Entreprise, gestion et management

  • Qu'en est-il de la révolution annoncée des « technologies de l'information » ? Tout en prenant la mesure de changements considérables dans l'économie matérielle de la culture, le livre se détache des prédictions pour étudier méthodiquement ce que l'invention des objets apporte à la circulation sociale des informations et des savoirs. Le mot « information », dont le sens paraît évident, masque toute la complexité des relations entre technologie et culture. Prenant une distance historique et théorique, l'auteur mène un examen précis des propriétés réelles des « médias informatisés » et propose une réflexion sur les conditions nécessaires pour construire un examen rigoureux des relations entre objets et pratiques aujourd'hui. Ce livre est une introduction méthodique à la démarche de recherche, destinée aux étudiants de sciences de l'information, de la documentation et de la communication ainsi qu'aux divers acteurs qui souhaitent développer une attitude critique et créative quant à l'appropriation des nouveaux médias de la culture. Cette nouvelle édition a été revue et augmentée pour intégrer les acquis des recherches les plus récentes.

  • Plus de quatre-vingts contributeurs, spécialistes de sciences humaines et sociales (droit, économie, gestion, histoire, sciences politiques, sociologie) ont travaillé ensemble pour définir les principales notions et termes comptables qui courent du xve siècle à aujourd'hui. L'ouvrage est à même d'intéresser un public varié : les non-spécialistes de la comptabilité à la recherche de l'histoire technique de termes comptables ; les spécialistes de la comptabilité soucieux de trouver matière à réflexion sur les débats contemporains relatifs à la construction du chiffre comptable et de ses enjeux de pouvoir (i.e. : normes comptables internationales IFRS) ; les professionnels du chiffre curieux de l'étymologie et de l'origine des termes comptables et financiers. L'ouvrage vise donc à donner à chacun les moyens de mieux comprendre les enjeux des conventions comptables passées et actuelles et de prendre part aux débats qu'elles suscitent. Il permet de s'approprier ce qui est en général présenté comme une technique aride. Bien au contraire, ce dictionnaire critique met en avant la dimension historique et sociale de la comptabilité et le rôle qu'elle joue dans les transformations successives du capitalisme.

  • Les transformations organisationnelles qui accompagnent l'évolution du capitalisme depuis 30 ans donnent une place centrale à la communication. Celle-ci est généralement appréhendée dans une optique descriptive d'étude des organisations, ou comme dispositif au service de la performance. Il existe cependant une tradition de recherche qui l'aborde dans une perspective critique. C'est à cette orientation que cet ouvrage est consacré : Qu'est-ce qu'une recherche critique en communication des organisations ? Quelles catégories de la critique (aliénation, exploitation, domination...) sont convoquées ? Quels sont les fondements théoriques et épistémologiques d'une telle démarche ? Quelles sont les méthodes utilisées ? Sur quels objets portent les travaux ? Et quels en sont les enjeux ? Sur ces thèmes, cet ouvrage a le mérite de réunir pour la première fois, et de faire dialoguer entre eux, plus de trente chercheurs de pays et de disciplines différentes principalement en sciences de l'information et de la communication, sciences de gestion et sociologie. Les orientations de la critique y sont variées : de la critique épistémologique à la critique socio-politique, de la critique d'une organisation particulière à celle du capitalisme, de la nuance prudente à la radicalité « ouvrante »... Son ambition est d'être une référence ou un repère, d'encourager le débat sur une démarche plus que jamais nécessaire. Il intéressera un large public : chercheurs, enseignants et étudiants en particulier en gestion, SIC ou sociologie des organisations ; acteurs impliqués dans le fonctionnement des organisations (syndicalistes, DRH, communicants...).

  • Le monde contemporain doit affronter plusieurs défis majeurs : deux d'entre eux apparaissent particulièrement prégnants et pour certains contradictoires ; il s'agit, d'une part du développement des agro-ressources pour faire face aux besoins alimentaires d'une population mondiale de plus en plus nombreuse et aux besoins énergétiques également croissants, d'autre part de la nécessité de préserver des écosystèmes particulièrement fragilisés, du fait notamment des activités humaines de production intensive. Cet ouvrage collectif analyse ce dilemme et apporte des réponses positives. Après avoir situé les enjeux internationaux du management environnemental et des agro-ressources, sont analysés successivement les discours, outils et pratiques du management environnemental, la gestion des territoires agricoles et ruraux et les flux économiques dans une perspective de développement durable. Enfin, quelques applications industrielles des agro-ressources sont présentées, à l'exemple du pole de compétitivité IAR (Industrie et agro-ressources) Champagne-Picardie. L'ouvrage est en effet issu d'un « École doctorale internationale d'été » qui s'est tenue à Amiens et Paris, en juillet 2010, à l'initiative de l'université de Picardie Jules Verne, en partenariat avec l'université de Paris Dauphine et les réseaux scientifiques internationaux RIODD (Réseau international de recherche sur les organisations et le développement durable) et IFSAM (International Federation of Scholary Associations of Management) et avec l'appui de plusieurs institutions (Académie d'agriculture, Ministère français de l'enseignement supérieur MESR-DREIC, pôle de compétitivité IAR, Région Picardie)

  • Tout le monde parle de la RSE mais qui sait vraiment à quoi renvoie ce phénomène ? Si chacun s'accorde sur le fait qu'il bouleverse le mode traditionnel de négociation sociale et de médiation publique, il n'existe en revanche aucune forme de consensus clair quant à ses contours et limites. Avancée pour les uns, recul pour les autres, phénomène intriguant pour tous, la RSE interpelle, mobilise, divise... sans que l'on dispose d'un minimum de référent commun concernant le sens, la nature, l'extension, le potentiel, le contenu de la « Responsabilité Sociale de l'Entreprise ». C'est ce vide que ce premier dictionnaire, critique, réflexif, pluridisciplinaire, vient combler. Ouvrage collectif constitué de contributions des spécialistes reconnus de cette question dans le champ des sciences sociales, il se présente comme un outil de référence pour les praticiens et les analystes de ce phénomène qui change la donne en matière de régulation sociale. Avec cet outil, la discussion peut commencer sur des bases communes.

  • Il est devenu courant de dénoncer les dérives de l'idéologie managériale. On constate néanmoins que leurs méfaits perdurent. Il reste encore à concevoir et développer une approche socialement responsable des sciences de gestion. Un tel défi nécessite de repenser des questions aussi centrales et variées que l'épistémologie des sciences de gestion, le rôle des instrumentations de gestion et des discours managériaux, l'interdisciplinarité et sa place dans la régulation d'une économie mondialisée génératrice d'inégalités croissantes. Un tel défi exige aussi d'interroger une pratique professionnelle dans laquelle l'encadrement de thèse constitue un enjeu majeur pour l'avenir de la recherche. À partir de la réflexion et de la posture incarnées par Julienne Brabet au travers de ses travaux et de sa pratique singulière de l'encadrement de la recherche, des spécialistes de comptabilité, de stratégie et de GRH plaident à leur tour pour des politiques et des pratiques de gestion au service des hommes et de la société, et pour une démarche scientifique et une vision du monde clairement affichées et assumées.

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