Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le monde industriel est-il devenu un univers de signes ? Grâce aux techniques automatisées, les hommes interviennent de moins en moins directement dans la transformation des matériaux. Ils prennent connaissance du processus de production, des divers éléments qui le composent et le déterminent, par un ensemble de procédés d'information. Dans certains cas même, il s'établit de véritables systèmes de communication qui s'intègrent dans le processus de production et modifient la structure du système « hommes-machines ». Les systèmes de communication reposent sur un ensemble de codes. Au cours des progrès de l'ergonomie industrielle, divers chercheurs ont été conduits à étudier ces codes en détail : codes de communication entre les hommes au travail, codes d'informatique, codes rassemblant les signaux et les messages, qui informent les hommes sur l'état des machines ou permettent la commande ou la programmation des processus automatiques. Ainsi l'analyse sémiologique est-elle devenue une méthode de connaissance et d'investigation en psychologie, en ergonomie, en sociologie. Ce sont ces études que présente l'auteur dans « Codes et Machines » après avoir rappelé, dans une première partie, les principes essentiels de la sémiologie et exposé les problèmes théoriques et méthodologiques que pose l'étude des systèmes de communication et leur maniement par les hommes au cours de leur travail.

  • Un ouvrage de la célèbre collection "Le Sociologue" qui s'attache ici à mettre en mouvement les notions apparemment figées et disjointes qui habitent les études démographiques.
    Ce sont les liens et les interactions entre toutes les données sociales des populations que les auteurs ont cherché à dégager dans les pages de cet ouvrage, choisissant pour cela d'isoler certains aspects les plus à même de sensibiliser le lecteur le moins introduit aux questions évoquées.

  • Un ouvrage de la célèbre collection "Le Sociologue" qui s'attache ici à mettre en mouvement les notions apparemment figées et disjointes qui habitent les études démographiques.
    Ce sont les liens et les interactions entre toutes les données sociales des populations que les auteurs ont cherché à dégager dans les pages de cet ouvrage, choisissant pour cela d'isoler certains aspects les plus à même de sensibiliser le lecteur le moins introduit aux questions évoquées.

  • Le design n'est pas un style qui se jouerait sur le mode de différenciations successives même s'il doit se définir face au style et articuler avec lui la rupture majeure qu'il doit annoncer : c'est d'ailleurs là son ambiguïté première. Ainsi à une question générale venue du monde de la production, le design n'offre pas une réponse particulière dont le champ d'application serait restreint, mais une réponse générale qui affecte toutes les instances de la société. Il fixe les traits d'une nouvelle stratégie sociale dont les normes sont fortement coercitives.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le phénomène publicitaire déborde la seule problématique de la consommation des objets et de la reproduction des besoins pour devenir une modalité de l'échange social. Plus que la répétition des images et des slogans, plus que la fascination compulsive pour un « monde des objets », le langage publicitaire pénètre tous les modes du langage quotidien. Les intonations, les structures visuelles, les tournures linguistiques sont reprises dans les rapports sociaux mais elles deviennent surtout productrices de l'échange et permettent une mise en scène sociale articulée sur les mêmes modèles culturels. La publicité sur les loisirs, sur l'habitat crée une représentation de l'espace réductrice de toute l'ambivalence propre à l'appréhension du corps dans le milieu environnant : la division, le découpage le plus rationalisé coïncident avec la représentation de l'infini, de l'ailleurs ou de l'espace sans limites. Plus que le langage de l'apparence généralisée, le langage publicitaire développe, essentiellement dans sa forme, un rythme obsessionnel de la pratique sociale. Les mots, les images, les sons devenant des choses - ou des représentations de choses - le langage publicitaire pourrait presque se comparer à une activité mentale dominante. Dès lors, le « consommateur », personnage fictif, n'est plus un récepteur harcelé de messages, il n'est que l'alibi d'un langage sans sujet qui s'accomplit dans une véritable compulsion symbolique de l'échange. Le choix du bien de consommation et l'objet de l'échange n'ont plus d'importance : la conscience d'un achat bien déterminé ferait échouer le processus consommatoire. Ainsi le phénomène publicitaire tend-il à simuler l'enjeu d'un désir absolu, dépassant les limites d'une « société de consommation » encore dominée par le culte de l'objet.

  • Qui réussit, qui échoue à l'Université et quel est le devenir des exclus ? Pour obtenir des éléments de réponse à ces questions, une population qui groupait au départ 6 919 étudiants a été suivie pendant neuf ans. Les faits établis mettent en évidence que le diplôme est fonction de la naissance. L'analyse des processus en jeu montre précisément que : les rapports de dominance économiques et idéologiques - qui définissent l'identité historique des classes sociales et des catégories de sexe - constituent le principe explicatif des disparités dans le devenir scolaire et social des individus. Cette analyse conduit à s'interroger sur la validité d'études scientifiques qui, en dépit des apparences, réfèrent à un donné absolu les inégalités sociales face au savoir, qu'elles les rapportent à des différences d'aptitudes intellectuelles ou à des différences linguistiques et culturelles. En réalité, comme le révèle une étude historico-critique, l'appropriation, par une minorité, d'un savoir devenu élément de pouvoir est fruit de rapports sociaux transitoires et non expression d'un ordre des choses, d'une fatalité.

  • La rumeur est généralement saisie comme une parole dévoyée. Et, par suite, comme une parole dangereuse : une information circule, que personne ne contrôle et avec elle se propagent l'angoisse, la panique ou la haine. Un esprit non moins dévoyé pourrait prétendre, tout aussi dangereusement, que la rumeur ne provoque jamais rien, qu'elle a pour seul effet de révéler ce qui existait déjà et, pour tout dire, qu'on la charge de péchés qui ne sont pas les siens. Car, on en conviendra, ce ne sont pas les rumeurs qui dissolvent les armées, créent l'antisémitisme ou déterminent les révolutions. Pas plus que ce n'est la fièvre qui entraîne la grippe ou l'ébullition une augmentation de chaleur. Symptômes et non pas agents, les rumeurs sont la fumée qui suggère l'existence du feu et non l'allumette qui déclenche l'incendie. Mais le feu ne gît pas où l'on croit. Il n'est pas dans la vérité possible des énoncés qui se propagent, il n'est pas dans l'adhésion aveugle ni dans les comportements qui la suivent. Ailleurs. Et il faudrait sans doute, pour qu'une étude naturelle de la pensée devienne enfin possible, que les sciences sociales renoncent à s'épuiser dans la fabrication de masques et de simulacres ; qu'elles reconnaissent au contraire l'existence et la portée de toutes les formes de pensée qui signent l'existence pratique de l'homme. Car ces formes négligées viennent inlassablement renverser les illusions simplificatrices du technicien, les constructions fragiles du théoricien, les certitudes tranquilles de chacun : véritable ennemi de l'intérieur, animal que l'on pensait domestiqué et que l'on retrouve sauvage.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le design n'est pas un style qui se jouerait sur le mode de différenciations successives même s'il doit se définir face au style et articuler avec lui la rupture majeure qu'il doit annoncer : c'est d'ailleurs là son ambiguïté première. Ainsi à une question générale venue du monde de la production, le design n'offre pas une réponse particulière dont le champ d'application serait restreint, mais une réponse générale qui affecte toutes les instances de la société. Il fixe les traits d'une nouvelle stratégie sociale dont les normes sont fortement coercitives.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La rumeur est généralement saisie comme une parole dévoyée. Et, par suite, comme une parole dangereuse : une information circule, que personne ne contrôle et avec elle se propagent l'angoisse, la panique ou la haine. Un esprit non moins dévoyé pourrait prétendre, tout aussi dangereusement, que la rumeur ne provoque jamais rien, qu'elle a pour seul effet de révéler ce qui existait déjà et, pour tout dire, qu'on la charge de péchés qui ne sont pas les siens. Car, on en conviendra, ce ne sont pas les rumeurs qui dissolvent les armées, créent l'antisémitisme ou déterminent les révolutions. Pas plus que ce n'est la fièvre qui entraîne la grippe ou l'ébullition une augmentation de chaleur. Symptômes et non pas agents, les rumeurs sont la fumée qui suggère l'existence du feu et non l'allumette qui déclenche l'incendie. Mais le feu ne gît pas où l'on croit. Il n'est pas dans la vérité possible des énoncés qui se propagent, il n'est pas dans l'adhésion aveugle ni dans les comportements qui la suivent. Ailleurs. Et il faudrait sans doute, pour qu'une étude naturelle de la pensée devienne enfin possible, que les sciences sociales renoncent à s'épuiser dans la fabrication de masques et de simulacres ; qu'elles reconnaissent au contraire l'existence et la portée de toutes les formes de pensée qui signent l'existence pratique de l'homme. Car ces formes négligées viennent inlassablement renverser les illusions simplificatrices du technicien, les constructions fragiles du théoricien, les certitudes tranquilles de chacun : véritable ennemi de l'intérieur, animal que l'on pensait domestiqué et que l'on retrouve sauvage.

  • Le phénomène publicitaire déborde la seule problématique de la consommation des objets et de la reproduction des besoins pour devenir une modalité de l'échange social. Plus que la répétition des images et des slogans, plus que la fascination compulsive pour un « monde des objets », le langage publicitaire pénètre tous les modes du langage quotidien. Les intonations, les structures visuelles, les tournures linguistiques sont reprises dans les rapports sociaux mais elles deviennent surtout productrices de l'échange et permettent une mise en scène sociale articulée sur les mêmes modèles culturels. La publicité sur les loisirs, sur l'habitat crée une représentation de l'espace réductrice de toute l'ambivalence propre à l'appréhension du corps dans le milieu environnant : la division, le découpage le plus rationalisé coïncident avec la représentation de l'infini, de l'ailleurs ou de l'espace sans limites. Plus que le langage de l'apparence généralisée, le langage publicitaire développe, essentiellement dans sa forme, un rythme obsessionnel de la pratique sociale. Les mots, les images, les sons devenant des choses - ou des représentations de choses - le langage publicitaire pourrait presque se comparer à une activité mentale dominante. Dès lors, le « consommateur », personnage fictif, n'est plus un récepteur harcelé de messages, il n'est que l'alibi d'un langage sans sujet qui s'accomplit dans une véritable compulsion symbolique de l'échange. Le choix du bien de consommation et l'objet de l'échange n'ont plus d'importance : la conscience d'un achat bien déterminé ferait échouer le processus consommatoire. Ainsi le phénomène publicitaire tend-il à simuler l'enjeu d'un désir absolu, dépassant les limites d'une « société de consommation » encore dominée par le culte de l'objet.

  • Qui réussit, qui échoue à l'Université et quel est le devenir des exclus ? Pour obtenir des éléments de réponse à ces questions, une population qui groupait au départ 6 919 étudiants a été suivie pendant neuf ans. Les faits établis mettent en évidence que le diplôme est fonction de la naissance. L'analyse des processus en jeu montre précisément que : les rapports de dominance économiques et idéologiques - qui définissent l'identité historique des classes sociales et des catégories de sexe - constituent le principe explicatif des disparités dans le devenir scolaire et social des individus. Cette analyse conduit à s'interroger sur la validité d'études scientifiques qui, en dépit des apparences, réfèrent à un donné absolu les inégalités sociales face au savoir, qu'elles les rapportent à des différences d'aptitudes intellectuelles ou à des différences linguistiques et culturelles. En réalité, comme le révèle une étude historico-critique, l'appropriation, par une minorité, d'un savoir devenu élément de pouvoir est fruit de rapports sociaux transitoires et non expression d'un ordre des choses, d'une fatalité.

  • Une tentative neuve pour définir une sociologie dynamiste est proposée : saisir une société comme une totalité étayée sur des tensions multiples, dont la résolution exprime le devenir social. Le changement, la transition constituent alors la normalité sociale. Cependant, interviennent des processus variés de régulation (en particulier, politiques et idéologiques) qui vont contraindre la résultante libre de dynamismes socio-économiques et faire cristalliser des réseaux de relations en « structures ». A la fois acteurs et auteurs du changement, les agents sociaux sont les membres actifs d'une « Histoire double », riche en problèmes ouverts. La construction de modèles dynamistes termine cet essai, effort d'articulation et de synthèse entre des courants spécialisés.

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