Robert Laffont

  • Épurez votre intérieur, allégez vos armoires, mangez moins, approchez-vous de l'«essentiel»: simplifier sa vie c'est l'enrichir.0300L´élégance, la beauté, le bien-être et au final le mieux vivre: voilà ce que propose «L´Art de la simplicité». Inspiré des philosophies orientales, très dans l´air du temps, ce livre a tout pour devenir LE manuel d´art de vivre des femmes des années 2000. Installée au Japon depuis de longues années, Dominique Loreau est imprégnée par le mode de vie de son pays d´adoption. Un mode de vie qui repose sur le principe du «moins pour plus» appliqué à tous les domaines, qu´ils soient matériels (la maison, la mode, la beauté...) ou spirituels (le rapport entre le corps et l´esprit, le bien-être mental). De l´art de vous sentir bien chez vous à celui de vous sentir bien en vous, elle transpose ces préceptes à l´usage des femmes occidentales et leur donne tous les conseils (très concrets) pour faire de la simplicité leur seconde nature.Toutes les astuces pour ne plus céder aux achats compulsifs que vous n´utiliserez ou ne porterez jamais... et n´en être que plus élégante. Tous les trucs pour ne plus se ruiner en produits de soins inefficaces... et ne se sentir que plus belle, mieux dans sa peau. Toutes les approches qui permettent de se sentir bien dans son corps et dans sa tête: mieux avec soi-même, donc mieux avec les autres. Entre essai et guide pratique, réflexion et solutions concrètes, ce livre se révèle un antidote efficace aux tromperies de la société de consommation.0400Elle doit être l´anti-stress de la ville«Espace, lumière, ordre, voilà ce dont l´homme a besoin pour vivre, autant que de nourriture ou d´un lit.» Le CorbusierLorsqu´une maison est vide, excepté quelques belles et parfaites nécessités, elle devient un havre de paix. Chérissez-la, nettoyez-la et habitez-la avec respect, cela dans le but de servir à protéger votre trésor le plus précieux: VOUS-MÊME.C´est lorsque l´on n´est plus préoccupé par les considérations matérielles que l´on peut s´épanouir.Le corps abrite l´esprit comme la maison abrite le corps ; et notre esprit doit être libéré pour pouvoir se développer.Chacune de nos possessions devrait nous rappeler que nous n´avons besoin de rien d´autre qu´elle, et que c´est son utilité qui la rend si précieuse; sans elle, nous ne pourrions «fonctionner» normalement.La maison devrait être un lieu de repos, une source d´inspiration, une aire thérapeutique. Nos villes sont surpeuplées, bruyantes, avec trop de couleurs et de distractions visuelles qui nous agressent et nous blessent. C´est à la maison de nous redonner de l´énergie, de la vitalité, de l´équilibre, de la joie. La maison est une protection matérielle et psychologique, aussi bien pour le corps que pour l´esprit.Il n´y a pas seulement la sous-nutrition alimentaire. Il y a aussi la sous-nutrition spirituelle, et c´est là que la maison joue son rôle. De même que de la nourriture dépend notre santé, ce que nous mettons dans notre intérieur a de sérieuses répercussions sur notre équilibre psychologique.

  • « Les listes nous offrent un support indispensable, dit l'auteur. Que ce soit pour faire table rase avant de mieux repartir dans la course du quotidien ou pour entreprendre un travail de fond sur le sens de sa vie, elles constituent l'un des moyens les plus efficaces et les plus accessibles de se libérer intérieurement. » Et elle en apporte la preuve en montrant comment utiliser les listes pour organiser au mieux le quotidien, mais aussi clarifier son esprit, apprendre à mieux se connaître et ainsi se donner le temps et la place d'enrichir sa vie intérieure.Ludique et pratique, toujours inspiré des philosophies orientales,L'Art des listesmêle un sujet dans l'air du temps (lelist makingest considéré aujourd'hui comme un outil d'épanouissement personnel à part entière) à une approche très concrète : tous les conseils, toutes les astuces et des dizaines d'exemples très précis pour que le lecteur s'approprie au mieux ce véritable art du « bien vivre ».Et si vous essayiez les listes ? À l'approche des fêtes et des « bonnes résolutions » qui vont avec, un joli livre à offrir et à s'offrir.


  • Plus de deux millions d'exemplaires vendus dans le monde, best-seller aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne : l'essai qui crée l'événement.

    " Imaginez, avec John Lennon, un monde sans religion...
    Pas de bombes suicides, pas de 11 Septembre, pas de Croisades, pas de chasses aux sorcières, pas de Conspiration des poudres, pas de partition de l'Inde, pas de guerres israélo-palestiniennes, pas de massacres de musulmans serbo-croates, pas de persécution de juifs, pas de " troubles " en Irlande du Nord, pas de " crimes d'honneur ", pas de télévangélistes au brushing avantageux et au costume tape-à-l'oeil.
    Imaginez, pas de talibans pour dynamiter les statues anciennes, pas de décapitations publiques des blasphémateurs, pas de femmes flagellées pour avoir montré une infime parcelle de peau... " R. D.
    Dans une attaque frontale contre la religion et la barbarie qu'elle a trop souvent engendrée, Richard Dawkins dénonce " l'illusion de Dieu ". Jugeant que de trop nombreux scientifiques " s'inclinent lâchement devant les théologiens ", il estime que l'hypothèse de Dieu doit être analysée avec les mêmes outils rationnels et le même scepticisme que n'importe quelle autre. Il s'attache donc à faire la démonstration de la " probabilité extrêmement faible de son existence ".
    Amoureux de la nature, le scientifique invite son lecteur à se tourner vers la splendeur du monde réel. Comprendre le monde du vivant, apprécier son extrême richesse expliquée avec une " élégance irrésistible " par la sélection naturelle de Darwin, voilà qui, selon Richard Dawkins, devrait permettre d'abandonner toutes les formes de superstition. Et notamment celles remises au goût du jour par le créationnisme qui sévit dans de nombreux pays, en particulier aux États-Unis.
    Le réquisitoire d'un grand scientifique contre la religion.

  • «Sait-on formuler la différence entre Israélite, Juif et Israélien ? L´Israélien est celui qui a un passeport israélien. Cela va de soi. Mais l´Israélite ? Est-ce une personne qui pratique la religion juive ? Mais alors qu´est-ce qu´un Juif ? Et de surcroît un Juif qui n´a pas de religion ?J´ai été souvent tenté d´expliquer pourquoi je me sens profondément Juif tout en étant laïque et ce que signifiait pour moi le judaïsme. Tout au long de mes précédents ouvrages, j´ai raconté non pas le judaïsme, mais des histoires de Juifs. Aujourd´hui, mes chers filleuls, j´aimerais évoquer pour vous une culture et des hommes hors du commun que j´aime et qui me portent depuis l´enfance: Abraham, Moïse, Ezra... Jetés dans l´aventure naissante d´une humanité en proie au mal, ils trouvèrent le moyen de s´en défendre grâce à l´établissement du premier monothéisme et au livre le plus lu dans le monde, la Bible... C´est sur ce chemin-là, celui d´un peuple et d´une mémoire qui ont survécu aux siècles, que je voudrais vous conduire. Car je suis de ceux qui espèrent encore que la connaissance des "autres" sera toujours la nourriture de la paix de demain.»

  • Comment répondre au terrorisme sans faire, hors de chez soi, un usage abusif de la force en s´engageant dans des actions militaires aussi disproportionnées qu´inefficaces (exemplairement incarnées par la guerre en Irak) ? Comment réagir, sur son territoire, face à ce que l´on considère comme une atteinte aux valeurs démocratiques sans montrer cette « fermeté » qui est un autre nom pour l´intolérance ?
    Sans baisser les bras face aux dangers ni céder à l´angélisme, les démocraties occidentales doivent veiller à ne pas se laisser entraîner par la peur dans une réaction excessive, qui risque ? et a parfois déjà commencé ? de les faire sombrer à leur tour dans la barbarie. L´enjeu : refuser, d´une part, de perdre son âme en piétinant les valeurs mêmes que l´on défend, éviter, d´autre part, d´envenimer des conflits dont l´embrasement ? à une époque où les moyens de destruction massive sont à la portée de chacun ? pourrait mettre en danger la survie de l´espèce humaine.
    Pour discuter ces questions sensibles, Tzvetan Todorov a fait appel à sa connaissance intime de l´histoire des cultures et des idées ; il nous livre un essai lumineux où les différentes approches ?, philosophique, anthropologique, politique ?, se mêlent à l´observation critique de l´actualité dans un va-et-vient constant entre présent et passé. Une véritable « boîte à outils » pour appréhender les enjeux du monde contemporain.0400 À l´intérieur des pays occidentaux, et singulièrement européens, où habite depuis plusieurs décennies une importante minorité provenant des « pays du ressentiment », on retrouve des situations qui illustrent la formule du remède pire que le mal. Cette minorité pratique une religion, l´islam, différente de celle de la majorité ; et, surtout, dans l´organisation de sa vie sociale, elle lui accorde une place qui ne correspond pas à celle que les démocraties libérales contemporaines réservent à la religion, quelle qu´elle soit. Il en résulte, sur toute une série de questions touchant à la vie quotidienne, des frictions entre différentes parties de la population. Comment diminuer ces frictions ? C´est ici qu´apparaît une réaction malencontreuse, à savoir la « fermeté », euphémisme pour l´intolérance.
    Personne n´est entièrement satisfait des conditions dans lesquelles il vit, on a même souvent l´impression que ces conditions se dégradent. À qui la faute ? L´on est tenté de chercher une réponse simple et un coupable facile à identifier : c´est cette tentation qui produit les mouvements et partis populistes. Le populisme de gauche répond : c´est la faute aux riches, il faut prendre leurs biens et les distribuer aux pauvres. Le populisme de droite défend non une classe sociale mais une nation et, à la même question, répond : c´est la faute aux étrangers. La xénophobie constitue le programme minimum des partis d´extrême droite, qui ont dû abandonner leurs autres thèmes de prédilection, l´anticommunisme et le racisme. Depuis quelques années, ces partis ont renforcé leur audience dans une bonne moitié des pays membres de l´Union européenne. Ils ne jouent nulle part le premier rôle mais, ici et là, sont devenus indispensables aux coalitions qui détiennent le pouvoir. Si celles-ci veulent le garder, elles doivent satisfaire les exigences de l´extrême droite en matière d´immigration et de cohabitation ? autrement elles risquent de perdre les voix des électeurs.
    Cette xénophobie générale se double de ce qu´il faut bien appeler une islamophobie, même si le terme est parfois employé abusivement. Les deux formes de rejet ne se recoupent que partiellement : l´islamophobie ne concerne qu´une partie des immigrés, mais elle ne s´arrête pas aux frontières du pays ; néanmoins, la majorité des immigrés actuels en Europe sont bien d´origine musulmane. Or attaquer les immigrés est politiquement incorrect, alors que critiquer l´islam est perçu comme un acte de courage ; l´un peut donc venir à la place de l´autre.
    Ce choix particulier de tradition à repousser a des raisons multiples et pour une part anciennes. L´islam est longtemps apparu comme un rival du christ

  • Jeudi 18 mars, Simone Veil, qui fut déportée, ministre d'État, présidente du Parlement européen, membre du Conseil constitutionnel, est reçue à l'Académie française. Elle y prononce l'éloge de son prédécesseur au fauteuil de Jean Racine, Pierre Messmer, compagnon de la Libération et ancien Premier ministre. En réponse, Jean d'Ormesson prononce son éloge à elle. Deux jours plus tôt, son épée d'académicienne lui a été remise par Jacques Chirac et François Jacob, compagnon de la Libération et Prix Nobel. Jacques Chirac a fait un bref discours. C'est l'ensemble de ces textes - les deux discours en constituent l'essentiel - qui forment ce petit livre.

  • En douceur, est arrivée la deuxième révolution de la condition féminine0300Cette révolution est si récente que les femmes ont du mal à l´intégrer dans leur réflexion personnelle. Pourtant, chaque femme «entre deux âges» est actuellement une sorte de pionnière dans l´évolution de notre société. Elle fait partie de la première génération de femmes à avancer en âge en si grand nombre, en si bonne santé et pour si longtemps. Alors qu´elles devraient se réjouir de ces années d´équilibre et de sérénité, il arrive que ces femmes manquent de confiance en elles et se projettent difficilement dans un avenir qui leur semble incertain.Cette deuxième vie démarre par un grand virage familial, physiologique, conjugal, professionnel et matériel. Et ces changements apportent trois cadeaux: la liberté d´être soi; le temps de vivre; la recherche de nouveaux liens. Les «seniorettes» peuvent maintenant décider, entreprendre, se donner le droit de faire ce qu´elles veulent car elles ont acquis au fil des années de la force de caractère et de la générosité. Qu´elles décident maintenant de vivre une longévité en pleine forme!

  • En 1984, Michèle Sarde retraçait, dans son premier Regard sur les Françaises, l'histoire des femmes dans l'Hexagone du Moyen Âge aux années 1970. Sorties de " l'alcôve " grâce à la révolution contraceptive, il était logique que ce soit dans " l'arène " publique et politique qu'elles se battent désormais.Pour comprendre l'évolution de la France en matière d'égalité des sexes, cet essai parcourt tous les aspects, de l'intime au public, de la vie des Françaises. À travers quatre grandes thématiques - Sexualité, Mixité, Laïcité et Parité - l'analyse recense toutes les grandes batailles sociales qui les concernent : du PACS à l'homoparentalité, de la prostitution aux violences sexuelles, du code de la famille au port du voile à l'école, de la parité linguistique à la parité politique. Pourtant, comparée à d'autres pays européens, la France accuse encore de nombreux retards, surtout dans les domaines professionnels et politiques.Ce livre offre un bilan sociologique objectif et lumineux sur la longue marche des femmes françaises vers l'égalité. En guise d'illustration, il donne aussi la parole à des femmes d'aujourd'hui, toutes générations confondues, de Simone Veil à Fadela Amara, en passant par Clémentine Autain, Mazarine Pingeot, Yvette Roudy, Edith Cresson, Dominique Desanti, Juliette Minces etc... De l'expérience de chacune jaillit une représentation plurielle du féminin et l'horizon de luttes encore à mener. Car, des plus âgées, parce qu'elles ont posé les premières pierres, aux plus jeunes, parce qu'elles bâtissent l'avenir, toutes les femmes contribuent à cette révolution sociale. Sans oublier les hommes qui les accompagnent.

  • La « diversité » désigne la variété de profils humains qui peut exister au sein d´une société (origine de pays, de région, de quartier, culture, religion, âge, sexe, apparence physique, handicap, orientation sexuelle, diplômes, etc.). Elle soulève de très délicates questions car il est aisé de voir dans toute imputation de particularisme une marque de racisme, de discrimination ou de stigmatisation. Ces débats qui ont pour sujet la diversité sont en permanence sous-tendus par une opposition entre deux pôles philosophiques principaux : l'un républicain, l'autre multiculturaliste ? une opposition qui, lorsqu'elle se radicalise, exerce des effets de crispation et de paralysie sociale.Comment articuler en bonne intelligence les valeurs universelles du droit et de la raison, et le respect des différences ? Michel Wieviorka, spécialiste des questions de différence et de diversité, dresse un état des lieux édifiant et donne les nouvelles clés pour vivre ensemble dans le respect des différences. Une politique de la diversité a besoin de s'appuyer non pas sur des préjugés ou des informations journalistiques, mais sur des connaissances solides. Michel Wieviorka propose de nouvelles pistes, énumère les expérimentations qui pourraient être envisagées, fait le point sur les expériences novatrices et sur les impasses avérées en matière de diversité, en France et à l'étranger.

  • Que faut-il retenir du XXe siècle, quels enseignements doit-on en tirer ? Il s´est achevé par une forme d´action politique à première vue inédite : les «guerres éthiques», conduites en Irak et en Yougoslavie par les pays occidentaux qui n´emploient que des bombes «à caractère humanitaire» (Václav Havel). Nous croyons avoir bien compris le passé depuis que le mal a été clairement identifié: le totalitarisme, symbolisé pour nous par le camp d´extermination nazi et le goulag communiste. Mais la démocratie est-elle toujours un bien ? ou devons-nous penser, avec le grand Vassili Grossman, que «là ou se lève l´aube du bien, des enfants et des vieillards périssent, le sang coule» ? Se souvenir du mal passé ne suffit pas pour empêcher les errements présents. La mémoire n´est pas toujours, et intrinsèquement, une bonne chose, ni l´oubli une malédiction. Ce n´est pas en nous prenant pour l´incarnation du bien, en donnant des leçons de morale à nos concitoyens comme aux pays étrangers que nous échappons au mal. On doit résister à cette tentation tout en continuant à défendre la liberté de l´individu et l´amour des hommes. Dans une réflexion exigeante sur le siècle, depuis la naissance des totalitarismes jusqu´à la guerre du Kosovo, en passant par la bombe atomique d´Hiroshima, Tzvetan Todorov s´interroge sur le sens de cette histoire tragique. Il éclaire l´opposition entre régimes démocratiques et totalitaires, aussi entre communisme et nazisme, avant d´analyser les abus les plus courants de la mémoire. Il nous met aussi en garde contre les dérives menaçant la démocratie. Ce siècle des ténèbres est traversé par quelques sillons lumineux, hommes et femmes exemplaires qui, confrontés avec les totalitarismes, ont su précisément combattre le mal sans se prendre pour une incarnation du bien. Leurs portraits ponctuent le livre : Vassili Grossman et Margarete Buber-Neumann, David Rousset et Primo Levi, Romain Gary et Germaine Tillion.

  • 0300 Pendant des millénaires notre rapport à l´absolu, notre besoin de plénitude, a été vécu dans le cadre de l´expérience religieuse. Puis la référence au monde divin à cédé sa place à des valeurs humaines. Aujourd´hui, l´aspiration à la plénitude (au sacré, au sublime, à l´infini...), à une qualité de vie supérieure fait partie du "projet de vie" de chacun. Mais comment la mener ? Où doit-elle nous conduire ?
    Parmi les tentatives contemporaines extraordinairement variées de toucher à l´absolu, Tzvetan Todorov a voulu en retenir une : celle qui interprète cette expérience comme une quête de la beauté et l´art comme le moyen d´y accéder. Et il s´est attaché à trois serviteurs de la beauté ? Oscar Wilde, Rainer Maria Rilke, Marina Tsvetaeva ?qui ont toute leur vie aspiré à une forme de perfection, et en ont fait le projet de leur existence.
    Dans un livre qui nous rappelleMémoire du mal, tentation du bien, Tzvetan Todorov ne nous offre pas seulement une triple et passionnante biographie, mais aussi une réflexion sur l´art de vivre. Le culte de la beauté et la pratique des arts ne suffisent pas à organiser l´ensemble d´une vie, conclut-il au terme de son cheminement. Nous sommes des êtres imparfaits, non des anges, et ne pouvons vivre dans une extase continuelle, dans le seul ravissement de la plénitude. La voie ne serait-elle pas de trouver une beauté dans le quotidien qui permette de découvrir le sens de la vie ? Dans leur quête, Wilde, Rilke et Tsvetaeva ont connu l´échec, mais ils ont montré le chemin.
    0400 L´« aventure » est à entendre ici en un double sens : ils n´empruntent pas des chemins bien balisés mais ouvrent des voies nouvelles ; et, intrépides, ils ne s´arrêtent pas prudemment à mi-chemin mais vont aussi loin que possible, au risque de leur bonheur, voire de leur vie : ce sont des explorateurs de l´extrême. C´est pour cette raison que leur expérience, sans ressembler à celle du commun des mortels, est éclairante pour tous. Il fallait qu´on ait affaire à des individus qui non seulement avaient aspiré à une forme de perfection, mais qui en avaient au préalable conçu le projet et qui l´avaient consigné par écrit. C´est le prix à payer pour qu´on puisse confronter théorie et pratique, jauger le projet à l´aune de sa réalisation. Cette condition nous oriente vers la vie d´êtres dont le rapport à l´absolu touche à leur profession même : ce seront des artistes, serviteurs de la beauté. Et, plus particulièrement, ceux parmi eux qui ont laissé des témoignages abondants, éloquents et fiables de leur expérience : donc des écrivains. Stefan Zweig, qui publiait en 1928 un essai intituléTrois poètes de leur vieet consacré aux destins de Casanova, Stendhal et Tolstoï, justifiait ainsi son choix : « Seul le poète peut être un Selbstkenner », c´est-à-dire celui qui se connaît lui-même.
    Tous les écrivains ne s´engagent pas dans cette voie, mais ceux parmi eux qui ont voulu le faire et ont laissé des traces écrites de leur tentative, offrent une riche matière pour notre exploration. On ne trouvera pourtant guère, dans ce qui suit, des pages de critique littéraire. Les oeuvres, on le sait, ne permettent jamais d´accéder avec certitude à la vie de l´auteur. De plus, la question qui nous importe ne concerne pas la structure et le sens des oeuvres, mais la possibilité ou non de prendre exemple sur quelques existences passées pour mieux régler la nôtre ; ou en tous les cas d´éclairer la nôtre par la leur. Qu´il s´agisse d´existences d´écrivains est une commodité, non une nécessité. La matière privilégiée sera donc constituée pour nous, non par les oeuvres de ces auteurs, mais par leurs écrits intimes, là où ils parlent d´eux-mêmes, de leur choix de vie, de leurs réussites et échecs.
    Parmi ces écrits, complétés à l´occasion par d´autres sources, c´est la correspondance qui tient une place privilégiée. La lettre se situe à mi-chemin entre le purement intime et le public, elle s´adresse déjà à un autrui pour qui l´on se peint et s´analyse, mais cet autrui est un individu que l´on connaît, non la foule impersonnelle. Les lettres manife

  • Interrogé par Howard Cutler, docteur en médecine, psychiatre et conférencier, Sa Sainteté le Dalaï-Lama répond aux questions directes, précises et sans concession portant sur les rapports entre l´individu et le collectif, l´aliénation sociale, les préjugés, la haine, le racisme, le nationalisme, la violence et le dialogue, le bonheur et les émotions positives. À cette occasion, adoptant une focale plus large que dans ses ouvrages précédents, il évalue les bienfaits de l´empathie et de la compassion dans un champ collectif.
    S´il déplore l´absence d´un véritable sentiment de communauté humaine et l´érosion de la confiance, le Dalaï-Lama ne limite pas sa pensée à ce constat. Fidèle aux enseignements du bouddhisme, celui qui considère « la perception du bonheur comme un but à notre portée » nous encourage, pour l´atteindre, à le cultiver, « car il profitera alors non seulement à soi-même, mais aussi à la famille, à la collectivité et à la société au sens large ».
    Soucieux de se rapprocher au plus près des réalités de ce monde troublé, il observe que nos ressemblances l´emportent sur nos différences et nous propose non seulement de méditer sur notre condition d´animaux sociaux, notre interdépendance et nos aspirations fondamentales - le bonheur, l´amour et le refus de la souffrance - , mais aussi de les prendre en compte.
    Loin des spéculations exclusivement religieuses ou idéologiques, pragmatique, en phase avec son temps et respectueux des peuples et de leurs traditions culturelles, il ne manque jamais d´étayer sa pensée à l´histoire, la science et la sociologie.
    Quelques mois après la décision d´abandonner ses fonctions de chef du gouvernement tibétain en exil, que le Dalaï-Lama a prise, la publication de ce livre nous permet de recueillir et de mettre à profit les fruits de ses dernières réflexions.

  • Née dans le désert C'est une histoire assez singulière que celle de l'arabe : une langue sémitique aux origines légendaires, que l'on identifie à partir du haut Moyen Âge comme l'idiome de quelques groupes de bédouins parcourant, peut-être depuis des siècles, les mornes étendues désertiques de la péninsule Arabique. Dans les textes parvenus jusqu'à nous, on reconnaît déjà le charme de cette poésie orale que l'Occident découvrira avec la première traduction en français des Mille et Une Nuits au début du xviiie siècle.
    Entre-temps, l'arabe avait lui-même connu une aventure digne d'un conte de fées puisqu'en un peu plus de deux siècles - du viie au ixe siècle - il s'était largement répandu hors de son Arabie natale, à la faveur de l'expansion de l'islam.

    Un livre-culte Tout avait commencé en 612, avec la vision de l'archange Gabriel apparaissant à Mahomet et lui transmettant le message du Dieu unique. Ce sont ces révélations qui seront rassemblées sous forme écrite quelques années après la mort du Prophète (632) pour former le texte du Coran, qui constitue à la fois le premier texte en prose des Arabes et le livre-culte qui sera le fondement de la religion musulmane. À partir du milieu du viiie siècle sera réalisée une version officielle du Coran destinée à devenir l'unique texte sacré reconnu par tous les adeptes de l'islam.
    Ayant adopté l'arabe, tout d'abord comme langue de la prière, puis du discours quotidien, des populations d'origines différentes nouvellement converties contribueront à l'enrichissement de cette langue arabe qui intégrera des formes persanes, syriaques, araméennes ou chaldéennes, mais également grecques et latines.

    Une langue de savants Riche de ces apports extérieurs, l'arabe est aussi devenu dans les « Maisons de la Sagesse » le véhicule des écrits scientifiques les plus divers : mathématiques, chimie (et alchimie), astronomie (et astrologie), mécanique, médecine, botanique... Et c'est grâce aux multiples traductions qui proliféreront dès le VIIe siècle que l'Occident prendra connaissance d'un savoir venu de l'Orient. En même temps, la langue arabe laissera des traces durables dans les langues de l'Europe : en Espagne, en Italie et en France, pour ensuite se répandre plus largement en Occident. De plus, si le français compte plusieurs centaines de mots arabes dans son vocabulaire le plus usuel comme le plus recherché : chiffre et zéro, jupe et matelas, artichaut et épinard ou encore alcôve et camaïeu (cf. Glossaire des mots français venus de l'arabe), l'arabe a aussi largement bénéficié de multiples formes lexicales venues du français, surtout dans les domaines du vocabulaire de la voiture, de l'habillement et de la mode (cf. Glossaire des mots arabes venus du français).

    De la calligraphie aux arabesques Mais l'aventure de l'arabe en Occident ne s'arrête pas là puisque l'une de ses représentations les plus élaborées, la calligraphie arabe, qui se trouve à l'origine des entrelacs élégants que l'on nomme des arabesques, est encore présente dans les tableaux de Raphaël ou dans les entrelacs élaborés par Léonard de Vinci et, à sa suite, par Dürer. La langue arabe : une passerelle inattendue entre les cultures de l'Orient et l'Occident...
    Structure de l´ouvrage L'ouvrage a été conçu selon deux éclairages complémentaires : d'une part, le cheminement historique de la langue arabe et des gens qui l'ont parlée, enrichie, normalisée ou illustrée, de l'autre une sorte de visite guidée à l'intérieur des manifestations orales de cette langue, tout en soulignant au passage ce qu'elle a donné et ce qu'elle doit aux autres langues, et en particulier à la langue française (cf. les deux glossaires consacrés à leurs emprunts réciproques).
    Il s'agit d'un ouvrage aux entrées multiples et aisément repérables : cartes géographiques, tableaux, liste de mots commentés, événements historiques se détachant à l'intérieur d'un cadre, pauses récréatives proposant des énigmes linguistiques dont la solution est à découvrir en tenant le livre à l'envers.
    Les annexes, enf

  • Après sept ans passés à la tête de la capitale, Bertrand Delanoë, fort d'un bilan approuvé par une large majorité des Parisiens, se prononce sur son rôle futur et nous propose ici un livre important où se mélangent expérience personnelle et définition

  • Un psychiatre lance un pavé dans la mare de la médecine!0300"e. Mais du coup, quelle arrogance ! Les médicastres écrasent de leur mépris toute autre approche. Des médecines traditionnelles à la micronutrition, de l´hygiène de vie à l´ostéopathie, l´homéopathie, la chronobiologie, tous ceux qui osent une approche autre sont écartés des cénacles universitaires et scientifiques.
    Pourtant, il est des domaines où un peu d´humilité serait de mise..." Avec humour et impertinence, Patrick Lemoine s´en prend à l´autorité médicale et à la hiérarchie, ses abus et ses dysfonctionnements. Parce qu´il chérit son métier plus que tout, en médecin et en citoyen concerné, Patrick Lemoine prône davantage de modestie et incite les médecins à user de leur pouvoir sans en abuser. Pour que continue de vivre la "belle médecine".
    0400 C´est dire si la société occidentale aime à récompenser ceux qui traitent « énergiquement » ses fous.
    L´histoire de l´hécatombe des aliénés lors de la Seconde Guerre mondiale illustre elle aussi à quel point l´argument d´autorité en médecine peut provoquer des drames et rendre amnésiques ceux qui devraient en rendre compte. [...] Jusque dans les années 1930, un aliéné avait entre une chance sur deux et une chance sur trois de mourir au cours des premières années de son internement. En France, des enfants ont été lobotomisés dès l´âge de sept ans et, devenus adultes, souffrent toujours des séquelles de leur intervention. Le professeur Edouard Zarifian nous a raconté avoir retrouvé, à Caen, un « crâniotome » qui permettait de lobotomiser sans anesthésie. Il semblerait selon certains témoignages, que parfois l´indication de la lobotomie pouvait être motivée par la discipline plus que par la thérapeutique, comme dans le filmVol au-dessus d´un nid de coucou.
    Les prémices du drame.
    Dès avant guerre, les esprits paraissaient mûrs pour ce qui allait se passer. Pourtant, en France, de nos jours, dans certains milieux psychiatriques, toute idée, toute insinuation qu´il pourrait y avoir eu une intentionnalité, voire un eugénisme actif dans les institutions psychiatriques suscite encore parfois des cris d´orfraies. Je me rappelle un chef de service qui me disait : « Je ne peux pas supporter l´idée que tu aies raison car si c´était le cas, je ne pourrais plus mettre les pieds dans cet hôpital. » Drôle d´argument car, en suivant ce raisonnement, on ne pourrait plus pénétrer dans une église du fait de l´Inquisition ou dans toute l´Allemagne du fait du nazisme.

    Prenons l´exemple de l´hôpital du Vinatier. L´année même de la publication du rapport Rochaix, ce gigantesque « asile de Bron », étendu sur cent vingt hectares situés à proximité de Lyon, voyait venir les hostilités. Se souvenant de la guerre de 14-18, on décida l´achat de trois cents masques à gaz destinés au personnel (une centaine de personnes) et à ceux que l'on nommait alors les «bons malades», les fous travailleurs, ceux qui faisaient tourner la ferme, faisaient le ménage, la vaisselle dans les services et les maisons des médecins ainsi que du directeur, gardaient leurs enfants...
    Et les deux mille huit cents autres ?
    Il était envisagé qu´ils se réfugient dans les fossés creusés à cet effet. Quand on se souvient que les gaz de combat étaient justement conçus pour s´accumuler dans les tranchées, on peut se demander quelle pouvait être la signification d´une telle recommandation. À notre connaissance, nulle voix ne s´éleva à l´époque, ni à l´intérieur ni à l´extérieur de l´asile, en tout cas aucune voix officielle qui ait laissé la moindre trace dans les archives du Vinatier que j´ai pu consulter.

  • Dans la lignée de Patience dans l´azur (Hubert Reeves) et d´Une brève histoire du temps (Stephen Hawking), les plus récentes avancées de la physique contemporaine mises à la portée de tous par l´un de ses plus jeunes et brillants théoriciens.
    Les physiciens aiment l´élégance, l´économie, la simplicité. Ils rêvent de théories très générales, permettant d´expliquer d´un seul coup le plus de phénomènes possible. Le XXe siècle a vu surgir deux théories de ce type, unanimement considérées comme des monuments de l´intelligence humaine. La première, la relativité, est l´oeuvre d´un seul homme, Albert Einstein. La seconde, la mécanique quantique, est l´oeuvre collective de certains des plus grands physiciens de tous les temps. La relativité générale offre une explication de la gravité, de la forme de l´Univers à grande échelle. Elle s´intéresse aux très grandes distances, aux très grandes masses. C´est la théorie de la relativité qui prédit l´existence de trous noirs, par exemple. La mécanique quantique décrit l´infiniment petit, les atomes et leurs constituants élémentaires. Ces deux théories sont les plus précises jamais inventées par l´homme. Ainsi, les prédictions de la mécanique quantique sont confirmées par les résultats expérimentaux avec une précision de neuf chiffres après la virgule ! Ce sont ces deux théories qui font de la physique la « reine des sciences ». Mais, comme nous l´avons dit, les physiciens aiment l´élégance, l´économie des moyens. Depuis des décennies, ils ont donc cherchéà rassembler la relativité et la mécanique quantique en une « théorie du tout ». Einstein lui-même s´y est essayé- et s´est cassé les dents. Au point que ce rêve d´une théorie ultime est devenu le Graal de la science moderne... Or le problème est grave, car les deux théories semblent être incompatibles entre elles !Aujourd´hui, l´unification de la gravité et de la mécanique quantique est en voie de réalisation : le résultat risque de bouleverser toutes nos conceptions. C´est cette découverte, appelée « théorie des cordes »- et ses conséquences surprenantes -, qui est le sujet de L´Univers élégant.
    Brian Greene nous offre donc une visite guidée de la physique contemporaine et un aperçu saisissant de ce que sera la physique de demain. Une physique où les particules auront la forme de cordes vibrantes, infiniment minuscules, et où il sera peut-être possible - qui le sait ? - de faire un trou dans la trame de l´espace-temps pour se rendre d´un endroit à un autre - dans le présent, le passé ou le futur...

  • En ces temps préélectoraux plus que jamais, comment résister au plaisir d'épingler les bizarreries, les cocasseries, les incohérences voire les absurdités du folklore politique français?0300«Les Français sont un peuple étrange, incompréhensible pour les étrangers qui nous contemplent avec des yeux ahuris. Nous sommes les seuls en Europe à nous passionner pour le feuilleton politique et à afficher dans le même temps un taux d´abstention record quand arrivent les échéances électorales. Les seuls à posséder une foultitude de partis, rassemblements, mouvements, que rien ne sépare en apparence sinon l´ambition de ceux qui les dirigent. [...] La politique française, dans ses rebondissements quotidiens et ses dialogues somptueux, relègue "Loft Story" au rang de divertissement de patronage.»Avec ce quatrième florilège de ses billets d´humeur sur Europe 1, Jean Amadou nous propose une nouvelle sélection de ses chroniques, les plus récentes et les plus savoureuses.On reconnaît la plume chatouilleuse et incisive, la légèreté du sceptique et la pertinence de l´observateur averti. Une ironie irrésistible.0400Quelle semaine nous avons vécue! Ces événements en cascade sont une preuve supplémentaire de cette évidence: les Français sont totalement imprévisibles. C´est ce qui rend ce pays si difficile à gouverner. Gouverner, c´est prévoir dit le proverbe... donc les princes qui se meuvent sous les lambris dorés s´efforcent de prévoir. Ils sont bardés de conseillers, mélange de jeunes loups aux dents aiguisées et de vieux renards dont l´expérience pallie l´usure des molaires. Chaque matin, ils étalent sous le nez de leur patron un état des lieux... température ambiante... prévisions à court et à long termes. C´est en cela d´ailleurs que, jadis, Edouard Herriot, vieux cacique radical-socialiste rompu à toutes les roueries, comparaît la politique à la météo. C´est, disait-il, l´art de prévoir les courants d´air, et la météo en ce temps-là n´allait guère au-delà du lendemain. Elle a fait des progrès... on sait désormais, grâce aux satellites, quel temps il fera dans cinq jours, mais aucun conseiller de Matignon ne dispose d´ordinateur capable de lui dévoiler ce que les Français feront le lendemain. Lionel Jospin naviguait depuis trois ans sur une mer d´huile, avec des alizés portants. Il y avait bien eu quelques grains, quelque houle, mais en bon capitaine il avait su réduire la toile, mettre à la cape et s´en sortir sans que les passagers fussent incommodés, et brusquement, cette semaine, sans que le baromètre l´en avertisse, il a pris de plein fouet un coup de vent que personne n´avait vu venir. Il a eu beau crier: «Tout le monde sur le pont», Fabius est resté dans son hamac et Chevènement, qui avait évacué le navire, ricanait dans sa chaloupe. Que s´est-il donc passé? Une chose très simple. Les pêcheurs ayant bloqué les ports et obtenu satisfaction, les autres catégories d´utilisateurs de produits pétroliers se sont dit: «Tiens, tiens... Si on en faisait autant», et les routiers s´y sont collés, suivis par les taxis, les ambulanciers, les agriculteurs, les conducteurs d´autocars, les auto-écoles... bref, tous ceux qui, dans leur métier, sont obligés de passer à la pompe et qui voyaient le prix du litre augmenter chaque matin. Songez qu´il y a dix ans, un automobiliste déboursait une certaine somme pour mettre de l´essence dans son réservoir. Avec cette dépense, il allait par exemple de la place de la Concorde à Paris jusqu´à Dijon. Trois ans après, il s´arrêtait à Melun... et aujourd´hui, il a juste assez d´essence pour aller de la Concorde à la gare de Lyon prendre le train pour Dijon. Alors, vous me direz, il n´y a pas que les routiers, les agriculteurs ou les taxis à souffrir des taxes que l´État prélève sur l´essence... il y a "nous", vous et moi, qui nous servons de notre voiture pour aller travailler, faire les courses, emmener les gamins à l´école et même nous balader, au gré de notre fantaisie, puisqu´aucune loi n´empêche le contribuable-citoyen ayant acquitté ses impôts de rouler pour son plaisir. C´est vrai... mais vous et moi av

  • Un pamphlet mordant sur la femme politique la plus ambitieuse de sa génération.0300Pour tous, elle est «Martine». Truculente, elle a la dent dure, elle fait rire. Et personne au monde n´est épargné. «Nuls» sont les journalistes, les députés de droite, les grands patrons français, les syndicalistes, les fonctionnaires... Et même ses conseillers qui, au ministère, craignent de lui soumettre un dossier.Elle règne au firmament des sondages. À l´inverse de son père, Jacques Delors, elle se voit déjà à Matignon ou à l´Élysée. N´a-t-elle pas donné les 35 heures à la France? Oui, mais elle a aussi berné les patrons et rallumé la lutte des classes. La ministre Aubry a réussi un exploit inédit: les syndicats sont avec leurs adversaires sur les barricades. La CGT, la CFDT et FO ne lui pardonnent pas le «mépris» qu´elle affiche pour les partenaires sociaux, et s´inquiètent de l´addition de deux cents milliards que salariés et contribuables vont devoir se partager.De son rôle au sein du Parti socialiste au bilan mitigé de son passage au gouvernement, de ses relations avec Pierre Mauroy, Dominique Strauss-Khan ou Ernest-Antoine Seillière à son élection à la mairie de Lille..., Philippe Alexandre et Béatrix de l´Aulnoit nous dévoilent les revers de la fulgurante et spectaculaire ascension de Martine Aubry.0400«Ah, vous écrivez sur...» La phrase reste en l´air. On tremble de prononcer le nom qui va déclencher des fureurs, des malédictions, des secousses telluriques. Ce livre est la plus téméraire, la plus folle des entreprises. Martine Aubry est aussi sacrée que ces paisibles ruminants qui traversent les rues de Bombay au milieu de la foule. C´est blasphémer que de la considérer bêtement comme une femme exerçant des responsabilités publiques.Depuis son apparition sur la scène, le monde entier la contemple comme une icône. Avant de l´approcher, il faut se prosterner. Un jour ou l´autre, tous sont tombés en extase: les grands patrons l´ont accueillie dans leurs cénacles, les socialistes l´ont choisie comme diva de leurs congrès, les femmes l´ont désignée comme porte-drapeau de leurs combats, les députés de droite l´auraient presque applaudie au Palais-Bourbon, les « sauvageons » des banlieues se bousculaient pour être photographiés avec elles.Les journalistes l´ont révélée à une France en mal de femme à aimer. Depuis Simone Veil, les médias, largement féminisés, cherchaient une héroïne. Édith Cresson n´avait même pas tenu une saison. Il leur fallait une star pour se faire pardonner d´avoir été trop cruels envers celle que Mitterrand leur avait imposée.

  • Les animaux sont partout et leurs noms réservent bien des surprises... Sous chevron et sous chimère, il y a le nom de la chèvre. Sous cynisme et sous canicule, celui du chien. La vache se cache dans le mot vaccin, et le boeuf dans bucolique... On peut aussi retrouver le lion couché dans les hiéroglyphes de Cléopâtre, le nom de l'ours dans celui de l'océan Arctique (arktos en grec) ou encore la tête d'un taureau dans le dessin de la première lettre de l'alphabet. En évoquant le loup, on se prend même à rechercher les liens qui existent entre les noms de Louvois, de Lope de Vega et de Virginia Woolf.
    Cet ouvrage sans équivalent n'est ni un dictionnaire, ni une encyclopédie, ni un manuel de zoologie, ni un quiz de culture générale - mais un peu tout cela à la fois. C'est surtout un fascinant bestiaire étymologique qui offre d'inattendus prolongements vers la géographie, la mythologie, l'histoire, la botanique, la littérature et même les constellations. Amis des bêtes et amateurs de mots pourront ainsi s'émerveiller de cette étonnante histoire, écrite dans une langue simple et distrayante, des noms de quelque trois cents mammifères.

  • Au deuxième anniversaire du 11 septembre, au coeur d'une agitation médiatique signant des temps toujours troublés, une réflexion nécessaire0300Terrorisme, islamisme, sécurité internationale: loin de l´anti-américaniste primaire, adversaire de tous les sectarismes, Tzvetan Todorov nous invite d´une façon claire et pédagogique, en huit courts et denses chapitres, à revoir notre façon de réfléchir sur le nouveau désordre mondial.La paix mondiale passe-t-elle par la guerre ou par le droit? La première nous semble toujours injuste tandis que le second apparaît illusoire. Comment dépasser cette contradiction? Dans un petit livre merveilleux de clarté, totalement dénué de jargon, Todorov analyse le nouvel impérialisme américain et propose à l´Europe la voie résolue de la «puissance tranquille».Universitaire mondialement reconnu, «paysan du Danube» (il est originaire de Bulgarie) ayant enseigné dans les plus grandes universités en France et aux États-Unis, Tzvetan Todorov met au service de la cause européenne sa fibre humaniste et sa connaissance intime de l´histoire de la culture et des idées. Et il ne se contente pas d´analyser et de critiquer: il va jusqu´au bout de la démarche en faisant des propositions concrètes, courageuses, parfois inattendues.Stanley Hoffmann, préfacier de ce livre, est professeur à Harvard (spécialisé en sciences politiques, et plus particulièrement l´éthique et les relations internationales) et chroniqueur politique ? il écrit régulièrement dans des revues comme «The New Republic», «Foreign Policy», «The New York Review of Books», et «The New York Times». Il est, dans ce domaine, reconnu mondialement.

  • Dans un va-et-vient constant entre passé et présent, Tzvetan Todorov dégage les grandes lignes de cette pensée, sans détacher son regard de notre époque.
    0300esiècle aient trouvé les solutions aux problèmes qui ont surgi depuis et nous troublent chaque jour. Mais cette époque, ces trois-quarts de siècle situés à peu près entre 1715 et 1789, a vu se produire un grand basculement dont nous sommes tous les héritiers. Mieux comprendre cette transformation peut nous aider à mieux vivre aujourd´hui.
    Quel était le projet des Lumières ? Quelles idées fondamentales se trouvent à leur source ? Autonomie, humanité, universalité... Que faut-il entendre par là ? Au-delà du rejet ou de l´invocation, qu´en est-il exactement des répercussions des Lumières sur le déroulement de l´Histoire ? Quelles clefs ce mouvement nous offre-t-il pour trouver des solutions aux problèmes politiques d´aujourd´hui ? Dans l´esprit duNouveau désordre mondial, Tzvetan Todorov écrit un livre de réflexion, aussi synthétique que brillant, à mi-chemin entre philosophie politique et actualité.
    En mars 2006, Tzvetan Todorov est le commissaire de l´exposition " Lumières ! Un héritage pour demain ", à la Bibliothèque nationale de France.

  • Dans cet essai concis et violent, Fouad Laroui, universitaire brillant et écrivain, déconstruit le discours intégriste ainsi que son cortège d'interdits mensongers0300Aujourd´hui, des êtres se déchirent et s´entretuent. Des jeunes gens assassinent et se sacrifient au nom de l´islam. Des religieux totalitaires poussent une génération entière au sacrifice au nom d´une lecture pointilleuse et dénaturée du Coran. Cette lecture partisane du livre est l´exact contraire de la foi. C´est surtout une construction qui semble solide mais qui ne repose sur rien.En effet le Coran n´est pas un livre politique. Il n´a jamais eu l´ambition d´enseigner aux hommes la manière d´appréhender les problèmes des sociétés de leur temps. Le Coran ne dit pas comment un homme d´aujourd´hui doit utiliser sa raison, étudier les sciences, définir son comportement amoureux et sexuel, décider de ses orientations politiques. Chapitre par chapitre, Laroui déconstruit le discours intégriste : non, le Coran n´est pas ennemi de la pensée, n´est pas ennemi de la joie, n´est pas ennemi de la curiosité. Bien au contraire. Le Coran est un livre de foi. Universitaire brillant, Marocain d´origine, Français de coeur, Néerlandais de fait, Fouad Laroui est avant tout et pour toujours un amoureux inconditionnel de l´intelligence et de l´espèce humaine. Dans ce texte brillant et implacable, il met au service de son érudition la souplesse et l´invention de son style.0400Pourquoi ce livre ? Ce livre n´est pas, bien évidemment, une attaque contre l´islam en tant que foi. Une telle entreprise serait tout simplement absurde. Comment pourrait-on pointer ses batteries contre l´ineffable, l´incompréhensible, ce qui échappe aux mots ? Le credo quia absurdum décourage d´avance le raisonnement, la critique ou l´apologie.« Ce dont on ne peut parler, il faut le taire », concluait avec sagacité le philosophe. S´il y a un domaine où cette sentence est d´or, c´est bien celui de la foi. Mais il y a une chose dont on peut parler, dont on doit parler : c´est du danger des intégrismes. Plus précisément, il s´agira ici de l´islamisme. Il s´agit d´un danger récent mais dont l´ombre portée obscurcit notre avenir. Le mot lui-même n´existait pas il y a quelques décennies. Il apparaît vers 1980, à peu près au moment où l´ayatollah Khomeiny prenait le pouvoir en Iran. Mais aujourd´hui, le mot est partout et la chose s´avance, s´étend et menace.C´est quoi l´islamisme ? L´utilisation politique de l´islam ? Bien sûr. Mais nous allons plus loin : c´est la dénaturation d´une foi, c´est l´exact contraire de la foi. Et c´est surtout une construction qui semble solide mais qui ne repose en fait sur rien. Du sable, du vent, un mirage, comme vous voudrez.C´est ce que nous voudrions démontrer ici. Pourquoi ce livre ? Répondons par une autre question : pourquoi Mohammed B. ? Pourquoi un jeune homme, né et élevé à Amsterdam ? la ville où Descartes, Montesquieu et Voltaire faisaient publier leurs oeuvres iconoclastes ?, un jeune homme qui aurait pu vivre sa foi dans une liberté totale et dans le respect de tous, pourquoi cet homme-là a-t-il choisi d´assassiner Théo van Gogh, ce mardi 2 novembre 2004 qui nous obsédera toujours ? Pourquoi a-t-il choisi la mort civile pour lui-même, acceptant et même revendiquant la prison à perpétuité, rejetant ainsi le monde ? ce monde dont les mystiques musulmans aussi appellent à se détacher, mais sans tuer personne ?Mohammed B. est perdu pour tous, perdu pour lui-même. Irrécupérable. Mais ils sont des milliers, des dizaines de milliers qui cherchent aujourd´hui leur voie, qui prêtent l´oreille aux sirènes, ou plutôt aux houris de l´islamisme, mais qui n´ont pas encore totalement basculé. Et en Europe, dans le monde arabe et musulman, ce sont des dizaines de millions de jeunes qui arriveront bientôt sur le marché de l´idéologie, le bazar des conceptions du monde qui s´affrontent ou, au contraire, se confondent harmonieusement.Pourquoi ce livre ? Pour eux.Face à un avenir dont on a du mal à dégager les lignes directrices, face aux pulsions contradictoires qui agitent le monde

  • Marc Ferro utilise une technique de cinéaste pour éclairer le sens des événements survenus entre 1939 et 1945. Au coeur du scénario, un drame : la Seconde Guerre mondiale. Pour l´incarner, sept acteurs: Staline, Hitler, Churchill, Mussolini, De Gaulle, Hiro Hito, Roosevelt...
    Alors que les villes s´écroulent, que les frontières se déplacent, et que les armées disparaissent, on suit la guerre à travers les yeux de chacun de ces personnages : telle est l´idée de Marc Ferro. Une grande idée qui rappelle quelques films d´anthologie, et qui se révèle infiniment productive pour l´historien. On sort de son livre avec l´impression de s´être trouvé dans le PC souterrain de Churchill, dans la chambre de Staline ou le bunker de Hitler au moment précis où ont été prises les plus graves décisions de notre siècle.
    La grande originalité de cet ouvrage est aussi l´importance révélée des relations personnelles et des blessures intimes qui viennent brouiller la logique des enjeux stratégiques et politiques. Mussolini subit l´emprise de Hitler sans jamais cesser de le prendre pour un fou. Hitler déteste Churchill mais l´admire. Pétain honnit de Gaulle en public et l´envie en secret... Les acteurs de l´Histoire se séduisent et se déchirent, se lient et se trahissent en un jeu de haine et de fascination qui va modeler l´avenir des peuples.

  • Serge Dassault est l'un des hommes les plus puissants de France. Milliardaire, pilier de la défense nationale avec ses Rafale, sénateur UMP, propriétaire du Figaro, l'industriel parle à l'oreille des présidents de la République.
    L'avionneur a conquis une ville, Corbeil-Essonnes. C'est la revanche du fils mal-aimé sur son père, le mythique Marcel Dassault. Serge s'est pris d'affection pour cette cité ouvrière. Il en a fait une sorte de laboratoire social, avec sa fortune personnelle. Mais sa ville lui donne bien du souci.
    Élections annulées, enquête judiciaire sur des soupçons d'achats de vote, racket... rien ne va plus dans le fief de Serge Dassault.
    Après plus d'un an d'enquête, Sara Ghibaudo et Yann Philippin lèvent le voile sur certains secrets bien gardés du milliardaire et mettent au jour un " système " qui, au fil des années et des millions d'euros, s'est dangereusement enrayé.

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