Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Georges Hacquard, dont le nom est inséparable de l'École alsacienne qu'il dirige, est un des maîtres les plus écoutés de la pédagogie contemporaine. C'est son expérience - c'est-à-dire non seulement des idées, mais aussi des réalisations - qui a servi de base à cet ouvrage. Ouvrage d'une totale objectivité idéologique, où la passion, pourtant, perce en bien des endroits et, partout, l'amour et l'infini respect des enfants. Tous les problèmes concernant l'école - formation des maîtres, rôle des parents, discipline scolaire, méthodes d'enseignement, contrôle des connaissances, contenu des programmes, architecture scolaire - sont évoqués et débouchent sur des solutions pratiques, qui sont toutes (Georges Hacquard le souligne) des solutions de bon sens.

  • « Voir, se toucher, s'écouter, se parler, se sentir, c'est le quotidien de la sexualité, pour ne pas dire le mode d'emploi. » Hommes et femmes ne sentent pas, ne désirent pas, ne parlent pas avec le même langage du corps. La méconnaissance de cette divergence est flagrante aujourd'hui dans la tension qui se manifeste au sein des couples. Sans nos sens, pas de communication, ni avec les autres ni avec le monde. Reconnaître nos différences dans la façon d'apprécier « la beauté d'un paysage, l'harmonie d'une mélodie, la finesse d'un mets, la douceur d'une caresse, la senteur d'une fleur », c'est aussi admettre nos différences psychologiques et ainsi reconnaître l'autre et l'accepter. Communiquer, c'est partager. Dans la mesure où nous sentons et éprouvons autrement, nous ne sommes jamais sûrs de bien nous comprendre et nous nous sentons frustrés. Nous nous interrogeons : « Je sais que tu sens, mais je ne sais pas comment tu sens. » Les auteurs, trois femmes médecins, enseignantes en sexologie, psychiatres et sexothérapeutes, en explorant pour nous tous les registres de l'ouïe, du toucher, de la vue, du goût et de l'odorat, nous aident à découvrir ces nuances subtiles qui distinguent la sensibilité de l'homme et de la femme et, partant, à échapper aux pièges du féminisme et de la phallocratie.

  • Décidée à devenir, coûte que coûte, éducatrice à l'Ecole orthogénique de Chicago qui accueille des adolescents psychotiques, Geneviève Jurgensen suit d'abord à l'Université les cours de Bruno Bettelheim. Puis, à sa demande, elle tente la grande aventure, celle qui va la confronter à ces filles-enfants étranges dont il lui faut patiemment, très patiemment, faire la conquête. L'expérience sera souvent douloureuse, bouleversante, désespérante. Mais peu à peu, tout en prenant conscience de ses faiblesses et de ses forces, elle deviendra capable d'assumer ses « shifts », ces longues tranches horaires au cours desquelles l'éducatrice a la charge totale des enfants. Elle apprendra à les aimer, à s'en faire aimer et à n'être plus vulnérable à leur agressivité ou à leurs humeurs. Derrière cet ouvrage attachant et sincère, on perçoit l'influence constante de Bruno Bettelheim, celle d'un homme exigeant qui demande à ceux qui vont à lui un engagement absolu, un homme avec lequel on ne peut jamais tricher et qui vous conduit, peu à peu, à ne plus pouvoir tricher avec soi-même.

  • Les handicapés mentaux ont un corps intact et une intelligence déficiente. Les handicapés moteurs doivent affronter la situation inverse. Et c'est sans doute beaucoup plus douloureux puisqu'ils sont conscients de leurs faiblesses physiques. Mais il y a aussi pour eux - compensation du destin - d'étonnantes victoires. Chaque progrès arraché à ce corps rebelle est une revanche qui les aide à « tenir ». Cet ouvrage, écrit par un handicapé moteur, ne laisse rien dans l'ombre, ni les problèmes moraux et affectifs de l'handicapé, ni l'aspect médical du problème, ni les plus infimes détails de sa vie quotidienne. Ce livre sera pour les handicapés le plus précieux des guides. Et pour les autres, les bien portants, à la fois le dossier qu'ils attendaient... et une leçon d'une qualité assez rare.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Notre monde a plus changé dans les dernières décennies que pendant les millénaires qui avaient précédé. Progressivement, nous sortons du monde patriarcal, du « paradis mâle ». Et, dans le même moment, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, nous vivons dans des sociétés qui ne sont plus fondées sur la religion et le sacré. Fin de cette invention masculine qu'était le Père, fin de la religion, tout au moins sous ses formes traditionnelles : ce sont là beaucoup de choses nouvelles, et en peu de temps. En comparaison, on serait presque étonné de la relative minceur des changements apparents. La famille est encore là, on se marie toujours autant, les mâles tiennent fermement les postes clés de la société et les églises sont presque pleines. Mais tout un ensemble de signes se développent, témoignant d'un très profond désarroi : l'ennui, le sentiment de solitude, la fatigue ; l'augmentation de l'angoisse, des dépressions, de l'insomnie, des maladies psychosomatiques, de la consommation des tranquillisants et des médicaments psychotropes ; l'alcoolisme et la drogue ; les difficultés entre adultes et adolescents, entre hommes et femmes ; certaines incertitudes du croyant quant à sa foi ou à son Eglise, du militant quant à son parti ou à son syndicat ; une allergie à la violence qui reflète un profond sentiment d'insécurité, alors qu'en même temps, se manifeste un véritable appétit pour l'imaginaire de cette même violence... Tout ces symptômes, comment chercher à les résoudre sans les comprendre en profondeur et par rapport à leur cause réelle : ce heurt du passé et du futur en chacun de nous ? Si, aujourd'hui, tout paraît être devenu problématique, confus, insaisissable, si rien, du plus simple au plus grave, ne parait plus aller de soi, c'est faute aussi d'une perspective d'ensemble. C'est à ce besoin général d'un tel éclairage qu'essaie de répondre ce livre, écrit avec les mots de tous les jours. Cette volonté de simplicité, non de simplification, va de pair avec le constant souci de l'auteur de faire partager, au travers des souvenirs et des anecdotes, une riche expérience personnelle de psychanalyste, de sociologue et d'homme profondément engagé dans son époque.

  • Dans les laboratoires de l'hôpital de Minamata, au Japon, une grosse et belle chatte qui porte autour du cou le médaillon n° 400 se met un jour à trembler de tous ses membres. Le poil hérissé, l'oeil fou, elle étire nerveusement ses pattes et miaule à fendre l'âme. Elle s'agite, se crispe, saute comme un ressort, se précipite enfin contre un mur et se fracasse le crâne. En mourant, cet humble animal a révélé au monde le drame de Minamata et du même coup a vaincu un des plus puissants trusts du Japon industriel en l'obligeant à payer plus d'un milliard de yens de dédommagement aux parents des victimes de la pollution. L'histoire est simple : une usine de produits chimiques dans le sud du pays répand ses déchets mercuriels dans la mer. Le plancton végétal, puis animal les absorbe. Les poissons s'en nourrissent. Au moment où les pêcheurs consomment ces poissons pollués, ils contractent ce qui sera appelé « la maladie de Minamata itaï-itaï ». Ce drame qui incarne le premier cas classique de pollution de notre temps, Fernand Gigon le raconte sans effets littéraires, brutalement. Les faits explosent dans la conscience des hommes qui s'aperçoivent soudain que des milliers de petits Minamatas les entourent et menacent la santé de leurs enfants. Fernand Gigon a vécu sur les tatamis avec les victimes de cette terrible pollution. Il a vu les handicapés, leur a parlé, les a interviewés. Il a vu les mères porter sur leur dos de véritables squelettes humains et a entendu leurs confidences. Il a rendu visite aux savants qui ont lutté pendant dix ans pour définir l'étrange maladie de Minamata. Il a longuement interrogé les jeunes militants qui ont donné à ce problème sa solution politique et ses dimensions universelles. Son témoignage, de première main, est unique et total. Il retentit comme un cri d'alarme qu'il n'est pas possible d'ignorer.

  • Les femmes sont victimes de multiples et persistantes pressions exercées par la société qui les enferme dans des fractions de vie au cours desquelles elles doivent se marier et enfanter. D'où l'angoisse de celles qui, à l'approche de la trentaine, n'étaient ni épousées ni mères. Or la maternité devrait s'inscrire dans un projet global de vie. L'enfant n'est pas là pour combler le vide d'une existence ou entraver l'évolution personnelle de sa mère. Les femmes qui vont prendre demain des responsabilités dans la famille et la société vont-elles avoir leurs enfants entre vingt-quatre et vingt-six ans, comme c'est encore le cas, au moment où s'ouvrent à elles des perspectives professionnelles plus riches ? Divers facteurs devraient contribuer à un changement des mentalités face à l'âge "idéal" de la maternité : nouvelles techniques médicales ou détection des risques pour l'enfant, allongement de l'espérance de vie, divers traitements - hormonaux notamment. Mieux insérées dans la société, ces mères plus mûres et autonomes auront aussi des relations différentes au père de l'enfant et aux institutions dont elles subissaient le pouvoir. De nouvelles questions se posent aux femmes qui auront appris à ne plus se soumettre au hasard.

  • Que seront demain nos consommations d'énergie ? On n'en sait trop rien. L'extrapolation du passé n'est plus valable, l'imagination de l'avenir ouvre la porte à trop de possibles. Face à cette inconnue fondamentale, il nous faut pourtant choisir les systèmes énergétiques de demain. Le débat, passionné - trop parfois ! - tend à se réduire à une opposition entre le nucléaire et le solaire. Le nucléaire, centralisé, centralisateur, est l'aboutissement d'un long processus d'industrialisation et de concentration qui débouche sur la « civilisation du térawatt ». Le solaire, d'autant plus prometteur qu'il est plus nouveau, semble mieux correspondre aux civilisations post-industrielles que nos sociétés commencent à rechercher. Le choix est difficile, et nécessite réflexion. Devons-nous nous engager à fond, et sans attendre, comme essaient de nous en convaincre les promoteurs du nucléaire ? Ou bien pouvons-nous nous offrir le « luxe » de la réflexion ? Tout dépend d'une meilleure appréciation des ressources fossiles disponibles et de nos possibilités d'y accéder. Ce livre s'adresse d'abord à l'« honnête homme », à celui qui veut comprendre, que les passions agacent et que la mauvaise foi offense. Il ne propose pas la solution ; il veut seulement aider à en choisir une, expression possible de l'équilibre entre la société et son système énergétique.

  • L'argent envahit tout, même les relations à l'intérieur des familles où l'on manipule la monnaie : piécette donnée à l'enfant pour laver la vaisselle ou faire les courses, argent de poche, tirelire. L'argent nous tend des pièges. C'est la tentation de la consommation-consumation qui fait basculer l'adolescent dans le vol, entraîne l'adulte dans l'endettement et le désir de vivre à crédit. Dans une perspective originale qui tient de la démarche anthropologique, l'auteur, psychiatre d'enfants et d'adolescents, explore des situations, révèle les jeux symboliques de la famille dans sa résistance aux tentatives d'appropriation de son enfant par l'État et le capitalisme. Quelles différences y a-t-il entre la nourrice - mère rétribuée - et la « tatie » d'une crèche, employée par la municipalité ? Entre la prostituée qu'on paie pour qu'elle s'allonge et le psychanalyste qu'on paie pour s'allonger soi-même ? Quelles stratégies recouvre notre idéologie de l'autonomie individuelle ? Un historique des formes que revêt l'argent et de l'évolution de la famille depuis un siècle permet enfin de dégager quelques vues prospectives sur le rôle économique de la famille comme alternative possible à la crise actuelle de l'État et à la mutation de la société que nous connaissons. L'introduction de Catherine Valabrègue, à partir de témoignages exceptionnels, étudie les nouvelles attitudes des hommes et des femmes d'aujourd'hui, en remettant en cause le mode de fonctionnement des couples. On comprendra grâce à ce livre que l'argent, c'est bien autre chose que de l'argent et que, derrière ses masques, se jouent des jeux de pouvoir, de culpabilité, d'identité.

  • Dans les laboratoires de l'hôpital de Minamata, au Japon, une grosse et belle chatte qui porte autour du cou le médaillon n° 400 se met un jour à trembler de tous ses membres. Le poil hérissé, l'oeil fou, elle étire nerveusement ses pattes et miaule à fendre l'âme. Elle s'agite, se crispe, saute comme un ressort, se précipite enfin contre un mur et se fracasse le crâne. En mourant, cet humble animal a révélé au monde le drame de Minamata et du même coup a vaincu un des plus puissants trusts du Japon industriel en l'obligeant à payer plus d'un milliard de yens de dédommagement aux parents des victimes de la pollution. L'histoire est simple : une usine de produits chimiques dans le sud du pays répand ses déchets mercuriels dans la mer. Le plancton végétal, puis animal les absorbe. Les poissons s'en nourrissent. Au moment où les pêcheurs consomment ces poissons pollués, ils contractent ce qui sera appelé « la maladie de Minamata itaï-itaï ». Ce drame qui incarne le premier cas classique de pollution de notre temps, Fernand Gigon le raconte sans effets littéraires, brutalement. Les faits explosent dans la conscience des hommes qui s'aperçoivent soudain que des milliers de petits Minamatas les entourent et menacent la santé de leurs enfants. Fernand Gigon a vécu sur les tatamis avec les victimes de cette terrible pollution. Il a vu les handicapés, leur a parlé, les a interviewés. Il a vu les mères porter sur leur dos de véritables squelettes humains et a entendu leurs confidences. Il a rendu visite aux savants qui ont lutté pendant dix ans pour définir l'étrange maladie de Minamata. Il a longuement interrogé les jeunes militants qui ont donné à ce problème sa solution politique et ses dimensions universelles. Son témoignage, de première main, est unique et total. Il retentit comme un cri d'alarme qu'il n'est pas possible d'ignorer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Que seront demain nos consommations d'énergie ? On n'en sait trop rien. L'extrapolation du passé n'est plus valable, l'imagination de l'avenir ouvre la porte à trop de possibles. Face à cette inconnue fondamentale, il nous faut pourtant choisir les systèmes énergétiques de demain. Le débat, passionné - trop parfois ! - tend à se réduire à une opposition entre le nucléaire et le solaire. Le nucléaire, centralisé, centralisateur, est l'aboutissement d'un long processus d'industrialisation et de concentration qui débouche sur la « civilisation du térawatt ». Le solaire, d'autant plus prometteur qu'il est plus nouveau, semble mieux correspondre aux civilisations post-industrielles que nos sociétés commencent à rechercher. Le choix est difficile, et nécessite réflexion. Devons-nous nous engager à fond, et sans attendre, comme essaient de nous en convaincre les promoteurs du nucléaire ? Ou bien pouvons-nous nous offrir le « luxe » de la réflexion ? Tout dépend d'une meilleure appréciation des ressources fossiles disponibles et de nos possibilités d'y accéder. Ce livre s'adresse d'abord à l'« honnête homme », à celui qui veut comprendre, que les passions agacent et que la mauvaise foi offense. Il ne propose pas la solution ; il veut seulement aider à en choisir une, expression possible de l'équilibre entre la société et son système énergétique.

  • L'écriture est un mode d'expression qui met en jeu la personnalité tout entière, aussi bien physique que psychique. C'est un mode de communication, et à ce titre elle doit respecter des formes convenues. Toutefois ces formes ne sont pas reproduites comme une calligraphie, mais adaptées par chacun pour produire un tracé personnel dans lequel vont s'inscrire les expériences, les goûts, les modèles d'identification, également l'état de santé physique et mental du scripteur. Il est donc normal de trouver dans l'écriture des signes qui témoignent d'états pathologiques divers et plus sélectivement la pathologie mentale. Les auteurs du livre, qui sont à la fois graphologues et psychologues de formation, ont une longue expérience clinique, ce qui leur a permis de rassembler un nombre très important d'écritures de personnalités ayant des troubles psychiques plus ou moins graves. Grâce à son titre d'expert près les tribunaux, Denise de Castilla a eu l'occasion de tester en milieu carcéral aussi bien des escrocs, des drogués que des criminels. Fruit d'années de recherche, cet ouvrage souhaite apporter, avec une illustration abondante, une connaissance aussi bien théorique que pratique à tous ceux que ces questions interpellent : graphologues, psychologues, médecins, magistrats, cabinets de recrutement, responsables de personnel et des relations humaines dans les entreprises, éducateurs, et à tout le public curieux ou préoccupé par les problèmes d'équilibre mental.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis 1977, avec succès et bonheur, Fanny Saféris pratique en France l'approche suggestopédique pour l'enseignement des langues étrangères. Elle raconte ici son expérience. Mise au point par le Dr G. Lozanov, médecin et psychothérapeute bulgare, la suggestopédie a été élaborée à partir des premiers travaux sur la mémoire et repose sur vingt ans de recherches et expériences scientifiques. La suggestopédie ouvre la voie vers une pédagogie de demain o parce qu'elle montre qu'il est possible d'acquérir et d'utiliser activement les bases d'une langue étrangère en cinq semaines ; o parce qu'elle prouve qu'il est possible d'apprendre efficacement dans la joie et la détente ; o parce que, sans exclure la raison ni la privilégier, elle propose une réconciliation harmonieuse des diverses facultés humaines.

  • L'écriture est un mode d'expression qui met en jeu la personnalité tout entière, aussi bien physique que psychique. C'est un mode de communication, et à ce titre elle doit respecter des formes convenues. Toutefois ces formes ne sont pas reproduites comme une calligraphie, mais adaptées par chacun pour produire un tracé personnel dans lequel vont s'inscrire les expériences, les goûts, les modèles d'identification, également l'état de santé physique et mental du scripteur. Il est donc normal de trouver dans l'écriture des signes qui témoignent d'états pathologiques divers et plus sélectivement la pathologie mentale. Les auteurs du livre, qui sont à la fois graphologues et psychologues de formation, ont une longue expérience clinique, ce qui leur a permis de rassembler un nombre très important d'écritures de personnalités ayant des troubles psychiques plus ou moins graves. Grâce à son titre d'expert près les tribunaux, Denise de Castilla a eu l'occasion de tester en milieu carcéral aussi bien des escrocs, des drogués que des criminels. Fruit d'années de recherche, cet ouvrage souhaite apporter, avec une illustration abondante, une connaissance aussi bien théorique que pratique à tous ceux que ces questions interpellent : graphologues, psychologues, médecins, magistrats, cabinets de recrutement, responsables de personnel et des relations humaines dans les entreprises, éducateurs, et à tout le public curieux ou préoccupé par les problèmes d'équilibre mental.

  • Depuis 1977, avec succès et bonheur, Fanny Saféris pratique en France l'approche suggestopédique pour l'enseignement des langues étrangères. Elle raconte ici son expérience. Mise au point par le Dr G. Lozanov, médecin et psychothérapeute bulgare, la suggestopédie a été élaborée à partir des premiers travaux sur la mémoire et repose sur vingt ans de recherches et expériences scientifiques. La suggestopédie ouvre la voie vers une pédagogie de demain o parce qu'elle montre qu'il est possible d'acquérir et d'utiliser activement les bases d'une langue étrangère en cinq semaines ; o parce qu'elle prouve qu'il est possible d'apprendre efficacement dans la joie et la détente ; o parce que, sans exclure la raison ni la privilégier, elle propose une réconciliation harmonieuse des diverses facultés humaines.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les femmes sont victimes de multiples et persistantes pressions exercées par la société qui les enferme dans des fractions de vie au cours desquelles elles doivent se marier et enfanter. D'où l'angoisse de celles qui, à l'approche de la trentaine, n'étaient ni épousées ni mères. Or la maternité devrait s'inscrire dans un projet global de vie. L'enfant n'est pas là pour combler le vide d'une existence ou entraver l'évolution personnelle de sa mère. Les femmes qui vont prendre demain des responsabilités dans la famille et la société vont-elles avoir leurs enfants entre vingt-quatre et vingt-six ans, comme c'est encore le cas, au moment où s'ouvrent à elles des perspectives professionnelles plus riches ? Divers facteurs devraient contribuer à un changement des mentalités face à l'âge "idéal" de la maternité : nouvelles techniques médicales ou détection des risques pour l'enfant, allongement de l'espérance de vie, divers traitements - hormonaux notamment. Mieux insérées dans la société, ces mères plus mûres et autonomes auront aussi des relations différentes au père de l'enfant et aux institutions dont elles subissaient le pouvoir. De nouvelles questions se posent aux femmes qui auront appris à ne plus se soumettre au hasard.

  • L'argent envahit tout, même les relations à l'intérieur des familles où l'on manipule la monnaie : piécette donnée à l'enfant pour laver la vaisselle ou faire les courses, argent de poche, tirelire. L'argent nous tend des pièges. C'est la tentation de la consommation-consumation qui fait basculer l'adolescent dans le vol, entraîne l'adulte dans l'endettement et le désir de vivre à crédit. Dans une perspective originale qui tient de la démarche anthropologique, l'auteur, psychiatre d'enfants et d'adolescents, explore des situations, révèle les jeux symboliques de la famille dans sa résistance aux tentatives d'appropriation de son enfant par l'État et le capitalisme. Quelles différences y a-t-il entre la nourrice - mère rétribuée - et la « tatie » d'une crèche, employée par la municipalité ? Entre la prostituée qu'on paie pour qu'elle s'allonge et le psychanalyste qu'on paie pour s'allonger soi-même ? Quelles stratégies recouvre notre idéologie de l'autonomie individuelle ? Un historique des formes que revêt l'argent et de l'évolution de la famille depuis un siècle permet enfin de dégager quelques vues prospectives sur le rôle économique de la famille comme alternative possible à la crise actuelle de l'État et à la mutation de la société que nous connaissons. L'introduction de Catherine Valabrègue, à partir de témoignages exceptionnels, étudie les nouvelles attitudes des hommes et des femmes d'aujourd'hui, en remettant en cause le mode de fonctionnement des couples. On comprendra grâce à ce livre que l'argent, c'est bien autre chose que de l'argent et que, derrière ses masques, se jouent des jeux de pouvoir, de culpabilité, d'identité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • On a écrit sur l'adoption, certes. Mais on a rarement donné la parole aux adoptés. Il allait de soi qu'ils avaient eu beaucoup de chance, reçu de leurs parents adoptifs tout l'amour sans lequel ils n'auraient peut-être par survécu. Grâce à ces parents adoptifs, ils avaient échappé à la misère ou à la mort. Au pire, ce pire qu'ont vécu parfois les délaissés, les pupilles de l'État, les enfants de l'Assistance publique ou du Bon Pasteur. Mais est-ce si simple ? Fait-on impunément l'impasse sur ce couple fantasmatique qui existe "en amont", grâce auquel on a vu le jour et qui n'a pas plus de réalité que des fantômes ? Est-il si aisé d'échapper au poids de la gratitude obligée, à la peur de l'abandon recommencé ? Comment se vit l'enfant trouvé, comment vit-il ses rêves, son adaptation au monde ou à la réalité, telle qu'il ne peut l'assumer ? Comment peut-il dépasser le rejet, l'abandon maternel dont il a été l'objet ? Nous avons plongé à deux dans cet univers - parfois déroutant. L'un partant de sa condition d'adopté ; l'autre cherchant à réintroduire, non sans mal, du réel dans ces récits ambigus.

  • On a écrit sur l'adoption, certes. Mais on a rarement donné la parole aux adoptés. Il allait de soi qu'ils avaient eu beaucoup de chance, reçu de leurs parents adoptifs tout l'amour sans lequel ils n'auraient peut-être par survécu. Grâce à ces parents adoptifs, ils avaient échappé à la misère ou à la mort. Au pire, ce pire qu'ont vécu parfois les délaissés, les pupilles de l'État, les enfants de l'Assistance publique ou du Bon Pasteur. Mais est-ce si simple ? Fait-on impunément l'impasse sur ce couple fantasmatique qui existe "en amont", grâce auquel on a vu le jour et qui n'a pas plus de réalité que des fantômes ? Est-il si aisé d'échapper au poids de la gratitude obligée, à la peur de l'abandon recommencé ? Comment se vit l'enfant trouvé, comment vit-il ses rêves, son adaptation au monde ou à la réalité, telle qu'il ne peut l'assumer ? Comment peut-il dépasser le rejet, l'abandon maternel dont il a été l'objet ? Nous avons plongé à deux dans cet univers - parfois déroutant. L'un partant de sa condition d'adopté ; l'autre cherchant à réintroduire, non sans mal, du réel dans ces récits ambigus.

empty