QUAE

  • Quels rôles jouent, par exemple, la sensation de faim, la composition des aliments, les normes sociales, l'éducation, le revenu, la publicité... dans le comportement des consommateurs ? Quels seraient les leviers d'action publique à utiliser pour que ces consommateurs adoptent les recommandations nutritionnelles favorables à leur maintien en bonne santé ? Cette expertise scientifique collective met à disposition des décideurs et du grand public les connaissances acquises sur ces questions dans des champs disciplinaires très variés (épidémiologie, nutrition, science des aliments, psychologie, sociologie, économie).

  • Comment nourrir le monde aujourd'hui et dans la perspective démographique du XXIe siècle ? Peu traités du point de vue de leur durabilité, les régimes alimentaires mondiaux ont laissé pour l'instant la priorité des réflexions aux défis pour l'agriculture. L'« alimentation durable » est pourtant sans conteste un thème majeur pour les années qui viennent. L'Inra et le Cirad ont mobilisé les experts francophones du secteur pour étudier les tendances d'évolution des systèmes alimentaires au niveau mondial, au regard de leurs effets sur l'environnement, la santé, l'équité sociale et l'économie. La réflexion menée au sein de duALIne a permis, au travers d'entrées choisies en fonction de leurs liens et impacts potentiels sur la durabilité de l'alimentation, de dresser un état des lieux des déterminants majeurs qui ont présidé aux évolutions passées des systèmes alimentaires, d'identifier les points critiques de ces systèmes, et enfin, de dégager des questions à la recherche pour de futurs programmes. Cet ouvrage intéressera les décideurs ainsi que toutes les parties prenantes du domaine de l'alimentation.

  • L'Afrique est confrontée à deux défis majeurs liés à l'augmentation extrêmement rapide de sa population : comment fournir des aliments en quantités toujours plus abondantes et comment approvisionner les populations en énergie nécessaire à la cuisson des aliments ? Cet ouvrage présente les résultats du projet Makala « Gérer durablement la ressource bois-énergie en Afrique centrale » mené en République du Congo et en RDC. Il présente un état de la consommation en bois-énergie des grandes villes et le bassin d'approvisionnement de Kinshasa. Il propose des outils indispensables à une bonne gestion de la ressource en bois ainsi que des modèles de gestion de cette ressource et fait le point sur les perspectives d'avenir.

  • La présence de nitrate en excès dans les eaux de surface et les nappes phréatiques, due à une fertilisation azotée trop importante et à la production naturelle de nitrate par minéralisation des matières organiques du sol, constitue un double enjeu de santé publique et de protection de l'environnement.
    L'introduction d'une culture intermédiaire piège à nitrate (CIPAN) en interculture permet de piéger l'azote minéral du sol avant la période de drainage à l'automne, et de réduire les fuites de nitrate et la concentration nitrique de l'eau de drainage qui alimente les nappes.
    Dans quelles conditions peut-on mettre en place des CIPAN? Comment évaluer leur potentiel agronomique et écologique en fonction des pédoclimats et des systèmes de culture français ? Quelle est leur efficacité pour réduire les pertes de nitrate, notamment dans les zones classées vulnérables pour la qualité de l'eau ? Quels sont les autres services environnementaux ?
    Dans le cadre de la préparation du 5e programme d'action « directive européenne Nitrate », les ministères chargés de l'Ecologie et de l'Agriculture ont sollicité l'Inra pour faire le point des acquis, des incertitudes et des questions à approfondir sur la gestion de l'azote durant l'interculture. L'étude, qui s'appuie sur une analyse bibliographique et sur l'utilisation de simulations, démontre l'efficacité des CIPAN dans la plupart des situations. Elle évalue le niveau d'efficacité « piège à nitrate » en fonction des contextes pédoclimatiques et des pratiques, et dresse le bilan des éventuels impacts négatifs et des autres services écosystémiques : réduction de l'érosion hydrique, séquestration de carbone, impact sur les gaz à effet de serre, contribution au contrôle des adventices, maladies et ravageurs, etc.

  • SRAS, grippes aviaires, virus Ébola, Mers-Cov... Depuis quelques dizaines d'années, les maladies infectieuses font l'objet d'une attention croissante de la part des scientifiques, des gestionnaires de risques, des médias et du public. Comment expliquer que les maladies infectieuses ne cessent d'émerger ? Et quels sont les défis que cette situation génère ?

    À travers cinq chapitres, des spécialistes analysent, depuis leurs différents domaines scientifiques, les dynamiques écologiques, sociales, institutionnelles et politiques associées aux maladies infectieuses émergentes. Mais plus qu'un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage montre comment les concepts, les résultats scientifiques et les plans d'action des agences internationales ou gouvernementales se construisent et se répondent.

    Dans un langage clair et accessible, l'ouvrage explore les continuités mais aussi les réorganisations produites par la notion de maladie infectieuse émergente, tant dans l'activité collective que dans notre rapport au monde biologique. Il montre également les défis, mais aussi les opportunités dont se saisissent les acteurs qui y sont confrontés.

    Cet ouvrage, préfacé par Frédéric Keck (anthropologue), rassemble des contributions de Claude Gilbert et Nathalie Brender (politistes), François Roger (épidémiologiste vétérinaire) et Patrick Zylberman (historien de la santé).

  • Depuis la signature de l'Accord sur les aspects de droit de propriété intellectuelle touchant au commerce (ADPIC), les membres de I'OMC doivent protéger les indications géographiques qui identifient un produit dont la qualité, la réputation ou toute autre caractéristique peuvent être attribuées àson origine géographique. Ainsi en est-il des indications Champagne, Roquefort, café de Colombie, Darjeeling, Basmati ou encore Pashmina du Cachemire... Or l'Inde, pays émergent à l'histoire millénaire, a adopté un cadre juridique pour la protection des indications géographiques qui éclaire d'un jour nouveau le concept de lien entre un produit et son origine, formalisé en France au début du XXe siècle avec l'appellation d'origine, puis homogénéisé au niveau européen en1992. À travers une analyse comparée, cet ouvrage montre comment l'Inde protège ses produits artisanaux en réponse aux menaces de la mondialisation. L'expérience indienne questionne le droit français et européen quant à l'existence d'un « lien àl'origine » par les seuls savoir-faire traditionnels, en l'absence d'influence de la nature. Par ailleurs, le rôle omniprésent de l'État en Inde, notamment en tant que déposant-propriétaire d'indications géographiques contraste avec le retrait des pouvoirs publics en France. Ceci interroge la nature juridique de l'indication géographique, que ce soit son caractère collectif ou sa dimension de droit public. Aussi, l'auteur propose-t-il de qualifier l'indication géographique de droit d'usage, plus précisément d'une chose commune, rejetant le concept de propriété. Cet ouvrage s'adresse aux experts, décideurs, professionnels, chercheurs, universitaires et étudiant qui s'intéressent aux liens entre produits de terroir et mondialisation, pays émergents, règles internationales et propriété intellectuelle.

  • Comment organiser la gestion des déchets dans les prochaines années ? Quels sont les conflits entre la population et les décideurs ? Comment les anticiper ? Quels sont les leviers économiques ? Comment intégrer les progrès sanitaires et environnementaux ? Une historienne de l'environnement, un urbaniste, un toxicologue et un ingénieur économiste répondent au questionnement des décideurs. Les techniques de gestion des déchets ménagers et les réglementations sont décrites en France et en Europe du Nord, et les coûts sont évalués et reliés au financement du service par la tarification incitative. Mais la gestion des déchets ménagers renvoie également aux modes de consommation, au devenir des biens usagés, aux impacts sur le milieu naturel et la santé publique. L'histoire de la gestion des déchets et l'analyse des risques sanitaires complètent ce panorama et l'exemple de la crise de la dioxine (1989-2000) montre la difficulté chronique à anticiper une crise sanitaire et à en accepter la dimension sociale. La prévention est l'enjeu majeur de la prochaine décennie avec l'objectif de réduire la quantité d'ordures ménagères résiduelles en France à 100 kg/hab et par an. En association avec les citoyens, de plus en plus impliqués dans les services et la prévention, les décideurs sont conduits à élaborer des solutions techniques et organisationnelles acceptables et durables. Cet ouvrage s'adresse aux décideurs des collectivités territoriales, des administrations et des agences d'environnement mais aussi à tous les consommateurs en Europe et au Maghreb.

  • Pour l'auteur, une production agricole abondante est possible... tout en améliorant la qualité de l'environnement. Il présente les différentes spécificités de l'agriculture écologiquement intensive, expose l'évolution du concept et précise les moyens d'amplifier l'usage des fonctionnalités écologiques pour l'agriculture et l'élevage. Il aborde les conditions d'une viabilité économique et sociale mondiale, considérée comme un facteur de succès de cette nouvelle forme d'agriculture. S'appuyant sur un panel très large d'expériences, cet ouvrage alimentera les débats des professionnels agricoles et de l'environnement afin que les agriculteurs deviennent eux-mêmes les véritables défenseurs la biosphère agricole.

  • Nous avons tous eu l'occasion d'observer des marées vertes dans certaines baies littorales...
    Ces perturbations écologiques liées à des excès de nutriments peuvent s'accompagner de conséquences négatives sur la santé et les activités humaines, que ce soit sur le bassin versant ou
    le littoral. Dans les bassins versants qui alimentent ces baies, les agrosystèmes doivent évoluer pour diminuer leurs émissions d'azote vers l'eau jusqu'à des niveaux parfois très bas.
    Le lien entre la dégradation des écosystèmes littoraux, les flux d'azote et l'agriculture a été établi mais cet ouvrage interroge de manière nouvelle leurs relations. Quelles connaissances a-t-on
    du fonctionnement des bassins versants et des systèmes agricoles ? Quelles transitions agroécologiques sont adaptées au territoire ? Comment les engager avec les acteurs concernés ?
    Les modèles agroenvironnementaux sont-ils des outils privilégiés pour articuler connaissance et action, et contribuer à construire des projets de territoires ? Enfin, l'adoption de ces nouveaux
    systèmes résoudra-t-elle le problème des algues vertes ?
    Pour y répondre, les auteurs s'appuient principalement sur les résultats du programme de recherche ACASSYA « ACcompagner l'évolution
    Agroécologique deS SYstèmes d'élevAge dans les bassins versants côtiers », financé par l'Agence nationale de la recherche. Ce programme est né d'une volonté des gestionnaires de territoires
    et des équipes de recherche de travailler ensemble.
    Le territoire emblématique étudié est celui des bassins versants alimentant la baie de la Lieue de Grève dans les Côtes d'Armor. Toutefois, les résultats peuvent concerner tous les territoires du monde confrontés à des écosystèmes aquatiques littoraux dégradés. Ils s'appuient sur des connaissances génériques acquises dans les observatoires agrohydrologiques mis en place par la recherche.

  • Cet ouvrage explore trois grands enjeux des céréales destinées à l'alimentation humaine, notamment du blé : teneur en protéines, qualité sanitaire des récoltes et des produits céréaliers, valeur nutritionnelle des aliments. Des stratégies sont présentées pour concilier les diverses demandes en matière de qualité et dépasser les contradictions pour une plus grande durabilité.
    Fruit d'un travail pluridisciplinaire réalisé au sein du groupe filière Céréales de l'Inra, cet ouvrage propose une analyse de la semence aux produits alimentaires et aborde des aspects agronomiques, phytosanitaires, nutritionnels, technologiques et socio-économiques. Outre des chercheurs Inra de différents domaines scientifiques, le groupe filière Céréales comprend aussi des participants externes, par exemple d'Arvalis-Institut du végétal et de l'Institut technique de l'agriculture biologique.

  • En France, l'agriculture représente environ 20 % du total des émissions de gaz à effet de serre. Limiter les émissions en provenance de ce secteur devient impératif. Dans ce contexte, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie ont demandé à l'Inra de réaliser une étude sur les possibilités d'atténuation de ces émissions.
    Cet ouvrage propose dix actions ou pratiques agricoles permettant de limiter ces émissions sans modification lourde des systèmes de production, ni réduction importante de la production. Pour chacune d'elles, le potentiel d'atténuation ainsi que les coûts ou gains associés, sont estimés à l'horizon 2030, en tonnes équivalent CO2 évité pour le premier, en euros pour les seconds.
    Selon la méthodologie de chiffrage des émissions proposée, le potentiel d'atténuation annuelle de ces actions mises en oeuvre simultanément s'élèverait à 32 millions de tonnes de CO2 équivalent. Un tiers serait atteint avec un gain économique pour l'agriculteur, en jouant sur des ajustements pour économiser les intrants. L'autre tiers aurait un coût modéré, les actions correspondantes nécessitant des investissements spécifiques ou des modifications de système de culture tout en donnant lieu à des réductions de charges ou à des coproduits valorisables. Le dernier tiers au coût important requiert des investissements sans retour financier direct, des achats d'intrants spécifiques, du temps de travail dédié et/ou implique des pertes de production plus conséquentes.
    Cette étude a été conduite par un groupe de 22 experts scientifiques de divers organismes publics de recherche ou d'enseignement supérieur, dont 2 chercheurs étrangers. Ces experts, couvrant une large palette de disciplines, étaient chargés, dans leur domaine de compétences, de l'analyse de la bibliographie scientifique internationale sur les mécanismes en jeu et les atténuations d'émissions obtenues, ainsi que de la réalisation des estimations quantitatives.

  • Les risques de pénurie de certains métaux critiques sur le moyen terme et les incertitudes sur les réserves terrestres de plusieurs autres métaux justifient de chercher à diversifier les sources d'approvisionnement et d'étudier leur potentiel. Les ressources minérales marines profondes suscitent un intérêt croissant, en raison de la découverte lors des explorations scientifiques de divers types de minéralisations. La France dispose d'espaces profonds dans les trois océans, de moyens humains et technologiques au premier rang mondial et d'un savoir-faire résultant de plus de 40 années d'expérience. Cette étude fait le point sur les connaissances des minéralisations et des métaux associés, les technologies d'exploration et d'exploitation, la biodiversité et les impacts sur l'environnement profond, et les partenariats essentiels pour la France et l'Europe. Ces informations seront utiles aux décideurs pour l'élaboration de stratégies, la définition de programmes de recherche et de développement, et pour la valorisation de ces ressources au fort potentiel.

  • La surveillance de la qualité du milieu marin a commencé il y a juste un siècle, pour contrôler la salubrité bactérienne des coquillages consommés vivants. À partir des années 1970, la qualité chimique s'y ajoute. Dix ans plus tard, un réseau d'observation du phytoplancton toxique et des toxines associées est mis en place. Ce dispositif permet de mesurer l'état et l'évolution de la qualité environnementale et sanitaire des eaux littorales en ce début de XXIe siècle.

  • La fertilité des sols est au carrefour des enjeux de sécurité alimentaire, de protection de l'environnement et de rentabilité économique de l'activité agricole.
    La notion de « fertilisation raisonnée », apparue dans les années 1970, doit de plus en plus être étendue à celle de « gestion durable des cycles biogéochimiques ». Cette évolution implique un élargissement des échelles spatiotemporelles considérées, une diversification
    des acteurs impliqués et un changement de nature des références à produire pour accompagner les décisions techniques. Dès lors, c'est tout le fonctionnement du système de recherche-développement-formation qui est questionné. Cet ouvrage présente les résultats d'une réflexion prospective sur le contexte de la fertilisation dans les 5-10 ans à venir, et les besoins futurs en références, outils et méthodes pour la gestion des cycles biogéochimiques et le raisonnement de la fertilisation.
    Le cadre du réseau mixte technologique Fertilisation et environnement, à l'origine de ce travail, permet de croiser tous les points de vue. Ce travail intéressera les acteurs de la recherche, du développement et de la formation dont les travaux visent la double performance
    économique et environnementale de l'agriculture : chercheurs, enseignants en lycées agricoles et écoles d'ingénieurs, formateurs, ingénieurs et techniciens du développement agricole, de l'agrofourniture et des organismes en charge de l'environnement.

  • Ces dix dernières années ont vu se multiplier les analyses et enquêtes visant à établir et mesurer les conséquences humaines, sociales ou économiques des risques psychosociaux. En suivant l'exemple du stress au travail, cet ouvrage donne une meilleure compréhension des réflexions méthodologiques et des mécanismes statistiques qui permettent d'attribuer un « prix » à une souffrance et à son lot de conséquences individuelles et collectives.


  • This book focuses on innovation in the agri-food system and the new paradigm drawn by bioeconomic approaches and principles. It draws on contributions presented during the 29th EURAGRI annual conference held in Luxemburg (September 2015) as well as on other workshops organised as part of EURAGRI. EURAGRI is an informal gathering of EU research and higher education organisations and ministries interested in agri-food research. It works as a platform of exchange and discussion on topics of common interest pertaining to the organisation, orientation and outlook of agri-food research in Europe in connection with global changes.

  • Limiter la perte de biodiversité à l'horizon 2010, tel est l'engagement souscrit par la communauté internationale. C'est dans ce contexte que s'inscrit cette expertise qui analyse les relations entre agriculture et biodiversité. L'agriculture en France, par son emprise sur le territoire et la transformation des milieux naturels qu'elle opère, entretient des liens étroits avec la biodiversité. Dans les cinquante dernières années, l'intensification des pratiques agricoles, qui s'est traduite par l'arasement des haies, le recours systématique à des produits de synthèse pour protéger les plantes et fertiliser les sols, a porté atteinte à cette biodiversité. L'expertise s'est intéressée non pas à la biodiversité remarquable, illustrée par des espèces emblématiques (l'ours, le loup), mais à la biodiversité ordinaire (abeilles, syrphes, vers de terre...), qui contribue au bon fonctionnement des écosystèmes à travers des « services », comme les services de pollinisation ou de contribution à la fertilité des sols, par exemple. La question posée conjointement par les ministères en charge de l'écologie et de l'agriculture concernait les conditions d'une meilleure synergie entre biodiversité et agriculture, fondées sur une exploitation efficace des services fournis par la biodiversité dans les processus de production agricole. Que sait-on aujourd'hui des impacts, positifs et négatifs, de l'agriculture sur la biodiversité ? Quels services la biodiversité peut-elle apporter à l'agriculture, et à quelle hauteur de performance ? Comment favoriser au champ les synergies entre agriculture et biodiversité ? Quels instruments de politiques publiques, économiques et juridiques sont susceptibles de promouvoir ces interactions ? C'est pour répondre à toutes ces questions que s'est mobilisé un groupe pluridisciplinaire d'experts (écologues, agronomes, microbiologistes, spécialistes de santé végétale, économistes, juristes, sociologues), de différentes institutions (Inra, CNRS, IRD, universités, écoles supérieures agronomiques) en France et à l'étranger.

  • La politique de gestion du risque mise en oeuvre suite à la tempête Xynthia en février 2010 a fait apparaître la nécessité de repenser la politique française de gestion des risques et son plan d'adaptation au changement climatique. Cet ouvrage collectif analyse les catastrophes naturelles récentes, et notamment Xynthia, et propose quelques pistes pour une politique intégrée de gestion du risque.

  • Alors qu'un point de vue dominant, largement repris par les gestionnaires des espaces naturels, et des raisons historiques (les friches étaient jadis le résultat d'abandons pour cause de guerres, d'épidémies, de crises sociales majeures...) ont accordé à la nature férale - totalement abandonnée à elle-même - une connotation négative, ce livre prend le parti de la naturalité, dénonce les politiques de gestion de la nature et se veut un plaidoyer en faveur des espaces fermés et des forêts « naturelles ».

  • Cet ouvrage est un des rares qui s'intéressent au Codex Alimentarius. Les enjeux du Codex Alimentarius, créé en 1963 pour établir des normes alimentaires internationales, ont changés avec les accords de l'Organisation mondiale du commerce. Ses normes sont maintenant reconnues comme références pour le règlement de différends commerciaux entre États. Le statut d'observateur permet aux industriels, comme aux représentants des consommateurs, de faire valoir officiellement leur opinion. Il est aussi possible d'agir en amont des réunions du Codex Alimentarius, en intervenant directement auprès des États membres. L'influence de l'industrie est parfois critiquée, les entreprises font parfois entendre leur voix avec succès, elles ne font pas pour autant toutes les normes du Codex Alimentarius. Cet ouvrage offre une description documentée des activités et des processus de décision concrets du Codex Alimentarius, sur la base de cas détaillés, les modalités et les conditions de l'influence des entreprises sont examinées. Il montre les contraintes les contraintes que présente une organisation intergouvernementale pour qui veut influencer ses décisions, et la nécessaire adaptation du lobbying des entreprises.

  • Depuis 2009, des variétés de tournesol et de colza, dites « tolérantes aux herbicides » (TH), font leur apparition en France. Destinées à faciliter le désherbage, ces variétés résistent à un herbicide donné ce qui permet a priori d'appliquer l'herbicide sans risque pour la culture. La culture de telles variétés a suscité une contestation sociale se traduisant par l'arrachage de tournesols TH dénoncés comme « OGM cachés ». Dans ce contexte, les ministères chargés de l'Agriculture et de l'Environnement ont demandé à l'Inra et au CNRS de réaliser un bilan des connaissances disponibles sur l'ensemble des impacts de la culture de ces variétés.


  • Le recyclage des déchets organiques peut être considéré comme une pratique agro-écologique visant l'amélioration de la fertilité des sols, la réduction des impacts environnementaux et une économie circulaire. Cet ouvrage permet de comprendre les processus biogéochimiques impliqués dans ce recyclage et les usages des produits résiduaires organiques. Il propose des solutions adaptées à différents contextes économiques, sociaux et culturels, au Nord comme au Sud.

  • Le développement de l'élevage dans le monde fait actuellement l'objet de débats.
    Les flux d'azote constituent une porte d'entrée de ce débat. Le cycle agronomique vertueux de l'azote allait des cultures qui fournissent la matière azotée aux animaux et de ceux-ci aux protéines (lait, oeufs, viande) et aux déjections, riches en azote, qui fertilisent en retour les cultures. Mais l'essor des engrais chimiques au xxe siècle a permis de produire de l'azote en abondance sans le recours des animaux. Parallèlement, l'élevage s'est intensifié, spécialisé et concentré sur certains territoires. L'azote est alors émis en excès provoquant des perturbations dans les milieux aquatiques, terrestres et dans l'atmosphère. Les pertes dans l'environnement correspondent aussi à un gaspillage de la ressource azotée.
    Depuis plus de 20 ans, des politiques luttent contre la pollution des eaux, via notamment la directive européenne « Nitrates » ou des protocoles internationaux sur les polluants atmosphériques. L'application de la réglementation fait cependant régulièrement l'objet de tensions et de contentieux.
    Cet ouvrage met à disposition des décideurs et des acteurs publics et privés les connaissances scientifiques actualisées sur les f lux d'azote liés aux élevages et leur devenir. Il permet également d'identifier des options d'ordre technologique, organisationnel, structurel ou territorial permettant de réduire les pressions des émissions azotées issues des élevages sur l'environnement.


  • Cet ouvrage présente un panorama des ressources et de l'usage des matières fertilisantes d'origine résiduaire en contexte français, et donne des clefs pour instruire la question de leur substitution aux engrais minéraux. Il fait le point sur les impacts agronomiques, environnementaux et socio-économiques de leur épandage et met en évidence la difficulté à réaliser un bilan quantitatif des avantages et des inconvénients du recours à ces matières.

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