent leur démantèlement, laissant leurs officiers et une foule de marins à quai. Adam Bolitho, sans le vouloir, éveille tensions et jalousies.
    Nouveau rebondissement, lors de la traversée du retour, quand l'équipage de l'Onward découvre les débris d'une frégate amie. Des corps sont éparpillés dans les eaux infestées de requins, mais aucun ennemi n'est en vue. Qui peut bien être l'auteur de ce massacre ?

    Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, est né à Thames-Ditton en Angleterre, en 1924. Engagé à l'âge de 16 ans dans la Royal Navy, il débute sa carrière maritime comme aspirant de marine lors de la Seconde Guerre mondiale dans les campagnes de l'Atlantique et de la Méditerranée. Après avoir publié ses premiers romans, il retourne à son sujet de prédilection : les romans maritimes de l'époque napoléonienne et commence, avec Cap sur la gloire une longue et passionnante série, dans laquelle il met en scène les personnages d'Adam et Richard Bolitho. Qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes » et unanimement reconnu comme l'héritier de Forester, Alexandre Kent doit son succès à sa parfaite connaissance de la vie à bord.

  • « Ma mère est morte deux fois. » C'est par ces mots qu'Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l'histoire de sa famille née sur les rives de l'Euphrate et émigrée à Londres en 1970.
    L'histoire, d'abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Çar Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L'histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, soeurs jumelles aux destins très différents. L'histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l'enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.
    Enfin, l'histoire de ces immigrés qui ont choisi l'exil pour vivre de miracles et croire aux mirages, qui ont choisi la liberté et l'amour quand d'autres restent ancrés dans les traditions et portent au pinacle l'honneur d'une famille.


  • Prix du meilleur livre étranger 2014

    Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l'on n'oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d'esprit, leur refus des contraintes imposées par l'Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l'époque.
    Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?
    Cinq proches du couple tentent alors de cerner l'énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une oeuvre polyphonique magistrale !

    Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il est considéré comme le plus grand écrivain slovène d'aujourd'hui, avec des oeuvres telles que : L'Élève de Joyce (L'Esprit des péninsules, 2003), Aurore boréale (L'Esprit des péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009) et Des bruits dans la tête (Passage du Nord-Ouest, 2011).

    « Le lecteur n'oubliera pas de sitôt la lumineuse figure de Veronika à l'innocence écrasée par la brutalité de la guerre. »
    Stéphanie Dupays. Le Monde des Livres.

    « Continûment servi par une traduction inspirée, le texte aux infinies nuances de Drago Jancar s'élève à ces hauteurs d'où rayonnent les chefs d'oeuvre, qui éclairent les convulsions de l'Histoire. »
    Jean-Claude Lebrun. L'Humanité.

    « Porté par une écriture aux accents lyriques et construit comme un puzzle, le récit capte les mouvements de l'Histoire - l'opposition entre les troupes allemandes et les partisans communistes - sans jamais sacrifier les destins singuliers des personnages. »
    Baptiste Liger. L'Express Styles.

    « En filigrane, et de manière subtile, ce récit pose la question de la responsabilité de chacun devant l'Histoire. »
    Gabrielle Napoli. La Quinzaine littéraire.

    « Cette nuit, je l'ai vue est un puzzle qui rassemble le crépuscule et l'aurore. Chaque personnage a son timbre unique, ses accentuations différentes. Jancar entend ce qu'il écrit, raison pour laquelle il compte parmi les auteurs les plus marquants d'aujourd'hui. »
    Transfuge.

    « Il nous livre là un roman magnifique, rédigé d'une plume délicate faisant contraster la dureté de la guerre et une écriture aussi foisonnante que poétique. »
    « Les Coups de coeur Payot ». Le Nouvelliste (Suisse).

  • En cette année 1831, Mary, une jeune fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible, en bref, une banale vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.
    Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Finalement l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.
    Nell Leyshon est née à Glastonbury, dans le comté du Dorset au Royaume-Uni. Après des études de littérature anglaise à l'université de Southampton, elle s'est fait connaître par ses pièces de théâtre enregistrées pour la BBC. Son premier roman, paru en 2004, Black Dirt figurait sur la liste de l'Orange Prize. Devotion et The Voice ont remporté un franc succès. Publié en 2012, La Couleur du lait est la première oeuvre de Nell Leyshon à être traduite en français.

  • Février 1818. La marine anglaise sort épuisée de trente ans d'incessants conflits, et le capitaine de vaisseau Adam Bolitho, qui vient de quitter le commandement de l'Athéna, n'aspire finalement qu'à une seule chose : se marier avec sa douce Lowenna et trouver enfin un havre de paix personnel. Mais l'Amirauté a d'autres ambitions, et lui confie le commandement d'une frégate flambant neuve de trente-huit canons, dont la première mission n'est pas la guerre, mais la diplomatie, de conserve avec la frégate française Nautilus, prise aux mains des Anglais des années plus tôt.
    Adam, une nouvelle fois, prend la mer, parfaitement conscient de la jalousie et de l'ambition qui règnent chez ses officiers, de l'inquiétude de ses aspirants et, enfin, de la proximité du vieil ennemi. C'est seulement lorsque le Nautilus est offert en sacrifice sur l'autel de l'Empire que tous découvrent combien la fraternité des gens de mer est plus forte que tous les souvenirs amers nés d'un océan de sang et de décennies de guerre.
    Avec ce roman se poursuit l'édition française du fameux cycle romanesque « Captain Bolitho » qui a valu à Alexander Kent le titre de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes ».
    Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, est né à Thames-Ditton en Angleterre, en 1924. Engagé à l'âge de 16 ans dans la Royal Navy, il débute sa carrière maritime comme aspirant de marine lors de la Seconde Guerre mondiale dans les campagnes de l'Atlantique et de la Méditerranée. À la fin de la guerre, il exerce des métiers aussi différents que loueur de bateaux ou policier, puis retourne dans l'armée active pour la Guerre de Corée, avant d'être versé dans la réserve. En 1968, dix ans après avoir publié ses premiers romans, il retourne à son sujet de prédilection : les romans maritimes de l'époque napoléonienne et commence, avec Cap sur la gloire une longue et passionnante série, dans laquelle il met en scène les personnages d'Adam et Richard Bolitho.
    Qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes » et unanimement reconnu comme l'héritier de Forester, Alexandre Kent doit son succès à sa parfaite connaissance de la vie à bord.


  • Robbie et Fran se rencontrent au début des années 80 dans les couloirs d'une université de la périphérie londonienne. De leur amitié naît l'idée d'un groupe que rejoignent rapidement les jumeaux Seán et Trez, The Ships in the Night. Portés par les excentricités de Fran, un tube planétaire et une tournée mythique en 1986, leur trajectoire météorique marquera l'histoire de la musique populaire de la décennie.
    Trente ans plus tard, quinquagénaire rincé par la vie, Robbie tente d'écrire ses mémoires. Récit ironique et fiévreux, Maintenant ou jamais célèbre l'insouciance de la jeunesse, les amitiés perdues pour toujours... Avant qu'un soir de 2012 à Dublin, The Ships in the Night ne remontent sur scène...

    Né en 1963 à Dublin, journaliste à The Esquire et à l'Irish Tribune durant dix ans, Joseph O'Connor est considéré comme l'un des écrivains les plus importants de sa génération. Son oeuvre est traduite en trente-cinq langues. Découvert en France en 1996 avec Les Bons Chrétiens (Libretto, 2010), il est primé des deux côtés de l'Atlantique lorsque paraissent L'Étoile des mers (Phébus, 2003) puis Redemption Falls (Phébus, 2007).

  • Ne reste que des cendres. Des cendres chaudes, brûlantes, des poussières incandescentes au goût âcre : les vestiges des feux allumés par toute une génération qui croyait pouvoir enrayer le mécanisme infernal des dictatures militaires et des fanatismes.
    Une génération de révolutionnaires, de militants, parmi lesquels la flamboyante Ülkü. Personnage obsédant, amoureuse éperdue, elle traverse la tête haute et le coeur battant les tourmentes politiques et sociales qui ont secoué la Turquie depuis les années 70. Elle qui a vécu dans sa chair la torture et les deuils ; dans son coeur : la passion, la fascination et la lâcheté des hommes.
    Des cendres de cet engagement des plus contemporains, Oya Baydar fait renaître les cris, les passions, les espoirs de son peuple, de ces militants du monde entier qui, de Paris à Istanbul en passant par Moscou et Leipzig, ont comme elle connu la lutte, l'exil et le désenchantement.
    Née à Istanbul en 1940, Oya Baydar a publié son premier roman à 17 ans, avant de passer dans les rangs du marxisme et de s'engager dans une carrière politique. Arrêtée en 1971 à la suite du coup d'État, elle a été emprisonnée pendant deux ans, avant de s'exiler à Francfort de 1980 à 1991. Ce n'est qu'en 1991, qu'elle regagne la Turquie et renoue avec la scène littéraire. Elle est l'auteur de six romans très remarqués, dont Parole perdue (Phébus, 2010) et Et ne reste que des cendres : deux chefs-d'oeuvre.


  • Préface d'Alice Ferney

    Chef-d'oeuvre de Timothy Findley, Guerres ausculte l'esprit, les pulsions et les peurs de Robert Ross, jeune canadien crédule parti se battre en 1915 sur le front belge.
    « Rien ne manque de l'habituel roman de guerre, les convois, les tranchées, les gaz, les attaques aériennes, les obus, les rats, les blessés et les morts, mais il y a autre chose. De haut, de loin, par-delà le temps, il y a ce que l'on peut voir à côté de la bataille et qui, chez Findley, est d'une surprenante diversité. Il y a la vie animale, qui est l'un des sujets du livre. Il y a la vie de ceux qui attendent à l'arrière, leur angoisse, leurs chagrins, leur solitude, comment ce florilège de souffrances endommage la famille, femmes, mères et fratries. Il y a la vie en général : la sauvagerie maternelle, l'amour et la jalousie fraternels, l'impuissance de l'enfance, la difficulté d'être. Il y a l'amour, le mariage, la sexualité. Il y a tout ce qui arrive, la mort des enfants, le suicide, la maladie, la folie, la prostitution, la séduction, le viol. » Alice Ferney
    Une méditation sur la violence, la lâcheté, la peur et la souffrance, sur l'espèce humaine en somme.
    Timothy Findley est né le 30 octobre 1930 à Toronto et est mort le 20 juin 2002 à Brignoles dans le Var. Acteur et dramaturge d'abord, il se consacre ensuite au roman. En 1967, son coup d'essai est un coup de maître avec Le dernier des fous (Le Serpent à plumes, 1994). Suivront Le Grand Elysium Hotel (Laffont, 1985), Le chasseur de tête (Le Serpent à plumes, 1996), Nos adieux (Le Serpent à plumes, 1998), et Guerres, son chef d'oeuvre.

  • Nous sommes en décembre 1815 et les consignes d'Adam Bolitho sont sans équivoque. En tant que capitaine de la frégate Le Sans-Pareil, il doit se rendre de toute urgence à Freetown, capitale de la Sierra Leone, pour prêter main-forte à l'officier de l'escadron actuellement en poste. Mais tous les efforts de la marine anglaise pour juguler la florissante et lucrative traite des Noirs pratiquée par des « pirates barbaresques » sont entravés par l'indifférence d'un gouvernement plus occupé par son vieil ennemi français et par les menaces du dey d'Alger, qui ne présagent rien de bon.
    Pour Adam, aussi, il n'y a pas de place pour la paix. Toujours esseulé, toujours aussi inconsolable depuis la perte de Zénoria, peiné par l'éloignement de Lady Catherine Somervell, désormais maîtresse de Lord Sillitoe, retrouvera-t-il l'apaisement dans les bras de Lowenna ?

  • 1815. À la veille de la bataille de Waterloo, c'est un sentiment d'espoir mêlé de prudence qui gagne l'Angleterre, épuisée par des décennies de guerre. Mais la perspective de la paix, à elle seule, représente un nouveau défi pour le capitaine de vaisseau Adam Bolitho, commandant la frégate de Sa Majesté Britannique Le Sans-Pareil - comme pour beaucoup de ses semblables qui n'ont jamais connu que la mer, qui n'ont jamais connu que la guerre.
    Tandis que Falmouth et Londres s'apprêtent à rendre hommage au légendaire amiral Sir Richard Bolitho, tué le jour même où, après s'être échappé de l'île d'Elbe, Napoléon posait le pied sur le sol de France, Adam, son neveu, se sent plus seul que jamais. Seul à l'aube d'une nouvelle ère pour la Marine royale, où subsistent encore des ennemis, qui souvent se cachent derrière le masque de l'amitié, et qui oeuvrent à sa perte.

  • Cynique, pervers et sans complexe, le jeune Timothy Gedge s'introduit chez ses voisins dans l'idée de détruire la fade tranquillité de leurs jours et de leurs nuits. Gosse inquisiteur, il les épie, les harcèle et lance d'affreuses rumeurs... et bientôt, c'est toute la paisible ville de Dynmouth qui connaît la terreur.
    Voici ce que raconte l'adolescent sur son voisinage : le capitaine Gordon Abigail est prétendument attiré par les jeunes garçons ; Mrs Dass et son mari n'ont rien fait pour éviter la rupture définitive avec leur fils unique ; Mr Plant lorgne les femmes et en trousse certaines ; pire, le père de Stephen a sans doute tué sa première épouse. Oui, c'est ce que clame à qui veut l'entendre et souvent aux intéressés eux-mêmes le diabolique Timothy.
    Mais dans ce qu'il raconte, insinue ou affirme, où est la part de mensonge et où se trouve la vérité ? Fantasmes ? Vengeance ? Ou grande détresse ? Qu'est-ce qui entraîne Timothy à détruire ainsi les paisibles habitudes des habitants de Dynmouth ?
    Issu d'une famille protestante, William Trevor Cox, de son vrai nom, est né en 1928 dans une petite ville voisine de Cork en Irlande. Après des études au collège Saint Columbia, puis au Trinity College de Dublin, où il fut diplômé d'histoire, William Trevor s'essaya à la sculpture parallèlement à son métier d'enseignant. En 1952, il se marie à Jane Ryan et s'établit en Angleterre, à Londres où il fut rédacteur dans une agence publicitaire, puis quelques années plus tard, dans le Devon. Il connait son premier grand succès littéraire à l'âge de trente-six ans avec The Old Boys. On lui doit des chefs-d'oeuvre tels que En lisant Tourgueniev (Booker Prize 1991 ; Libretto, 2001) ou Le Voyage de Felicia (Phébus, 1996 ; adapté au cinéma par Atom Egoyan). Primé à de nombreuses reprises, il est considéré comme l'un des écrivains majeurs de langue anglaise ; il fut d'ailleurs anobli par la reine Elizabeth II d'Angleterre en 2002.

  • Février 1813.
    Sir Richard Bolitho, amiral de sa Majesté, regagne Halifax, en Nouvelle-Écosse, afin de poursuivre une guerre que ni le Royaume-Uni ni les États-Unis ne peuvent se permettre de perdre. Après trente ans de conflits, la France et l'Angleterre sont fatiguées. Sur les eaux glacées du Canada, Bolitho affronte une jeune nation luttant pour sa liberté. Et la paix ne règne plus au sein des équipages...

  • 1811.
    Après un repos bien mérité en Cornouailles, l'amiral Bolitho est rappelé à Londres. Pour défendre les intérêts de l'empire, il doit contenir les troubles en Amérique - ou envisager la guerre avec ses amis de naguère. Si la voie de la diplomatie échoue, celle des armes s'imposera. Il doit compter sur la loyauté et le courage de ses officiers. Dans les eaux troubles de l'Atlantique, Bolitho devra en découdre au nom de la liberté.

  • Ce premier roman de Nadifa Mohamed débute à Aden, Yémen, en 1935. Il retrace la vie mouvementée de Jama, un enfant des rues, dont le père a disparu peu après sa naissance et dont la mère lui jure qu'il est né sous une bonne étoile. À la mort de celle-ci, Jama part à la recherche de son géniteur. Périple incandescent et croyance en une Terre promise lui font traverser l'Abyssinie, la Somalie, l'Érythrée, le Soudan, l'Égypte et la Palestine. Ce laissé-pour-compte à la bravoure du serpent tatoué sur son bras : un mamba noir.
    Évocation puissante de contrées en proie à la guerre, mais aussi roman de formation, Black Mamba Boy est une véritable épopée qui nous fait mieux comprendre le destin d'une partie du globe aujourd'hui en ébullition.
    « Black Mamba Boy est l'histoire d'un fils en quête de son père de 1935 à nos jours. Un premier roman parfaitement maîtrisé. » The Independent.

  • Un matin, Ciril joue la Marche Turque de Mozart dans le métro de Vienne et croise l'étonnant Stefan Dobernik - Slovène comme lui. En quelques secondes, la vie du jeune violoniste bascule. Le lendemain, il rentre à Ljubljana dans la voiture de Stefan et devient son plus proche conseiller au sein de l'énigmatique D & P Investments. Là, il retrouve ses rêves et ses amours d'étudiants, passés au moulin du temps. Son épopée dérisoire ne dure que six mois, mais ceux-ci veulent tout dire...
    Après Cette nuit, je l'ai vue (Prix du meilleur livre étranger 2014), le nouveau roman de Drago Jancar, mené tambour battant, est celui des petites magouilles et des grandes désillusions.
    Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il est considéré comme le plus grand écrivain slovène d'aujourd'hui, avec des oeuvres telles que : L'Élève de Joyce (L'Esprit des péninsules, 2003), Aurore boréale (L'Esprit des péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009) et Des bruits dans la tête (Passage du Nord-Ouest, 2011).

  • Un jeune amoureux se livre au chantage, une malédiction poursuit les membres d'une famille, un imposteur simule l'amour avec art, un mort renaît à la vie, un policier manipulé, deux frères accusés d'un meurtre, un détective malmené par la vérité...
    Une étrange tristesse, mêlée au célèbre humour cher à Collins, plane sur ces huit histoires étranges, compromettantes et regrettables qui sont comme autant de condensés des romans qui feront la gloire de l'auteur de La Dame en blanc. Leur ambition n'est pas moindre, ni leur incroyable force de persuasion.
    « Collins y est au sommet de son art : une pincée d'horreur et une habileté confondante à camper des personnages si crédibles qu'ils finissent par compromettre le lecteur. » Clara Dupont-Monot, Marianne.

  • Berkeley, printemps 1942. Une femme et ses deux enfants se préparent à quitter leur maison. Ils ne savent ni où ils vont, ni ce qui les attend. Ils ont seulement appris qu'ils avaient le droit d'emporter avec eux des draps, des couvertures, du linge de maison, des couverts, des assiettes, des bols, des tasses et des vêtements. Leur crime ? Ces paisibles Américains sont d'ascendance japonaise. Après un voyage éreintant qui les mène à Topaz, ils découvrent l'environnement qui sera le leur pendant plusieurs années : un camp envahi par la poussière blanche du désert, des centaines de baraques en papier goudronné écrasées sous un soleil de plomb, des soldats en arme, des fils de fer barbelé, la promiscuité, la sonnerie des sirènes, les jours sans viande, l'odeur des haricots et les repas sans baguette. Il leur est interdit de se chauffer l'hiver, ils sont condamnés à des travaux forcés. Après Hiroshima, les survivants retrouvent leurs habitats vidés de fond en comble et leurs jardins dévastés, subissent l'hostilité de leurs voisins et peinent à trouver du travail. Après tant d'années perdues loin de chez eux, le conflit continue...
    À travers ce roman magistralement mené, Julie Otsuka dénonce l'un des plus grands scandales de la démocratie américaine, rendant dans le même temps hommage à ses propres grands-parents, déportés par le F.B.I. au lendemain de l'attaque de Pearl Harbor. Une première oeuvre de fiction où éclate le talent d'une jeune romancière avec qui le monde des lettres va devoir désormais compter.
    Julie Otsuka est née en 1962 en Californie. En 2002, elle publie Quand l'empereur était un dieu (Phébus, 2004 - 10/18, 2008), qui remporte immédiatement un grand succès critique, laissant présager de l'oeuvre à venir. Elle remporte en 2012 le prix Femina étranger avec son deuxième roman, Certaines n'avaient jamais vu la mer.

  • Lucilla, jeune fille de bonne famille, aveugle de naissance, est amoureuse d'Oscar, brave garçon dont la beauté et les qualités se résument pour elle au son de sa voix. Opérée de la cataracte, elle retrouve la vue... sans se douter qu'à la faveur d'un complot un autre va prendre la place d'Oscar en se faisant passer pour lui.


  • Le livre

    Nous sommes à Dublin dans les années soixante, années, rappelons-le, au cours desquelles se déroulent les premiers affrontements sanglants entre catholiques et protestants. La violence se propage à travers toute l'Irlande. À l'image de son pays, Hugo Hamilton est en état de guerre, mais lui, c'est avec son père. Le conflit entre ces deux-là s'achèvera par la victoire du fils. Il y a eu guerre, il y aura encore reniement.
    Le jeune Hamilton, honteux d'avoir une mère allemande, s'évertuera à éradiquer de son esprit tout ce qui la concerne, toute la culture qu'elle a cherché à lui transmettre. Il aspire à perdre toute identité, à se libérer de toute influence, à devenir le fils de personne. Mieux : il quitte l'Irlande afin de découvrir le monde, se rend en Angleterre et en Allemagne. Et cet exil volontaire lui fera enfin comprendre que son épanouissement ne passe que par l'acceptation de ses origines irlandaise et germanique.
    L'auteur
    Hugo Hamilton est né à Dublin en 1953, d'une mère allemande et d'un père irlandais. Journaliste de talent, il se lance très vite dans l'écriture de nouvelles et de romans. Il devra attendre la parution de Sang impur (prix Femina étranger, 2004, Phébus) pour être reconnu comme l'un des plus grands auteurs de son pays. Les Éditions Phébus ont publié la plupart de ses romans : Le Marin de Dublin (Phébus, 2007 ; Points, 2008), Berlin sous la Baltique (Libretto, 2005), Déjanté (Phébus, 2006 ; Points, 2009), Triste flic (Phébus, 2008 ; Points 2010), Comme personne (Phébus, 2010).

  • « Ce qui définit une ville, c'est l'histoire de ses crimes. » Fort de ce principe, le narrateur nous entraîne dans un Rio de Janeiro labyrinthique, violent et contrasté, avec en son coeur la Casa Das Trocas, bordel légendaire, lieu de tous les désordres. Les corps s'enlacent en même temps que les multiples récits mêlent légendes et faits divers, orgies fantasmagoriques et épopées guerrières. Surgissent alors Fortunata, prostituée accusée d'avoir assassiné le secrétaire du président de la République ; son frère Aniceto, jeune capoeira à l'ambiguïté absolue, ou le docteur Zmuda, ancien condisciple de Freud, et pour le moins mystérieux..., autant d'êtres aussi improbables qu'inoubliables.
    Au croisement du conte, du roman policier et du récit mythologique, Alberto Mussa, grâce à son art joyeux et consommé de la digression, promène avec délectation le lecteur dans une ville subversive, brutale et sensuelle.
    Né en 1961, Alberto Mussa est l'un des plus grands écrivains contemporains du Brésil. Maniant allègrement humour et lyrisme, il a écrit L'Énigme de Qaf (2010) et Le Mouvement pendulaire (2011), tous deux publiés par les éditions Anacharsis. Alberto Mussa a également traduit de l'arabe les Mouallaqat, recueil de poésie préislamique. L'Énigme de Qaf a obtenu le prestigieux prix Casa de Las Americas en 2005.

  • Elle était pauvre, irrévérencieuse, sensuelle, très belle et rebelle à toute autorité, sauf à celle du génie et de l'amour.
    Elle s'appelait Molly Allgood, elle fut une comédienne célèbre et elle eut pour amant l'un des plus fameux dramaturges irlandais, John Millington Synge. C'était en 1907. Elle avait dix-neuf ans, il en avait trente-sept. Il fut son Pygmalion, elle sa muse. Ils vécurent une passion sans borne. Mais leur différence sociale et religieuse, les conventions et l'austérité de la famille Synge, leurs amis même, tout et tous s'y opposèrent.
    Jamais ils ne purent se marier et Molly Allgood rompit avec l'homme de sa vie qui mourut peu après, en 1909, rongé par le bacille de Koch. Quarante-cinq ans plus tard, on retrouve l'ancienne actrice, réduite à la misère et hantant les rues de Londres par un matin brumeux. Peu à peu, les souvenirs resurgissent, comme l'amour et le désir pour ce Vagabond qui ne l'aura jamais quittée. De tous les romans de Joseph O'Connor, Muse est sûrement le plus grand, en tout cas le plus intense.
    À chaque page, le lecteur est ébloui, bouleversé. Voilà un livre forgé de lumière et d'airain.


  • Ce n'est pas toujours chez l'ennemi que l'on trouve les pires adversaires. Il peut y avoir au sein d'un même camp des haines si tenaces qu'elles s'apparentent à la folie. Les frères James et Harry Ludlow, recueillis à bord d'un des vaisseaux de la reine après avoir été coulés vont se trouver à la merci d'un capitaine qui ne rêve que de les voir pendus, torturés ou jetés vivants en pleine mer glacée...


    « David Donachie célèbre les noces d'Agatha Christie et d'Alexander Kent », Hubert Prolongeau, Le Journal du dimanche.


    « Des armateurs et des frégates, des corsaires et des renégats, des coups de fouet et des attaques au canon, des Anglais et des Français, les indispensables ingrédients du genre répondent présents toute voile dehors », Alexandre Fillon, Livres Hebdo.

  • Quand Greg, un adolescent féru de photographie, découvre les ruines de l'ancienne demeure de Graveney Hall, il sait tout de suite qu'il tient un beau sujet. Épaulé par Faith, la fille d'un bénévole restaurant la propriété, il va tenter de percer le secret de cette mystérieuse bâtisse et de son dernier habitant, Edmund Pearson, disparu dans d'étonnantes circonstances pendant la Première Guerre mondiale. Une enquête qui va révéler bien plus de choses sur lui-même qu'il n'aurait pu l'imaginer.
    Décidément, Linda Newbery, auteur très remarqué du roman De pierre et de cendre, n'a pas son pareil pour recréer l'atmosphère et les mentalités d'hier, cerner les interrogations et les idéaux d'aujourd'hui, rendre haletant et émouvant un récit où se mêlent l'étrange, le poids de l'Histoire, la violence et le désir, tous les désirs...

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