Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Qu'est-ce que le cinéma ? Quel sera son avenir ? En quoi la technologie change-t-elle l'art ? Cette question qui se pose aujourd'hui face au numérique, le critique André Bazin et le philosophe Walter Benjamin l'avaient déjà posée au cinéma analogique. Si révolution il y a dans les fonctions de l'art, celle-ci ne se situe pas dans le passage de l'image analogique à l'image numérique, mais dans le passage de l'outil à la machine automatique. Comment faire de l'art avec des techniques automatiques ? La réponse est déjà inscrite dans l'histoire du cinéma. Mais, à partir d'elle, le cinéma se divise et s'est toujours divisé en deux lignes parallèles. Ou bien l'automatisme de l'appareil sert à animer des images qui existent avant lui, la photographie analogique ou l'image de synthèse. C'est la ligne Edison-Lucas qui passe aussi bien par Méliès que par Griffith. Ou bien, dans la lignée de Marey et de Lumière, le cinéma se sert de l'automatisme comme d'un instrument de perception du mouvement à l'origine même des images. « L'art avec des images de ne rien représenter » (Bresson) est celui qui « nous rend un logos à l'état naissant » (Merleau-Ponty). Il n'y a pas une histoire du cinéma soumise au développement des techniques de l'image. Il y eut toujours deux cinémas, le classique et le moderne.

  • Si la science peut être dénoncée comme « inhumaine », cela ne tient-il pas à ce que l'on a perdu de vue la parenté qui unit la pensée scientifique constructive à la création artistique ? Prendre acte du caractère irréductiblement « métaphorique » des théories scientifiques pour redécouvrir l'inspiration qu'elles puisent dans les comportements humains imprévisibles ne permettrait-il pas de les rendre plus aisément communicables ? La conception développée dans cet ouvrage prend pour hypothèse de base le caractère fondamentalement erratique de l'Univers. Toute tentative de lui imposer un ordre inventé par l'intelligence humaine contribue à augmenter encore son comportement erratique. Contrairement à la théorie du « chaos » qui recherche l'ordre derrière les événements chaotiques, Yona Friedman propose de tenir compte du désordre qui fait organiquement partie de tout ordre aussi bien dans la société humaine que dans le monde de la physique.

  • L'Affaire Sokal : le canular d'un scientifique facétieux ridiculisant le snobisme scientiste d'une revue de sciences sociales ? Un épisode donc de la « guerre des sciences » ? L'expérience cruciale d'un physicien sérieux démontrant la légèreté des « post-modernistes » en philosophie ? C'est d'abord une affaire interne à la gauche américaine où l'on se jette à la tête le mot de « relativisme ». Mais sont aussi visés « les intellectuels français ». Des listes circulent, à dimensions variables : Derrida, Lacan, Lyotard, Baudrillard, Kristeva... En traversant l'Atlantique, Internet aidant, l'affaire tourne à la querelle. La querelle des impostures. En voici, à chaud, la première analyse. Sokal ne s'est-il pas, en définitive, pris à son propre piège, condamné au commentaire perpétuel de la seule imposture avérée de l'Affaire, la sienne ? De là l'exaspération de tous, de n'en pouvoir jamais saisir le fond. Yves Jeanneret le fait apparaître et nous invite à nous interroger sur les principes en vigueur dans l'évaluation des textes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qu'est-ce que le cinéma ? Quel sera son avenir ? En quoi la technologie change-t-elle l'art ? Cette question qui se pose aujourd'hui face au numérique, le critique André Bazin et le philosophe Walter Benjamin l'avaient déjà posée au cinéma analogique. Si révolution il y a dans les fonctions de l'art, celle-ci ne se situe pas dans le passage de l'image analogique à l'image numérique, mais dans le passage de l'outil à la machine automatique. Comment faire de l'art avec des techniques automatiques ? La réponse est déjà inscrite dans l'histoire du cinéma. Mais, à partir d'elle, le cinéma se divise et s'est toujours divisé en deux lignes parallèles. Ou bien l'automatisme de l'appareil sert à animer des images qui existent avant lui, la photographie analogique ou l'image de synthèse. C'est la ligne Edison-Lucas qui passe aussi bien par Méliès que par Griffith. Ou bien, dans la lignée de Marey et de Lumière, le cinéma se sert de l'automatisme comme d'un instrument de perception du mouvement à l'origine même des images. « L'art avec des images de ne rien représenter » (Bresson) est celui qui « nous rend un logos à l'état naissant » (Merleau-Ponty). Il n'y a pas une histoire du cinéma soumise au développement des techniques de l'image. Il y eut toujours deux cinémas, le classique et le moderne.

  • Si la science peut être dénoncée comme « inhumaine », cela ne tient-il pas à ce que l'on a perdu de vue la parenté qui unit la pensée scientifique constructive à la création artistique ? Prendre acte du caractère irréductiblement « métaphorique » des théories scientifiques pour redécouvrir l'inspiration qu'elles puisent dans les comportements humains imprévisibles ne permettrait-il pas de les rendre plus aisément communicables ? La conception développée dans cet ouvrage prend pour hypothèse de base le caractère fondamentalement erratique de l'Univers. Toute tentative de lui imposer un ordre inventé par l'intelligence humaine contribue à augmenter encore son comportement erratique. Contrairement à la théorie du « chaos » qui recherche l'ordre derrière les événements chaotiques, Yona Friedman propose de tenir compte du désordre qui fait organiquement partie de tout ordre aussi bien dans la société humaine que dans le monde de la physique.

  • L'Affaire Sokal : le canular d'un scientifique facétieux ridiculisant le snobisme scientiste d'une revue de sciences sociales ? Un épisode donc de la « guerre des sciences » ? L'expérience cruciale d'un physicien sérieux démontrant la légèreté des « post-modernistes » en philosophie ? C'est d'abord une affaire interne à la gauche américaine où l'on se jette à la tête le mot de « relativisme ». Mais sont aussi visés « les intellectuels français ». Des listes circulent, à dimensions variables : Derrida, Lacan, Lyotard, Baudrillard, Kristeva... En traversant l'Atlantique, Internet aidant, l'affaire tourne à la querelle. La querelle des impostures. En voici, à chaud, la première analyse. Sokal ne s'est-il pas, en définitive, pris à son propre piège, condamné au commentaire perpétuel de la seule imposture avérée de l'Affaire, la sienne ? De là l'exaspération de tous, de n'en pouvoir jamais saisir le fond. Yves Jeanneret le fait apparaître et nous invite à nous interroger sur les principes en vigueur dans l'évaluation des textes.

  • 983-1993 : le dixième anniversaire de l'isolement du virus du Sida se trouve placé sous le signe de la polémique. Polémique sur les responsabilités de la contamination, par milliers, de receveurs de produits sanguins en 1985. Polémique sur la découverte du virus en 1983-1984. Polémique sur la distribution des royalties du test de dépistage. L'objet de la première est dramatique. Celui de la deuxième est dérisoire. Quant à la troisième, elle frise le sordide. Mais ces trois polémiques sont-elles vraiment distinctes ? Ce livre place les inimaginables décisions de l'année 1985 dans le seul contexte qui permette de les comprendre : celui des rivalités franco-américaines. L'histoire des débuts de la recherche sur le Sida fait, en particulier en France, l'objet d'une version « officielle » simpliste. On a oublié les paris, l'enthousiasme, les erreurs et les intuitions fécondes de la poignée de médecins et de chercheurs qui, des deux côtés de l'Atlantique, ont identifié le virus meurtrier. Ce livre présente les résultats précis et documentés d'une grande enquête. Pour la première fois, se trouvent restitués dans toute leur richesse les travaux menés dans les services hospitaliers parisiens, où la recherche du virus a commencé, dans les laboratoires de l'Institut Pasteur et des Instituts nationaux de la santé aux États-Unis. L'auteur montre comment les intérêts économiques se sont emparés de la recherche, pour construire une affaire, l'affaire « Gallo-Montagnier », et comment la première maladie médiatique de tous les temps est devenue terrain de manoeuvres politiques. Par décence envers les malades, par respect du public, par justice envers les médecins et chercheurs, une telle mise au point s'imposait.

  • 983-1993 : le dixième anniversaire de l'isolement du virus du Sida se trouve placé sous le signe de la polémique. Polémique sur les responsabilités de la contamination, par milliers, de receveurs de produits sanguins en 1985. Polémique sur la découverte du virus en 1983-1984. Polémique sur la distribution des royalties du test de dépistage. L'objet de la première est dramatique. Celui de la deuxième est dérisoire. Quant à la troisième, elle frise le sordide. Mais ces trois polémiques sont-elles vraiment distinctes ? Ce livre place les inimaginables décisions de l'année 1985 dans le seul contexte qui permette de les comprendre : celui des rivalités franco-américaines. L'histoire des débuts de la recherche sur le Sida fait, en particulier en France, l'objet d'une version « officielle » simpliste. On a oublié les paris, l'enthousiasme, les erreurs et les intuitions fécondes de la poignée de médecins et de chercheurs qui, des deux côtés de l'Atlantique, ont identifié le virus meurtrier. Ce livre présente les résultats précis et documentés d'une grande enquête. Pour la première fois, se trouvent restitués dans toute leur richesse les travaux menés dans les services hospitaliers parisiens, où la recherche du virus a commencé, dans les laboratoires de l'Institut Pasteur et des Instituts nationaux de la santé aux États-Unis. L'auteur montre comment les intérêts économiques se sont emparés de la recherche, pour construire une affaire, l'affaire « Gallo-Montagnier », et comment la première maladie médiatique de tous les temps est devenue terrain de manoeuvres politiques. Par décence envers les malades, par respect du public, par justice envers les médecins et chercheurs, une telle mise au point s'imposait.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'auteur reprend dans ce livre la question posée par l'Esquisse pour une psychologie scientifique de S. Freud. Compte tenu de l'essor des neurosciences, certains repères psychanalytiques pourraient ne pas être d'ordre spéculatif mais avoir une base neurologique. L'auteur parie pour l'ouverture de la psychanalyse à d'autres disciplines.

  • Face aux menaces que font peser sur le vivant les mille et une pollutions insidieuses et invisibles qui accompagnent le quotidien des hommes, face aux incertitudes de notre savoir, cette analyse plaide pour l'adoption du principe de précaution dans le dom

  • L'oeuvre philosophique de Bachelard constitue une interprétation originale, tant de l'imagination poétique que de la raison scientifique. Mais paradoxalement ses conceptions ont connu peu de prolongements. Les participants du colloque de Dijon, dont une sélection significative d'études constitue cet ouvrage, ont été invités à dresser un bilan de l'influence du philosophe à travers le monde.

  • Une masse toujours plus énorme de connaissances circule aujourd'hui, notamment grâce à Internet. Mais les moyens d'en repérer les données et de les atteindre, ou d'en avoir connaissance quand on en a besoin, ne suivent pas. Réflexion sur la place de l'information documentaire dans le modèle du savoir aujourd'hui dominant, à partir des techniques qu'elle met en oeuvre.

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