Vie pratique & Loisirs

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Maurice Maeterlinck. Après avoir cherché des solutions à quelques-uns des problèmes les plus angoissants de la condition humaine, le philosophe auteur de "La Sagesse et la Destinée" se tourne ici vers la nature pour y trouver des éléments de réponse. Apiculteur lui-même, Maeterlinck est frappé par le fait que certains comportements des abeilles ne semblent s'expliquer qu'en se référant aux comportements de l'homme. Il entreprend alors une étude systématique de l'activité de la ruche, suivant pas à pas la vie d'un essaim, décrivant sa fondation, la discipline et le dévouement des ouvrières, l'exclusion des bourdons après le vol nuptial ou le régime de la reine, et s'interrogeant plus globalement sur l'esprit d'organisation sociale, le travail, le langage et l'âme de cette société. "La Vie des abeilles" est donc à la fois un ouvrage d'éthologie et le fruit d'une merveilleuse réflexion sur le destin de l'abeille comparé au nôtre. Suggestif, vivant et plein de poésie, il nous ouvre à un univers mystérieux et nous apprend à voir les mille manifestations de la vie.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Johann Wolfgang Von Goethe. L'"Essai sur la métamorphose des plantes" est un traité naturaliste qui tente de démontrer l'unité de la matière, d'en révéler l'origine à la suite de mutations continues, et de prouver que la variété des espèces végétales découle d'une structure originelle très simple. En cent vingt-trois paragraphes groupés en dix-huit chapitres précédés d'une introduction, Goethe explique l'évolution de la vie organique des plantes, analysant notamment leur processus de reproduction à travers la croissance, le bourgeonnement et la floraison. C'est pendant son voyage en Italie de 1786 qu'il commence à préciser ses idées sur le sujet. Le futur auteur des "Affinités électives" poursuivait alors l'idée utopique d'une "plante originelle type", idée qui lui était venue dans le Jardin botanique de Padoue et qu'il crut voir réalisée devant ses yeux en Sicile en 1787. A partir de ces prémisses, il arrive à la découverte et à la notion d'"organe primaire". Selon lui, "La plante primaire sera la créature la plus merveilleuse du monde et la nature même me l'enviera. Avec ce modèle clé, on pourra inventer des modèles à l'infini." Sa conception est à l'époque absolument nouvelle: il rompt avec toutes les théories scientifiques du XVIIIe siècle suivant lesquelles la plante est tout entière contenue dans le germe. Il se détache également de la conception théologique de la nature, en se rapprochant de Kant, qu'il ignore toutefois. Sa doctrine d'évolution naturaliste n'est d'ailleurs reliée à aucune théorie, mais elle est l'une des expressions les plus typiques de sa position à l'égard de la nature. Son intuition est aujourd'hui confirmée par les recherches scientifiques sur les gènes homéotiques des plantes.


  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Kakuzo Okakura. Fort de sa connaissance approfondie des cultures occidentale et orientale, Okakura Kakuzo (1862-1913) - que l'on considère aujourd'hui à la fois comme un modernisateur de l'esthétique japonaise et comme l'un des grands protecteurs de la peinture et du patrimoine culturel japonais traditionnels, - est l'auteur de plusieurs ouvrages destinés à faire connaître les valeurs et les idéaux de la culture classique sino-japonaise aux occidentaux. Dans cette perspective, son livre le plus célèbre est sans conteste "Le Livre du Thé", dont le but affiché est d'expliquer au profane occidental les subtilités de la cérémonie du thé: respect, écoute, simplicité, humilité, poésie, harmonie, sérénité, spiritualité, art d'être au monde... Essai sur le raffinement et la beauté, introduction aux pensées zen et taoïste, "Le Livre du thé" reste toujours, plus d'un siècle après sa publication, l'un des plus grands livres de sagesse et d'art de vivre donné par le Japon à l'Occident.

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