Presses de l'Université du Québec

  • Pour qui s'intéresse à l'évolution du travail au Québec, le passage à un régime néolibéral au tournant des années 1980 renvoie à un concept : la flexibilisation. Trente ans plus tard, avec la montée en flèche du nombre d'emplois atypiques, force est de constater que flexibilité rime aussi avec précarité, l'emploi atypique se distinguant trop souvent par une moindre rémunération et un accès restreint aux multiples formes de protection sociale. Comment le syndicalisme peut-il s'ajuster aux besoins différenciés d'une main-d'oeuvre de plus en plus diversifiée et employée sur des marchés du travail toujours plus segmentés ?

    L'auteur nous invite à penser le marché du travail à partir de sa périphérie, et à réfléchir à l'innovation syndicale à partir des pratiques, des stratégies et des revendications d'organisations de travailleurs se situant sur les marges de la société salariale. Dans une démarche qui vise le rajeunissement, voire la métamorphose du syndicalisme, il porte attention aux possibilités d'innovation sous-tendue par la nouvelle configuration du travail dans le capitalisme d'aujourd'hui.

    Pour ce faire, il présente un état des lieux du travail sur les marchés périphériques au Québec, en accordant une place prépondérante aux expériences des travailleurs, puis expose des pistes de réflexion sur le renouvellement de la théorie syndicale et sur le redéploiement de l'action syndicale au Québec. Enfin, il propose cinq études d'expériences portées, ici et maintenant, par des travailleurs atypiques et des organisations syndicales soucieuses de répondre à leurs besoins différenciés en matière d'organisation collective.

    L'ouvrage nous montre que les organisations de travailleurs demeurent déterminantes et constituent l'une des pistes majeures à explorer afin de repenser l'articulation des mobilisations et l'émancipation sociales à l'ère de la mondialisation néolibérale.

  • Ouvrage clé permettant de comprendre le rôle politique des fondations subventionnaires, le présent collectif est la première grande synthèse de l'histoire de la philanthropie canadienne et québécoise.

    Dès le début du XXe siècle, la dimension sociopolitique des organisations philanthropiques a été remise en question : quelle légitimité d'action pouvaient avoir des acteurs privés fortunés dans le domaine de l'entraide ? Cet ouvrage répond à cette question en se basant sur une variété de travaux dirigés par différentes équipes de recherche.

    Plusieurs thèmes centraux sont abordés : survol historique et comparatif du rôle des fondations, au Québec, au Canada et ailleurs ; proposition de classification théorique et empirique des fondations ; caractérisation des relations entre les différents acteurs de l'éco­système philanthropique ; identification des stratégies mobilisées par ces différents acteurs ; réflexions sur le rôle des fondations dans la création de politiques publiques... Ce livre propose une vue d'ensemble éclairante du secteur de la philanthropie subventionnaire qui, malgré son champ d'action restreint, demeure fondamental dans les reconfigurations sociales en cours.

  • La crise du fordisme et l'essor de la société du savoir appellent un changement des relations entre la science et la société. Afin de penser de nouvelles politiques sociales et économiques et de favoriser l'innovation, il faut briser les vieux schémas de production des connaissances et construire de nouveaux liens entre le producteur et le consommateur de savoirs. Le chercheur n'est plus le seul à interroger le réel ; les acteurs sociaux s'immiscent dans la dynamique de la recherche. Dans ce contexte propice à la reconnaissance des différentes formes de savoirs et à la collaboration, la recherche partenariale prend une importance grandissante.

    Cet ouvrage porte d'ailleurs sur la recherche partenariale. Il présente un ensemble de contributions qui incluent à la fois des réflexions théoriques sur le processus de recherche partenariale et des comptes rendus de recherches réalisées par des chercheurs du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) en collaboration avec des acteurs de la société civile. Il illustre la richesse d'une méthode de travail dont la portée se mesure à l'aune d'une volonté affirmée des chercheurs qui y recourent de participer au processus de démocratisation de la production des connaissances.

  • Les auteurs analysent les formes daction collective novatrices qui émergent depuis la crise de 2008 et posent les jalons dun nouveau modèle de mondialisation construit autour de linclusion, de la solidarité et de lécologie. Leurs contributions sont issues du 3e colloque international tenu par le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) en avril 2011.

  • Avec la crise, la société québécoise, comme la plupart des sociétés, traverse une période de mutations profondes, une période lourde en défis mais fertile en innovations. Ce livre montre comment l´économie sociale participe à l´invention d´un autre modèle de développement.

  • Ce livre illustre la capacité innovante des universités en regard de la troisième composante de leur mission : l´extension universitaire et les services à la collectivité. Il apporte une contribution originale au nécessaire débat sur le rôle des universités dans le développement des collectivités qu´elles desservent, par une collaboration entre des chercheurs québécois et brésiliens.

  • Comment s'est construite l'approche québécoise de l'innovation sociale, qui aujourd'hui fait école? Cet ouvrage présente la trajectoire intellectuelle empruntée par Benoît Lévesque et divers collaborateurs proches des milieux sociaux pour étudier et expérimenter d'autres façons de produire de la richesse.

  • Les innovations sociales, à la manière de bougies d'allumage, engendrent des actions collectives qui proposent des solutions différentes de celles des pratiques dominantes en mettant l'économie au service des personnes et de la société. Or la simple multiplication des innovations sociales ne peut générer la transformation sociale à elle seule. La mise en relation des mouvements sociaux et de leur visée émancipatoire est nécessaire pour façonner de nouvelles normes et règles et mettre en place de nouveaux sentiers institutionnels. Ce sont certains de ces nouveaux sentiers que montrent les textes regroupés dans cet ouvrage. Fruit du ive Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales, il expose les enjeux que pose la trans-formation sociale par l'innovation sociale et les documente par des illustrations ciblées sur des thématiques ou des expériences précises. Une discussion théorique sur le lien entre l'innovation sociale et la transformation sociale est d'abord proposée, puis les méthodes d'analyse de l'innovation sociale, le partage de connaissance entre les chercheurs et les acteurs sociaux, le rôle de l'État et des politiques publiques, l'économie solidaire et la place de l'entreprise sociale sont abordés. L'ensemble des textes analytiques et des textes illustratifs de cet ouvrage offre des pistes de réflexion sur la transformation sociale par l'inno-vation sociale, c'est-à-dire sur la façon dont certaines expérimen-tations aboutissent à la transformation de la société. L'ouvrage met ainsi de l'avant le rôle des citoyens et des organisations qui travaillent pour le bien-être des collectivités en expérimentant des solutions à leurs problèmes et en se mobilisant pour exiger leur reconnaissance. Il vise à poser les jalons pour comprendre et participer à la reconstruction sociale déjà à l'oeuvre, dans le but de la renforcer.

  • Le présent ouvrage se veut une étude en profondeur du fonds de travailleurs Fondaction dont l'objectif principal, relevant à certains égards d'une utopie concrète, est d'investir l'épargne-retraite dans des entreprises qui favorisent la participation des travailleurs et qui se préoccupent de l'environnement. L'ouvrage vise à faire découvrir au lecteur comment ce projet de fonds a été construit à partir d'une centrale syndicale, la CSN, considérée comme la plus combative de son époque. L'entreprise collective qu'est Fondaction est un cas exemplaire du modèle québécois de développement de deuxième génération qui ouvre sur un autre modèle de développement.

    La première partie de ce livre porte sur l'origine de Fondaction et sur ses phases de développement selon les dimensions suivantes : la croissance quantitative et qualitative, les investissements dans les entre­prises, et la gouvernance et le mode de gestion. Chacun de ces aspects présente des défis différents, mais les avancées des dernières années se font grâce au renforcement d'objectifs précis, à l'élargissement de l'écosystème et à la réalisation d'un changement d'échelle - avec, entre autres, l'investissement d'un milliard de dollars dans plus de mille entreprises. La seconde partie, plus analytique, porte sur deux thématiques transversales : le positionnement dans la finance socialement responsable et la contribution à l'économie du Québec. En conclusion, les auteurs suggèrent que Fondaction s'inscrit dans une transition écologique et sociale qui lui permet d'établir des passerelles entre l'économie solidaire, l'économie sociale et la responsabilité sociétale des entreprises.

    Cet ouvrage s'adresse à quiconque veut en savoir plus sur l'économie sociale et la finance socialement responsable et, plus précisément, sur le fonds de travailleurs Fondaction.

  • Dans un contexte de multiplication des expériences innovatrices, le présent ouvrage veut faire reconnaître les pratiques émergentes comme étant valables et justes, et montrer leur capacité à transformer le monde. Ainsi, les auteurs prônent le passage d'une vision minimaliste de l'innovation sociale, selon laquelle les acteurs sociaux et communautaires agissent de manière à pallier l'« austéritarisme » gouvernemental et les insuffisances provoquées par le marché, à une approche plus large, orientée vers une véritable transformation sociale, économique et territoriale. Cette approche rappelle que les objectifs du développement économique doivent être soumis aux impératifs sociétaux et environnementaux.

    Ainsi, lutter pour faire reconnaître le pouvoir de la société civile de réinventer le monde, c'est réagir au déni de l'alternative, si présent dans le discours des décideurs. C'est aussi donner à voir des initiatives peu valorisées par ces discours, parce qu'elles ne s'inscrivent pas dans leur logique économique, laquelle est essentiellement productiviste et destructrice.

    Penser la transition, c'est réimaginer des institutions et des pratiques capables d'accroître la capacité des collectivités à favoriser le bien commun. C'est affirmer qu'une société créative et innovatrice devrait adhérer à une vision large de l'innovation, orientée vers le développement économique, mais aussi vers la création d'un écosystème d'innovation où les progrès technologiques et sociaux se croisent et se complètent, écosystème qui devrait repenser les rapports inégalitaires entre les genres, les populations et les territoires.

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