Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'ingénieur-vendeur sorti de Centrale, devenu le président d'IBM World Trade Corporation et membre du Comité de direction de la maison mère, raconte une expérience de trente-six ans vécue dans la plus dynamique des multinationales. Le livre enthousiaste et optimiste d'un grand patron qui veut communiquer ses recettes de succès et faire du partenaire européen l'égal des États-Unis. Un must pour tous ceux qui veulent réussir dans le développement, le management, le marketing, l'organisation de l'entreprise.

  • 86 ans, ceinture noire de judo, doyenne des judokas, pratiquant le kung fu et travaillant 14 heures par jour : Jeanne Liberman est un défi aux idées reçues, à toutes nos habitudes. Fini le troisième âge ? A la suivre, vigoureuse, pleine d'enthousiasme et de générosité, jetant à terre d'une prise des judokas de vingt ans, on s'écrie : « La vieillesse, ça n'existe pas ! » Et l'on s'interroge : quels sont ses secrets ? Elle les dévoile ici et l'on va, à suivre le récit de sa vie, de surprise en surprise. En fait l'existence de Jeanne Liberman est une fabuleuse aventure spirituelle qui bouleverse toutes nos certitudes. Elle a « vu » dès l'enfance un monde qui appartient à une « autre réalité ». Voyante ? Oui, si l'on donne à ce mot un sens mystique qui ouvre à des croyances, à des expériences de réincarnation, qui donne peut-être les clés de l'au-delà. On le comprend, le secret de Jeanne Liberman est bien autre chose qu'un programme de culture physique et de quelques recettes végétariennes. Pour Jeanne Liberman, le corps n'est que le serviteur de l'esprit. Adepte du yoga, elle puise sa force et son dynamisme directement dans l'énergie cosmique. Cette puissance, elle en fait profiter les autres, car elle a aussi le don de guérison. La philosophie qu'elle s'est forgée au cours d'une longue existence de réflexion plonge ses racines dans la sagesse orientale aussi bien que dans l'enseignement du Christ, et débouche sur la paix intérieure et la joie de vivre. Ses principes peuvent se résumer en quatre mots : silence, tolérance, compréhension, amour. Certains refuseront de croire en son troublant témoignage. D'autres, au fond d'eux-mêmes, sentiront qu'elle dit vrai mais passeront outre, de peur d'être obligés de se remettre en question. Mais personne ne pourra ignorer le récit de cette vie. Il touche à l'essentiel. Une femme est là qui, au plus profond de ce que nous appelons la vieillesse, a su conserver la jeunesse physique et intellectuelle. Qui prendrait le risque de passer à côté d'une expérience vitale qui peut changer notre avenir ?

  • « Dès que j'arrive de l'autre côté du désert, je vends la voiture et j'achète un vélo. » Ainsi commence l'exceptionnel voyage de Jean-François Bernies à travers le continent africain, cette région du monde que le jeu des grandes puissances place au premier plan de l'actualité. Bernies, en effet, roulant sur son « pigeon volant » - un robuste vélo chinois - va parcourir des milliers de kilomètres du Togo au Tchad, du Zaïre à l'Ouganda, du Nigéria à l'Angola, de la Rhodésie à Djibouti. Ce qu'il raconte, ce n'est pas l'Afrique superficielle pour touristes pressés ou grands reporters, mais l'Afrique profonde des villages, de la savane ou de la forêt. Il rencontre une Afrique sensuelle, changeante, attachante et brutale. Ce qu'il voit, parce qu'il va lentement par des sentiers ignorés, c'est la réalité africaine d'aujourd'hui. Ce continent contradictoire se révèle à Jean-François Bernies parce qu'il le vit avec sa fatigue et sa peau. Et qu'il la risque cette peau, à chaque instant, Blanc isolé fouillé par les douaniers d'Amin Dada ou interrogé par des policiers corrompus. Ainsi l'aventure surgit-elle à chaque page dans ce récit. Mais aussi la réflexion, car Jean-François Bernies - qui publia, au cours de son voyage, de nombreux articles dans la presse française - est un observateur perspicace. Il voit, ressent, analyse. Et il écrit avec la force que donne l'expérience vraie. Aussi jamais le continent africain n'avait-il été si présent dans un livre que dans celui-ci. Il est là, devant nous, ouvert comme un fruit.

  • Il était beau, il avait la voix de Luis Mariano, les femmes l'adoraient, il aurait pu faire une carrière de chanteur de charme. Mais on le retrouve dans une région perdue du Costa Rica, formant à la guérilla Che Guevara, Fidel Castro et tous les chefs de la révolution cubaine avec leurs futures troupes. C'est que Jean Contenté, enfant de Paris, avait en lui la graine de l'aventure et une passion de la liberté ardente comme une fièvre. La guérilla, il l'a lui-même apprise à dix-sept ans en France, dans les maquis de la Résistance, avec un ancien de l'armée républicaine espagnole. Il en sort nanti pour la vie d'un idéal et d'une des plus vieilles devises de l'humanité : « Guerre aux tyrans ! » Il va se battre dans la Légion de Begin pour l'indépendance d'Israël, puis, pendant vingt années, en Amérique centrale, dans la Légion des Caraïbes, cette mystérieuse armée secrète de combattants de tous pays, qui ont juré là-bas la mort des dictatures et dont il finit par devenir le chef. Extraordinaire destin, que celui de ce diable de Français, défiant à l'autre bout du monde des despotes, au nom des grands principes de 1789, combattant au côté de son « frère » Che Guevara, puis condamné à mort par Raul Castro pour avoir renié la révolution cubaine devenue trop dictatoriale, et à la poursuite duquel le Nicaragua lance toute une armée, quitte à violer la frontière d'un Etat voisin. Oui, extraordinaire figure, à la fois haute en couleurs, tranquille et modeste comme un Gary Cooper de western (colt compris, sauf que, là, ce n'est pas du cinéma), mais surtout d'une pureté rare - la pureté de l'homme fidèle jusqu'au bout aux plus beaux de tous les idéaux humains : Justice et Liberté.

  • L'histoire de Hanna Bloch et Walter Kohner commence en 1935 dans une ville de Tchécoslovaquie proche de la frontière allemande. Walter est promis à une belle carrière d'acteur, Hanna se destine à l'hôtellerie. Ils se rencontrent. Coup de foudre. Fiançailles. Tout irait bien si ces adolescents n'étaient tous deux juifs : l'invasion nazie va les séparer. Walter peut se rendre aux États-Unis où ses deux frères travaillent dans l'industrie cinématographique. Hanna se réfugie en Hollande à son tour envahie. Sans nouvelles de Walter, qui lui-même la cherche en vain, elle finit par faire un mariage de raison. Elle connaît les camps de concentration, elle perd son mari, mais elle survit à l'holocauste. C'est seulement à la fin de la guerre que, dans l'armée américaine, après de longues recherches, Walter retrouve Hanna. Et c'est le « happy end ». Une histoire en apparence banale. En vérité une belle histoire d'amour racontée avec émotion et tendresse sous la forme d'un journal à deux voix, Hanna alternant avec Walter. Une histoire d'amour qui, en Europe et en Amérique, fait aussi revivre l'Histoire.

  • Dans son premier livre, Ces bêtes qui m'ont fait homme, le Dr Klein s'est attaché à raconter surtout ses expériences avec des fauves. Dans Ce qu'ils nous apprennent, nous découvrons avec lui toute la richesse des relations des êtres humains avec leurs animaux de compagnie, et tous les enseignements que l'on peut en tirer. Ces animaux remplissent sa vie, la vie professionnelle du praticien qui les soigne et la vie privée d'un homme dont ils sont les compagnons de tous les instants, ainsi que ceux de sa femme Michèle. Aussi la réflexion de Michel Klein, s'appuyant sur une expérience aussi intime, va-t-elle loin. Qu'apprend un enfant de son chat qu'il a vu lutter contre la mort ? Et cette femme dont les cinquante chats et les deux chiens vivent en harmonie, qu'a-t-elle compris grâce à eux ? Et ces aveugles avec leurs admirables chiens guides ?... Autant de belles histoires, émouvantes, souvent réjouissantes. Elles sont un hymne à l'animal, devenu, dans notre monde artificiel et mensonger, source de vérité et de vie.

  • Fils aîné du « Maître des plantes », Didier Mességué a voulu dans ce livre dévoiler tout ce que son père, par modestie ou par pudeur, n'a pu ou n'a voulu dire dans ses deux best-sellers Des hommes et des plantes et C'est la nature qui a raison et que l'auteur a pieusement recueilli au cours de nombreux tête-à-tête. C'est ainsi que défilent dans les Plantes de mon père des histoires inédites sur les croisades et batailles livrées par Maurice Mességué « pour le bonheur des hommes », puis, dans un chapitre particulièrement savoureux « Éros et les plantes », pour le bonheur des couples. Dans une importante deuxième partie, « Petite herboristerie médicale » qui est une des originalités de cet ouvrage, Didier Mességué présente clairement, avec leur description, leur histoire et leurs diverses utilisations - surtout pour la santé - les plantes, herbes et fleurs composant cette précieuse « Bible des plantes » que les Mességué se transmettent de père en fils. Des planches en couleur permettent aux lecteurs d'identifier la plupart de ces plantes. Didier Mességué ne cache pas le but qu'il s'est assigné en écrivant ce livre : faire partager la « philosophie de l'existence » de son père, « si nécessaire au moment où la jeunesse réclame non plus le niveau de vie mais la qualité de la vie ». « Aimer la rose, aimer la beauté sous toutes ses formes, aimer rire, aimer vivre, voilà, écrit-il en conclusion, ce que m'a appris le Sagittaire de la vieille terre d'Oc, mon père. Et que je souhaiterais que d'autres, beaucoup d'autres, apprennent après moi. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une image surprenante : Robert Herbin debout et impassible devant son banc de touche dans un stade en délire, ivre de bonheur après le but "historique" de Rocheteau contre Kiev. Ce n'est qu'apparence. Le coeur d'Herbin bat la chamade. Il a envie de crier sa joie, mais la raison l'emporte car la partie n'est pas finie... On m'appelle le Sphinx, c'est d'abord la découverte d'un homme qui évolue hors des sentiers battus et qui cache derrière la froideur du geste un grand feu intérieur. Le personnage énigmatique devient homme tout simplement. Un homme généreux, chaleureux qui conduit sa vie à coup de volonté, de patience et d'honnêteté. Il n'a qu'une ambition : être fidèle à lui-même, ne jamais tricher. On m'appelle le Sphinx est aussi le récit de l'aventure d'un joueur et d'un entraîneur au service de l'A.S. Saint-Étienne. Une aventure jalonnée de fabuleux exploits qui ont fait se dresser la France entière. De Split à la finale de Glasgow en passant par Kiev, Chrozow, Eindhoven, etc., Robert Herbin, l'homme le plus titré de toute l'histoire du football français, mieux que Kopa et Batteux réunis, décrit avec un enthousiasme de junior ces années d'ivresse et de gloire. Mais il présente surtout avec chaleur tous les hommes qui l'ont accompagné dans l'épopée européenne des Verts. On m'appelle le Sphinx, c'est enfin le drame d'un homme bouté hors de Saint-Étienne après vingt-cinq ans de fidélité...

  • Suis-je donc fou ? Telle est la question que Marc Blanc-Lapierre continue à poser, et à nous poser, vingt-cinq ans après l'incident fortuit qui le projeta dans la plus invraisemblable des aventures. Tout commence un jour de 1952, lorsque l'auteur, ainsi que le confirme l'enquête actuellement en cours, est envoyé dans un hôpital psychiatrique à la place d'un aliéné dangereux du nom de Max Blanc, qui vient justement de s'évader. Comment sortir de cet hallucinant univers de la folie où il est pris au piège ? Plutôt que de s'abandonner à une violence qu'il sait vaine, Marc Blanc-Lapierre décide d'administrer la preuve de ses capacités intellectuelles. Il crée ainsi une « Université psychiatrique » qui demeure un modèle du genre. Mais il faut compter avec le médecin-directeur, personnage singulier qui, sous couvert de médecine, poursuit d'inquiétantes recherches sur la télécommande du cerveau humain. Celui-ci a décelé les exceptionnelles capacités de son « pensionnaire » qu'il s'emploie à manipuler à son insu. Il faudra plusieurs années à Marc Blanc-Lapierre, et plusieurs entreprises presque rocambolesques, pour récupérer sa liberté à la sauvette et tenter de s'insérer dans la vie sociale. Mais tous les employeurs le rejettent. Il obtient alors brillamment divers diplômes scientifiques et écrit un livre de référence sur la mathématique moderne. Dans le même temps, il découvre qu'il est fiché comme ayant été interné onze ans pour « schizophrénie » ! Décidé à lutter, il engage un procès - il y a douze ans de cela... Les pouvoirs judiciaire, administratif et psychiatrique, dont la collusion est évidente, prennent finalement peur, semble-t-il, puisque l'auteur, en 1973, est victime d'une brutale tentative d'internement arbitraire, qui le conduira en prison et dont il n'échappera que par l'action de ses défenseurs...

  • Rolf Steiner... On l'a vu légionnaire en Indochine, en Algérie. Il est bientôt sollicité de se rendre au Biafra. Là, le sort des Ibos catholiques massacrés par les Nigérians l'émeut. Avec l'accord d'Ojukwu, le chef des rebelles biafrais, il va recréer une légion, « la Légion en noir ». Il remet sur pied la défense biafraise au moment où tout le monde croit la partie perdue. Le voici à la tête d'une brigade de trois mille hommes formés et instruits par lui, puis de toute une division. Il est à la fois combattant et administrateur, il édifie un hôpital, rend la justice, traverse une grave crise de conscience lorsqu'il est obligé de faire exécuter pour désertion le sous-officier qui lui avait sauvé la vie. Le colonel Steiner abondonne tout quand il comprend que l'aide militaire au Biafra est désormais subordonnée à certains intérêts pétroliers. C'est pour des raisons humanitaires que, sur l'insistance d'organisations catholiques internationales, Steiner se retrouve dans le Sud soudanais. Il s'y met à la disposition du général rebelle Tafeng pour organiser la défense, mais aussi la subsistance des tribus en détresse. Sa mission terminée, il tombe dans un guet-apens à Kampala. Amené supplicié à Khartoum, torturé pendant quatre mois, puis confié à deux agents de la RDA travaillant pour la sécurité soudanaise, il tient tête pendant douze jours à ses juges dans un procès qui attire la presse internationale. Il sera libéré au printemps de 1974 sur l'intervention de Bonn, après quatre ans de prison. C'est cette vie extraordinaire que raconte ici le dernier des condottieri. Steiner se défend d'être un mercenaire. « J'ai toujours préféré la chaleur de l'équipe à la tiédeur du foyer. Carré rouge, béret vert, légion noire, c'est ma vie. Rouge, vert, noir : les couleurs du Biafra. » Son dernier carré, c'est celui du sang versé.

  • Maurice Mességué... Tout le monde se souvient de ce fils de paysans gascons qui avait, par les plantes, conseillé et soigné des célébrités : Churchill et Adenauer, Herriot et Robert Schuman, Cocteau et Utrillo. Ses livres sont parus dans le monde entier. Trois millions d'exemplaires, rien qu'en France. Le voici de retour. Dans ce nouveau livre, après avoir rappelé les principaux événements qui ont marqué sa vie et sa carrière, il reprend son combat. Contre la pollution et d'abord celle de l'eau menacée par le développement forcené et anarchique des élevages. Contre les aliments qui tuent et certaines dérives de l'industrie agro-alimentaire, contre l'usage des farines animales à l'origine de la « vache folle » et qu'on utilise même pour l'alimentation des poissons d'élevage. Contre la transgenèse qui tend à supprimer les cultures de pleine terre au profit de cultures de laboratoire. Et il fait appel à la raison pour tout ce qui concerne le traitement des déchets.

  • Jacques Batigne, juge d'instruction, est déjà « passé aux aveux » dans un livre précédent qui a connu un grand succès. Aujourd'hui, comme tant d'inculpés qu'il a eu à interroger, il « récidive ». Et les lecteurs seront à nouveau « messieurs les jurés ». Ils verront entrer dans le cabinet du juge Batigne Jacotte, « petite brune fort bien roulée... minijupe et sac râpé » ; Muriel, jeune femme tombée aux mains d'un sadique mais qui refuse de porter plainte ; Poupette, l'épouse de Pierrot-Béret-Basque, impliqué dans une affaire de recel ; d'autres encore, pittoresques ou sordides. Mais surtout, au fur et à mesure que se déroulent devant nous les interrogatoires, Batigne éclairera pour nous le mécanisme de la « machine judiciaire » si souvent critiquée et que les magistrats eux-mêmes mettent en question. Ainsi ce livre, qui se dévore comme un roman policier, une énigme succédant à une autre énigme, conduit-il à une réflexion sur la justice. Le juge Batigne, en expert, donne son sentiment. Et les « jurés » que nous sommes ne peuvent qu'approuver son verdict : « Un pouvoir judiciaire indépendant dans sa structure de tout pouvoir exécutif est une nécessité et une condition de la démocratie. »

  • Avec Gilbert Siboun, aveugle de naissance, nous pénétrons dans l'univers, pour nous inimaginable, des non-voyants. Comment rêve-t-on lorsqu'on est privé de la vue ? La nuit se différencie-t-elle du jour ? Que signifie un paysage ? Les couleurs sont-elles autre chose que des mots ? Comment appréhende-t-on l'existence et les autres, lorsqu'on est doué d'une profonde vitalité, mais que le simple fait de choisir ses vêtements, d'apprendre à manger constitue un effort important ? Les dix-neuf ans de Gilbert sont en proie aux mêmes problèmes que ceux de ses camarades : lycée, examens, drague et drogue, sexualité, amour et amitié, il les affronte sans détours. Parfaitement intégré, refusant de se considérer comme un être à part, il a parcouru plus de pays (Italie, Angleterre, Canada, Amérique), il a fait plus de rencontres et vécu plus d'expériences que la majorité des garçons de son âge. La profonde originalité de cet ouvrage est d'être le résultat de l'étroite collaboration d'un non-voyant et d'une voyante ; ensemble, pendant trois ans, ils ont mené une expérience passionnante et encore jamais tentée : pénétrer dans « les couleurs de la nuit ». Cet ouvrage est la traduction du monde des aveugles et, paradoxalement à nous qui voyons, il propose une vision du monde que nous avions oubliée, il nous réapprend la vérité des choses ; cependant il ne fait jamais appel à la pitié, il est plein de chaleur humaine, réconfortant, tonique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Une femme rayonnante : c'est l'image que Simone Berriau a donnée d'elle à Paris et au monde. Directrice du Théâtre Antoine, elle a connu tous les grands de la scène, auteurs et comédiens (ici, autour d'elle, Pierre Brasseur, Jean-Paul Sartre, Louis Jouvet, lors d'une répétition de « Le Diable et le Bon Dieu »). Évoquant ses souvenirs, elle fait revivre avec éclat quarante ans de cette vie parisienne dont elle fut l'une des reines.

  • Élevé comme il aurait pu l'être du temps de Luther, Marcel Haedrich a vécu une existence particulièrement riche. La guerre, la captivité, l'Occupation, la Résistance, la Libération, les journaux, les livres... Dans tout ce qui lui arrivait, il cherchait un rapport, avec le divin. Quand Hitler triomphait, il tremblait : Dieu est vaincu ? En captivité, il attendait un secours, du ciel ; et pourquoi pas du pain ? Dans la France occupée, il découvrait la patience des idées. Et c'était le maquis, des aventures qui rempliraient plusieurs vies, et la libération, Paris, les hommes nouveaux de la libération, qu'il connaissait tous, dont il notait les propos, dont il découvrait les ambitions. Des millions d'auditeurs d'Europe 1 savent bien que Marcel Haedrich dit toujours ce que personne ne dit. Et pourtant ils ont le sentiment de parler par sa bouche. Dans Seul avec tous les lecteurs ressentiront quelque chose d'analogue : enfin, on leur parle des années noires comme personne ne l'a fait, au mépris de toutes les idées reçues.

  • Quand on voit, dans le prétoire où se jouent les grandes affaires judicaires, se lever un homme au visage léonin, à la chevelure blanche, on sait que « la parole est à la défense ». Emile Pollak, avocat marseillais, est devenu en effet, en quelques années, l'un des plus célèbres maîtres du barreau. Il a été de toutes les retentissantes « affaires ». De celle de Gaston Dominici à celle de « Mémé » Guérini, le « Parrain » du milieu marseillais. Il a été aussi au procès de Michel Fauqueux - qui avait enlevé la petite Sophie Duguet - et il a suivi l'affaire de Puyricard, cette étrange bataille autour de l'héritage d'un vieil aristocrate provençal... On lit donc ce livre d'abord comme un roman balzacien où tout serait vrai. Car Me Pollak ouvre ses dossiers, nous fait découvrir les incroyables visages de ces inculpés, hommes ou femmes, pris par la mécanique de leurs passions. Et les chapitres les plus intéressants sont peut-être ceux consacrés à des affaires moins spectaculaires ou à des accusés dont l'actualité n'a pas gardé le souvenir et dont Me Pollak retrace la destinée. Mais l'attachant, chez Emile Pollak, c'est le ton, la liberté de jugement. A l'égard de la justice ou des jurés, il est souvent mordant. Sans illusion sur le fonctionnement de la machine judiciaire, il sait pourtant qu'il ne doit pas abdiquer. Car l'avocat a une tâche sacrée : sauver un homme ou une femme. Et la parole, dans ce livre, reste, en toute lucidité, en toute sincérité, à la défense.

  • En décembre 1936, la Croix-Rouge internationale décide d'envoyer en Espagne plusieurs de ses délégués. Parmi eux, un jeune Suisse de vingt-trois ans, Raymond Courvoisier. C'est sa première mission. Du front aux hôpitaux, des prisons aux orphelinats, l'homme au brassard blanc à croix-rouge va, durant trois années, mener sa propre guerre contre les militaires. Guerre pacifique : il sera le « troisième combattant », ce défenseur sans armes de « ceux qui ne devaient pas mourir ». Et parmi eux, notamment, les enfants, tous les enfants auxquels ce livre d'un homme qui en a trop vu mourir rend un hommage de pitié et d'amour. En 1941, Raymond Courvoisier est à nouveau en mission, en Turquie. Là, il organise, au prix de difficultés inouïes, le ravitaillement des îles grecques, où règne une terrible famine. En 1946, le voici en Pologne, l'un des premiers à coordonner l'aide internationale à ce pays plus que tout autre ravagé par les armées allemandes. En 1949, Raymond Courvoisier est à pied d'oeuvre pour une mission qui va durer vingt ans. Il est alors fonctionnaire de l'O.N.U. dans le cadre de l'UNICEF puis de l'UNRWA. Près d'un million de réfugiés palestiniens errent sur les routes. Ils n'ont rien : il faut les aider, les loger, les nourrir, les comprendre, les respecter. De la Jordanie à la Syrie, du Liban à Gaza, de l'Égypte à la Palestine, Raymond Courvoisier a suivi, jour après jour, l'errance d'un peuple dont l'exode s'est transformé en exil. On ne consacre pas sa vie à aider les autres sans s'exposer soi-même. C'est pourquoi, outre les tableaux saisissants qu'il brosse de l'horreur de la guerre, de toutes les guerres, ce livre est aussi un livre d'aventures, autant dire de rencontres ; rencontres avec des hommes « historiques » : Jean XXIII, Franco, von Papen, l'émir Abdullah roi de Transjordanie ; rencontres avec les martyres juifs du « Struma » ou avec les populations bombardées de Budapest et de Bucarest ; rencontres avec des paysages fabuleux : les confins de l'Euphrate, les îles grecques, la Terre sainte ; rencontres avec des peuples, enfin : espagnol, roumain, hongrois, polonais, palestinien, hommes, femmes et enfants de l'anonyme et révoltante misère de notre siècle.

  • Voici l'histoire d'un Marseillais que la mer passionne depuis qu'il est enfant. Un jour de 1952, près de Marseille, un bateau bizarre est amarré : la Calypso du commandant Cousteau. Falco se présente. Il est engagé dans l'équipe. Il ne la quittera plus. Croisières scientifiques et cinématographiques en mer Rouge et dans l'océan Indien. Coraux, requins, dauphins, baleines... Falco participe au tournage du Monde du silence, palme d'Or à Cannes, en 1956. Très vite, il devient le chef plongeur de la Calypso. Il court le monde, des Caraïbes à l'Alaska et des Seychelles à l'Antarctique. Tout naturellement, Cousteau lui demande de devenir le capitaine de la Calypso. Personne au monde n'a couru autant de milles marins à bord d'un navire océanographique, exploré autant d'épaves, accompli autant de plongées au royaume des murènes et des gorgones, des cachalots et des requins-baleines... Albert Falco mérite bien son surnom : le plus dauphin des hommes !

  • "Le bonheur à cheval"... Depuis son premier livre et son premier succès, Évelyne Coquet poursuit sa quête personnelle du bonheur avec ses amis les chevaux. Avec son mari aussi, et, cette fois, avec leur fils Philippe qui n'avait pas plus de cinq mois, lorsque Évelyne et Caddy entreprirent cette longue randonnée de mille kilomètres à travers les landes et les montagnes désertes des Highlands d'Écosse. Est-ce folie de jeter un bébé dans une telle aventure ? Comment se comporte-t-il ? Quelles leçons tirer de cette expérience ?... Un récit plein de charme, de beauté et de vie. Un livre de bonheur.

  • Philby, Burgess, Maclean, Blunt, Cairncross. Il y a eu sur ces célèbres agents britanniques de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre froide de nombreux livres d'historiens, surtout anglais et américains. Mais, pour la première fois, nous avons le récit direct, les mémoires de l'officier du KGB qui fut leur « agent traitant ». Pendant la guerre, il reçoit et traite à Moscou les informations que ses « camarades de Cambridge » lui envoient d'Angleterre : grâce à Cairncross, Staline a connaissance des plans d'un nouveau tank allemand et des préparatifs de l'offensive allemande sur Koursk - ce qui provoque la première débâcle militaire nazie. En 1948, Modine, installé à Londres, obtient de ces agents qu'ils reprennent du service. Même Blunt, très proche de la famille royale et futur conseiller artistique de la reine. C'est ainsi qu'en avril 1950 Staline apprend, grâce à Burgess, que Londres et Washington n'envisagent pas d'intervention en Corée. Maclean, lui, à Washington, a un laisser-passer pour pénétrer dans les bureaux de l'Agence pour l'énergie atomique : tout le courrier anglo-américain, au sujet de la bombe, aboutit à la Loubianka ! Le récit de la fuite de Burgess, Maclean et Philby vers Moscou, lorsque le réseau est découvert, évoque les romans de John le Carré. La fuite de la femme et de la fille de Maclean, organisée par Modine, est encore plus rocambolesque. On saura tout, enfin, sur la vie et la mort de ceux des espions anglais qui choisirent de vivre à Moscou. L'histoire est ici racontée du côté russe, vue et vécue par Modine. C'est ce qui fait l'originalité et le caractère exceptionnel de ce document.

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