Presses universitaires de Louvain

  • Comment, à 5 ans, comparer deux grandes collections d'objets, à 10 ans, dessiner un assemblage de cubes qu'on ne peut que toucher, à 14 ans, construire une parallèle à une droite avec seulement un angle en carton ou, à 17 ans, peser un objet avec une balance défectueuse ? Depuis 40 ans, le Groupe d'enseignement mathématique (GEM) défend l'idée que la pensée mathématique se développe en cherchant. Aujourd'hui, il propose 40 problèmes, accompagnés d'éléments de solution et de pistes didactiques. Des problèmes pour susciter le débat, conjecturer, communiquer et argumenter, construire le savoir et se construire des images mentales, modéliser ou voir autrement. Des problèmes pour épicer l'enseignement des mathématiques de 5 à 18 ans et plus. Des problèmes qui stimulent le développement d'une pensée autonome et citoyenne. Ce livre, à mettre entre toutes les mains, intéressera particulièrement les enseignants de mathématiques, de la maternelle à l'enseignement supérieur, ainsi que les étudiants futurs professeurs concernés par l'enseignement des mathématiques.

  • L'Iris, symbole de la région bruxelloise, et le Croissant, symbole de l'islam : à Bruxelles, comme dans toute l'Europe, la présence de l'islam est désormais définitive. Elle est particulièrement importante. Comment appréhender cet espace urbain sous l'angle de la présence de l'islam ? Il importe tout d'abord de décrire, de manière aussi détaillée que possible, les multiples aspects de cette nouvelle présence religieuse : les mosquées, les multiples organisations islamiques, l'enseignement religieux, le commerce halal, les médias, le web, les mobilisations collectives, les lobbies européens, les connexions politiques. On mesure alors l'ampleur, la force dynamique et la diversité de cette présence. Mais comment, dans cette ville aux aspects nouveaux qu'est Bruxelles, se construisent les relations entre musulmans et non-musulmans ? Comment s'opère leur « co-inclusion réciproque » ? Au-delà des relations personnelles, a-t-on pris la mesure des enjeux urbains liés à cette nouvelle présence ? Ou bien les réflexions sur Bruxelles et son devenir tendent-elles à ignorer - dans une sorte de déni -, la dimension religieuse islamique, alors que des médias et des acteurs politiques, au contraire, la survalorisent et la stigmatisent parfois ? A-t-on pris en compte le fait que la dimension religieuse de la ville « post-séculière » devient un nouvel enjeu de société ? Les musulmans ont-il pris la mesure des enjeux liés à leur présence, qui vont bien au-delà de la seule constitution de mosquées ou de la revendication du port du foulard ? Comment se vivent-t-il en tant que bruxellois musulmans ? C'est à ces quelques questions que cet ouvrage tente de répondre à la suite d'une enquête sur le terrain bruxellois, cette ville qui, désormais, est « aussi » une ville musulmane. Bruxelles, capitale de l'Europe, est un laboratoire du devenir de l'islam européen.

  • Les populations musulmanes en Belgique n'avaient plus fait l'objet d'une étude globale depuis plus de dix ans. Ce volume aborde la question des identités et appartenances, à partir des positionnements face aux pratiques religieuses dans la sphère publique mais aussi des processus tels que les conversions (vers ou dans l'islam) ou les engagements citoyens. Il s'intéresse en outre aux courants dits réformistes, notamment les Frères musulmans et les mouvements Nurçu et Fetullah Gülen, d'origine turque, mais aussi aux guérisseurs qui officient dans les milieux salafistes. Enfin, ces études examinent les relations qui se créent entre les musulmans et la société globale, notamment à travers la participation politique, la gestion publique du culte ou encore l'intégration spécifique du droit de la famille. Ces multiples champs sont traversés par une variété de dynamiques de fond qui animent et complexifient les manières d'être musulman en Belgique. Il importe d'en saisir les nouveaux enjeux pour en pointer les perspectives futures. C'est précisément ce que permet le cadrage initial de cet ouvrage qui, sans méconnaître la littérature existante, veut en dépasser certaines lacunes et permettre d'aller plus loin dans la compréhension du laboratoire foisonnant, interactif et ouvert qu'incarnent ces présences déjà longues, mais encore peu connues, de l'islam en Belgique. Ce livre s'adresse à un large public, scientifique ou non, intéressé par la compréhension des dynamiques et enjeux sociaux, culturels et religieux de notre société multiculturelle. Il réunit les contributions de Ikram Akodad, Nadia Fadil, Marie-Claire Foblets, Aicha Haddou, Jean-François Husson, Iman Lechkar, Ural Manço, Konrad Pedziwiatr, Christiane Timmerman, Corinne Torrekens, Hanifa Touag, Els Vanderwaeren, Müserref Yardim, Fatima Zibouh.

  • Il y a vingt ans, l'Union soviétique s'effondrait dans un climat étonnamment pacifique au regard du déchaînement potentiel. Néanmoins, si la situation semble stable à l'échelle régionale, au sein de certains États l'implosion soviétique a laissé des traces sanglantes. Le Nagorno-Karabakh, l'Ossétie du Sud, l'Abkhazie et la Transnistrie, autonomes avant 1991, se sont proclamés indépendants. Ils sont entrés en guerre pour libérer leurs territoires respectifs de la tutelle de l'Azerbaïdjan, de la Géorgie et de la Moldavie. Lorsque les tirs cessent, les séparatistes s'imposent en vainqueurs sans toutefois obtenir de reconnaissance internationale. Vingt ans plus tard, le tableau n'a guère changé : les combats des années 1991-1993 ont laissé la place à une situation de « ni guerre, ni paix ». Comment ces conflits ont-ils éclaté ? Pourquoi perdurent-ils ? Quelles sont les solutions possibles ? Tels sont les enjeux que posent encore aujourd'hui les conflits gelés de l'espace postsoviétique. Cet ouvrage consacré à l'origine et à l'évolution des conflits gelés de l'ex-URSS a des visées pédagogiques. Il est destiné aux étudiants en relations internationales, mais aussi aux chercheurs portés sur l'étude de conflits et, au-delà, à tous les lecteurs intéressés par le monde postsoviétique.

  • En publiant en 1972 Histoire et Absolu, Jacques Colette offrait une compréhension rigoureuse de la pensée de l'existence à travers l'analyse minutieuse de quatre ouvrages fondamentaux de Kierkegaard : les Miettes philosophiques, le Post-scriptum, le Concept d'angoisse ainsi que La maladie à la mort. Le temps est venu de rendre cet essai magistral à nouveau accessible. Il a marqué la réception de Kierkegaard et il reste un ouvrage majeur pour s'introduire dans son oeuvre philosophique. Cette édition revue et corrigée, menée par Joaquim Hernandez-Dispaux, est augmentée d'un essai inédit de Jacques Colette.

  • Les modalités de recrutement des enseignants et les systèmes de formations connaissent depuis une dizaine d'années de nombreux bouleversements. Ceux-ci sont liés à des modifications profondes des programmes scolaires, des exigences en termes de diplômes, des structures de formation. Ces contextes de changement conduisent à de nouveaux questionnements sur les complémentarités possibles et souhaitables entre les mondes de l'éducation et de l'enseignement, de la formation, de la recherche. Les chercheurs dans les domaines des didactiques des disciplines se sont toujours impliqués dans ce type de problématique. Pour y répondre, ils proposent dans le cadre de cet ouvrage d'interroger les fondements de la transmission des savoirs, d'analyser les pratiques des enseignants et des formateurs, de construire avec et pour les enseignants et les élèves des dispositifs pouvant répondre aux défis actuels. Cet ouvrage est composé d'un ensemble d'études et de propositions issues de travaux et de réflexions de professeurs, de chercheurs, d'étudiants, d'inspecteurs, de décideurs institutionnels. Il est donc destiné à tout acteur potentiel, professionnel ou expert, des mondes de l'enseignement, de l'éducation et de la recherche.

  • Souvent, la philosophie prend la latitude de se poser là où elle veut. La collection « Empreintes philosophiques » témoigne d'un art de la suivre à la trace, où qu'elle soit et sans a priori : les arts, les lettres, les sciences, les religions, bref tous les savoirs du monde que la philosophie informe autant qu'elle s'en informe, par ce jeu des empreintes.

  • La réforme de l'organisation des cours dits « philosophiques » - cette formule ambiguë pour dire que l'on enseigne, à l'École en Belgique, la « morale non confessionnelle » et les religions reconnues par l'État - est à l'ordre du jour. Il est devenu urgent de changer un paradigme inadapté à une société pluraliste. Mais comment et pourquoi ? Ce volume offre un ensemble, unique en son genre, de pistes et perspectives : des pédagogues, des professeurs de philosophie et de sciences des religions, des constitutionalistes, des représentants du Ministère compétent et du Conseil consultatif des cours philosophiques, de l'inspection des cultes et du cours de morale, mais aussi de la Laïcité et du monde politique apportent des analyses prospectives pour nourrir le débat.

  • The crisis faced by the European project today is above all a crisis of meaning. After the disappearance of the narratives about peace and prosperity, the reason for Europe is now the one given by millions of Europeans. Together we must therefore explore a Europe whose institutions are a means but not an end, remain open to discovery, attentive to stories and critical of common ideas.
    This six-month journey is dotted with eleven stops, eleven letters from eleven cities in nine European countries, from Russia to Sweden, Portugal to Bulgaria. They give rise to eleven debates on major issues such as defence, youth, the wounds of the past and solidarity, all of which are explored via the stories of dozens of Europeans met along the way.

  • Philippe, la cinquantaine, se croit en bonne santé mais s'entend annoncer qu'il doit être opéré de pontages coronaires. Chaque année, des centaines de milliers de personnes dans le monde bénéficient d'opérations cardiaques. Ce qui est moins habituel, c'est que cette fois le patient est un patron d'anesthésie spécialisé dans ce type d'interventions, et qu'il sera opéré dans son propre service.

    - Et alors, comment est-ce de l'autre côté du drap?

    À la question posée par tous ses collègues, il a décidé de répondre par cet essai, imaginé au moment même des faits et couché sur papier les jours qui ont suivi.
    Dix ans plus tard, une préface de Gebrine El Khoury, le chirurgien qui a opéré l'auteur, donne une nouvelle actualité à ces pages sans concessions, pleines d'informations, souvent drôles et parfois émouvantes, à l'attention des futurs opérés, de leurs familles, des soignants et même des décideurs hospitaliers.

  • En Belgique, comme dans de nombreux autres pays, on s'accorde pour considérer que l'articulation entre vie professionnelle et vie familiale n'est ni une simple affaire privée relevant de choix individuels, ni une problématique qui concernerait uniquement les femmes. Il s'agit d'une affaire de société, qui occupe l'agenda politique. Un appel est également lancé aux entreprises (plus largement aux organisations au sein desquelles s'organise le travail rémunéré) pour qu'elles adoptent une attitude responsable. Les résultats présentés dans ce livre sont le fruit d'une enquête menée par questionnaire et d'études de cas réalisées auprès de moyennes et de grandes entreprises (marchandes et non marchandes) installées en Wallonie. L'ouvrage établit un bilan sur la façon dont les organisations intègrent la problématique de l'articulation travail/famille. Il permet aussi de mieux comprendre les transformations structurelles et culturelles qui pèsent lourdement sur la relation travail/famille. Ce travail d'analyse intéressera autant les chercheurs et les gestionnaires d'entreprise que les responsables politiques et sociaux ainsi que tout citoyen interpellé par cet enjeu social.

  • Dans quelle mesure la philosophie française du XXe siècle est-elle habitée, voire hantée par la pensée kierkegaardienne ? Dans quelle mesure l'a-t-elle été dès les années 1930, certes en « découvrant l'existence » avec Husserl et Heidegger, mais aussi et simultanément avec Kierkegaard ? Et dans quelle mesure l'est-elle encore, au moment même où c'est en rupture avec le paradigme « historique » de la phénoménologie qu'elle trace de nouveaux chemins de pensée ? C'est à ces questions que ce recueil, réunissant des spécialistes internationaux de l'oeuvre de Kierkegaard et des historiens de la philosophie française contemporaine, tente de répondre sur un mode à la fois historique et thématique, afin de montrer que, loin d'appartenir à un passé révolu, la pensée kierkegaardienne est bel et bien encore devant nous.

  • L'enseignement est de moins en moins souvent la vocation de toute une vie. Nombreux sont les collègues qui ne font plus carrière à l'école et qui la quittent après une expérience très courte. L'interdisciplinarité, la collégialité, le travail collaboratif modifient profondément l'exercice de la profession. Cette évolution a des répercussions sur l'attrait du métier d'enseignant ainsi que sur la formation initiale et continue. L'éducation physique n'échappe pas à ces transformations du paysage éducatif et scolaire. En particulier, l'enseignant novice est mis à l'épreuve par les nouvelles exigences, qui questionnent d'emblée ses capacités de maîtrise du processus d'enseignement-apprentissage. Ce livre rassemble douze contributions internationales francophones qui respectent l'itinéraire chronologique des futurs professionnels : étudiants, stagiaires, novices, formation continue. Outre des thématiques comme le plaisir d'apprendre ou d'enseigner et les interactions langagières, il aborde une réflexion plus générale à propos du processus de construction d'une identité d'enseignant en éducation physique, vue en tension sous différents aspects socioprofessionnels.

  • Il n'y a plus grand-monde pour mettre encore en doute le bouleversement profond qui est en train de modifier l'équilibre climatique de notre planète. Force est cependant de constater que cette prise de conscience, indispensable, ne suscite que fort peu d'initiatives pour renverser le cours d'une évolution inquiétante. Peut-être cette insouciance est-elle, au moins en partie, attribuable au fait que nos contemporains accordent encore aux savants, aux chercheurs, aux ingénieurs, le pouvoir de découvrir des ressources minérales, énergétiques, alimentaires, qui soient inédites, propres, inépuisables. Ce livre tente de démontrer qu'il ne faut pas trop se leurrer à ce sujet. La notion même de développement, actuellement basée sur une énergie pratiquement gratuite, risque bien de se révéler d'ores et déjà dépassée par les faits. Une telle démonstration exige que soient clairement exposés, sur une base scientifique, les tenants et aboutissants des problèmes posés, en particulier, par une soif démesurée d'énergie qu'exacerbe une démographie apparemment incontrôlable.

  • Les actes des dix-neuvièmes journées belgo-néerlandaises d'histoire du droit offrent un aperçu général de la recherche actuelle en histoire du droit et de la justice, en particulier des travaux de jeunes chercheurs. Les études réunies dans ce recueil couvrent une large palette chronologique: - Droit et justice au XXe siècle - De l'Antiquité romaine au Moyen-Âge - Histoire de la justice du Moyen-Âge au XVIIe siècle - Le temps des Révolutions - XIXe siècle : le pouvoir judiciaire face au bouillonnement sociétal - Quelques aspects oubliés de l'histoire récente du droit.

  • Ce volume offre un vaste panorama des études sur Michel Henry et les acquis de sa « phénoménologie matérielle », dans des domaines aussi divers que l'histoire des idées, la culture, la politique, l'esthétique ou le fait religieux. Les contributions ici rassemblées ont pour origine l'ouverture à l'Université catholique de Louvain (UCL) du Fonds Michel Henry, qui met à la disposition des chercheurs les archives du philosophe, ainsi qu'une importante bibliothèque de littérature primaire et secondaire. « [...] les versets fameux d'Angelus Silesius La rose est sans pourquoi fleurit parce qu'elle fleurit n'a souci d'elle-même ni ne désire être vue procèdent directement des intuitions fulgurantes de Maître Eckhart, la rose n'étant que le nom de la vie [...]. N'est-il pas significatif de constater que tous les caractères négatifs que revêt le corps humain dans son abandon au monde, son délaissement, son absence de justification, son étrangeté, sa contingence, son absurdité, éventuellement sa laideur ou sa vulgarité, disparaissent dès que, vécu de l'intérieur, ce corps se révèle à soi-même comme chair vivante ? » Michel Henry, Incarnation. Une philosophie de la chair

  • Deuxième numéro de la collection Sâges, initiée par la Chaire de médecine générale, l'ouvrage que vous tenez en mains est consacré à un nouveau thème ayant trait à la personne âgée : les échelles d'évaluation. Les soins procurés à « nos vieux » se sont vus progressivement empreints des avancées de la science, et, avec elle, d'instruments de mesure. C'est sur cette réalité que nous avons voulu porter des éclairages issus de différentes disciplines et de diverses expériences : le regard du médecin généraliste de terrain, du gériatre, du chercheur, du sociologue, du philosophe.

  • De manière récurrente, les politiques ont invoqué comme finalité de promouvoir une plus grande « démocratisation » de l'enseignement. Dans les faits, la démocratisation scolaire s'est révélées surtout une « massification ». Elle a été davantage « quantitative ». Les chances d'obtenir un diplôme restent toujours aussi mal réparties en fonction des origines sociales ou culturelles. La réussite scolaire est très inégale et les jeux de distinction face à l'offre éducative sont multiples. Dans cette situation, l'« égalité des chances » semble (de plus en plus ?) un idéal inaccessible, au point que nombre d'interrogations sont aujourd'hui ouvertes sur ce que recouvre ou doit recouvrir la notion de « justice scolaire ». Dans les pratiques, les voies à suivre semblent également de plus en plus difficiles à mettre en oeuvre. Bref, l'école démocratique de masse reste encore à inventer. On s'interroge ici sur plusieurs facettes des processus qui se jouent au sein de l'école : Quelles nouvelles définitions de la justice scolaire défendre d'un point de vue éthique et politique ? La réalité du « marché scolaire » est-elle indépassable et hors de portée de l'action des pouvoirs publics ? Les pratiques des établissements peuvent-elles contribuer à l'égalisation des chances ou sont-elles seulement le reflet des inégalités sociales ? Les dispositifs pédagogiques peuvent-ils faire la différence dans la réussite des élèves ? Sont-ils neutres socialement ? Les élèves victimes de relégation peuvent-ils encore croire dans le discours et les pratiques scolaires ? Au-delà de l'école, les dispositifs d'insertion sont-ils en mesure d'éviter le caractère irréversible de l'exclusion ?

  • La pratique de l'enseignant se compose à la fois d'une activité observable, par exemple des gestes et des interactions langagières, et d'une activité mentale qui guide et accompagne l'activité. Observer et analyser cette pratique s'avère complexe, notamment dans le cadre des préconisations institutionnelles liées aux démarches d'investigation. Cette complexité est notamment liée à la variété des fonctions que l'enseignant assume, entre tutelle et médiation, entre transmission et construction des savoirs par les élèves, entre apprentissages conceptuels, méthodologiques et techniques, etc. Comment procéder pour conduire et analyser cette pratique ? Avec quelle méthode et suivant quelle grille d'analyse ? Comment la modéliser de manière fine ? Cet ouvrage met en perspective plusieurs approches développées par des chercheurs en didactique des sciences et en sciences de l'éducation, tous spécialistes de l'activité enseignante. Il invite d'abord les auteurs, à travers des contributions individuelles, à expliciter et justifier leurs présupposés théoriques ainsi que leurs méthodes d'analyse et de modélisation. Il les engage ensuite dans une réflexion collective inédite, sous forme d'un débat, de manière à proposer finalement un éclairage de nature épistémologique sur les recherches portant sur la pratique enseignante en classe de sciences. Ce ouvrage s'adresse à tous les acteurs de l'éducation et de l'enseignement des sciences en langue française : formateurs et chercheurs en didactique des sciences et en sciences de l'éducation, enseignants en sciences dans le primaire et le secondaire, étudiants suivant un master dans le domaine des sciences, de l'enseignement des sciences, en didactique des sciences ou en sciences de l'éducation.

  • Trois raisons au moins justifient que soit aujourd'hui remise à l'honneur la question du sens des savoirs à l'école. En premier lieu, le contexte auquel les enseignants et les élèves sont confrontés en ce début de xxie siècle ébranle les finalités, la nature et les modalités de l'enseignement apprentissage. Révolution numérique, accélération des modes de déplacement, de communication et d'information, nouvelle économie du rapport aux savoirs et aux compétences, explosion des réseaux sociaux... Impossible de ne pas s'interroger sur le rôle que les enseignants ont à jouer dans un tel contexte. En second lieu, le contexte actuel d'incertitude et de remise en question rend indispensable un surcroit de réflexivité tant de la part des enseignants comme des élèves. Il en va dès lors de la responsabilité des chercheurs en didactique d'alimenter cette question par des recherches et par des expériences empiriques. Enfin, à l'évidence, la question du sens constitue la question fondamentale par excellence, celle dont dépendent nécessairement toutes les autres et qui fédère les différents acteurs de l'école. Y consacrer un livre était donc le contraire d'un luxe : c'était une nécessité vitale. Pour analyser ces différents enjeux et proposer des pistes d'action qui leur soient articulées, le livre donne la parole d'abord à Michel Develay, reconnu comme un éveilleur de sens, capable comme personne de voyager entre les disciplines pour en souligner les enjeux et les potentialités. Suivent quatre articles qui proposent une série de pistes et de réflexions pour un travail axé sur le sens des savoirs dans différentes disciplines ou structures de collaboration co-disciplinaires de l'enseignement secondaire, en l'occurrence les cours de sciences (biologie, physique et chimie), les cours d'éducation physique et sportive, les cours de français et d'histoire de l'art et les cours de religion.


  • Dans l'exercice de leur métier, les chercheurs veulent repousser les frontières de la connaissance, explorer des régions jusque-là inconnues dans leur discipline. Pour cela, ils sont capables de développer des routines très complexes, des procédures très rigoureuses. Ils inventent des dispositifs d'expérimentation qui tournent à la perfection. Ils se démènent pour obtenir les précieux financements qui leur permettront de continuer leurs programmes. Ils siègent dans des conseils, donnent des cours, encadrent des thésards, communiquent dans les médias.

    Par passion pour la recherche, ils sont aussi capables de se mettre en danger, intellectuellement et même physiquement, de prendre des risques calculés pour démontrer une hypothèse, résoudre une équation ou un problème, prouver l'existence d'une particule ou d'une étoile ou déchiffrer un génome... ils arpentent les quatre coins du globe, fréquentent les grands fauves comme les redoutables bactéries, se laissent couler dans les abysses océanes ou s'élèvent dans la stratosphère, ou encore, avec un eurêka au bord des lèvres, s'immergent dans des calculs et des réflexions sans fin. Ce sont des savanturiers. Non, leur vie n'est pas toujours de tout repos. À l'occasion de l'Année Louvain de l'aventure scientifique (2016-2017), ce livre donne un aperçu de quelques-unes de leurs échappées.
    L'aventure est au coin de la science!

  • Le harcèlement à l'école touche de nombreux élèves et constitue une source de souffrance qui peut avoir des conséquences néfastes jusqu'à l'âge adulte. Il est donc important de savoir comment faire pour éviter les drames auxquels peut conduire le harcèlement. Cet ouvrage cherche à comprendre quelles sont les conditions locales qui favorisent la mise en place de projets de prévention. Il vise, en partant de l'analyse d'expériences de terrain, à donner des repères pour la mise en oeuvre d'actions de prévention au sein des écoles. Pour ce faire, cet ouvrage présente : oun état des lieux concernant la prévention du harcèlement en milieu scolaire ; odes exemples concrets de projets de prévention ; oune analyse des conditions favorables à la mise en oeuvre de ces projets ; odes recommandations pour une politique de prévention plus efficace. Ce texte s'adresse d'abord aux personnes concernées par la mise en place et le suivi de projets de prévention du (cyber)harcèlement en milieu scolaire : directions, équipes éducatives, psychologues scolaires, médiateurs, professionnels de la santé, associations de parents, services d'aide à la jeunesse, travailleurs sociaux, formateurs, etc., et futurs professionnels de ces secteurs. Il intéressera également les décideurs politiques et toute personne concernée par la prévention du harcèlement en milieu scolaire.

  • S'intéresser à l'interdisciplinarité des pratiques enseignantes revient à se poser des questions vitales pour toute équipe éducative : pourquoi travailler ensemble, en tant que formateurs d'enseignants, et en tant qu'enseignants dans les écoles ? Au nom de quels enjeux et en vue de quels objectifs ? Autour de quels projets concrets ? Certes, dans l'état actuel des choses, l'interdisciplinarité demeure davantage un idéal, présent dans les écoles à travers quelques expériences pilotes, qu'une expérience déjà fortement ancrée dans les pratiques. Un idéal, un projet, voire une utopie, diront certains. Mais n'est-ce pas justement l'une des spécificités des recherches sur l'école que de confronter l'existant au désirable ? Un auteur comme Edgard Morin n'a cessé de souligner combien, loin d'être un luxe de la pensée, l'interdisciplinarité constituait une condition de pertinence de toute démarche se voulant en prise sur l'évolution des connaissances et de la société. Pour interroger les conditions de possibilité et de fécondité de cette approche, il convenait de donner la parole à des chercheurs, des enseignants et des formateurs qui y ont consacré des expériences. La première intervention qu'on découvrira ici est celle de Sabine Daro, qui a mis en place depuis plusieurs années nombre de projets interdisciplinaires destinés aux professeurs de l'enseignement fondamental. Myriam De Kesel présente ensuite, au nom de l'équipe enseignante qu'elle coordonne, le dispositif de formation initiale qui est mis en place depuis une dizaine d'années à l'UCL en vue de former les futurs enseignants à l'interdisciplinarité. La parole est ensuite donnée à Barbara Dufour et Alain Maingain, qui reviennent sur les fondements et sur les modalités de démarches interdisciplinaires qu'ils ont longuement mises au point puis en oeuvre dans le cadre d'expériences pilotes. Myriam De Kesel et Jim Plumat présentent ensuite, sous le titre « La guerre des mots», un exemple d'atelier interdisciplinaire centré sur le dialogue entre les didactiques des sciences. Enfin, ce sont les différents visages scolaires de l'histoire qui figurent au centre de la contribution d'Elodie Vaeremans, Marie-Emilie Ricker et Jean-Louis Dufays : l'Histoire en tant que discipline à part entière, mais aussi l'histoire de l'art et l'histoire de la littérature, trois regards qui servent ici à éclairer deux thématiques toujours actuelles, celle des migrations et celle des conditions sociales au xixe siècle.

  • Il est urgent de réinvestir l'humanisme, ce mouvement d'émancipation culturelle, né à la Renaissance et fondé sur l'élan de l'esprit critique, sur le retour aux sources antiques et sur le développement des universités - notion qui paraît à certains désuète, voire politiquement « récupérée ». Des chercheurs et des enseignants disent ici en quoi la formation universitaire, au-delà des sept arts libéraux qui assurent la maîtrise des chiffres et des lettres, ne peut qu'être humaniste, aujourd'hui comme hier : son objectif est de forger des citoyennes et des citoyens qui mettent leurs talents et leurs compétences au service des autres et chez qui l'intelligence va de pair avec la conscience éthique.
    La bulle d'institution de l'Université de Louvain, en 1425, exprimait déjà en des termes étonnamment simples et actuels les principes fondateurs d'une université, sa vocation, son enracinement dans la cité et les liens privilégiés qui unissent ses étudiants, ses docteurs et ses professeurs. On trouve dans le présent petit livre une traduction française inédite de ce document essentiel de la fin du Moyen Âge, due à Lambert Isebaert.
    Cet ouvrage est une boussole pour l'esprit, de ceux qu'on garde à portée de main pour tenir le cap.

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