Littérature traduite

  • Apaiser nos tempêtes Nouv.

    Apaiser nos tempêtes

    Jean Hegland

    • Phébus
    • 19 Août 2021

    Les parcours d'Anna et de Cerise n'ont rien de commun.
    Promise à une brillante carrière, Anna étudie la photographie à l'Université de Washington ; lycéenne, Cerise habite en Californie sous l'emprise totale de sa mère. Lorsque chacune des jeunes femmes tombe enceinte par accident, Anna avorte, et Cerise garde l'enfant.
    Dix ans plus tard, leur choix aura déterminé le cours de leur vie. D'espoirs en déceptions, de joies en drames, Anna et Cerise, bientôt réunies par le hasard, apprennent à être mères, et à être femmes.
    Dans ce roman d'une portée universelle et d'une rare force émotionnelle, Jean Hegland raconte le monde au féminin dans ce qu'il a de plus fondamental : le rapport à l'enfant. Au-delà du choix de donner ou non la vie, elle dit combien le fait d'élever nous construit et transforme notre existence.
    Née en 1956 dans l'État de Washington, Jean Hegland est l'autrice de trois romans dont Dans la forêt (Gallmeister, 2017), traduit dans soixante-dix langues. Apaiser nos tempêtes est son second roman paru en français, après une première publication en 2004 sous le titre original Windfalls.
    Aujourd'hui, Jean Hegland habite en Californie du Nord où elle se consacre à l'écriture, à l'apiculture et à l'enseignement de creative writing. En 2019, elle a été accueillie par la Fondation Jan Michalski en Suisse pour l'écriture de son prochain roman.

  • Japon, 1919.
    Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. À la façon d'un choeur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, l'humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre. Et l'oubli.

    Prix Femina étranger 2012

  • La danse du temps

    Anne Tyler

    • Phébus
    • 4 Avril 2019

    À soixante et un ans, Willa Drake mène une existence réglée comme du papier à musique en Arizona. Jusqu'à un coup de fil venu de l'autre bout du pays lui apprenant que la compagne de son fils s'est fait tirer dessus. Sa petite-fille a besoin d'elle ! Tant pis s'il s'agit d'une erreur de numéro, Willa abandonne tout et file à Baltimore devenir grand-mère.
    Dans La Danse du temps, Anne Tyler nous rappelle avec humour et tendresse qu'il n'est jamais trop tard pour choisir sa vie.
    Née en 1941 dans le Minnesota, Anne Tyler vit depuis de nombreuses années à Baltimore, cadre de plusieurs de ses livres. Figure majeure de la littérature américaine contemporaine, prix Pulitzer en 1989 pour Leçons de conduite, elle s'attache à détricoter la légende dorée de l'American way of life depuis un bon demi-siècle...
    « Une oeuvre remarquable à ajouter au prodigieux catalogue de Anne Tyler. »
    Publishers Weekly
    « La Danse du temps, parsemé des blessures et des joies de l'existence, est bien plus qu'un très bon livre... Pour les lecteurs, Anne Tyler est une force vitale, pour les écrivains, elle est tout simplement la meilleure. »
    The Irish Times
    « Si vous voulez comprendre la vie quotidienne des Américains, lisez Anne Tyler... »
    The Times
    « Une exploration intelligente et touchante de l'altruisme et de ce que signifie une vie qui a du sens. »
    Daily Mail
    « Délicieusement loufoque... Gracieux... Sensible... »
    The Washington Post

  • Le nouveau

    Tracy Chevalier

    • Phébus
    • 7 Février 2019

    La tragédie de Shakespeare, Othello, transposée dans une cour d'école américaine, au début des années 70. L'amour, les trahisons et la vengeance s'y jouent à toute allure à la récréation, sur fond de racisme et de bouleversements sociaux.
    Née en 1965 aux Etats-Unis, Tracy Chevalier vit depuis le milieu des années 80 à Londres. Elle est notamment l'auteur de La jeune fille à la perle, vendu à plus de 5 millions d'exemplaires et adapté en film en 2004.

  • Rédigé sur commande vers 1350 à l'occasion d'une promesse de mariage, ce roman chevaleresque destiné à une princesse est un témoin ambitieux de la littérature de la fin du Moyen Age.
    Nourri d'un idéal courtois mis en danger par la guerre, les rivalités politiques et les épidémies, le livre ne se contente pas de raconter une histoire d'amour, modelée sur tant d'autres : la poésie, la musique, la danse et la qualité des images y célèbrent une culture complète des sens, bien avant le très célèbre cycle de six tapisseries de La Dame à la Licorne, auquel il a sans doute servi d'inspiration. Il avance, autour de la figure rêvée de la licorne, devenue féminine, une image renouvelée de la féminité, en récit, en poésie et en images. Pour une jeune femme, ce livre-coffret se présentait autant comme un manuel de conduite éthique et érotique, que comme une promesse de divertissements secrets, pour égayer les heures passées dans les chambres aux tentures multicolores - non loin des rumeurs, et momentanément à l'abri des catastrophes du monde. Seule, ou avec un amant parfait, et pour le meilleur face au pire.
    Les amateurs de fantasy retrouveront tous les ingrédients qui ravissent l'imaginaire de bien des lecteurs d'aujourd'hui.
    Texte anonyme, la traduction de Nathalie Koble, médiéviste, professeure à l'ENS, restitue toute la somptuosité de notre langue en cours de formation.

  • Vinegar girl

    Anne Tyler

    • Phébus
    • 24 Mai 2018


    Les recherches du docteur Battista sont sur le point d'aboutir mais une inquiétude le ronge pourtant. Car le visa de Pyotr, son assistant, expire dans quelques semaines et, sans lui, il n'y arrivera pas, il le sait. Tout est perdu, à moins d'un miracle... ou d'un mariage blanc avec Kate, sa fille aînée, justement célibataire. En désespoir de cause, il entreprend finalement de la convaincre.
    Turbulente réécriture de La mégère apprivoisée de Shakespeare à l'époque contemporaine, Vinegar Girl est un festival d'intelligence et de second degré. Considérée comme l'une des plus importantes romancières américaines d'aujourd'hui, Anne Tyler surprend et ravit encore.

  • Le fléau de Dieu

    Evgueni Zamiatine

    • Phébus
    • 4 Février 2021

    Le Fléau de Dieu est un roman sur la jeunesse d'Attila, otage de l'empereur romain Flavius Honorius. Ce Barbare, ce garçon à l'état de nature, sauvage et indomptable, observe l'empire corrompu et forge son caractère en opposition à une société mourante. Le récit se déroule sur deux plans : d'un côté la découverte d'une civilisation décadente à travers les yeux d'un jeune « sauvage », de l'autre l'observation de ce même pourrissement par l'historien byzantin Priscus Panita. Tout le roman est tissé de métaphores : la terre hurle « comme une femme qui sent déjà son ventre enflé prêt à projeter dans le monde des êtres nouveaux », Attila a des cheveux « comme des cornes » qui balaieront l'ancien monde. Ce récit est un véritable manifeste du mouvement scythe qui considérait la révolution russe de 1917 comme un élan messianique, comme une union spirituelle néochrétienne, socialiste et révolutionnaire, opposée à la pensée bourgeoise et au nouveau pouvoir soviétique.
    Evgueni Zamiatine est un écrivain russe né en 1887. Bolchevik de conviction, il participe à l'insurrection de 1905. Après un exil en Angleterre, il revient en Russie en 1917, puis quitte le Parti, déçu de la révolution. Critiquant le pouvoir et la littérature prolétarienne, il demande à Staline l'autorisation de quitter la Russie. Il s'installe à Paris en 1932, où il décède en 1937. Son roman Nous, publié d'abord en anglais, interdit en Russie, a directement inspiré 1984 de George Orwell, et a eu une telle influence littéraire et sociale qu'il a presque occulté le reste de son oeuvre prophétique.


  • Janvier 1819. Le capitaine de vaisseau Adam Bolitho appareille pour Freetown, capitale de la Sierra Leone tristement renommée pour le trafic d'esclaves. L'Onward, vaisseau de Sa Majesté Britannique, doit y délivrer des ordres scellés à l'officier supérieur en poste. Pourquoi tant de mystère, pourquoi une telle urgence ? Et pourquoi l'Onward, si rapidement après le combat sanglant qu'il a mené sur les côtes barbaresques contre le Nautilus ?
    En Sierra Leone, si la traite des Noirs est désormais interdite, elle est encore largement répandue. Et dans tous les ports, nombre de navires attendent leur démantèlement, laissant leurs officiers et une foule de marins à quai. Adam Bolitho, sans le vouloir, éveille tensions et jalousies.
    Nouveau rebondissement, lors de la traversée du retour, quand l'équipage de l'Onward découvre les débris d'une frégate amie. Des corps sont éparpillés dans les eaux infestées de requins, mais aucun ennemi n'est en vue. Qui peut bien être l'auteur de ce massacre ?

    Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, est né à Thames-Ditton en Angleterre, en 1924. Engagé à l'âge de 16 ans dans la Royal Navy, il débute sa carrière maritime comme aspirant de marine lors de la Seconde Guerre mondiale dans les campagnes de l'Atlantique et de la Méditerranée. Après avoir publié ses premiers romans, il retourne à son sujet de prédilection : les romans maritimes de l'époque napoléonienne et commence, avec Cap sur la gloire une longue et passionnante série, dans laquelle il met en scène les personnages d'Adam et Richard Bolitho. Qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes » et unanimement reconnu comme l'héritier de Forester, Alexandre Kent doit son succès à sa parfaite connaissance de la vie à bord.

  • « Ma mère est morte deux fois. » C'est par ces mots qu'Esma, jeune femme kurde, commence le récit de l'histoire de sa famille née sur les rives de l'Euphrate et émigrée à Londres en 1970.
    L'histoire, d'abord, de sa grand-mère dans le village de Mala Çar Bayan, désespérée de ne mettre au monde que des filles, elle qui sait combien la vie ne les épargnera pas. L'histoire de sa mère, Pembe la superstitieuse, et de sa tante, Jamila la guérisseuse, soeurs jumelles aux destins très différents. L'histoire des hommes aussi, celle de son père, tour à tour aimant, violent, fuyant, et celle de ses frères, Yunus le rêveur, et Iskender. Iskender, l'enfant chéri de sa mère, la « prunelle de ses yeux », son sultan. Son meurtrier.
    Enfin, l'histoire de ces immigrés qui ont choisi l'exil pour vivre de miracles et croire aux mirages, qui ont choisi la liberté et l'amour quand d'autres restent ancrés dans les traditions et portent au pinacle l'honneur d'une famille.


  • Prix du meilleur livre étranger 2014

    Veronika Zarnik est de ces femmes troublantes, insaisissables, de celles que l'on n'oublie pas. Sensuelle, excentrique, éprise de liberté, impudente et imprudente, elle forme avec Leo, son mari, un couple bourgeois peu conventionnel aux heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, tant leur indépendance d'esprit, leur refus des contraintes imposées par l'Histoire et leur douce folie contrastent avec le tragique de l'époque.
    Une nuit de janvier 1944, le couple disparaît dans de mystérieuses circonstances, laissant leur entourage en proie aux doutes. Qui était vraiment Veronika ? Quelle fut vraiment sa vie ? Que cachait-elle ?
    Cinq proches du couple tentent alors de cerner l'énigmatique jeune femme et délivrent, par fragments, les nombreuses facettes de sa personnalité, et ainsi reconstruisent son histoire, celle de son mari et celle de la Slovénie. Une oeuvre polyphonique magistrale !

    Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il est considéré comme le plus grand écrivain slovène d'aujourd'hui, avec des oeuvres telles que : L'Élève de Joyce (L'Esprit des péninsules, 2003), Aurore boréale (L'Esprit des péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009) et Des bruits dans la tête (Passage du Nord-Ouest, 2011).

    « Le lecteur n'oubliera pas de sitôt la lumineuse figure de Veronika à l'innocence écrasée par la brutalité de la guerre. »
    Stéphanie Dupays. Le Monde des Livres.

    « Continûment servi par une traduction inspirée, le texte aux infinies nuances de Drago Jancar s'élève à ces hauteurs d'où rayonnent les chefs d'oeuvre, qui éclairent les convulsions de l'Histoire. »
    Jean-Claude Lebrun. L'Humanité.

    « Porté par une écriture aux accents lyriques et construit comme un puzzle, le récit capte les mouvements de l'Histoire - l'opposition entre les troupes allemandes et les partisans communistes - sans jamais sacrifier les destins singuliers des personnages. »
    Baptiste Liger. L'Express Styles.

    « En filigrane, et de manière subtile, ce récit pose la question de la responsabilité de chacun devant l'Histoire. »
    Gabrielle Napoli. La Quinzaine littéraire.

    « Cette nuit, je l'ai vue est un puzzle qui rassemble le crépuscule et l'aurore. Chaque personnage a son timbre unique, ses accentuations différentes. Jancar entend ce qu'il écrit, raison pour laquelle il compte parmi les auteurs les plus marquants d'aujourd'hui. »
    Transfuge.

    « Il nous livre là un roman magnifique, rédigé d'une plume délicate faisant contraster la dureté de la guerre et une écriture aussi foisonnante que poétique. »
    « Les Coups de coeur Payot ». Le Nouvelliste (Suisse).

  • En cette année 1831, Mary, une jeune fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible, en bref, une banale vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.
    Simple et franche, mais lucide et entêtée, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée chez le pasteur Graham, pour servir et tenir compagnie à son épouse, une femme fragile et pleine de douceur. Avec elle, elle apprend la bienveillance. Avec lui, elle découvre les richesses de la lecture et de l'écriture... mais aussi obéissance, avilissement et humiliation. Finalement l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.
    Nell Leyshon est née à Glastonbury, dans le comté du Dorset au Royaume-Uni. Après des études de littérature anglaise à l'université de Southampton, elle s'est fait connaître par ses pièces de théâtre enregistrées pour la BBC. Son premier roman, paru en 2004, Black Dirt figurait sur la liste de l'Orange Prize. Devotion et The Voice ont remporté un franc succès. Publié en 2012, La Couleur du lait est la première oeuvre de Nell Leyshon à être traduite en français.

  • Bobitza dresse un bilan mitigé de sa vie. Désabusé par son métier d'agent littéraire, divorcé et condamné à des relations toxiques, il tente de se sevrer de l'alcool. Souvent il se remémore son enfance dans le Bucarest des années quatre-vingt, les plus dures du règne de Ceausescu, et sa jeunesse après la révolution de 1989. Le véritable « itinéraire d'une mauvaise graine », à l'image de l'orphelin célèbre du XIXe siècle, Gaspard Hauser, figure de proue de toute une génération sacrifiée, mais dotée d'une incroyable force de vie.
    Souvent drôle, impertinent et toujours intelligent, ce roman a connu un vif succès dans son pays d'origine, la Roumanie, où il a été couronné de plusieurs prix prestigieux.
    Bogdan-Alexandru Stanescu est né en 1979. Directeur de la plus prestigieuse collection de littérature étrangère en Roumanie chez Polirom pendant plus de dix ans, il est également le traducteur de James Joyce et de Paul Auster en roumain. Poète et critique, il se consacre aujourd'hui à l'écriture.

  • Ce premier tome de notre Intégrale regroupe les nouvelles qu'Edgar Allan Poe (1809-1849) écrivit avant ses trente ans. Luttant pour survivre et être publié, faisant ses débuts de critique et de journaliste, il commet plusieurs chefs-d'oeuvre : le « Manuscrit trouvé dans une bouteille », « Bérénice », « Le diable dans le beffroi », « L'histoire à nulle autre pareilled'un certain Hans Pfaal », et bien sûr « William Wilson » ou la très célèbre « Chute de la Maison Usher ».
    Présentée de manière chronologique, fruit d'un travail érudit et passionné, cette nouvelle traduc-tion des nouvelles intégrales d'Edgar Allan Poe par Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf est augmentée de nombreuses notes, d'une préface des traducteurs, ainsi que d'une série d'illustrations originales réalisées par Sophie Potié.

  • La Bible

    Péter Nádas

    • Phébus
    • 3 Octobre 2019

    Au début des années 1950, dans les beaux quartiers de Budapest, un jeune garçon exerce sa cruauté naissante sur une servante pieuse et provinciale. Point culminant de ses provocations : une bible qu'il déchire avec volupté devant elle. La réaction en chaîne qui s'ensuit ébranle toute la famille.
    Premier roman de Péter Nádas paru en 1967, La Bible est un formidable condensé des puissantes qualités romanesques de l'auteur de La Fin d'un roman de famille et d'Histoires parallèles.
    Né en 1942 à Budapest, Péter Nádas a longtemps été journaliste et surtout photographe, tout en publiant ses premiers livres dès la fin des années 1960. Depuis le milieu des années 1980 et Le Livre des Mémoires, il est considéré comme l'un des plus grands romanciers de son époque, auteur d'une oeuvre fascinante et complexe, partiellement traduite en français.

  • Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont « Un récit aux monts Crénelés », « La lettre dérobée », « Les faits concernant le cas Valdemar » ou encore « Saute-Grenouille ».
    Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.

  • Ce deuxième tome des Nouvelles Intégrales d'Edgar Allan Poe rassemble les textes les plus célèbres de l'auteur, écrits à trente ans passés alors qu'il est à peu près installé dans la vie et reconnu comme écrivain.
    Certains d'entre eux comptent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature, que ce soit dans le genre de la nouvelle, du roman policier ou du fantastique, tels Les crimes de la rue Morgue, La fosse et le pendule ou Le Scarabée d'Or.

  • Imperium

    Christian Kracht

    • Phébus
    • 5 Octobre 2017

    Imperium est l'histoire vraie d'August Engelhardt, qui s'exila au début du XXe siècle en Nouvelle-Guinée allemande et fonda une colonie d'un genre nouveau - entièrement dédiée à la culture de la noix de coco.
    Cependant, ce qui commence comme la biographie romancée de l'un des pionniers allemands du nudisme et du végétarisme devient rapidement le rêve éveillé d'une époque et d'une géographie proches et lointaines à la fois.
    Véritable roman d'aventure, Imperium est également une réflexion sur l'impérialisme, sur le pouvoir des idées, même les plus délirantes, et un monde européen en pleine décadence. Avec une ironie déconcertante, Christian Kracht poursuit une oeuvre littéraire des plus singulières, aujourd'hui traduite en plus de vingt-cinq langues.
    Christian Kracht est né le 29 décembre 1966 à Saanen, une commune suisse du canton de Berne. Écrivain de langue allemande, il est l'auteur de cinq romans à ce jour. Deux de ses romans ont déjà été traduits en français : Fin de party (Denoël, 2003) et Je serai alors au soleil et à l'ombre (Jacqueline Chambon Éditeur, 2010) Il vit désormais en Californie.

  • Février 1818. La marine anglaise sort épuisée de trente ans d'incessants conflits, et le capitaine de vaisseau Adam Bolitho, qui vient de quitter le commandement de l'Athéna, n'aspire finalement qu'à une seule chose : se marier avec sa douce Lowenna et trouver enfin un havre de paix personnel. Mais l'Amirauté a d'autres ambitions, et lui confie le commandement d'une frégate flambant neuve de trente-huit canons, dont la première mission n'est pas la guerre, mais la diplomatie, de conserve avec la frégate française Nautilus, prise aux mains des Anglais des années plus tôt.
    Adam, une nouvelle fois, prend la mer, parfaitement conscient de la jalousie et de l'ambition qui règnent chez ses officiers, de l'inquiétude de ses aspirants et, enfin, de la proximité du vieil ennemi. C'est seulement lorsque le Nautilus est offert en sacrifice sur l'autel de l'Empire que tous découvrent combien la fraternité des gens de mer est plus forte que tous les souvenirs amers nés d'un océan de sang et de décennies de guerre.
    Avec ce roman se poursuit l'édition française du fameux cycle romanesque « Captain Bolitho » qui a valu à Alexander Kent le titre de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes ».
    Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, est né à Thames-Ditton en Angleterre, en 1924. Engagé à l'âge de 16 ans dans la Royal Navy, il débute sa carrière maritime comme aspirant de marine lors de la Seconde Guerre mondiale dans les campagnes de l'Atlantique et de la Méditerranée. À la fin de la guerre, il exerce des métiers aussi différents que loueur de bateaux ou policier, puis retourne dans l'armée active pour la Guerre de Corée, avant d'être versé dans la réserve. En 1968, dix ans après avoir publié ses premiers romans, il retourne à son sujet de prédilection : les romans maritimes de l'époque napoléonienne et commence, avec Cap sur la gloire une longue et passionnante série, dans laquelle il met en scène les personnages d'Adam et Richard Bolitho.
    Qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes » et unanimement reconnu comme l'héritier de Forester, Alexandre Kent doit son succès à sa parfaite connaissance de la vie à bord.


  • Robbie et Fran se rencontrent au début des années 80 dans les couloirs d'une université de la périphérie londonienne. De leur amitié naît l'idée d'un groupe que rejoignent rapidement les jumeaux Seán et Trez, The Ships in the Night. Portés par les excentricités de Fran, un tube planétaire et une tournée mythique en 1986, leur trajectoire météorique marquera l'histoire de la musique populaire de la décennie.
    Trente ans plus tard, quinquagénaire rincé par la vie, Robbie tente d'écrire ses mémoires. Récit ironique et fiévreux, Maintenant ou jamais célèbre l'insouciance de la jeunesse, les amitiés perdues pour toujours... Avant qu'un soir de 2012 à Dublin, The Ships in the Night ne remontent sur scène...

    Né en 1963 à Dublin, journaliste à The Esquire et à l'Irish Tribune durant dix ans, Joseph O'Connor est considéré comme l'un des écrivains les plus importants de sa génération. Son oeuvre est traduite en trente-cinq langues. Découvert en France en 1996 avec Les Bons Chrétiens (Libretto, 2010), il est primé des deux côtés de l'Atlantique lorsque paraissent L'Étoile des mers (Phébus, 2003) puis Redemption Falls (Phébus, 2007).

  • Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée - jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte.
    Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
    Prix Pulitzer, finaliste du Booker Prize, Anne Tyler est une figure majeure des lettres américaines, dont le style irrésistible et piquant fait encore une fois des merveilles.

    « Mon auteure préférée et la romancière la plus adroite du monde. »
    Nick Hornby

    « Si vous voulez comprendre la vie quotidienne des Américains, lisez Anne Tyler... »

    The Times


    « Pour les lecteurs, Anne Tyler est une force vitale, pour les écrivains, elle est tout simplement la meilleure. »

    The Irish Times


    « Elle est l'une de nos plus grandes romancières contemporaines, et si c'était à nous de décider, elle recevrait le prochain Prix Nobel. »

    The Observer


    « Si Anne Tyler n'est pas la plus grande écrivaine au monde, qui l'est ? »

    BBC Radio 4

  • Ne reste que des cendres. Des cendres chaudes, brûlantes, des poussières incandescentes au goût âcre : les vestiges des feux allumés par toute une génération qui croyait pouvoir enrayer le mécanisme infernal des dictatures militaires et des fanatismes.
    Une génération de révolutionnaires, de militants, parmi lesquels la flamboyante Ülkü. Personnage obsédant, amoureuse éperdue, elle traverse la tête haute et le coeur battant les tourmentes politiques et sociales qui ont secoué la Turquie depuis les années 70. Elle qui a vécu dans sa chair la torture et les deuils ; dans son coeur : la passion, la fascination et la lâcheté des hommes.
    Des cendres de cet engagement des plus contemporains, Oya Baydar fait renaître les cris, les passions, les espoirs de son peuple, de ces militants du monde entier qui, de Paris à Istanbul en passant par Moscou et Leipzig, ont comme elle connu la lutte, l'exil et le désenchantement.
    Née à Istanbul en 1940, Oya Baydar a publié son premier roman à 17 ans, avant de passer dans les rangs du marxisme et de s'engager dans une carrière politique. Arrêtée en 1971 à la suite du coup d'État, elle a été emprisonnée pendant deux ans, avant de s'exiler à Francfort de 1980 à 1991. Ce n'est qu'en 1991, qu'elle regagne la Turquie et renoue avec la scène littéraire. Elle est l'auteur de six romans très remarqués, dont Parole perdue (Phébus, 2010) et Et ne reste que des cendres : deux chefs-d'oeuvre.

  • Nous sommes en décembre 1815 et les consignes d'Adam Bolitho sont sans équivoque. En tant que capitaine de la frégate Le Sans-Pareil, il doit se rendre de toute urgence à Freetown, capitale de la Sierra Leone, pour prêter main-forte à l'officier de l'escadron actuellement en poste. Mais tous les efforts de la marine anglaise pour juguler la florissante et lucrative traite des Noirs pratiquée par des « pirates barbaresques » sont entravés par l'indifférence d'un gouvernement plus occupé par son vieil ennemi français et par les menaces du dey d'Alger, qui ne présagent rien de bon.
    Pour Adam, aussi, il n'y a pas de place pour la paix. Toujours esseulé, toujours aussi inconsolable depuis la perte de Zénoria, peiné par l'éloignement de Lady Catherine Somervell, désormais maîtresse de Lord Sillitoe, retrouvera-t-il l'apaisement dans les bras de Lowenna ?


  • Préface d'Alice Ferney

    Chef-d'oeuvre de Timothy Findley, Guerres ausculte l'esprit, les pulsions et les peurs de Robert Ross, jeune canadien crédule parti se battre en 1915 sur le front belge.
    « Rien ne manque de l'habituel roman de guerre, les convois, les tranchées, les gaz, les attaques aériennes, les obus, les rats, les blessés et les morts, mais il y a autre chose. De haut, de loin, par-delà le temps, il y a ce que l'on peut voir à côté de la bataille et qui, chez Findley, est d'une surprenante diversité. Il y a la vie animale, qui est l'un des sujets du livre. Il y a la vie de ceux qui attendent à l'arrière, leur angoisse, leurs chagrins, leur solitude, comment ce florilège de souffrances endommage la famille, femmes, mères et fratries. Il y a la vie en général : la sauvagerie maternelle, l'amour et la jalousie fraternels, l'impuissance de l'enfance, la difficulté d'être. Il y a l'amour, le mariage, la sexualité. Il y a tout ce qui arrive, la mort des enfants, le suicide, la maladie, la folie, la prostitution, la séduction, le viol. » Alice Ferney
    Une méditation sur la violence, la lâcheté, la peur et la souffrance, sur l'espèce humaine en somme.
    Timothy Findley est né le 30 octobre 1930 à Toronto et est mort le 20 juin 2002 à Brignoles dans le Var. Acteur et dramaturge d'abord, il se consacre ensuite au roman. En 1967, son coup d'essai est un coup de maître avec Le dernier des fous (Le Serpent à plumes, 1994). Suivront Le Grand Elysium Hotel (Laffont, 1985), Le chasseur de tête (Le Serpent à plumes, 1996), Nos adieux (Le Serpent à plumes, 1998), et Guerres, son chef d'oeuvre.

  • Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français.
    Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.
    Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jancar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).


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