Pocket (réédition numérique FeniXX)

  • "Pourquoi Clemenceau ? Peut-être une nostalgie, la nostalgie d'un homme d'État à l'âme ardente et forte comme on en chercherait en vain de nos jours. Ah, on ne s'ennuyait pas avec lui ! Sa langue était terrible, sa plume aussi. C'est de lui que j'ai eu envie de tracer le portrait dans toute sa dimension, y compris dans ses traits les plus exécrables. Il en avait. Intolérant, cruel, impulsif, irascible, un monstre d'orgueil... Personnage hors du commun en une époque tumultueuse où la jeune République commençait à peine à s'enraciner dans la nation, toute sa vie a été un long combat pour la défense de ses idéaux de jeunesse, liberté et justice. (...) Le pays l'a adoré, tandis qu'il le tenait, aux heures sombres de la guerre de 14, à bout de bras ; les femmes l'ont aimé jusqu'à son dernier souffle ; ses contemporains l'ont parfois haï ; le pouvoir lui est venu tard mais, alors, quel usage il en a fait !" Françoise Giroud

  • Les marchés financiers régulent aujourd'hui l'économie mondiale. Cet état de fait qui n'ira qu'en s'amplifiant n'est certainement pas à considérer comme un épouvantail menaçant les libertés individuelles ou nationales : c'est tout au contraire par une meilleure compréhension des mécanismes de la mondialisation que l'intérêt sera servi. Tel est le défi que le pouvoir politique doit relever sans tarder, sans quoi le pays connaîtra un déclin inéluctable. Ce nouvel essai d'Alain Minc se clôt sur une "Lettre ouverte à Lionel Jospin" : "La France - écrit-il notamment - a, en main, toutes les cartes qui lui permettraient de vivre une mondialisation heureuse. Son seul drame, le chômage de longue durée, est à portée d'une solution : il existe pour en sortir deux cheminements d'esprit libéral, l'un de droite, l'autre de gauche ; à condition de ne pas se tromper de diagnostic et de faire preuve de continuité. Mais, au lieu de prendre progressivement cette voie, notre pays continue à s'égarer dans des débats économiques qui font rire le monde entier. Il ne renonce pas à trouver un modèle sans équivalent ailleurs, comme s'il allait, seul dans l'univers, inventer une solution miracle."

  • Riches, les Européens auraient tout pour être heureux. Pour la première fois de leur histoire, deux générations consécutives n'ont connu ni la guerre ni la faim. Pourtant, le Vieux Continent, et particulièrement la France, est devenu la plus triste usine à chômeurs et la plus terrible machine à exclure la jeunesse. On dit : le chômage est inéluctable. Faux ! On dit : le progrès technique écrase l'homme. Faux ! Un livre pour contredire cette vision pessimiste, fondée sur des raisonnements inexacts, et proposer des solutions d'avenir à l'Europe rose : privatiser des HLM pour les jeunes défavorisés, un programme nataliste européen, les 35 heures en priorité pour les jeunes parents, un regard nouveau sur les femmes actives, un revenu citoyen pour tous, la retraite à 70 ans, une politique macro-économique européenne plus rapide et plus accommodante... Des graphiques surprenants pour démontrer et convaincre.

  • L'évolution scientifique et technologique des deux derniers siècles a généré une société d'exclus n'ayant plus accès à la dignité. Pour Xavier Emmanuelli, l'exclusion engendre tout à la fois une rupture et un chemin d'espérance : l'homme abandonne un vieux monde sans comprendre encore le monde nouveau qui se cherche. Fort de cette réflexion, il nous invite à développer un "humanitaire" qui ne soit pas une solidarité technicienne, mais bien une véritable attention, une compassion. Tant il est vrai que, bien loin de la lutte sociale, les seules forces capables de restructurer l'homme et la société sont la fraternité et l'amour.

  • À une femme qui lui demandait comment bien élever son enfant, Freud répondit : "Faites comme vous voulez, de toute façon ce sera mal." Que la plupart des mères aiment leurs enfants, c'est certain. Qu'elles les aiment d'un amour généreux et éclairé, c'est moins sûr. Car l'amour maternel, si l'on en juge par ce qu'il produit, est loin d'être toujours bénéfique. Lieu de toutes les contradictions, lourd de conflits potentiels, par ses excès comme par ses carences, c'est sans doute le composé le plus dangereux, le plus explosif que la chimie des affects ait jamais inventé. Comment alors être une bonne mère ? Au fil de cette enquête où alternent tranches de vie, témoignages, réflexions et analyses, Maurice T. Maschino a donné la parole à une centaine de mères et à de nombreux spécialistes. Il peint un tableau assez surprenant de la fonction maternelle, qui choquera sans doute tant il est convenu de la célébrer.

  • "Pourquoi Clemenceau ? Peut-être une nostalgie, la nostalgie d'un homme d'État à l'âme ardente et forte comme on en chercherait en vain de nos jours. Ah, on ne s'ennuyait pas avec lui ! Sa langue était terrible, sa plume aussi. C'est de lui que j'ai eu envie de tracer le portrait dans toute sa dimension, y compris dans ses traits les plus exécrables. Il en avait. Intolérant, cruel, impulsif, irascible, un monstre d'orgueil... Personnage hors du commun en une époque tumultueuse où la jeune République commençait à peine à s'enraciner dans la nation, toute sa vie a été un long combat pour la défense de ses idéaux de jeunesse, liberté et justice. (...) Le pays l'a adoré, tandis qu'il le tenait, aux heures sombres de la guerre de 14, à bout de bras ; les femmes l'ont aimé jusqu'à son dernier souffle ; ses contemporains l'ont parfois haï ; le pouvoir lui est venu tard mais, alors, quel usage il en a fait !" Françoise Giroud

  • Les marchés financiers régulent aujourd'hui l'économie mondiale. Cet état de fait qui n'ira qu'en s'amplifiant n'est certainement pas à considérer comme un épouvantail menaçant les libertés individuelles ou nationales : c'est tout au contraire par une meilleure compréhension des mécanismes de la mondialisation que l'intérêt sera servi. Tel est le défi que le pouvoir politique doit relever sans tarder, sans quoi le pays connaîtra un déclin inéluctable. Ce nouvel essai d'Alain Minc se clôt sur une "Lettre ouverte à Lionel Jospin" : "La France - écrit-il notamment - a, en main, toutes les cartes qui lui permettraient de vivre une mondialisation heureuse. Son seul drame, le chômage de longue durée, est à portée d'une solution : il existe pour en sortir deux cheminements d'esprit libéral, l'un de droite, l'autre de gauche ; à condition de ne pas se tromper de diagnostic et de faire preuve de continuité. Mais, au lieu de prendre progressivement cette voie, notre pays continue à s'égarer dans des débats économiques qui font rire le monde entier. Il ne renonce pas à trouver un modèle sans équivalent ailleurs, comme s'il allait, seul dans l'univers, inventer une solution miracle."

  • L'évolution scientifique et technologique des deux derniers siècles a généré une société d'exclus n'ayant plus accès à la dignité. Pour Xavier Emmanuelli, l'exclusion engendre tout à la fois une rupture et un chemin d'espérance : l'homme abandonne un vieux monde sans comprendre encore le monde nouveau qui se cherche. Fort de cette réflexion, il nous invite à développer un "humanitaire" qui ne soit pas une solidarité technicienne, mais bien une véritable attention, une compassion. Tant il est vrai que, bien loin de la lutte sociale, les seules forces capables de restructurer l'homme et la société sont la fraternité et l'amour.

  • Riches, les Européens auraient tout pour être heureux. Pour la première fois de leur histoire, deux générations consécutives n'ont connu ni la guerre ni la faim. Pourtant, le Vieux Continent, et particulièrement la France, est devenu la plus triste usine à chômeurs et la plus terrible machine à exclure la jeunesse. On dit : le chômage est inéluctable. Faux ! On dit : le progrès technique écrase l'homme. Faux ! Un livre pour contredire cette vision pessimiste, fondée sur des raisonnements inexacts, et proposer des solutions d'avenir à l'Europe rose : privatiser des HLM pour les jeunes défavorisés, un programme nataliste européen, les 35 heures en priorité pour les jeunes parents, un regard nouveau sur les femmes actives, un revenu citoyen pour tous, la retraite à 70 ans, une politique macro-économique européenne plus rapide et plus accommodante... Des graphiques surprenants pour démontrer et convaincre.

  • A-t-on tiré les enseignements de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement du régime soviétique qui s'ensuivit ? Dix ans à peine après ces événements majeurs du XXe siècle, il semblerait qu'au rêve totalitaire avorté ait succédé dans l'esprit de la gauche internationale le projet d'un retour aux sources de la doctrine communiste. Le déni de l'Histoire n'aura pas suffi et, par un invraisemblable retournement de situation, c'est aujourd'hui le procès du libéralisme qu'instruisent les élites socialistes.

  • A-t-on tiré les enseignements de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement du régime soviétique qui s'ensuivit ? Dix ans à peine après ces événements majeurs du XXe siècle, il semblerait qu'au rêve totalitaire avorté ait succédé dans l'esprit de la gauche internationale le projet d'un retour aux sources de la doctrine communiste. Le déni de l'Histoire n'aura pas suffi et, par un invraisemblable retournement de situation, c'est aujourd'hui le procès du libéralisme qu'instruisent les élites socialistes.

  • 1943 : grâce à l'invention de nouveaux appareils respiratoires qui permettent de réelles plongées profondes, l'univers océanique livre pour la première fois ses secrets. Le commandant Cousteau crée alors son "Groupe de recherches sous-marines". Recherche d'épaves, naissance de l'archéologie sous-marine, rencontres avec des monstres marins vite démasqués, premières expériences de l'"ivresse des profondeurs", narcose parfois mortelle : plaisir et dangers mêlés, c'est aux premiers pas de la découverte d'un continent, que nous fait assister le commandant Cousteau. "Le monde du silence" est le premier volume du journal de voyage du commandant Cousteau. De 1943 à 1950 environ, il y relate les étapes fondatrices d'une aventure exceptionnelle : l'odyssée sous-marine !

  • Mlle Couturier a soixante-dix ans. Une passion, celle de la terre, l'a profondément enracinée à sa petite ferme, dont l'a frustrée, vingt ans plus tôt, Garcia, le seigneur du lieu. Recueillie à la « Grande Ferme » par Garcia, elle a pris en main, sans coup férir, la direction du domaine. A petits pas, cuvant sa haine et méditant sa vengeance, Mlle Couturier arpente la propriété de Garcia, laissant remonter en elle du fond du passé tout ce qui fut sa vie, sa joie, sa raison d'être : la terre, d'abord ; l'amour d'un homme ensuite, avec qui elle a vécu un an dans une merveilleuse paix de l'âme et des sens avant qu'il disparût ; enfin, unissant ces deux passions à la façon dont une maternité eût pu le faire, la cathédrale de roseaux, chef-d'oeuvre fou qu'elle a élevé de ses mains au long de ses solitaires soirées, durant des années, à la façon des palais surréels du facteur Cheval. Abattue « la Roselière », disparu l'amour, détruite la cathédrale, Mlle Couturier, comptant ses trésors perdus et ressassant les comptines de son enfance, s'enfonce dans une verte vieillesse, plus proche que jamais de cette terre dont nulle force au monde ne peut plus la déposséder.

  • Ce recueil, Tribaliques, que nous présentons en sixième édition a obtenu le Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire. Il contient huit nouvelles qui sont autant de portraits. Huit portraits qui dépeignent autant des individus que la société dans laquelle ils vivent. Huit histoires fortes, variées, bien écrites, qui, sans avoir l'air d'y toucher, abordent quelques problèmes essentiels de l'Afrique moderne et les passent au crible d'une critique toute de finesse et de discernement.

  • Arrivé tout droit de New York, un petit black qui n'a pas 13 ans se retrouve en cavale dans les rues de Paris... S'il avait encore sa famille et si la mafia n'avait pas passé un contrat sur sa tête, on pourrait le croire en vacances. Sa vie, il ne la doit qu'à son astuce et à ses jambes de danseur en herbe, et aussi à la rencontre providentielle du commissaire David Lansky et de sa bande d'irréductibles qui sont là pour le sortir des griffes d'un envoûtant "parrain"...

  • - Quels sont vos nom, prénom, âge et profession ? - Roumajon Yves, 62 ans, psychiatre. - Vous avez été commis pour examiner l'accusé et procéder à l'examen psychiatrique. Vous jurez de rendre compte de vos recherches et constatations en votre honneur et conscience. Levez la main droite et dites : « Je le jure »... Le docteur Roumajon a passé de longues heures en face de personnages étranges comme Claude Buffet, deux fois assassin, condamné à mort et guillotiné, Patrick Henry, meurtrier d'un enfant, qui sauva sa tête à Troyes après un procès qui divisa la France, Lucien Léger, « l'Étrangleur », Jean-Charles Willoquet, Pierre Goldman, exemple d'une reconversion étonnante. Il a aussi écouté les confidences de centaines de gosses qui peuplent le quartier qui leur est réservé à Fresnes et de ceux qu'il a accueillis dans le centre qu'il a fondé à Vauhallan, près de Paris. A travers ces récits - dont certains sont déchirants -, ce qu'il montre, c'est l'incroyable gâchis qui est fait parce que la société et l'opinion s'en tiennent à des idées toutes faites sur la délinquance juvénile, les rapports de la psychiatrie et de la justice, les peines qui doivent être appliquées, les traitements qui conviennent.

  • Ma soeur Alexine et moi, nous naquîmes dans une salle d'hôpital, la veille de Noël. Mon père, Félix Dorvenne, exerçait la profession de serrurier. Il gagnait de bonnes journées, lorsqu'il travaillait. Mais il lui plaisait beaucoup mieux de discuter pendant des heures à une table d'estaminet, en sirotant un café ou une inoffensive limonade, car il détestait l'alcool et ne se grisait que de tirades révolutionnaires, d'aspirations véhémentes vers l'âge d'or du prolétariat vainqueur. Et, en attendant que le flot des prospérités se déversât sur la classe ouvrière, Félix Dorvenne laissait manquer les siens du nécessaire. Voilà pourquoi nous vîmes le jour à l'hôpital. Et ce fut par un juron furieux que mon père accueillit la nouvelle.

  • François et Camille, jeune couple comblé, semblent destinés à de longues années de bonheur. Très vite, pour Camille, le rêve doré se mue en cauchemar. Sournoisement s'est installée en elle, à la naissance de son premier enfant, une angoisse si forte de la mort que sa vie entière se met à sonner faux : solitude, peur, haine de soi et des autres deviennent ses compagnes familières. Prise au piège, Camille tentera désespérément de redonner un sens au mot Amour, de retrouver François - un François qui vit, léger, à la surface des choses - par-delà ce monde obscur et violent où elle se débat. L'art de Marie Cardinal, son sens aigu des réalités immédiates, sa poésie abrupte et chaleureuse à la fois, donnent à ce roman des profondeurs un accent inoubliable.

  • Marthe Richard n'a rien résolu... Si les maisons de tolérance ont disparu, si les hôtels de passe ferment les uns après les autres, l'homme à la recherche de l'âme-soeur contre espèces sonnantes peut toujours se procurer l'adresse d'un « clandé », d'un bar accueillant ou d'un restaurant dont les spécialités les plus épicées ne figurent jamais au menu. Quant aux grandes nouveautés : les salons de massage très spéciaux ou les théâtres porno, nul besoin de longues recherches pour en connaître l'adresse : il suffit pour cela de se reporter à son hebdomadaire de spectacles préféré. L'auteur de cet ouvrage n'a eu que l'embarras du choix pour sélectionner dans les classeurs des inspecteurs de la Brigade des Moeurs ces Dossiers brûlants.

  • Saviez-vous qu'il existe dans la banlieue parisienne une « maison », bien spéciale, dont la vedette répondant au doux nom de Marinette est une chèvre ? Saviez-vous que certains services hospitaliers doivent souvent intervenir pour secourir des homosexuels trop ambitieux, qui ont cru que l'on pouvait impunément flirter avec des bouteilles vides, toute une panoplie de légumes, ou - record absolu - une boule d'escalier ? Saviez-vous que des clients spéciaux vont se faire crucifier dans des maisons tout aussi spéciales, et que l'un d'eux en est mort ? Saviez-vous que pour d'aucuns, la forme suprême de l'amour consiste à introduire une femme dans une carcasse de vache reconstituée, peau comprise ? Effarant ! Et pourtant, un ancien « principal » de la Mondaine vous le dit : tout cela, et bien plus encore, est vrai !

  • Jérôme Fabre a quinze ans. Il a grandi dans le joyeux désordre des bohèmes de Montmartre. Son père, Daniel, qui est peintre, n'a trouvé son équilibre ni dans son art ni dans ses amours avec Julia. Le même feu brûle dans la passion difficile qui lie Daniel à Julia et dans le premier émoi de Jérôme. Ce livre, tout en nuances, est simplement l'histoire tendre et parfois cruelle de la poursuite du bonheur. Cécile Aubry nous la conte avec une pudeur et une sensibilité rares. Ce roman a inspiré l'un des plus célèbres feuilletons télévisés, réalisé par Cécile Aubry, avec son fils Mehdi dans le rôle du jeune Fabre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un drame intime, qui se déroule tantôt dans la société mêlée des salons où l'on ne s'ennuie pas, tantôt dans le milieu émouvant d'une ambulance pyrénéenne ou parmi les existences un peu cloîtrées de la province. Mlle Elys de Valromée, qu'en dépit de ses dix-huit ans on appelle Madame la Chanoinesse, n'a pas fait voeu de célibat en entrant dans le chapitre de Sainte-Edwige, mais s'est persuadée qu'elle ne se mariera jamais. Ne se trompe-t-elle pas ?

  • Les Desmichels Les terres de la Guirande, en Provence, sont entrées dans la famille Michel par le mariage de Vincent Michel avec Fleurie Guirand. Leur fils Laurent a voulu épouser Thérèse Aiguier pour utiliser sa fortune à les mettre en valeur, mais c'est son fils Firmin qui, par son union avec la riche Félicie Venel, a fait la prospérité du domaine, entraînant le changement de nom de la famille de « Michel » en « Desmichels » (cf. Nans le berger). Comme bien des arbres, Laurent avait fait double souche : Pascal Nans est le fils qu'il a eu de sa servante Pascaline. Ce Nans sera le vrai père d'Antoine, le premier fils de Firmin et de Félicie. (Cf. Grand-Cap, Le Pain des pauvres et Les Forces vives). Après Antoine sont nés Sébastien, Pierre, Marguerite, Louise, Florestan et Rosine. De Rosine et de Marcel Jouve naît Aubette (cf. La Demoiselle). Enfin Le Figuier stérile relate la destinée de Marguerite et Travaux celle de sa fille Vincente. LES FORCES VIVES Il fut un temps où vivaient au moulin de Sinssol, en Provence, des gens heureux qui s'appelaient Ollivier et Sylvaine Desmichels. Deux fils leur étaient nés, Arnaud et Sylve, puis une fille : Fleurie. Son menu de baptême était à peine composé qu'une bombe tua Ollivier. C'était la guerre. Ensuite ? Quelqu'un a rendu la guerre impossible et chacun ne s'est plus occupé que d'utiliser pacifiquement les ressources de la science ou de les approfondir pour le bien de tous. Mais, si les frères de Fleurie exploitent leurs domaines en savants depuis leur laboratoire, elle, par contre, s'intéresse moins aux secrets des éprouvettes qu'à ceux de sa famille. Elle a l'ambition de la réunir à Grand-Cap à l'occasion de ses vingt ans et se plonge avec passion dans son enquête pour savoir ce que furent les siens. On l'a compris, c'est dans un climat d'anticipation utopique que Thyde Monnier récapitule l'histoire des paysans nés sur la terre de la Guirande et donne sa conclusion à la suite romanesque où elle a peint avec ferveur et réalisme la vie ardente des Desmichels.

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