Littérature générale

  • L'ingénieur-vendeur sorti de Centrale, devenu le président d'IBM World Trade Corporation et membre du Comité de direction de la maison mère, raconte une expérience de trente-six ans vécue dans la plus dynamique des multinationales. Le livre enthousiaste et optimiste d'un grand patron qui veut communiquer ses recettes de succès et faire du partenaire européen l'égal des États-Unis. Un must pour tous ceux qui veulent réussir dans le développement, le management, le marketing, l'organisation de l'entreprise.

  • Dans son premier livre, Ces bêtes qui m'ont fait homme, le Dr Klein s'est attaché à raconter surtout ses expériences avec des fauves. Dans Ce qu'ils nous apprennent, nous découvrons avec lui toute la richesse des relations des êtres humains avec leurs animaux de compagnie, et tous les enseignements que l'on peut en tirer. Ces animaux remplissent sa vie, la vie professionnelle du praticien qui les soigne et la vie privée d'un homme dont ils sont les compagnons de tous les instants, ainsi que ceux de sa femme Michèle. Aussi la réflexion de Michel Klein, s'appuyant sur une expérience aussi intime, va-t-elle loin. Qu'apprend un enfant de son chat qu'il a vu lutter contre la mort ? Et cette femme dont les cinquante chats et les deux chiens vivent en harmonie, qu'a-t-elle compris grâce à eux ? Et ces aveugles avec leurs admirables chiens guides ?... Autant de belles histoires, émouvantes, souvent réjouissantes. Elles sont un hymne à l'animal, devenu, dans notre monde artificiel et mensonger, source de vérité et de vie.

  • Fils aîné du « Maître des plantes », Didier Mességué a voulu dans ce livre dévoiler tout ce que son père, par modestie ou par pudeur, n'a pu ou n'a voulu dire dans ses deux best-sellers Des hommes et des plantes et C'est la nature qui a raison et que l'auteur a pieusement recueilli au cours de nombreux tête-à-tête. C'est ainsi que défilent dans les Plantes de mon père des histoires inédites sur les croisades et batailles livrées par Maurice Mességué « pour le bonheur des hommes », puis, dans un chapitre particulièrement savoureux « Éros et les plantes », pour le bonheur des couples. Dans une importante deuxième partie, « Petite herboristerie médicale » qui est une des originalités de cet ouvrage, Didier Mességué présente clairement, avec leur description, leur histoire et leurs diverses utilisations - surtout pour la santé - les plantes, herbes et fleurs composant cette précieuse « Bible des plantes » que les Mességué se transmettent de père en fils. Des planches en couleur permettent aux lecteurs d'identifier la plupart de ces plantes. Didier Mességué ne cache pas le but qu'il s'est assigné en écrivant ce livre : faire partager la « philosophie de l'existence » de son père, « si nécessaire au moment où la jeunesse réclame non plus le niveau de vie mais la qualité de la vie ». « Aimer la rose, aimer la beauté sous toutes ses formes, aimer rire, aimer vivre, voilà, écrit-il en conclusion, ce que m'a appris le Sagittaire de la vieille terre d'Oc, mon père. Et que je souhaiterais que d'autres, beaucoup d'autres, apprennent après moi. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une image surprenante : Robert Herbin debout et impassible devant son banc de touche dans un stade en délire, ivre de bonheur après le but "historique" de Rocheteau contre Kiev. Ce n'est qu'apparence. Le coeur d'Herbin bat la chamade. Il a envie de crier sa joie, mais la raison l'emporte car la partie n'est pas finie... On m'appelle le Sphinx, c'est d'abord la découverte d'un homme qui évolue hors des sentiers battus et qui cache derrière la froideur du geste un grand feu intérieur. Le personnage énigmatique devient homme tout simplement. Un homme généreux, chaleureux qui conduit sa vie à coup de volonté, de patience et d'honnêteté. Il n'a qu'une ambition : être fidèle à lui-même, ne jamais tricher. On m'appelle le Sphinx est aussi le récit de l'aventure d'un joueur et d'un entraîneur au service de l'A.S. Saint-Étienne. Une aventure jalonnée de fabuleux exploits qui ont fait se dresser la France entière. De Split à la finale de Glasgow en passant par Kiev, Chrozow, Eindhoven, etc., Robert Herbin, l'homme le plus titré de toute l'histoire du football français, mieux que Kopa et Batteux réunis, décrit avec un enthousiasme de junior ces années d'ivresse et de gloire. Mais il présente surtout avec chaleur tous les hommes qui l'ont accompagné dans l'épopée européenne des Verts. On m'appelle le Sphinx, c'est enfin le drame d'un homme bouté hors de Saint-Étienne après vingt-cinq ans de fidélité...

  • Suis-je donc fou ? Telle est la question que Marc Blanc-Lapierre continue à poser, et à nous poser, vingt-cinq ans après l'incident fortuit qui le projeta dans la plus invraisemblable des aventures. Tout commence un jour de 1952, lorsque l'auteur, ainsi que le confirme l'enquête actuellement en cours, est envoyé dans un hôpital psychiatrique à la place d'un aliéné dangereux du nom de Max Blanc, qui vient justement de s'évader. Comment sortir de cet hallucinant univers de la folie où il est pris au piège ? Plutôt que de s'abandonner à une violence qu'il sait vaine, Marc Blanc-Lapierre décide d'administrer la preuve de ses capacités intellectuelles. Il crée ainsi une « Université psychiatrique » qui demeure un modèle du genre. Mais il faut compter avec le médecin-directeur, personnage singulier qui, sous couvert de médecine, poursuit d'inquiétantes recherches sur la télécommande du cerveau humain. Celui-ci a décelé les exceptionnelles capacités de son « pensionnaire » qu'il s'emploie à manipuler à son insu. Il faudra plusieurs années à Marc Blanc-Lapierre, et plusieurs entreprises presque rocambolesques, pour récupérer sa liberté à la sauvette et tenter de s'insérer dans la vie sociale. Mais tous les employeurs le rejettent. Il obtient alors brillamment divers diplômes scientifiques et écrit un livre de référence sur la mathématique moderne. Dans le même temps, il découvre qu'il est fiché comme ayant été interné onze ans pour « schizophrénie » ! Décidé à lutter, il engage un procès - il y a douze ans de cela... Les pouvoirs judiciaire, administratif et psychiatrique, dont la collusion est évidente, prennent finalement peur, semble-t-il, puisque l'auteur, en 1973, est victime d'une brutale tentative d'internement arbitraire, qui le conduira en prison et dont il n'échappera que par l'action de ses défenseurs...

  • Rolf Steiner... On l'a vu légionnaire en Indochine, en Algérie. Il est bientôt sollicité de se rendre au Biafra. Là, le sort des Ibos catholiques massacrés par les Nigérians l'émeut. Avec l'accord d'Ojukwu, le chef des rebelles biafrais, il va recréer une légion, « la Légion en noir ». Il remet sur pied la défense biafraise au moment où tout le monde croit la partie perdue. Le voici à la tête d'une brigade de trois mille hommes formés et instruits par lui, puis de toute une division. Il est à la fois combattant et administrateur, il édifie un hôpital, rend la justice, traverse une grave crise de conscience lorsqu'il est obligé de faire exécuter pour désertion le sous-officier qui lui avait sauvé la vie. Le colonel Steiner abondonne tout quand il comprend que l'aide militaire au Biafra est désormais subordonnée à certains intérêts pétroliers. C'est pour des raisons humanitaires que, sur l'insistance d'organisations catholiques internationales, Steiner se retrouve dans le Sud soudanais. Il s'y met à la disposition du général rebelle Tafeng pour organiser la défense, mais aussi la subsistance des tribus en détresse. Sa mission terminée, il tombe dans un guet-apens à Kampala. Amené supplicié à Khartoum, torturé pendant quatre mois, puis confié à deux agents de la RDA travaillant pour la sécurité soudanaise, il tient tête pendant douze jours à ses juges dans un procès qui attire la presse internationale. Il sera libéré au printemps de 1974 sur l'intervention de Bonn, après quatre ans de prison. C'est cette vie extraordinaire que raconte ici le dernier des condottieri. Steiner se défend d'être un mercenaire. « J'ai toujours préféré la chaleur de l'équipe à la tiédeur du foyer. Carré rouge, béret vert, légion noire, c'est ma vie. Rouge, vert, noir : les couleurs du Biafra. » Son dernier carré, c'est celui du sang versé.

  • Jacques Batigne, juge d'instruction, est déjà « passé aux aveux » dans un livre précédent qui a connu un grand succès. Aujourd'hui, comme tant d'inculpés qu'il a eu à interroger, il « récidive ». Et les lecteurs seront à nouveau « messieurs les jurés ». Ils verront entrer dans le cabinet du juge Batigne Jacotte, « petite brune fort bien roulée... minijupe et sac râpé » ; Muriel, jeune femme tombée aux mains d'un sadique mais qui refuse de porter plainte ; Poupette, l'épouse de Pierrot-Béret-Basque, impliqué dans une affaire de recel ; d'autres encore, pittoresques ou sordides. Mais surtout, au fur et à mesure que se déroulent devant nous les interrogatoires, Batigne éclairera pour nous le mécanisme de la « machine judiciaire » si souvent critiquée et que les magistrats eux-mêmes mettent en question. Ainsi ce livre, qui se dévore comme un roman policier, une énigme succédant à une autre énigme, conduit-il à une réflexion sur la justice. Le juge Batigne, en expert, donne son sentiment. Et les « jurés » que nous sommes ne peuvent qu'approuver son verdict : « Un pouvoir judiciaire indépendant dans sa structure de tout pouvoir exécutif est une nécessité et une condition de la démocratie. »

  • Avec Gilbert Siboun, aveugle de naissance, nous pénétrons dans l'univers, pour nous inimaginable, des non-voyants. Comment rêve-t-on lorsqu'on est privé de la vue ? La nuit se différencie-t-elle du jour ? Que signifie un paysage ? Les couleurs sont-elles autre chose que des mots ? Comment appréhende-t-on l'existence et les autres, lorsqu'on est doué d'une profonde vitalité, mais que le simple fait de choisir ses vêtements, d'apprendre à manger constitue un effort important ? Les dix-neuf ans de Gilbert sont en proie aux mêmes problèmes que ceux de ses camarades : lycée, examens, drague et drogue, sexualité, amour et amitié, il les affronte sans détours. Parfaitement intégré, refusant de se considérer comme un être à part, il a parcouru plus de pays (Italie, Angleterre, Canada, Amérique), il a fait plus de rencontres et vécu plus d'expériences que la majorité des garçons de son âge. La profonde originalité de cet ouvrage est d'être le résultat de l'étroite collaboration d'un non-voyant et d'une voyante ; ensemble, pendant trois ans, ils ont mené une expérience passionnante et encore jamais tentée : pénétrer dans « les couleurs de la nuit ». Cet ouvrage est la traduction du monde des aveugles et, paradoxalement à nous qui voyons, il propose une vision du monde que nous avions oubliée, il nous réapprend la vérité des choses ; cependant il ne fait jamais appel à la pitié, il est plein de chaleur humaine, réconfortant, tonique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une femme rayonnante : c'est l'image que Simone Berriau a donnée d'elle à Paris et au monde. Directrice du Théâtre Antoine, elle a connu tous les grands de la scène, auteurs et comédiens (ici, autour d'elle, Pierre Brasseur, Jean-Paul Sartre, Louis Jouvet, lors d'une répétition de « Le Diable et le Bon Dieu »). Évoquant ses souvenirs, elle fait revivre avec éclat quarante ans de cette vie parisienne dont elle fut l'une des reines.

  • Élevé comme il aurait pu l'être du temps de Luther, Marcel Haedrich a vécu une existence particulièrement riche. La guerre, la captivité, l'Occupation, la Résistance, la Libération, les journaux, les livres... Dans tout ce qui lui arrivait, il cherchait un rapport, avec le divin. Quand Hitler triomphait, il tremblait : Dieu est vaincu ? En captivité, il attendait un secours, du ciel ; et pourquoi pas du pain ? Dans la France occupée, il découvrait la patience des idées. Et c'était le maquis, des aventures qui rempliraient plusieurs vies, et la libération, Paris, les hommes nouveaux de la libération, qu'il connaissait tous, dont il notait les propos, dont il découvrait les ambitions. Des millions d'auditeurs d'Europe 1 savent bien que Marcel Haedrich dit toujours ce que personne ne dit. Et pourtant ils ont le sentiment de parler par sa bouche. Dans Seul avec tous les lecteurs ressentiront quelque chose d'analogue : enfin, on leur parle des années noires comme personne ne l'a fait, au mépris de toutes les idées reçues.

  • Quand on voit, dans le prétoire où se jouent les grandes affaires judicaires, se lever un homme au visage léonin, à la chevelure blanche, on sait que « la parole est à la défense ». Emile Pollak, avocat marseillais, est devenu en effet, en quelques années, l'un des plus célèbres maîtres du barreau. Il a été de toutes les retentissantes « affaires ». De celle de Gaston Dominici à celle de « Mémé » Guérini, le « Parrain » du milieu marseillais. Il a été aussi au procès de Michel Fauqueux - qui avait enlevé la petite Sophie Duguet - et il a suivi l'affaire de Puyricard, cette étrange bataille autour de l'héritage d'un vieil aristocrate provençal... On lit donc ce livre d'abord comme un roman balzacien où tout serait vrai. Car Me Pollak ouvre ses dossiers, nous fait découvrir les incroyables visages de ces inculpés, hommes ou femmes, pris par la mécanique de leurs passions. Et les chapitres les plus intéressants sont peut-être ceux consacrés à des affaires moins spectaculaires ou à des accusés dont l'actualité n'a pas gardé le souvenir et dont Me Pollak retrace la destinée. Mais l'attachant, chez Emile Pollak, c'est le ton, la liberté de jugement. A l'égard de la justice ou des jurés, il est souvent mordant. Sans illusion sur le fonctionnement de la machine judiciaire, il sait pourtant qu'il ne doit pas abdiquer. Car l'avocat a une tâche sacrée : sauver un homme ou une femme. Et la parole, dans ce livre, reste, en toute lucidité, en toute sincérité, à la défense.

  • En décembre 1936, la Croix-Rouge internationale décide d'envoyer en Espagne plusieurs de ses délégués. Parmi eux, un jeune Suisse de vingt-trois ans, Raymond Courvoisier. C'est sa première mission. Du front aux hôpitaux, des prisons aux orphelinats, l'homme au brassard blanc à croix-rouge va, durant trois années, mener sa propre guerre contre les militaires. Guerre pacifique : il sera le « troisième combattant », ce défenseur sans armes de « ceux qui ne devaient pas mourir ». Et parmi eux, notamment, les enfants, tous les enfants auxquels ce livre d'un homme qui en a trop vu mourir rend un hommage de pitié et d'amour. En 1941, Raymond Courvoisier est à nouveau en mission, en Turquie. Là, il organise, au prix de difficultés inouïes, le ravitaillement des îles grecques, où règne une terrible famine. En 1946, le voici en Pologne, l'un des premiers à coordonner l'aide internationale à ce pays plus que tout autre ravagé par les armées allemandes. En 1949, Raymond Courvoisier est à pied d'oeuvre pour une mission qui va durer vingt ans. Il est alors fonctionnaire de l'O.N.U. dans le cadre de l'UNICEF puis de l'UNRWA. Près d'un million de réfugiés palestiniens errent sur les routes. Ils n'ont rien : il faut les aider, les loger, les nourrir, les comprendre, les respecter. De la Jordanie à la Syrie, du Liban à Gaza, de l'Égypte à la Palestine, Raymond Courvoisier a suivi, jour après jour, l'errance d'un peuple dont l'exode s'est transformé en exil. On ne consacre pas sa vie à aider les autres sans s'exposer soi-même. C'est pourquoi, outre les tableaux saisissants qu'il brosse de l'horreur de la guerre, de toutes les guerres, ce livre est aussi un livre d'aventures, autant dire de rencontres ; rencontres avec des hommes « historiques » : Jean XXIII, Franco, von Papen, l'émir Abdullah roi de Transjordanie ; rencontres avec les martyres juifs du « Struma » ou avec les populations bombardées de Budapest et de Bucarest ; rencontres avec des paysages fabuleux : les confins de l'Euphrate, les îles grecques, la Terre sainte ; rencontres avec des peuples, enfin : espagnol, roumain, hongrois, polonais, palestinien, hommes, femmes et enfants de l'anonyme et révoltante misère de notre siècle.

  • Voici l'histoire d'un Marseillais que la mer passionne depuis qu'il est enfant. Un jour de 1952, près de Marseille, un bateau bizarre est amarré : la Calypso du commandant Cousteau. Falco se présente. Il est engagé dans l'équipe. Il ne la quittera plus. Croisières scientifiques et cinématographiques en mer Rouge et dans l'océan Indien. Coraux, requins, dauphins, baleines... Falco participe au tournage du Monde du silence, palme d'Or à Cannes, en 1956. Très vite, il devient le chef plongeur de la Calypso. Il court le monde, des Caraïbes à l'Alaska et des Seychelles à l'Antarctique. Tout naturellement, Cousteau lui demande de devenir le capitaine de la Calypso. Personne au monde n'a couru autant de milles marins à bord d'un navire océanographique, exploré autant d'épaves, accompli autant de plongées au royaume des murènes et des gorgones, des cachalots et des requins-baleines... Albert Falco mérite bien son surnom : le plus dauphin des hommes !

  • "Le bonheur à cheval"... Depuis son premier livre et son premier succès, Évelyne Coquet poursuit sa quête personnelle du bonheur avec ses amis les chevaux. Avec son mari aussi, et, cette fois, avec leur fils Philippe qui n'avait pas plus de cinq mois, lorsque Évelyne et Caddy entreprirent cette longue randonnée de mille kilomètres à travers les landes et les montagnes désertes des Highlands d'Écosse. Est-ce folie de jeter un bébé dans une telle aventure ? Comment se comporte-t-il ? Quelles leçons tirer de cette expérience ?... Un récit plein de charme, de beauté et de vie. Un livre de bonheur.

  • Philby, Burgess, Maclean, Blunt, Cairncross. Il y a eu sur ces célèbres agents britanniques de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide de nombreux livres d'historiens, surtout anglais et américains. Mais, pour la première fois, nous avons le récit direct, les mémoires de l'officier du KGB qui fut leur « agent traitant ». Pendant la guerre, il reçoit et traite à Moscou les informations que ses « camarades de Cambridge » lui envoient d'Angleterre : grâce à Cairncross, Staline a connaissance des plans d'un nouveau tank allemand et des préparatifs de l'offensive allemande sur Koursk - ce qui provoque la première débâcle militaire nazie. En 1948, Modine, installé à Londres, obtient de ces agents qu'ils reprennent du service. Même Blunt, très proche de la famille royale et futur conseiller artistique de la reine. C'est ainsi qu'en avril 1950 Staline apprend, grâce à Burgess, que Londres et Washington n'envisagent pas d'intervention en Corée. Maclean, lui, à Washington, a un laisser-passer pour pénétrer dans les bureaux de l'Agence pour l'énergie atomique : tout le courrier anglo-américain, au sujet de la bombe, aboutit à la Loubianka ! Le récit de la fuite de Burgess, Maclean et Philby vers Moscou, lorsque le réseau est découvert, évoque les romans de John le Carré. La fuite de la femme et de la fille de Maclean, organisée par Modine, est encore plus rocambolesque. On saura tout, enfin, sur la vie et la mort de ceux des espions anglais qui choisirent de vivre à Moscou. L'histoire est ici racontée du côté russe, vue et vécue par Modine. C'est ce qui fait l'originalité et le caractère exceptionnel de ce document.

  • Un jeune interne en médecine franchit, un jour de juin 1970, la porte de la prison de Fresnes. Il a demandé à être affecté à l'hôpital des prisons, ce « Petit Paradis » que les détenus sont prêts à tout pour rejoindre. Il ne sait rien encore de l'univers pénitentiaire. Il est préparé à l'horreur, puisque déjà il a, au Biafra, connu la guerre et la misère des enfants livrés à la faim. Et puis voici qu'il découvre pire. Les hommes entre quatre murs, surveillés par d'autres hommes, les hommes qui se mutilent, se droguent derrière les portes des cachots et des cellules, les hommes attachés sur les lits, la délation, la sexualité exacerbée... Il comprend pourquoi, avec une ténacité folle, les prisonniers désirent rejoindre « le Petit Paradis » pour échapper aux cellules. Il rencontre aussi ceux qu'il appelle les Seigneurs de l'Enfer, les Caïds, dont le règne se prolonge en prison, et ces nouveaux personnages importants, les gauchistes. Le voici face à face avec Mémé Guérini, Jo Attia, Geismar, tant d'autres. Et derrière ces silhouettes, la vie quotidienne de la prison apparaît, sordide, cruelle. Nous suivons Marcel Diennet dans les quartiers où s'entassent des condamnés qui sont encore des enfants de quinze ans. L'actualité donne à ce témoignage une résonance particulière. Mais si Marcel Diennet a voulu parler, c'est d'abord qu'il lui était insupportable de garder pour lui seul ce qu'il avait vu. Il lui fallait raconter, crier avec violence. Parce que Marcel Diennet ne se range sous aucune bannière, qu'il est simplement un témoin révolté qui dit tout, son récit sans concession est essentiel pour comprendre ce qui se passe dans les prisons de France.

  • La Seconde Guerre mondiale dans la RAF (lieutenant-colonel et dix-sept victoires) ; l'après-guerre dans la contrebande (or cigarettes, pénicilline) toujours aux commandes d'un avion ; de nouveau la guerre : celle du Congo et du Katanga, pour le compte de Tschombé - notre couverture -, puis celle du Biafra, aux côtés du colonel Ojukwu ; dans l'intervalle, mille et un trafics, mille et une aventures dans le ciel, sur terre et sur mer. En Afrique, tout le monde le connaît sous le nom de Mister Brown. A vous, aujourd'hui, de découvrir, pour votre plaisir, l'incroyable histoire de ce Suisse né en Pologne que l'Histoire (la grande, avec une majuscule) a porté partout où elle se faisait et qui l'a faite, à sa manière, au coeur ou en marge, avec générosité, avec folie, avec humour.

  • Nom, prénom : Fauchart Jean. Profession : médecin. Dernière aventure : a accompagné l'expédition française qui en juin 1978 a vaincu, dans le massif de l'Himalaya, le Broad-Peak à 8048 mètres sans oxygène. Et auparavant ? Auparavant, ce Champenois d'origine a acquis sa pratique médicale à Reims en soignant les victimes civiles et militaires de la guerre 39-45. Passionné de sport, il s'installe à Saint-Gervais à une époque où il fallait non seulement connaître la médecine mais être aussi doué pour le ski que pour la montagne. Parce qu'il ne conçoit pas le plein air sans amitié, il s'inscrit parmi les tout premiers au club des Glénans et implante la voile... dans les Ardennes. Ensuite, de 1960 à 1978, on le retrouvera sous toutes les latitudes. Sur la calotte glaciaire, avec les expéditions polaires de Paul-Émile Victor ; dans le désert du sultanat d'Oman, pour le compte d'une entreprise française de travaux publics. On le rencontre en Corse, médecin d'un centre de plongée sous-marine, et, le long des côtes d'Afrique, à bord d'un navire câblier. Au Pakistan, il soigne les paysans du Pendjab et réalise un documentaire ethnologique sur ces villageois des rives de l'Indus, car il est aussi à l'aise avec une caméra qu'avec un bistouri - il a été plusieurs fois récompensé à Cannes pour ses films professionnels. A cinquante-sept ans, Jean Fauchart ne rêve toujours que d'aventures. Il est déjà reparti...

  • En septembre 1973, deux jeunes filles, deux soeurs, Evelyne et Corinne Coquet, quittent Paris à cheval. Leur objectif : atteindre Jérusalem en suivant la route des premiers Croisés, à travers l'Europe centrale, la Turquie, la Syrie, la Jordanie. Il leur faudra six mois pour réaliser leur dessein, leur chien Pluto trottinant à leurs côtés. Six mois d'aventures, de rencontres imprévues, de péripéties drôles ou dramatiques... Un livre plein de bonne humeur et d'entrain, un livre vraiment jeune pour les jeunes de tous les âges et, naturellement, pour ceux qui aiment le cheval et rêvent de longs, très longs voyages.

  • À la fin du Bonheur à cheval, Evelyne Coquet annonçait son prochain voyage : la traversée de l'Amazonie, toujours à cheval. Elle a tenu parole. Mais elle ignorait alors que cette nouvelle équipée serait aussi son voyage de noce. En effet, peu de temps avant, Evelyne épousait un ami d'enfance : Caddy. Au début, tout se passe très bien. Ils sont émerveillés par une flore et une faune d'une beauté prodigieuse. Ils sont conquis par l'extraordinaire accueil des indigènes, seringueros ou Indiens et des pères missionnaires qui passent leur vie à secourir ces populations déshéritées. Est-ce la découverte hallucinante d'un village de lépreux ? Peu à peu l'enthousiasme des deux jeunes gens diminue. Il est vrai que la chaleur, l'humidité, les moustiques, les tiques et les fourmis, les eaux fétides, les miasmes de la forêt sapent sournoisement leur résistance. Mais ils sont trop fiers pour faire marche arrière, au risque d'y laisser leur santé. Si Evelyne triomphe de tous les dangers, en revanche Caddy est terrassé par une forme encore mal connue de la malaria. Aujourd'hui, quand les mauvais moments sont devenus de beaux souvenirs, Evelyne Coquet raconte leur aventure - une aventure pleine d'utiles leçons pour les apprentis voyageurs hors des chemins battus.

  • « Le bled » : pour des millions d'élèves, pour des dizaines de milliers d'enseignants, apprendre ou enseigner l'orthographe c'était ouvrir « les bled », des livres clairs et pratiques pour toutes les classes de l'enseignement primaire et au delà : des millions d'exemplaires vendus ! Bled ? On avait oublié que ce nom était d'abord celui d'un instituteur, Édouard Bled. Dans Mes écoles, il raconte sa vie. Il recrée le monde familier qui l'entourait au début du siècle : une mère admirable, broyée par la guerre, une grand-mère plus que centenaire qui transmet des messages vieux de deux siècles, des grands-pères, artisans-troubadours qui, une fois l'an, la trompe de chasse en sautoir, partaient sur les routes de France et de l'étranger, vendre les chefs-d'oeuvre qu'ils avaient façonnés. Il parle d'habitudes, de comportements, de manières de vivre qui ont disparu ou sont en train de disparaître. Entraîné par ses souvenirs, sans y prendre garde, il écrit des histoires qui deviennent celles de tout le monde tant les vies se côtoient, se croisent et se confondent. Surtout, Édouard Bled raconte l'École qui l'a formé ; cette école qui aura bientôt cent ans : la communale d'avant 1914, celle des pionniers, des Hussards noirs de la République comme les appelait Péguy - il a été l'un des derniers à porter la redingote de normalien - puis celle qu'il a servie. Instituteur dans deux villages briards, instituteur puis directeur dans un plus grand village, l'île Saint-Louis à Paris, directeur de collège, rue Grenier-sur-l'Eau, il a enseigné pendant trente-quatre ans dans le 4e arrondissement. Avec passion. Mes écoles : le livre de l'émotion et de la mémoire.

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