Presses Universitaires de France

  • La compensation carbone est un artefact économique à l'usage des collectifs et des particuliers. Elle entend contrebalancer des émissions de gaz à effet de serre par le financement de projets techniques réduisant d'autres émissions comparables. Mais ce marché créé de toutes pièces est-il fiable ? Est-il réellement un outil de lutte volontaire contre le changement climatique ou n'est-il qu'un leurre favorisant la persistance de nos modes de vie ? Quelle est l'idée de responsabilité et de justice - entre le Nord et le Sud notamment - portée par la compensation ? Le débat est plus que jamais d'actualité, en réponse au succès croissant de ce marché mais aussi à la nécessité désormais reconnue d'agir vite et sans détour contre les effets dommageables de nos activités. Répondre à ces questions dépasse la simple analyse critique : poser un regard sur la compensation, c'est aussi s'interroger sur nos fonctionnements psychologiques et sociaux, ainsi que sur les valeurs qui les sous-tendent.

  • Le défi climatique appelle une mutation sans précédents de nos sociétés. Au Nord comme au Sud, il faudra bouleverser les modes de vie, changer les habitudes en matière de logement, de transport et d'alimentation. Ces changements, qui n'auront de sens qu'à l'échelle planétaire, remettent en cause notre mode de développement. Comment parvenir à réduire notre consommation d'énergie et nos émissions de gaz à effet de serre tout en répondant aux besoins essentiels de chacun ? Comment au Nord inventer une économie sans carbone tout en préservant les grands équilibres sociaux et économiques ? Comment au Sud sortir de la pauvreté sans compromettre par un surcroît d'émissions de CO2 le bien-être des générations futures ?
    Il est impossible de surmonter de telles difficultés sans innovations en termes de politiques publiques. Ce livre dresse un état des lieux international des nouveaux instruments et politiques possibles, touchant tant la fiscalité, les normes, les investissements, que la justice sociale, qui pourraient rythmer nos vies au cours du XXIe siècle.

  • Il est temps aujourd'hui de jeter un regard rétrospectif sur les tentatives de réformes environnementales conduites sous l'égide du développement durable ces dernières décennies. Ce livre nous éclaire, dans un langage vivant et toujours informé, sur les succès et échecs enregistrés et leurs raisons structurelles. Diminution des nuisances dans les pays riches mais augmentation des flux de matières et d'énergie dans le monde ; industriels et consommateurs limités dans leurs engagements par les modes de fonctionnement économique ; et dans l'opinion publique, une évolution sans révolution.
    Contesté par les mots d'ordre de décroissance ou ceux d'une sortie de crise minorant les contraintes écologiques, le développement durable demeure un principe légitime. Mais il est forcé de redéfinir les conditions de son opérationnalité.
    Cette synthèse, basée sur de nombreuses données, articule les analyses politiques, sociales et les sciences environnementales pour dresser un bilan nuancé des améliorations constatées et des menaces croissantes.

  • Avec une population de 9 milliards à l'horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n'échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu'on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d'une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques ? Comment dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble ? Sur quels leviers nous appuyer ? À quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno-scientifique ?
    Cet ouvrage traite de l'avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Un tel ensemble de réflexions fait suite au « Pacte écologique » et aux prises de position de la Fondation Nicolas Hulot présentées ici, donnant lieu à une série de contributions aux signatures prestigieuses sur ce que pourrait être une société sobre et désirable.

  • Le développement durable a été créé par la communication des entreprises pour réenchanter l'économie et fournir un thème consensuel sur nos modes de développement. À partir de nombreux travaux scientifiques internationaux, l'auteur démontre que la communication sur le développement durable, loin de relégitimer la place de l'entreprise, engendre des effets pervers qui vont bien au-delà des simples attaques en greenwashing.

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