Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • La thèse soutenue dans ce livre est que le développement de la rationalité ne peut se réduire à la substitution majorante de structures nouvelles, comme le pensait Jean Piaget, mais que se développer, c'est aussi et souvent inhiber une structure concurrente. L'histoire du concept d'inhibition est longue et diverse et semble connaître aujourd'hui un souffle nouveau en psychologie cognitive.

  • Le raisonnement intervient de façon manifeste, ou non, dans diverses activités. Il a suscité en psychologie un nombre croissant de recherches qui ont privilégié la déduction, et ont conduit à plusieurs théories hégémoniques. Un résultat bien établi est que les individus font intervenir divers critères étrangers à la logique classique. Polymorphisme du raisonnement humain propose un examen de ces travaux, complété par celui de formes de raisonnement non déductif encore peu étudiées : l'induction, l'abduction, le raisonnement avec des informations incertaines, la non-monotonie. L'auteur conteste le postulat d'un mécanisme inférentiel, unique ou fondamental, adopté par les théories de la logique mentale et des modèles mentaux, et envisage diverses formes de rationalité de la pensée. Une conception pluraliste est proposée, qui se réfère à la coexistence de deux modes inférentiels fondamentaux susceptibles d'opérer, isolément ou conjointement et, dans ce dernier cas, avec des résultats divergents ou convergents. L'ouvrage s'adresse aux étudiants de 2e et 3e cycles, ainsi qu'aux enseignants et aux chercheurs, en psychologie et disciplines connexes des sciences cognitives.

  • Un savant irlandais du XVIIe siècle s'est demandé si un aveugle-né à qui la vue serait restituée saurait reconnaître visuellement une sphère d'un cube sans les avoir touchés. Cette question est examinée à la lumière des sciences cognitives, tant en psychologie du développement, en psychologie expérimentale et dans les neurosciences qu'en philosophie de l'esprit.

  • « Une critique vigoureuse et fouillée d'une somme qui en sort non détruite mais pénétrée dans ses ombres et dénoncée dans ses erreurs » (Pierre-Henri Simon, Le Monde). « Une exécution brillante, motivée. Ce serait un éreintement si Mme Lilar ne discernait, derrière la thèse libertaire arrogante de S. de Beauvoir, l'antithèse qui la rectifie à l'insu de l'écrivain. Elle avait déjà pratiqué sur Sartre cette espèce de psychanalyse sympathique » (X. Tilliette, Études) « Ce qui fait la dignité de son attaque, c'est qu'elle respecte assez son adversaire pour la savoir digne de tels coups ! À vrai dire, les coups sont sévères... Critique brillante, ô combien ! Sous l'éclat de ce scalpel térébrant qui ne fait grâce de rien » (Geneviève Gennari, Les Nouvelles littéraires) « Suzanne Lilar achève de couler bas l'un des livres de la « pensée » contemporaine qui nous menèrent assez bien en bateau... Le Malentendu du Deuxième Sexe ouvre une tombe sous le pas de l'un des maîtres à penser de l'après-guerre » (Claude-Michel Cluny, Le Magazine littéraire) « Un essai irrespectueux... Suzanne Lilar ne doute de rien » (Une Semaine de Paris) « Cela crépite comme un orage de grêle sur un toit de tôle ! » (Jean Prasteau, Le Figaro littéraire) « Un ouvrage cinglant, mordant, parfois très dur, écrit pourtant avec une sorte de froideur logique qui, comme au moyen d'un puissant projecteur, jette une lumière impitoyable sur l'amas considérable et confus des arguments du Deuxième Sexe... Suzanne Lilar jette les bases d'un nouveau statut de la femme, en s'appuyant sur des données biologiques certaines » (Josiane Duranteau, L'Éducation) « Une analyse lucide et sans complaisance » (Les Nouvelles littéraires) « Un livre très pertinent » (Geneviève Dormann, L'Actualité).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La psychologie cognitive de l'audition étudie les processus permettant au cerveau de traiter avec rapidité et efficacité les structures sonores de notre environnement. Elle s'affirme aujourd'hui comme un champ de recherche à part entière, encore mal connu de l'ensemble de la communauté scientifique et d'autres secteurs d'activités directement concernés par l'environnement sonore : secteurs industriels et technologiques, artistiques. L'objectif des journées organisées par le groupe Audition de la Société française d'acoustique en 1991 à l'IRCAM était de présenter de façon didactique l'ensemble des thèmes qui y sont abordés. Des spécialistes nord-américains et européens de l'organisation perceptive, de la mémoire, de l'attention, de la psychologie de la musique, de la neuropsychologie et de la psychologie du développement y ont présenté les principales recherches effectuées dans leurs domaines respectifs. Penser les sons rassemble ces contributions et fait ainsi le point sur les connaissances actuelles relatives à la cognition auditive. Il s'agit d'une introduction aisée à cette problématique pour les étudiants et chercheurs des différentes disciplines des sciences cognitives et, plus largement, pour tout lecteur intéressé par l'environnement sonore.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Il est grand temps de manquer de respect à Simone de Beauvoir ; il est grand temps de profaner Le Deuxième Sexe. » C'est une femme qui parle ici. Elle montre qu'avant même d'avoir commencé son livre, S. de Beauvoir avait pratiquement pris parti contre le Féminin. A l'égard des différences entre l'homme et la femme, sa position est double. Il y a celles qu'elle conteste - en fait toutes celles qui ne sont pas incontestables - et qu'elle déclare purement historiques, c'est-à-dire artificielles et aliénantes. Et il y a les autres, celles que l'on ne peut récuser (les différences génitales, par exemple), dont elle ne veut retenir que le contexte culturel. En réalité - mis à part quelques sursauts de défense où elle en vient à se contredire -, sa dépendance par rapport à la pensée de Sartre, imprégnée de la gnose, l'amène à définir une sexualité à structure sadique, qui s'accompagne d'aversion envers la chair et développe un érotisme d'abjection et de séparation. Mais les relations entre les sexes sont-elles seulement fondées sur l'hostilité des consciences ; répondent-elles seulement à une dialectique d'agressivité ? Prenant parti aussi bien contre le féminisme « culturaliste » que contre les fanatiques de la féminité, qui prétendent réduire la femme à ses ovaires, Suzanne Lilar montre, dans la partie positive de son essai, qu'aucun être humain ne saurait s'accomplir sans recourir aux deux modes d'exister : le Masculin et le Féminin. Ce sont les théories soucieuses d'affranchir la femme de son destin biologique qui font d'elle réellement « le mâle manqué » d'Aristote et de saint Thomas ; faute de s'ouvrir sur une logique d'antagonisme, elles l'empêchent d'assumer l'existence en tant que paradoxe et synthèse des contraires. A l'époque où, sous l'impulsion de la psychosomatique, de la biochimie, de l'endocrinologie, le concept de nature se transforme totalement, seule la bisexualité (au niveau symbolique l'androgynat) permet de donner un sens à la différence des sexes et de la contenir dans sa limite.

  • o La frivolité pure de la droite n'excède pas toujours celle que la gauche dissimule mieux grâce au mariage fécond qu'elle a contracté avec le pédantisme. o La notion de dialectique fournit, en particulier à certaines catégories d'intellectuels ou assimilés, tout à la fois le pain, la brioche et la tarte à la crème. o Nul ne conteste que Hegel se soit rendu un peu ridicule en niant par la philosophie l'existence d'une planète entre Mars et Jupiter, très peu de temps avant qu'un astronome n'y découvrît justement Cérès. o André Breton prenait l'escalier ou l'ascenseur comme n'importe qui, sans tenter d'accéder à l'étage par la puissance irrationnelle du rêve, et il payait ses impôts sans effacer le percepteur par la vertu de l'envoûtement magique. o Gilbert Lely dépeint en termes exaltés le marquis de Sade comme le héros libérateur des grandes audaces de la passion et de l'esprit. Cependant, il tient à le voir aussi comme un martyr, injustement persécuté. Il s'attache donc avec une ferveur non moindre à prouver que ce héros n'a commis en fait que quelques peccadilles. o L'histoire des idées politiques pourrait commencer au XVIIIe siècle sans perdre beaucoup (elle pourrait également s'y arrêter avec avantage). o Marx, malgré tout, n'est pas né d'une vierge, ni exempt des faiblesses humaines. o Selon les dispositions d'esprit actuelles, la gauche en prenant le pouvoir inviterait Louis XVI à constituer avec ses fidèles un parti d'opposition. Les fermiers généraux en assureraient le financement. o La démocratie n'est tout de même pas nécessairement la religion des frères ignorantins. o Les économistes se sont trompés dans leurs prescriptions sept ou huit fois sur dix, selon l'évaluation autorisée, et sans doute bienveillante, d'Alfred Sauvy, qui est des leurs. En attendant le démenti des faits, leurs calculs se révèlent au moins efficaces pour protéger l'État contre l'intervention de l'évidence profane.

  • « Il est grand temps de manquer de respect à Simone de Beauvoir ; il est grand temps de profaner Le Deuxième Sexe. » C'est une femme qui parle ici. Elle montre qu'avant même d'avoir commencé son livre, S. de Beauvoir avait pratiquement pris parti contre le Féminin. A l'égard des différences entre l'homme et la femme, sa position est double. Il y a celles qu'elle conteste - en fait toutes celles qui ne sont pas incontestables - et qu'elle déclare purement historiques, c'est-à-dire artificielles et aliénantes. Et il y a les autres, celles que l'on ne peut récuser (les différences génitales, par exemple), dont elle ne veut retenir que le contexte culturel. En réalité - mis à part quelques sursauts de défense où elle en vient à se contredire -, sa dépendance par rapport à la pensée de Sartre, imprégnée de la gnose, l'amène à définir une sexualité à structure sadique, qui s'accompagne d'aversion envers la chair et développe un érotisme d'abjection et de séparation. Mais les relations entre les sexes sont-elles seulement fondées sur l'hostilité des consciences ; répondent-elles seulement à une dialectique d'agressivité ? Prenant parti aussi bien contre le féminisme « culturaliste » que contre les fanatiques de la féminité, qui prétendent réduire la femme à ses ovaires, Suzanne Lilar montre, dans la partie positive de son essai, qu'aucun être humain ne saurait s'accomplir sans recourir aux deux modes d'exister : le Masculin et le Féminin. Ce sont les théories soucieuses d'affranchir la femme de son destin biologique qui font d'elle réellement « le mâle manqué » d'Aristote et de saint Thomas ; faute de s'ouvrir sur une logique d'antagonisme, elles l'empêchent d'assumer l'existence en tant que paradoxe et synthèse des contraires. A l'époque où, sous l'impulsion de la psychosomatique, de la biochimie, de l'endocrinologie, le concept de nature se transforme totalement, seule la bisexualité (au niveau symbolique l'androgynat) permet de donner un sens à la différence des sexes et de la contenir dans sa limite.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • o La frivolité pure de la droite n'excède pas toujours celle que la gauche dissimule mieux grâce au mariage fécond qu'elle a contracté avec le pédantisme. o La notion de dialectique fournit, en particulier à certaines catégories d'intellectuels ou assimilés, tout à la fois le pain, la brioche et la tarte à la crème. o Nul ne conteste que Hegel se soit rendu un peu ridicule en niant par la philosophie l'existence d'une planète entre Mars et Jupiter, très peu de temps avant qu'un astronome n'y découvrît justement Cérès. o André Breton prenait l'escalier ou l'ascenseur comme n'importe qui, sans tenter d'accéder à l'étage par la puissance irrationnelle du rêve, et il payait ses impôts sans effacer le percepteur par la vertu de l'envoûtement magique. o Gilbert Lely dépeint en termes exaltés le marquis de Sade comme le héros libérateur des grandes audaces de la passion et de l'esprit. Cependant, il tient à le voir aussi comme un martyr, injustement persécuté. Il s'attache donc avec une ferveur non moindre à prouver que ce héros n'a commis en fait que quelques peccadilles. o L'histoire des idées politiques pourrait commencer au XVIIIe siècle sans perdre beaucoup (elle pourrait également s'y arrêter avec avantage). o Marx, malgré tout, n'est pas né d'une vierge, ni exempt des faiblesses humaines. o Selon les dispositions d'esprit actuelles, la gauche en prenant le pouvoir inviterait Louis XVI à constituer avec ses fidèles un parti d'opposition. Les fermiers généraux en assureraient le financement. o La démocratie n'est tout de même pas nécessairement la religion des frères ignorantins. o Les économistes se sont trompés dans leurs prescriptions sept ou huit fois sur dix, selon l'évaluation autorisée, et sans doute bienveillante, d'Alfred Sauvy, qui est des leurs. En attendant le démenti des faits, leurs calculs se révèlent au moins efficaces pour protéger l'État contre l'intervention de l'évidence profane.

  • La psychologie cognitive de l'audition étudie les processus permettant au cerveau de traiter avec rapidité et efficacité les structures sonores de notre environnement. Elle s'affirme aujourd'hui comme un champ de recherche à part entière, encore mal connu de l'ensemble de la communauté scientifique et d'autres secteurs d'activités directement concernés par l'environnement sonore : secteurs industriels et technologiques, artistiques. L'objectif des journées organisées par le groupe Audition de la Société française d'acoustique en 1991 à l'IRCAM était de présenter de façon didactique l'ensemble des thèmes qui y sont abordés. Des spécialistes nord-américains et européens de l'organisation perceptive, de la mémoire, de l'attention, de la psychologie de la musique, de la neuropsychologie et de la psychologie du développement y ont présenté les principales recherches effectuées dans leurs domaines respectifs. Penser les sons rassemble ces contributions et fait ainsi le point sur les connaissances actuelles relatives à la cognition auditive. Il s'agit d'une introduction aisée à cette problématique pour les étudiants et chercheurs des différentes disciplines des sciences cognitives et, plus largement, pour tout lecteur intéressé par l'environnement sonore.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'intentionnalité est traditionnellement considérée comme la marque distinctive du mental. Peut-on en faire une théorie naturaliste? A quelles exigences une telle théorie devrait-elle satisfaire? L'intentionnalité comporte-t-elle, au contraire, une dimension essentiellement normative?

  • Dans la psychose, les données cliniques montrent que, dès l'apparition des premiers troubles aigus, une difficulté caractéristique se manifeste au niveau de l'attribution de la responsabilité causale des actions. Les patients se sentent poussés à agir par les autres, tout en ayant aussi le sentiment de contrôler l'action d'autrui. Cette difficulté va souvent de pair chez les schizophrènes avec une modification du sentiment d'identité personnelle. Parmi les symptômes de l'autisme, on trouve des difficultés de contrôle de l'action, une réduction des centres d'intérêts, des stéréotypies comportementales, et une difficulté à comprendre les événements d'ordre mental. Des résultats expérimentaux récents permettent d'orienter la réflexion théorique sur l'origine fonctionnelle commune de ces perturbations. Ils indiquent l'importance du suivi de l'action dans l'acquisition par l'enfant d'une théorie de l'esprit, c'est-à-dire des connaissances nécessaires à l'interprétation de ses propres états mentaux et de ceux d'autrui. Dans le cas de l'adulte, un mauvais suivi de l'action pourrait porter atteinte à la capacité de reconnaître ses propres intentions d'agir, et modifier ainsi le sens de sa propre identité. Subjectivité et conscience d'agir rassemble des travaux de clinique psychiatrique (Henri Grivois), de psychologie du développement (James Russell), de neuroscience cognitive (Marc Jeannerod, Pierre Fourneret) et de philosophie de l'esprit (John Campbell, Pascal Engel, Élisabeth Pacherie, Joëlle Proust). Le point commun est d'élucider le rôle qui revient aux fonctions exécutives dans la compréhension de soi-même et d'autrui. L'ouvrage s'adresse aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs en psychologie, en neuroscience et en philosophie, mais aussi aux psychiatres et aux cliniciens, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent aux progrès de la psychopathologie cognitive.

  • Un état des lieux des données actuelles et des pistes de recherche en psychologie de l'écriture. Deux grandes classes de processus sont examinées : les processus orthographiques et les processus perceptivo-moteurs. Une approche expérimentale classique par l'étude d'individus présentant des dysorthographies ou dysgraphies acquises ou développementales.

  • Les études cognitives sur la lecture, complémentaires de celles sur l'écriture (voir l'ouvrage Écrire paru dans la même collection), portent sur les processus qui sont spécifiques à cette activité. Si la finalité de la lecture est bien la compréhension, certains sujets rencontrent cependant des difficultés qui ne tiennent pas à l'accès au sens de ce qu'ils lisent. C'est le cas, en particulier, pour l'enfant qui comprend parfaitement un texte qu'on lui lit à haute voix, mais qui ne comprend pas ce même texte quand il doit le lire tout seul. Pour concevoir d'où proviennent les difficultés spécifiques à la lecture, on peut évoquer l'exemple de la marche. Ce qui fait défaut à un enfant qui ne sait pas marcher, ce n'est pas la finalité de cette activité, mais bien les mécanismes qui doivent lui permettre de garder l'équilibre sur ses jambes en mettant un pied devant l'autre pour suivre son chemin et cela, sans s'occuper consciemment de ce que font ses pieds. De même, pour la lecture, un adulte qui a su lire et qui a perdu cette capacité à la suite d'une lésion cérébrale, n'a pas perdu la finalité de la lecture, mais bien certains mécanismes qui lui permettaient de se consacrer sans effort à cette finalité : en l'occurrence, les mécanismes d'identification des mots. Lire est essentiellement consacré à la genèse de ces mécanismes. L'une des originalités de ce livre est qu'il traite non seulement de la lecture, mais aussi de l'écriture. Les auteurs examinent également, pour la lecture, les relations entre l'identification des mots et la compréhension. Outil d'information et de réflexion pour les étudiants et chercheurs des différentes disciplines des sciences cognitives, Lire devrait également devenir une référence pour les praticiens et pour l'enseignement dispensé dans les Instituts de formation des maîtres.

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