Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les Éperons de la liberté : ce livre de témoignage et de souvenirs qu'il a écrit la dernière année de sa vie, Paul Meurisse l'a composé avec le soin d'un dramaturge mettant en scène sa propre pièce. Il s'y révèle tout entier, avec ses dons évidents et ses qualités moins connues mais profondes. Le gentleman et l'homme de coeur. Le sceptique et l'être de foi. L'humour noir et la tendresse secrète. Ce livre est un acte d'indépendance pour un grand comédien doué d'une volonté et d'un courage à toute épreuve. Les Éperons de la liberté, le fier titre de ces Mémoires, c'est la devise exacte d'un homme qui eut de l'allure dans la joie, dans la douleur et dans la mort, comme s'il était le Cyrano de la fin du XXe siècle. Du caf'conc' à la Comédie-Française, de « Macadam » aux « Diaboliques », de « la Vérité » au « Monocle rit jaune », du « Bel Indifférent » à « Mon père avait raison », les étapes de l'itinéraire insolite d'un homme libre et toujours debout. Une chevauchée folle maîtrisée comme une reprise du Cadre noir de Saumur. L'homme qui sut tenir tête à Clouzot et qui étonna toujours les producteurs de cinéma, nous parle de Piaf, de Stroheim et de Jean Renoir, avec l'intelligence du coeur. Il conclut son livre et sa vie sur l'aveu de ses deux amours : son amour pour une femme qui lui a fait croire en Dieu et son amour pour le public.

  • Comment peut-on être o le Roi d'Aragon devant qui s'agenouille le Cid-Gérard Philipe ; o l'un des compagnons de Jean Vilar dans les grandes heures du T.N.P. ; o le grand interprète de Paul Claudel, dans l'Otage ; o le Faiseur de Balzac, Volpone, de Jules Romains ; comment peut-on faire de la mise en scène à l'Opéra, animer le Festival d'Aix-en-Provence... Et tenir l'affiche au Boulevard comme le comique de service, le pitre officiel ? Jean Le Poulain entend ses amis s'étonner, ses ennemis (il n'en a pas) s'indigner. Quoi, la tragédie s'accoupler à la farce, le sérieux fréquenter le "rigolo" ! Quelle honte, quelle mésalliance ! Pour cet enfant terrible du théâtre, rien n'est plus naturel, et il confesse dans "Je rirai le dernier" qu'il est heureux d'être le jour et la nuit. Tragédien du peuple et/ou Auguste des princes. Le Poulain est à lui seul une commedia dell'arte. Il n'a pas seulement plusieurs visages, il change de tête tout simplement. Caméléon, Frégoli de notre temps, il laisse parler ici la sagesse du bouffon et l'innocence blessée de l'enfant qui dit que le roi est nu. Ces aspects contradictoires cachent une nature prodigue et une survitalité qui ne peuvent s'épanouir que dans le baroque, mais l'époque et le milieu où il évolue relèguent le rire dans le mode mineur et ne lui concèdent qu'une fonction digestive. Il se venge en faisant du canular son pain quotidien et en jouant à la ville ce qu'il ne peut vivre à la scène. "On me comprend mal à Paris, dit-il, parce que je suis moitié oriental, moitié occidental". Il est à la fois de Provence et d'Indochine. Du village de Gonfaron où les ânes volent et de cet Extrême-Orient d'autrefois où les éléphants emportaient les enfants sur leur dos. Huron d'un nouveau monde crêpé de sérieux, où le ridicule ne tue plus, Jean Le Poulain, à jeu découvert, sort du tarot la carte du bateleur et y grave son épitaphe : "Je rirai le dernier".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les Français aiment son cran, ses élans de coeur, sa sensibilité, sa générosité jusqu'au sacrifice. On la sait capable de « mourir d'aimer » et d'en vivre infiniment. « Vivre d'aimer » : beaucoup, passionnément, à la folie. Dans ce témoignage où la langue franche prend tous les accents de la voix intérieure, Annie Girardot recrée les émotions et les temps forts de sa vie de femme, ses angoisses de mère dont elle révèle le secret, et répond en même temps aux interrogations des femmes d'aujourd'hui qui se donnent à leur métier tout en se donnant à leurs proches. Vivre d'aimer : un titre à l'image de sa vie. Chez Annie Girardot, le don de soi surpasse toujours son besoin d'exister intensément, sans perdre un seul instant. Elle est présente tout entière entre ces lignes, bien au-delà des circonstances d'une vie et d'une carrière passionnantes. Et pour se raconter, elle a trouvé les mots qui sonnent juste, les mots qui vont au coeur. Comédienne exercée à dire les grands textes, elle nous livre peut-être ici, son plus beau rôle.

  • Plus que les mémoires d'un comédien exemplaire, un surprenant voyage à travers la mémoire d'un homme en quête de son identité. Surprenant car, dans ce parcours original, Guy Tréjan bouscule d'emblée les conventions de l'autobiographie d'acteur. Surprenant, si l'on connaît, au-delà du personnage public, au-delà du travail du comédien, la discrétion extrême de l'homme, à la ville. Une réserve soulignée, avec une lucide affection, par Edwige Feuillère : Nous ne saurons jamais tout sur l'homme Tréjan, ni sur l'acteur Guy Tréjan... C'est pourquoi ce récit, à jeu découvert, n'en est que plus attachant : c'est celui d'un homme qui, enfin, se raconte et découvre le plaisir d'écrire. Voyage à rebours, où se mêlent passé et présent et où, dans l'émotion des retrouvailles, anecdotes familiales et notes sur ce monde de passion qu'est la scène, voisinent avec les carnets les plus intimes. Et si nous retrouvons acteurs et metteurs en scène célèbres, qui s'attendrait à découvrir ici Flora Révallès, star des Ballets Russes, la tante mythique de Guy Tréjan, ou Gustave Treichler, conseiller du Négus en Abyssinie au début du siècle, un grand-père de légende ! Il y a là, dirait-on, dans l'art de la disgression, une sorte d'art de vivre. Comme si, chez Guy Tréjan, la pudeur était la clé paradoxale du talent rare qu'un Molière a récemment consacré. Écoutons cette voix, dans son registre le plus sincère, nous conter son plus beau rôle : celui d'une vie.

  • Autobiographie. Un personnage de hussard égaré dans la jungle du spectacle et des médias et qui joue les météores, en se battant contre le système.

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