Plon

  • CORONAVIRUS, GUERRES DE PILLAGE, FAIM, MALADIES, ESCLAVAGE MODERNE, POLLUTION... LA MONDIALISATION TUE.
    L'épidémie de coronavirus fut un traumatisme mondial profond : près d'un milliard d'êtres humains durent être confinés dans quelque trente-cinq pays et des dizaines de milliers sont morts. Son impact économique gigantesque fut aussi un révélateur brutal de la dangerosité de la mondialisation. Car si l'épidémie fut le déclencheur de la Grande Récession dans laquelle nous nous débattons encore, la mondialisation, elle, en fut la poudrière.
    Concentration extrême de l'appareil industriel mondial en Chine, chaînes mondiales d'approvisionnement fondées sur le zéro stock, marchés financiers débridés, pression générale à la baisse sur les dépenses publiques dont les dépenses de santé : la mondialisation, système économique planétaire, a permis que dans un sinistre effet-papillon, une infection à Wuhan provoque rapidement des morts, des pénuries de toutes sortes et une récession à travers toute la planète.
    Les morts du coronavirus, bien que traumatisantes, ne sont cependant que l'arbre qui cache la forêt des victimes de la mondialisation. Nous démontrerons en effet dans ce livre que de 1992 à 2018, la mondialisation a causé plus de 400 millions de morts.
    600 000 sont morts de l'invasion américaine de l'Iraq pour prendre le contrôle de ses ressources pétrolières. 6,5 millions sont morts dans des guerres de pillage, en particulier au Congo-Kinshasa pour ses richesses minières. 11 millions sont morts de faim alors qu'assez de nourriture est produite pour alimenter toute l'humanité. 60 millions sont morts sur le poste de travail, c'est-à-dire de la pression mondiale à la baisse sur les conditions de santé et de sécurité de la main d'oeuvre. 69 millions sont morts de pollution atmosphérique, c'est-à-dire des rejets toxiques de ce système économique mondial consumériste et productiviste. 256 millions sont morts de maladies pourtant soignables, c'est-à-dire morts de la répartition des ressources plutôt que des maladies elles-mêmes.
    Ces plus de 400 millions de morts sont le thème de ce livre noir de la mondialisation.

  • La populophobie

    Guillaume Bigot

    La cause semble entendue : en Occident voire dans le monde entier, cédant aux sirènes du populisme, les peuples semblent avoir pris en grippe leurs élites. Mais, est-ce que ce ne sont pas les classes dirigeantes qui, en vérité, avaient déjà décidé de rompre avec leurs peuples ? Est-ce que ce n'est pas le sommet qui n'aime plus la base ? Tel est le point de départ de l'essai décapant que Guillaume Bigot consacre à la colère des gilets jaunes et au besoin de renouvellement de la classe dirigeante française.
    Ce divorce, que les élites mondialisées voulurent partout à l'amiable, a revêtu une tournure particulièrement exacerbée en France avec la spectaculaire crise des ronds-points. En replaçant la révolte de la France périphérique dans le long terme de notre histoire, l'auteur montre que les élites françaises aiment rarement le peuple, qui le leur rend bien. Relisant la crise de 2018-2019 il montre que cette explosion de colère est le prélude d'une remise en cause plus profonde et durable des classes dirigeantes françaises. Car Guillaume Bigot éclaire l'actualité en lui apportant le relief de l'histoire, sans lequel celle-ci demeure difficile à interpréter et impossible à prévoir. Et applique à la société de 2020 les analyses de l'abbé Sieyès sur le tiers état. En s'appuyant également sur Michelet, il montre que l'Hexagone ne peut être gouverné que par un souverain allié au peuple pour tenir en respect les importants. Enfin, la loi des 3 âges des classes dirigeantes formulée par Chateaubriand lui sert de point d'appui pour appeler au renouvellement profond de la classe dirigeante française.
    Selon l'essayiste, la France est entrée en convulsions et n'en sortira que lorsque l'élite actuelle et son paradigme auront été remplacés. Voici le plaidoyer d'un intellectuel républicain en faveur du populisme.

  • Avant d'écrire « Le temps du soupçon », commentaire de la dernière conférence de presse du Président de la République, j'ai longuement hésité. Si certaines voix s'étaient élevées, si François Mauriac ou André Malraux avaient répondu au général de Gaulle ce qu'ils auraient répondu à tout autre homme d'Etat tenant de pareils propos, je serais resté au dehors d'un débat dans lequel je ne puis m'engager en toute sérénité. Aucun des écrivains, honneur des lettres françaises, n'a parlé. Je me suis donc résolu ou résigné à plaider contre un réquisitoire d'autant plus insidieux qu'il demeure camouflé. J'ai pensé que ce témoignage ne prendrait sa pleine signification qu'à la condition d'y joindre les articles publiés pendant la crise du printemps 1967 et deux études sur Israël et les Juifs, écrites en 1960 et 1962, à l'époque où l'alliance franco-israélienne assurait aux Français d'origine juive une sécurité morale dont les privent, aujourd'hui, les péripéties de l'Histoire.

  • Alain Jakubowicz a toujours voulu être avocat.
    Défendre la veuve et l'orphelin, voilà ce qui l'exaltait. Pétri d'humanité, il a été partie civile dans les procès Barbie, Touvier, Papon. Il a écouté les récits poignants des rescapés des camps, il a plaidé contre les négationnistes, les profanateurs de cimetières et les extrémistes. Il a défendu les familles des victimes de la catastrophe du Mont-Blanc et de celle du vol Rio-Paris, il a servi de béquille à des femmes effritées par la vie, parce qu'il est convaincu que David peut triompher de Goliath et que, quelle que soit la technicité du dossier, le plus important reste l'humain.
    Mais la vie d'avocat réserve parfois des surprises. L'appel, un soir, de l'un de ses anciens clients, était de celles-là. Il lui demandait de rencontrer les parents de Nordahl Lelandais, alors simplement suspecté d'avoir enlevé la jeune Maëlys.
    Les suspects ont aussi une mère, une famille qui les aime et ne les imagine qu'innocents. Alain Jakubowicz les a rencontrés. Le dossier n'est plus le même aujourd'hui, et si les faits dont son client est accusé lui font horreur, ce ne sont pas les faits qu'il défend, mais l'homme. Alors il plaidera encore et encore. C'est cela le métier d'avocat dont il rêvait enfant.


  • Voici plus de trente ans que la mort du modèle social français est annoncée par diverses Cassandres. C'est une erreur. Réveillez-vous ! Cette fois-ci, c'est différent. Non, l'Antisocial ne va pas s'arrêter !

    Voici plus de trente ans que la mort du modèle social français est annoncée par diverses Cassandres. Il est donc tentant de réagir en haussant les épaules. Il est tentant de se rassurer en voyant dans ces réformes un mal nécessaire, qui n'ira quand même pas jusqu'à ratiboiser notre système de protection sociale tout entier. Spécifiquement chez les plus favorisés parmi les classes moyennes, il est tentant de se dire avec soulagement que soi-même l'on sera épargné ; et donc que tout compte fait, le fléau antisocial n'est pas si grave.
    C'est une erreur. Réveillez-vous. Cette fois-ci, c'est différent. Non, l'Antisocial ne va pas s'arrêter ; non, si vous ne faites pas partie des 10% les plus riches, vous ne lui échapperez pas.
    Anti-chômeurs, anti-grèves, anti-syndicats, anti-Code du travail, anti-fonctionnaires, anti-services publics, anti-protection sociale... Dans ce livre, Thomas Guénolé expose la propagande antisociale qui a envahi nos médias. Il démonte point par point ses mensonges. Il expose la démolition sociale terrible que subissent ses cibles. Il décrit la politique de destruction accélérée du modèle social français que cette propagande sert à justifier. Bataille des idées, front politique, front social, il explique comment une grande mobilisation générale peut vaincre l'Antisocial. Avant qu'il ne soit trop tard.

  • Cet " Appel ", qui vient de l'intérieur de la communauté musulmane, est un cri sage et raisonné aux allures de combat.
    En douze chapitres, trois grandes parties (Comprendre l'Islam/L'homme musulman, qui est-il ?/Islam et société) ce livre interroge les principaux préjugés véhiculés sur la foi musulmane, préjugés portés par un certain nombre de non musulmans, mais aussi surtout, par les musulmans eux-mêmes.
    Tareq Oubrou s'applique à fonder son argumentation sur sa connaissance pointue du corpus de textes musulmans (Coran et Sunna) et autres sciences humaines, tout en gardant une écriture percutante et accessible. Il s'agit ici d'un texte éminemment courageux, qui aborde de nombreux sujets très sensibles comme celui du voile, du mécréant, ou plus encore, celui de l'antisémitisme qui " est un blasphème ", selon Tareq Oubrou.
    Cet " Appel ", qui vient de l'intérieur de la communauté musulmane, est un cri sage et raisonné aux allures de combat.
    Tareq Oubrou a déjà écrit quelques livres autour de la pensée musulmane. Ici, il synthétise, fixe et approfondit toutes les problématiques entre Valeurs républicaines françaises et foi musulmane libérale. Il s'agit d'un livre majeur dans sa pensée.


  • Ce livre porte le coup de poing final à un système médiatique sous le joug inconscient d'une idéologie névrotique.

    L'idéologie religieuse athée, post-chrétienne et post-shoatique a créé un ordre intolérant avec ses grands prêtres impérieux et ses petits clercs vétilleux. Son pouvoir d'excommunication a produit des martyrs. Son culte victimaire a pratiqué la béatification de ses saints successifs : le Juif crucifié en pyjama rayé, le palestinien martyrisé par le juif militarisé, l'immigré musulman, l'homosexuel stigmatisé, la femme violentée etc. Ainsi, symétriquement, que la détestation fantasmatique de nombreux démons : Trump, Netanyahu, l'hétérosexuel blanc etc. Cette idéologie religieuse fanatique, dans ses derniers états théologiques peut être baptisée successivement anti-raciste, islamo-gauchiste ou néo-féministe anti-occidentale.
    Le livre décrit son catéchisme et sa liturgie. Il déplore également les ravages commis par ce qu'il nomme l'église cathodique de la mauvaise foi.
    Mais, au-delà, le livre explique pour quelles raisons techniques liées à la télévision puis plus récemment aux réseaux sociaux massifiés, l'idéologie décrite et décriée commet désormais des ravages qui affectent le cerveau individuel comme l'inconscient collectif. Goldnadel démontre que le virtuel a définitivement terrassé le réel et que la masse des individus médiatiquement enchainés se conduit comme une foule déchainée irrationnelle. Foultitude de lynchages détaillés à l'appui : Balance ton porc, Charlottesville, l'anti-esclavagisme taliban briseur de statues, l'antiracisme des camps racisés etc... Une dénonciation méthodique d'un enfer névrotique.

  • L'ultime liberté ?

    Axel Kahn

    Doit-on légaliser l'euthanasie ? Axel Kahn revient sur ce sujet brûlant, et propose une réflexion humaniste nourrie de son expérience de médecin et de membre du comité d'éthique français.0300 Pour le professeur Kahn, cette loi offre aux personnels soignants, aux malades et à leur famille, un cadre qui permet de résoudre la question douloureuse de la fin de vie. Il est vrai que dans des situations particulières, extrêmes, l´euthanasie peut constituer un recours, envisagé dans l´intimité entre un patient et son médecin, mais cela ne veut pas dire que cette action doit être généralisée.
    Face au tapage médiatique suscité par les affaires récentes souvent instrumentalisées par des militants du « droit à mourir dans la dignité », Axel Kahn pose des questions fondamentales : n´est-il pas choquant de faire d´un cas douloureux le fondement d´un « principe » souverain, contraire à la valeur fondamentale qui est celle du respect de la vie ? A-t-on pensé à toutes les dérives qui pourraient résulter d´une légalisation de l´euthanasie ? Car personne ne peut affirmer qu´il n´y aura pas de dérives. Il suffit d´entendre certains hommes politiques pour entrevoir le pire. Ils n´hésitent pas à déclarer que, vue la situation difficile des hôpitaux français, « on ne pourra pas continuer longtemps à supporter la charge d´un trop grand nombre de maladies incurables ».
    La quête d´une considération de tous les instants pour les personnes en fin de vie demeure plus que légitime. Les réponses au problème de l´euthanasie ne doivent donc pas être guidées par l´émotionnel, mais par le souci de proposer un projet d´ensemble pour l´homme et la société.

  • Voilà Oussama ben Laden éliminé. Depuis deux ans d´ailleurs, son courant islamiste jihadi, naguère encore capable des pires attentats, était discrédité dans tout le monde musulman.En matière de sécurité globale, quelles menaces, quels conflits désormais ? Le problème est grave, car l´Europe identifie mal ses ennemis. Or les combattre suppose de les connaître : comment préparer la défense de demain si l´on ignore tout de ceux qu´il faudra affronter ?Alors que, aujourd´hui, l´ennemi ne va plus de soi et que bandits et terroristes mutent et s´hybrident toujours plus, à l´heure où s´accroît la mondialisation criminelle, ce livre répond précisément à ces questions, grâce à l´apport croisé de la géopolitique et de l´expertise criminologique.Xavier Raufer est directeur des études au Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines à l´université Paris II et professeur associéà l´Institut d´étude du terrorisme et du crime organiséà l´université de science politique et de droit de Pékin.

  • Après avoir détenu tous les pouvoirs, la gauche vient d'être sanctionnée en prenant un sérieux revers électoral aux municipales et aux européennes. Dans ce livre polémique, Michèle Alliot-Marie fait éclater la vérité sur la tentation totalitaire de la gauche.
    " Oui, ce livre est polémique. Oui, c'est un livre de combat. Je l'ai voulu comme tel.
    Je n'aime guère l'outrance, je déteste la critique systématique. Je préfère la recherche d'une vérité constructive, mais le moment est venu de faire éclater la vérité et l'immense manipulation dont la France et les Français sont victimes.
    J'ai décidé qu'il était temps de tirer une sonnette d'alarme, parce que j'ai trop le sentiment que les politiques de mon propre camp ont le nez dans le guidon, et l'oeil fixé sur les prochaines échéances, surtout celle de 2017, sans voir ce qui se tisse, et qui pourtant peut les priver de l'alternance qu'ils souhaitent.
    J'ai décidé de tirer une sonnette d'alarme, parce que les Français s'exaspèrent des atteintes quotidiennes aux principes de la démocratie républicaine et au nécessaire équilibre des pouvoirs, mais ont l'impression que personne ne les dénonce, ni n'en prend même conscience.
    J'ai décidé de tirer la sonnette d'alarme, parce que je crois en mon pays, en ses valeurs de liberté d'expression, de démocratie, d'égalité, de respect de l'autre, de justice. Or, je constate jour après jour, les atteintes portées, petite touche par petite touche, à ces fondements de l'unité de notre Nation, à notre modèle de société, à notre système républicain, sans que pour autant soient améliorées la situation économique et les conditions de vie de la France et des Français, bien au contraire.
    Alors oui, le ton peut paraitre polémique mais l'analyse ne repose que sur des faits que vous lecteur, vous avez pu constater pour certains, mais dont d'autres vous sont encore inconnus, car pratiqués dans des enceintes fermées au public. " M. Alliot-Marie

  • Sommes-nous retournés aux périodes des plus noires de notre histoire, là où la raison perd face à l'obscurantisme ? Le XXIe siècle religieux, oui, mais peut-être pour notre plus grand malheur. Fanatisme, obscurantisme, intégrisme, il n'est pas une journée sans qu'il soit question de religion ! Nos experts nous avaient promis " la mort de Dieu ", mais voici qu'aujourd'hui les croyances poussent nos portes et s'invitent chez nous. Pas un domaine n'échappe à leurs interdits, à leur pulsion de mort et à leur haine de la raison. Car la religion a beau se présenter sous les masques les plus divers, elle demeure un totalitarisme primitif, une entreprise fondée sur la peur, le mentir-vrai et la déshumanisation de l'Homme. Montrer que nous pouvons encore choisir de ne pas revenir dans cette longue nuit historique et retrouver le chemin des Lumières ; montrer qu'un monde sans religion n'est pas seulement souhaitable, mais nécessaire : tel est le pari de ce livre.

  • La droite est morte en 2017 parce qu'elle a fait le choix du déshonneur. Figée dans l'habitude, le calcul et la rente, elle n'est plus en capacité de se hisser à la hauteur des évènements. Mais pourquoi la droite, face à des bouleversements majeurs, a-t-elle choisi le renoncement et le cynisme ? Pourquoi refuser d'assumer, d'approfondir et de décliner son socle doctrinal ? Pourquoi quitter le champ du politique pour s'enfermer exclusivement dans celui de la communication et du spectacle ? Toutes ces questions essentielles convergent vers une interrogation centrale : pourquoi la droite a-t-elle cessé d'être le nom de quelque chose ?
    La droite s'est affaissée parce qu'elle a renoncé à la politique pour se diluer dans un ordre totalitaire inédit, fondé sur l'expansion illimitée du " principe marchand ". Elle s'est effacée devant une structure qui redessine intégralement les contours d'une société et porte atteinte à l'humanité de l'homme. Face au chaos qui en résulte, la droite doit redevenir politique sans céder à la tentation d'une radicalité simplificatrice. Il lui faut assumer sa vocation : préserver en toute circonstance l'équilibre fragile entre liberté et responsabilité, s'opposer à la désagrégation du lien entre communauté et individu, défendre les valeurs de civilisation capables d'associer la grandeur de l'homme et les obligations d'une nation. La droite doit renouer avec l'honneur car le temps nous est compté.

  • Pour la première fois, avec une liberté de regard revendiquée, un livre rassemble les pièces éparses d´un puzzle que personne ne souhaite reconstituer : la pénétration progressive de la France par l´islamisme et son prodigieux écho dans la « génération islam ».



    Après des mois d´investigation, l´auteur démonte la mécanique adaptée aux forces et aux faiblesses de notre État laïc et républicain : port du niqab pour les femmes, infiltration de l´enseignement, construction de mosquées, formation d´imams et de jihadistes pour façonner des martyrs (comme Merah), utilisation de l´associatif à outrance et conversions sur fond de déshérence sociale et de délitement identitaire. Cet ouvrage analyse aussi les responsabilités politiques et le détournement de la loi de 1905 (séparation des Églises et de l´État) par les maires de toutes étiquettes.



    Les relations entre la République et l´islam nécessitent une révolution pour chacun des deux acteurs. Mais des solutions pour une sortie de crise existent car ils doivent réussir à vivre ensemble.



    Élisabeth Schemla a été rédactrice en chef duNouvel Observateur et directrice adjointe deL´Expressavant de fonder le site proche-orient.info. Spécialiste du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient depuis plus de trente ans, elle a publié six ouvrages chez Flammarion dont deux best-sellers :Édith Cresson : la femme piégéeetUne Algérienne debout, entretiens avec Khalida Messaoudi.

  • Depuis 2011, l´Europe est engagée dans une crise sans précédent. La divergence croissante des économies « vertueuses » du Nord et les politiques « laxistes » du Sud ont fini par faire voler en éclats la solidité de l´euro et entraîné une décrédibilisation du principe même d´union monétaire.

    En Allemagne et aux Pays-Bas des voix s´élèvent pour souhaiter la création d´un « euroNord » qui ne serait autre qu´un mark restauré et élargi, laissant à son triste sort un « euroSud » sans doute condamnéà court terme à disparaitre au profit catastrophique aux monnaies nationales d´antan. Les risques cataclysmiques d´une telle dérive nous conduisent aujourd´hui à choisir l´unique alternative possible : l´approfondissement politique de la construction européenne.
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    Mais si un consensus existe en ce sens, il repose néanmoins sur l´acceptation d´un règlement, pays par pays, des dettes publiques, sans que l´Allemagne et ses plus proches partenaires soient contraints de faire les frais de la nouvelle solidarité. Et, pour la suite, des mécanismes de discipline collective doivent être mis en place. La victoire de François Hollande n´aura fait qu´exacerber l´acuité du problème. C´est à un remaniement sans précédent du paysage politique des grands pays de l´Union européenne, la France en priorité, que nous devons nous atteler.



    Alexandre Adler est historien, éditorialiste de politique étrangère auFigaroet sur Europe 1. Il est l´auteur de nombreux essais à succès, parmi lesquels J´ai vu finir le monde ancienet Le jour où l´Histoire à commencé.

  • À l'heure où le débat sur l'euthanasie divise la France, Jean Leonetti, auteur de la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, sort la mort de son tabou et de son enfermement médical pour l'intégrer dans une réflexion humaniste moderne et laïque.

    " Par nature, l'homme est voué à souffrir et à mourir. Comment le préparer à affronter ces maux qui s'inscrivent à l'horizon indépassable de sa vie terrestre : telle est la question fondamentale qui hante l'esprit humain et à laquelle toute société est amenée à répondre. Par la religion, pour offrir une explication à l'angoisse de l'homme. Par des remèdes et des soins, pour différer la mort. Par des rites, pour la conjurer ou l'accompagner. Par la réflexion et la méditation, propres à l'espèce humaine, pour définir une éthique du comportement face à l'incompréhensible finitude de l'existence.
    Dans ce combat prométhéen, l'homme a fait reculer les barrières de l'inconnu, dissipé bien des mystères de la vie et fait progresser sans cesse les savoirs et les techniques des sciences de la vie. Mais toujours infranchissable, la ligne qui demeure à l'horizon lui rappelle qu'il est vivant sur cette terre, mais que demain il sera mort, c'est-à-dire autre ou rien.
    De cette confrontation où Jean Leonetti s'est illustré en France, notamment par le vote de la loi qui porte son nom, ce livre dense et lucide est l'expression. " Robert BADINTER, Préface

  • Les évènements du 7 janvier 2015 ont révélé à la face du pays l'ampleur de la dégradation de son tissu social.
    Fruit de décennies de petites lâchetés et de grands renoncements, ces évènements tragiques placent chacun des responsables politiques, mais aussi tous ceux et celles qui exercent des responsabilités au sein de notre corps social, face à leurs responsabilités.
    De notre capacité à comprendre comment nous nous sommes retrouvés dans cette situation naîtra une faculté de reconstruire une société homogène, autour des valeurs fondamentales de la République Française, sur lesquelles il est urgent de ne plus transiger.
    L'existence (selon Manuel Valls lui-même) de 3 000 Français combattants potentiels, sur notre propre territoire, haineux contre notre propre système, génère des enjeux majeurs en termes de sécurité et d'avenir de notre cohésion. Elle pose également un défi particulier à l'ensemble de notre économie dont il est essentiel qu'elle ne soit pas paralysée par la violence.
    2015 sera décisive pour l'avenir de notre pays.

  • Délocalisations, chômage, crise économique et financière, peur de l´autre, perte du sens de la communauté nationale, fuite des cerveaux, déclin de l´Europe... Les Français considèrent la mondialisation comme une menace plus que comme une chance à saisir. Pourtant, aujourd´hui, c´est bien hors de nos frontières que se situent les marchés qui tireront vers le haut la croissance de notre pays. C´est en échangeant des idées et des hommes avec l´étranger que la France trouvera sa place et sera plus compétitive à l´international. Il est temps de nous ouvrir au monde, car c´est là que se joue notre avenir.



    Nicolas Tenzer est directeur de la revue Le Banquet. Auteur de rapports officiels sur la fonction publique et la stratégie internationale, il a également publié de nombreux ouvrages, dont Philosophie politique (PUF, 1994), Quand la France disparaît du monde (Grasset, 2008), Le Monde à l´horizon 2030 (Perrin, 2011) et La Fin du malheur français ? (Stock, 2011).

  • Pour la première fois, depuis la Libération au moins, un grand intellectuel catholique, connu pour sa familiarité tant avec l'hégélianisme qu'avec le marxisme, et aussi indépendant de la droite traditionnelle que de la gauche progressiste, s'attache au commentaire d'un document pontifical important : le message de Noël 1956 de S.S. Pie XII. Dans les deux premières parties, le R.P. Fessard développe la pensée du Pape sur la « contradiction » du monde où nous vivons, la tension entre la nature et l'histoire, la liberté et la tradition. Dans la troisième partie, l'éminent Jésuite s'attaque aux problèmes précis et actuels auxquels le Pape faisait allusion : la répression de Hongrie, la campagne franco-anglaise de Suez, la valeur de l'O.N.U., et le désarmement. Le chrétien intelligent et moderne évitait, en général, des références trop précises aux textes pontificaux. Le R.P. Fessard rompt, de manière spectaculaire, avec cette discrétion. À ce titre, sa "Libre méditation sur un message de Pie XII" constitue un véritable événement.

  • L´illettrisme, et l´échec scolaire en général, devrait nous interroger bien au-delà de nos préjugés. C´est un fait qui, plus de cent ans après Jules Ferry, met en cause notre système en profondeur. Pourquoi l´Education nationale fonctionne-t-elle si mal, en dépit de bataillons d´enseignants fervents ? Parce que la France vit d´un faux égalitarisme - qui produit les inégalités au marché noir -, parce que la planification ne mène nulle part, parce que nous croyons sottement que seuls les intellectuels sont intelligents, parce que le corporatisme qui a remplacé les idéologies n´a rien amélioré.La détresse du petit Pierre qui ne sait pas liredevrait sonner l´hallali de toutes nos idées reçues. Et nous engager dans la voie d´un libéralisme ordonné, de l´autonomie véritable des établissements, de l´université sélective et payante.Un plaidoyer pour le réalisme.Chantal Delsol, professeur des universités en philosophie et membre de l´Institut, est l´auteur d´ouvrages de philosophie, d´essais et de romans.

  • Voilà Oussama ben Laden éliminé. Depuis deux ans d´ailleurs, son courant islamiste jihadi, naguère encore capable des pires attentats, était discrédité dans tout le monde musulman.En matière de sécurité globale, quelles menaces, quels conflits désormais ? Le problème est grave, car l´Europe identifie mal ses ennemis. Or les combattre suppose de les connaître : comment préparer la défense de demain si l´on ignore tout de ceux qu´il faudra affronter ?Alors que, aujourd´hui, l´ennemi ne va plus de soi et que bandits et terroristes mutent et s´hybrident toujours plus, à l´heure où s´accroît la mondialisation criminelle, ce livre répond précisément à ces questions, grâce à l´apport croisé de la géopolitique et de l´expertise criminologique.Xavier Raufer est directeur des études au Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines à l´université Paris II et professeur associéà l´Institut d´étude du terrorisme et du crime organiséà l´université de science politique et de droit de Pékin.

  • À la veille des élections législatives de mars 1973, le club Nouvelle Frontière, présidé par Jean Charbonnel, ministre du Développement industriel et scientifique, présente à tous ceux qui refusent de décider sans savoir - et de voter sans comprendre - une radioscopie des oppositions. L'opposition, en 1973, c'est d'abord le Programme commun signé par les Communistes, les Socialistes et les Radicaux de gauche. Ce que révèle de nostalgies, d'inconséquences - et de duplicité - cette prétendue charte de l'unité, c'est ce que Nouvelle Frontière a voulu savoir ; sous les litanies rassurantes d'une vie peinte en rose, quels sont les grands choix nationaux qui sous-tendent le Programme commun ? Passant au fil d'une critique - souvent acerbe mais toujours rigoureuse - les institutions, la politique militaire, l'action internationale et le modèle économique rêvés par la Gauche, Nouvelle Frontière met en lumière les contradictions d'un projet qui ne doit qu'à son ambiguïté de n'être pas perçu immédiatement - et par tous - comme l'acte inaugural d'un désastre national. Mais l'opposition, en 1973, ce n'est pas seulement un texte, il y a aussi les forces politiques : où en sont centrisme réformateur, Parti communiste et Parti socialiste, près de quinze ans après l'établissement de la Ve République : c'est à quoi la seconde partie de cet ouvrage s'efforce de répondre, en décrivant « les trois visages de l'opposition ». Cette étude du club Nouvelle Frontière est suivie d'un véritable dossier d'information, composé d'une série d'analyses réalisées par des membres du club.

  • Si, malgré les crises et les atermoiements de la métropole, il reste encore temps de donner corps à la communauté franco-africaine, on n'a pas le droit d'ignorer que cette revendication spontanée des peuples d'outre-mer risque de perdre, très vite, auprès d'eux, son pouvoir d'attraction, pour laisser place à d'autres tentations. Cela, dans la mesure même où la France n'aura pas voulu tenir compte de l'appel que lui lancent, aujourd'hui encore, unanimes, les formations politiques et les représentants authentiques de l'Afrique noire. En septembre 1957, ceux-ci, comme celles-là, trouvaient à Bamako, sous les auspices du Rassemblement démocratique africain, une tribune du haut de laquelle s'exprimèrent toutes les opinions, tant de nos adversaires, que de nos partenaires. Pour avoir été le témoin de ces débats et avoir, depuis lors, suivi attentivement les évolutions qui en découlèrent, André Blanchet, grand reporter spécialisé dans les affaires du continent noir, est assurément fondé à s'alarmer de l'immobilisme qui, depuis Bamako, a empêché la France d'adapter aux exigences de la décolonisation ses rapports avec les territoires africains. Puisqu'il faut compter désormais avec l'opinion publique africaine, on saura gré à André Blanchet de faire revivre ici les journées ardentes de Bamako et, les connaissant tous personnellement, de nous présenter les interlocuteurs avec qui devraient s'élaborer, sans retard, les contrats d'un « Commonwealth français ».

  • La IVe République est morte de n'avoir su résoudre deux graves problèmes : l'affaire algérienne et la réforme de la démocratie. Son instabilité ne découlait pas du mode électoral, mais de l'extrême diversité de l'opinion publique, qui entraînait une incohérence funeste et amorale dans les moeurs politiques : ayant confondu souveraineté nationale et souveraineté parlementaire, les gouvernements n'avaient plus qu'à se réfugier dans l'immobilisme. Or, si l'armée a été l'occasion des changements politiques survenus depuis le 13 Mai, elle n'a pas agi pour prendre le pouvoir. Elle n'a fait que constater l'inexistence des institutions de la IVe République. Maintenant, la Ve République a pris le départ. Pourquoi était-elle inéluctable ? Où va-t-elle ? Sur quelles forces peut-elle s'appuyer et quelles factions doit-elle redouter ? Qu'est-ce qui a changé dans la morale politique du pays ? L'Algérie sera-t-elle l'écueil où se brisera la France ou, au contraire, la condition de son relèvement ? C'est à toutes ces questions que tente de répondre Michel Massenet dans ce livre brillant et perspicace, où il aide le lecteur à interroger l'avenir. S'il est vrai que, dans une démocratie comme la nôtre, l'autorité de l'État doit reposer d'abord sur la liberté des citoyens, sans qu'aucune de ces deux fonctions ne paralyse l'autre, alors oui, de Gaulle et la Ve République peuvent dissiper l'angoisse qui plane sur nous.

  • Pendant la dernière législature de la Quatrième République, le Centre national des indépendants et des paysans, par la voix de Roger Duchet, n'a cessé de réclamer la réforme de l'État, la défense de l'Algérie française, et la constitution d'un gouvernement de salut public. On trouvera, rassemblés ici, les éditoriaux de Roger Duchet dans « France indépendante », depuis les élections de janvier 1956, jusqu'au retour au pouvoir du Général de Gaulle. Tout au long d'une période de l'histoire contemporaine que les événements de Hongrie, l'affaire de Suez et l'aggravation du problème de l'Algérie, ont rendue dramatique, l'auteur n'a pas seulement lancé des cris d'alarme : il s'est attaché aussi à dégager les éléments d'une doctrine politique dynamique, réaliste, et adaptée à notre époque. La liberté de l'homme et l'autorité de l'État sont les fondements de la nation. Le progrès social est inséparable de la stabilité monétaire. Le jeu des partis ne doit, en aucun cas, trahir la volonté nationale. Au chevet de la Quatrième République, comme à la naissance de la Cinquième, voilà ce que pensent les indépendants, qui sont aujourd'hui une des plus puissantes forces politiques du pays.

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