Retz

  • L´aménagement des rythmes scolaires a un impact important sur le système éducatif dans son entier. Il pose en effet deux grandes questions :

    Comment l´école peut-elle s´ajuster à l´évolution sociale générale, en particulier à la diminution relative du temps de travail ?
    Comment le temps scolaire peut-il être mieux articulé aux autres temps éducatifs (péri ou extrascolaires) dont l´importance ne cesse de croître avec la « société des loisirs » ?

    Pour répondre à ces questions, l´ouvrage propose une réflexion organisées en trois grands moments : tout d´abord, il rappelle la grande tendance de l´évolution du temps scolaire et les propositions d´aménagement des rythmes scolaires existant au niveau de l´année, de la semaine et de la journée ; ensuite, il dresse un bilan détaillé des expérimentations menées sur trois sites pilotes (autour d´Hérouville, d´Epinal et de Saint-Fons) et évalue les effets bénéfiques constatés aux plans psychosociologique, cognitif, social et culturel ; enfin, analysant les conditions de leur réussite, il souligne aussi les résistances qui freinent le développement de telles innovations et montre que, derrière l´aménagement du temps scolaire, c´est au fond la future organisation de l´éducation tout au long de la vie qui en jeu.
    Les auteurs insistent en particulier sur la notion de « reliance éducative », c´est-à-dire sur la possibilité (pour l´école comme pour l´individu) de relier ensemble et d´évaluer les apports éducatifs durant le temps scolaire comme durant le temps libre, au cours de la formation scolaire initiale comme tout au long de la vie.

  • Beaucoup de voix s´élèvent aujourd´hui contre le collège unique, instauré en 1975, sous prétexte qu´il provoquerait un échec scolaire élevé et qu´il serait ingérable à cause de l´inadaptation de certains publics de collégiens.
    L´auteur veut répondre à ces critiques de deux façons : d´une part, en rappelant la logique politique à l´oeuvre dans la fondation du collège unique, et d´autre part, en interrogeant en historien tous les dispositifs de gestion des élèves en difficulté mis en place dès les premières années de la réforme.
    Son étude montre que, très tôt, les responsables de la réforme ont vu le risque que représentait l´ouverture du collège à tous. C´était un pari qui supposait de profonds changements dans les contenus d´enseignement et dans les modalités d´organisation. Tous les rapports signalent les difficultés très tôt apparues, suggèrent des réponses concrètes pour mieux intégrer les nouveaux publics, pour l´essentiel d´origine populaire. Autrefois exclus des collèges d´enseignement général, ces publics peinent à trouver leur place dans une « école moyenne » encore trop conçue comme l´antichambre du seul lycée d´enseignement général.
    Pédagogique, la solution au problème récurrent des élèves en difficulté au collège est d´abord et avant tout politique et sociétale. Voulons-nous une école obligatoire commune à tous ou voulons-nous organiser des filières scolaires précoces en fonction de l´origine socio-économique au risque d´élargie la « fracture sociale » dans le pays ?

  • En France, un quart du budget de l'Etat est consacré à l'éducation : comment évaluer l'impact et l'efficacité de cet investissement ?
    A chaque rentrée scolaire, les médias s'interrogent sur le coût pour les familles et signalent l'essor du marché privé de l'accompagnement scolaire : l'éducation va-t-elle rester publique et gratuite ou y a-t-il actuellement une privatisation larvée ?
    Voici quelques-unes des questions au coeur de cet ouvrage qui aborde, pour la première fois de l'intérieur même du système, des "questions tabous".
    Après avoir délimité les objectifs de leur étude, les auteurs passent en revue quatre grandes questions : la gratuité, son principe et sa réalité aujourd'hui ; la relation public-privé et les risques de marchandisation de l'éducation ; le prix de l'école et les modalités (équitables ou non) de son financement sur l'ensemble du territoire national ; l'évaluation de l'efficacité de l'école.
    Ils s'efforcent d'apporter les éléments d'information nécessaires à une compréhension globale de ces questions en cherchant les voies qui mènent vers plus d'équité dans le respect du service public.

  • En France, depuis la IIIe République, c´est l´Etat qui se charge de l´enseignement scolaire en instaurant la scolarisation obligatoire jusqu´à 11, puis 12, puis 14 et désormais 16 ans.
    Et, au moment où le « collège unique » fondé en 1975 est contesté et où l´avenir de l´école est remis à l´ordre du jour par la Commission Thélot, l´auteur montre que le débat sur le rôle et le contenu de l´Ecole obligatoire parcourt toute l´histoire du système scolaire français depuis un siècle et demi.
    Nous voyons ainsi que des postures critiques qui prétendent être le fruit de la plus brûlante et inquiétante actualité sont en fait aussi anciennes que l´Ecole elle-même.
    L´historien montre aussi que le débat sur le contenu de l´enseignement au collège a été escamoté depuis 1975 et qu´il urge aujourd´hui de l´aborder de front.

    La collectionDéfis d´éducationa pour but d´éclairer les confrontations d´idées autour de l´Ecole en mettant en exergue les savoirs récents sur les réalités scolaires et en cernant les questions vives qui font réellement débat. Elle accueille les contributions de spécialistes reconnus qui mettent à la portée de tous leurs approches multidisciplinaires ainsi que leurs réflexions prospectives.

  • Au poste d´observation privilégié qu´il a occupé au CNP, l´auteur est bien placé pour examiner les grandes évolutions qui ont eu lieu sur la question des programmes scolaires, non seulement en France mais également au niveau international.
    Dans un premier temps, il montrela « face cachée » des programmes: comment ils étaient élaborés autrefois et comment ils le sont aujourd´hui, sous la houlette du CNP ? dont la création remonte à la loi d´orientation de 1989. Ce Conseil doit être prochainement remplacé par un Haut Conseil de l´Éducation, prévu dans la nouvelle loi Fillon, ce qui confère à l´ouvrage une grande actualité.
    Dans un deuxième temps, l´auteur analysela mise en oeuvre des programmesen insistant sur toutes les innovations introduites ces dernières années pour favoriser leur accompagnement auprès des enseignants comme des parents. Il montre aussi les dysfonctionnements à l´oeuvre au coeur même du dispositif d´élaboration et de diffusion des programmes.
    Enfin, l´ouvrage s´intéresse à l´avènement de lanotion de « socle commun »qui doit pallier les défauts séculaires de programmes soumis aux influences inconciliables de disciplines scolaires, à la fois souveraines et concurrentes. L´histoire de cette nouvelle conception des programmes de l´école obligatoire, en France et à l´étranger, est retracée. L´auteur s´attache à en préfigurer les contenus possibles dans le sillage de la loi Fillon.
    En conclusion, il propose toute une série depistes pour améliorer la gestion des contraintes propres à la définition des programmes scolaireset pour les rendre plus efficaces par rapport aux finalités qu´ils poursuivent.

  • L'aménagement des rythmes scolaires a un impact important sur le système éducatif dans son entier. Il pose en effet deux grandes questions : Comment l'école peut-elle s'ajuster à l'évolution sociale générale, en particulier à la diminution relative du temps de travail ? Comment le temps scolaire peut-il être mieux articulé aux autres temps éducatifs (péri ou extrascolaires) dont l'importance ne cesse de croître avec la " société des loisirs " ?
    Pour répondre à ces questions, l'ouvrage propose une réflexion organisées en trois grands moments :
    - tout d'abord, il rappelle la grande tendance de l'évolution du temps scolaire et les propositions d'aménagement des rythmes scolaires existant au niveau de l'année, de la semaine et de la journée ;
    - ensuite, il dresse un bilan détaillé des expérimentations menées sur trois sites pilotes (autour d'Hérouville, d'Epinal et de Saint-Fons) et évalue les effets bénéfiques constatés aux plans psychosociologique, cognitif, social et culturel ;
    - enfin, analysant les conditions de leur réussite, il souligne aussi les résistances qui freinent le développement de telles innovations et montre que, derrière l'aménagement du temps scolaire, c'est au fond la future organisation de l'éducation tout au long de la vie qui en jeu.
    Les auteurs insistent en particulier sur la notion de " reliance éducative ", c'est-à-dire sur la possibilité (pour l'école comme pour l'individu) de relier ensemble et d'évaluer les apports éducatifs durant le temps scolaire comme durant le temps libre, au cours de la formation scolaire initiale comme tout au long de la vie.
    Spécialiste des temps sociaux, de la " société des loisirs " et de " l'économie quaternaire ", Roger Sue a écrit plusieurs essais (Odile Jacob) qui ont attiré l'attention des médias.

  • Beaucoup de voix s´élèvent aujourd´hui contre le collège unique, instauré en 1975, sous prétexte qu´il provoquerait un échec scolaire élevé et qu´il serait ingérable à cause de l´inadaptation de certains publics de collégiens.
    L´auteur veut répondre à ces critiques de deux façons : d´une part, en rappelant la logique politique à l´oeuvre dans la fondation du collège unique, et d´autre part, en interrogeant en historien tous les dispositifs de gestion des élèves en difficulté mis en place dès les premières années de la réforme.
    Son étude montre que, très tôt, les responsables de la réforme ont vu le risque que représentait l´ouverture du collège à tous. C´était un pari qui supposait de profonds changements dans les contenus d´enseignement et dans les modalités d´organisation. Tous les rapports signalent les difficultés très tôt apparues, suggèrent des réponses concrètes pour mieux intégrer les nouveaux publics, pour l´essentiel d´origine populaire. Autrefois exclus des collèges d´enseignement général, ces publics peinent à trouver leur place dans une « école moyenne » encore trop conçue comme l´antichambre du seul lycée d´enseignement général.
    Pédagogique, la solution au problème récurrent des élèves en difficulté au collège est d´abord et avant tout politique et sociétale. Voulons-nous une école obligatoire commune à tous ou voulons-nous organiser des filières scolaires précoces en fonction de l´origine socio-économique au risque d´élargie la « fracture sociale » dans le pays ?

  • Dans cet ouvrage, l'auteur traite d'une question centrale : quel rôle doit avoir l'école obligatoire ?
    En France, depuis la IIIe République, c'est l'Etat qui se charge de l'enseignement scolaire en instaurant la scolarisation obligatoire jusqu'à 11, puis 12, puis 14 et désormais 16 ans.
    Et, au moment où le " collège unique " fondé en 1975 est contesté et où l'avenir de l'école est remis à l'ordre du jour par la Commission Thélot, l'auteur montre que le débat sur le rôle et le contenu de l'Ecole obligatoire parcourt toute l'histoire du système scolaire français depuis un siècle et demi.
    Nous voyons ainsi que des postures critiques qui prétendent être le fruit de la plus brûlante et inquiétante actualité sont en fait aussi anciennes que l'Ecole elle-même.
    L'historien montre aussi que le débat sur le contenu de l'enseignement au collège a été escamoté depuis 1975 et qu'il urge aujourd'hui de l'aborder de front.

  • Au poste d´observation privilégié qu´il a occupé au CNP, l´auteur est bien placé pour examiner les grandes évolutions qui ont eu lieu sur la question des programmes scolaires, non seulement en France mais également au niveau international.
    Dans un premier temps, il montrela « face cachée » des programmes: comment ils étaient élaborés autrefois et comment ils le sont aujourd´hui, sous la houlette du CNP ? dont la création remonte à la loi d´orientation de 1989. Ce Conseil doit être prochainement remplacé par un Haut Conseil de l´Éducation, prévu dans la nouvelle loi Fillon, ce qui confère à l´ouvrage une grande actualité.
    Dans un deuxième temps, l´auteur analysela mise en oeuvre des programmesen insistant sur toutes les innovations introduites ces dernières années pour favoriser leur accompagnement auprès des enseignants comme des parents. Il montre aussi les dysfonctionnements à l´oeuvre au coeur même du dispositif d´élaboration et de diffusion des programmes.
    Enfin, l´ouvrage s´intéresse à l´avènement de lanotion de « socle commun »qui doit pallier les défauts séculaires de programmes soumis aux influences inconciliables de disciplines scolaires, à la fois souveraines et concurrentes. L´histoire de cette nouvelle conception des programmes de l´école obligatoire, en France et à l´étranger, est retracée. L´auteur s´attache à en préfigurer les contenus possibles dans le sillage de la loi Fillon.
    En conclusion, il propose toute une série depistes pour améliorer la gestion des contraintes propres à la définition des programmes scolaireset pour les rendre plus efficaces par rapport aux finalités qu´ils poursuivent.

  • En France, un quart du budget de l'Etat est consacré à l'éducation : comment évaluer l'impact et l'efficacité de cet investissement ?
    A chaque rentrée scolaire, les médias s'interrogent sur le coût pour les familles et signalent l'essor du marché privé de l'accompagnement scolaire : l'éducation va-t-elle rester publique et gratuite ou y a-t-il actuellement une privatisation larvée ?
    Voici quelques-unes des questions au coeur de cet ouvrage qui aborde, pour la première fois de l'intérieur même du système, des "questions tabous".
    Après avoir délimité les objectifs de leur étude, les auteurs passent en revue quatre grandes questions : la gratuité, son principe et sa réalité aujourd'hui ; la relation public-privé et les risques de marchandisation de l'éducation ; le prix de l'école et les modalités (équitables ou non) de son financement sur l'ensemble du territoire national ; l'évaluation de l'efficacité de l'école.
    Ils s'efforcent d'apporter les éléments d'information nécessaires à une compréhension globale de ces questions en cherchant les voies qui mènent vers plus d'équité dans le respect du service public.

empty