Réédition numérique FeniXX (Perrin)

  • En juillet 1793, pour en finir avec la Vendée, on décide de l'encercler par des colonnes venues de toutes parts. En quatre mois, ces fameuses colonnes incendiaires massacrèrent des milliers de personnes de tout âge et de tout sexe. L'auteur tente de faire

  • Coincé entre l'affaire Dreyfus et la guerre d'Algérie, un cadavre imputrescible hante le placard de notre vie publique contemporaine : c'est l'épisode vichyssois des années noires, et sa douloureuse excroissance, la Collaboration. Depuis près d'un demi-siècle, en effet, il ne s'est pas passé de mois, sans qu'une injure ou un procès vienne alimenter le débat dans notre pays. Pourtant, entre la version gaullienne d'une France unanimement Résistante au soir du 18 juin, et la thèse du maréchalisme massif et continu, un étrange consensus se dégage : dans l'opinion publique forgée par l'historiographie des lendemains de la Libération, la gauche incarne la Résistance alors que la Collaboration s'identifie à la droite. Or, les faits sont là : entre 1940 et 1944, chez les Syndicalistes, les Ssocialistes, les Radicaux et même les Communistes, il y eut des hommes de gauche, parmi les plus sincères et les plus authentiques de l'avant-guerre, qui devinrent, de plein gré, les compagnons de route de la Révolution nationale et de la Collaboration. Une escouade d'hommes de gauche fréquenta même avec assiduité les salons parisiens de la rue de Lille, résidence de l'ambassadeur d'Allemagne Otto Abetz. On ne peut comprendre leur dérive sans tenir compte du traumatisme de 1914-1918, et de la profonde crise du système politique français dans les années trente. Paradoxalement, l'échec même du Front populaire à réformer la société, et l'incapacité des Démocrates à lutter contre les fascismes, conduisirent des hommes de gauche à se fourvoyer, souvent entraînés par le discours antibourgeois et anticapitaliste des ultras de la Collaboration. Jusqu'à aujourd'hui, aucune étude d'ensemble n'avait été consacrée à l'itinéraire de ces parlementaires, de ces maires, de ces journalistes du Front populaire devenus des militants de l'Ordre nouveau. Leur histoire est celle d'une conversion. Elle appelle à une relecture, enfin dépassionnée mais sans concessions, de la sombre période de l'Occupation.

  • La désagrégation des structures républicaines entre le début de l'offensive allemande le 10 mai 1940 et la passation des pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940.

  • Une reconstitution de toutes les étapes du voyage, à partir des témoignages et une analyse des principaux acteurs.

  • Un livre qui établit avec toutes les nuances possibles la réalité de l'influence maçonnique de la Révolution à nos jours.

  • Deux cents ans ont passé. La Révolution n'est plus taboue. Le temps est venu de faire la synthèse des travaux qui permettent d'évaluer son coût, et celui de son épilogue impérial : coût en hommes, en territoires, en trésors artistiques, en termes d'industrie, d'agriculture, de commerce, de finance. Libre à chacun d'émettre, sur l'événement, un jugement subjectif et sentimental. Mais on a le droit et les moyens d'en estimer les bienfaits et les méfaits, d'en chiffrer les profits et les pertes. Combien de morts sur les champs de bataille, ou sur l'échafaud, combien de kilomètres carrés de territoires gagnés ou cédés, combien de chefs-d'oeuvre réalisés ou détruits, combien d'années de retard subies sur le terrain industriel ou commercial, quels déboires monétaires, quels déficits financiers imposés à la France et aux Français ? Et puis, la France est-elle réellement devenue la patrie des droits de l'homme, de la liberté, de la fraternité et de l'égalité ? En confrontant la France de 1789 avec celle de 1815, René Sédillot, économiste de formation, historien de vocation, auteur de tant d'ouvrages remarquables, propose, non pas le survol d'un quart de siècle tourmenté, mais son solde comptable humain, juridique, culturel, économique, social. Avec l'esprit libre et dans le style clair qu'on lui connaît, il dresse un bilan sans se soucier des légendes et des conventions.

  • Louis XVII est-il mort au Temple, le 8 juin 1795, comme le veut l'histoire officielle ? L'était-il avant cette date ? A-t-il survécu, sous l'identité de l'un des hommes qui affirmèrent être le fils de Louis XVI, et dont quelques-uns trouvèrent, et ont encore de fervents partisans ? Plus de quatre mille ouvrages ont été consacrés - directement ou indirectement - à l'orphelin du Temple, et à la fascinante énigme que pose sa disparition. Alors, pourquoi un livre de plus sur un thème tant rebattu à force d'être inépuisable ? Parce que, depuis cent quatre-vingts ans, il a suscité une telle débauche de spéculations fondées sur des documents douteux et des fantasmes, que Marina Grey a voulu reprendre l'enquête, en s'en tenant le plus possible aux seuls faits, aux seules pièces authentiques, et aux seuls témoignages directs. L'auteur s'attache, tout d'abord, à la personnalité du savetier Simon, homme fruste mais pas méchant, et à celle de son épouse, premiers geôliers du "louveteau", qui ne fut pas malheureux avec eux, mais qu'ils dévoyèrent quelque peu. Simon périt sur l'échafaud, avec Robespierre. Bientôt, le plus grand mystère entoure la destinée de l'enfant. Marina Grey a résolument écarté les rumeurs, les légendes, les illuminations, les bavardages, les déclarations de "l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours". Avec sa rigueur habituelle, et son sens de l'enquête vivante, elle a dépeint soigneusement les principaux personnages qui ont gravité autour de Louis XVII, consulté les plus hautes autorités médicales de notre époque, pratiqué l'analyse externe et interne d'une foule de documents, et réduit à néant nombre de faux mystères sur lesquels beaucoup de "survivantistes" ont fondé leurs thèses. Au terme d'un récit bien mené, et d'une démonstration captivante, Marina Grey apporte la solution qui paraît la plus sensée. Mais elle suscitera naturellement des controverses, car il est des énigmes qui ne sauraient mourir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment un Etat a-t-il vécu dans des hôtels de villégiature, avec ses ministères, ses fonctionnaires, ses militaires, ses policiers? Quelle était la vie quotidienne du maréchal Pétain, de son entourage, de la société qui gravite toujours autour du pouvoir, aussi mutilé soit-il?

  • L'auteur, qui participa à la conférence de Genève sur l'Indochine et fut consul général à Saigon pendant la guerre américaine, développe des points peu ou mal connus : la période 1940-1945, le retour des Français en 1945, les négociations de mars 1946 avec Hô Chi Minh, entre autres.

  • L'état des lieux nous apprend que son héritage colonial a été dilapidé. B. Lugan cherche à démontrer que les colonisateurs ont apporté plus à l'Afrique qu'ils ont retiré. Que faire pour sauver l'Afrique malgré elle?

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