Sciences Humaines

  • Sous la direction de Michel Wieviorka.
    L'enjeu de l'édition 2017 des Entretiens d'Auxerre : aborder dans toute sa complexité la notion de " famille ", en faisant appel à des compétences diversifiées, françaises et étrangères, et relevant de diverses disciplines comme la sociologie, la littérature, la philosophie, l'économie...

    réalité et dans les représentations, dans l'art, la littérature ou la philosophie. Peut-être même le concept de famille ne vaut-il que pour certaines sociétés, à certains moments de l'histoire. Il faut accepter l'idée que la famille est multiforme, et à bien des égards, ambivalente. Il serait simpliste d'affirmer que l'humanité est passée au fil d'une évolution identique pour tous et partout de la famille élargie et polygame à la famille nucléaire (le couple et ses enfants) pour aujourd'hui aboutir à une certaine diversité des types de famille.

    La famille constitue pour beaucoup une source de solidarité, de repères et de solidité, même si l'État développe des " politiques de la famille " qui méritent analyse critique. Elle peut alors accompagner le meilleur – le soutien aux plus fragiles – mais aussi le pire, des solidarités claniques ou communautaires, et dans les cas extrêmes, maffieuses.

    Le droit peut-il en proposer une définition stable et solide ? La famille est-elle encore, et jusqu'à quel point, couverte par le secret ? Jusqu'à quel point la famille assure-t-elle la reproduction sociale ? Les rôles de chacun des membres sont-ils redéfinis ?

    SOMMAIRE

    Michel WIEVIORKA, La famille.

    Noëlle CHATELET, La grand-maternité : Un voyage initiatique ?

    Martine SEGALEN, Ce qui se cache derrière " Papylouis " et " Mamitine ". Les nouveaux grands parents dans la famille aujourd'hui.

    Diversités de la famille

    François De SINGLY, Les deux pluriels de la famille : structure et style.

    Jean-Luc DOMENACH, La famille : Fondement de la société contemporaine chinoise.

    Denis PELLETIER, La " famille catholique " entre politiques du genre et mondialisation théologique (années 1970 – années 2010).

    La famille en images

    Jean-Marie BARBARO, La famille au cinéma.

    Martin DOUAIRE, La famille dans les séries TV : Quelles représentations ? Quelles histoires ?

    Aider les familles ou les individus ?

    Jean FAGNANI, Aider les familles et les individus : Contradictions et incohérences des politiques sociales actuelles.

    Philippe FREMEAUX, État des lieux.

    Daniel LENOIR, Participation au débat.

    Dilemmes et débats

    Hervé LE BRAS, Famille et travail : L'impossible dilemme des femmes et des (hommes).

    Séverine MATHIEU, La famille en mouvement ? Normes familiales et recours à l'assistance médicale à la procréation.

    Anne MUXEL, La politique au cœur de la famille.

    Transmissions familiales

    Jean-Michel BALIGAND, La notion de famille vue sous l'angle notarial : Solidarité intergénérationnelle et rôle essentiel du Notaire quant à la transmission du patrimoine. Aspects théoriques et applications pratiques.

    Nicolas DUVOUX, La philanthropie des familles en France.

    André MASSON, Très cher héritage : Les droits de succession ont-ils encore un avenir ?

    Portraits de famille

    Rachel LAUTHELIER-MOURIER, Présence absente : Le père de famille dans le portrait bourgeois.

    Tiphaine MARTIN, Retrouver sa famille : De Sans Famille à En Famille.

    Protéger les enfants – Protéger la famille

    Nicole BOYER, Familles et travailleurs sociaux.

    Fabienne BRUGERE, La famille moderne et l'invention du " prendre soin ".

    Jean-Pierre ROSENCZVEIG, Qui est responsable de l'enfant ?

    Famille et politique

    Michel FOUCHER, " Papa m'a dit ! " ou le rôle des dynasties familiales dans la politique internationale.

    Marcela IACUB, La famille contre la démocratie.

    Pascal PERRINEAU, Y'a-t-il des familles politiques ?

  • Comment vivre l'heure du risque. Redonner sens et perspectives l'ide d'avenir.

  • Peut-on en finir avec l'argent roi ? Des spécialistes de différentes disciplines (économie, sociologie, ...) font le point.

  • Cet ouvrage offre une réflexion sur les conditions qui permettraient de renforcer la démocratie, le vivre ensemble en réduisant la part du mensonge (et celle du secret) à ce qui serait un strict minimum

  • À travers différents éclairages et points de vue de spécialistes et duniversitaires, le livre présente les fondements et les enjeux nombreux et sans cesse renouvelés de la question de la justice.

  • L'affaire Weinstein, plus qu'un simple épisode dans un mouvement d'ensemble allant vers

    l'égalité des hommes et des femmes, n'indique-t-elle pas une accélération formidable de

    la mutation profonde inaugurée à la fin des années 60, un changement de plus en plus net

    de type de société, le passage à une nouvelle culture et peut-être même une rupture anthropologique

    dans laquelle l'humanité elle-même se transforme ?

    Aujourd'hui, masculinité et féminité dessinent un système inédit : la sexualité, l'amour,

    la famille, la procréation, la place relative des hommes et des femmes dans l'emploi, dans

    le travail, les études. L'image d'un monde où n'existeraient que deux genres, ou deux

    sexes est mise en cause, on s'inquiète de la " confusion des sexes ", on demande :

    " Combien de sexes ?", on s'intéresse aux " queers ", à l'intersexualité, aux " trans ".

    La question n'est pas propre aux seules sociétés occidentales. Elle se pose dans l'art, dans

    le cinéma, dans la littérature, suggérant l'idée d'une tension dans la sexualité, entre nature

    et culture.

    Cette mutation relève de causes nombreuses : maîtrise médicale de la procréation, poussée

    de l'individualisme, qui a mis en cause l'autorité et dissout la légitimité de la domination

    masculine, changements dans les modes d'organisation du travail, etc. Surtout, elle doit

    beaucoup à des acteurs, et plutôt des actrices. Mais qu'est devenu le féminisme ?

    Le mouvement d'ensemble vers plus d'égalité n'exclut pas des oscillations, et ne doit pas

    masquer d'importantes différences et variations d'un pays, d'une époque, d'un secteur de

    la société à d'autres. Ainsi, on trouve proportionnellement peu de femmes dans l'univers

    économique du numérique, et il existe de fortes variations dans le monde entre hommes

    et femmes dans le choix de filières scientifiques ou littéraires pour les études.

    La mutation du rapport féminin/masculin suscite parfois un malaise dans la condition masculine

    et dans la virilité. Elle ne met pas fin, ou pas nécessairement, aux rôles sociaux,

    simplement, ceux-ci évoluent, par exemple dans ce qui touche à la vie et à la mort, à l'enfantement,

    à la procréation et à la sexualité. De même, les institutions évoluent - ainsi, le

    Grand Orient de France, jusque-là fermé aux femmes, a été ébranlé par le changement de

    sexe d'un de ses dirigeants devenu femme. La religion ne dicte plus comme par le passé

    ce que doit être le couple féminin/masculin, et, de là, ce que devrait être le bon fonctionnement

    de l'organisation sociale, mais là aussi, des tendances opposées peuvent contrecarrer

    l'évolution générale, on le voit notamment au sein de l'islam.

    Les préoccupations éthiques deviennent pressantes, le droit évolue, de grandes questions

    philosophiques sont posées, ou reposées à propos par exemple du principe de dualité des

    sexes, et de l'égalité : l'édition 2018 des Entretiens d'Auxerre examine ces enjeux avec,

    comme toujours, le souci de la rigueur et de l'ouverture d'esprit.


  • Comment penser " Les solidarités " face aux défis de l'individualisme et de la globalisation ?
    Un ensemble de spécialistes de tous horizons examine cette question cruciale, sous la direction du sociologue Michel Wieviorka.
    L'idée de solidarité est ancienne, elle a une histoire, ne serait-ce qu'en occident, chrétienne, souvent caritative, puis républicaine : la " fraternité " de notre devise républicaine vient l'exprimer, mais peut-être aussi la transformer. L'idée de solidarité est au cœur de bien des mobilisations collectives, auxquelles elle apporte le ciment et la condition même pour pouvoir résister à un adversaire, ou mettre en œuvre une action offensive. Mais elle est aussi partie prenante du corporatisme, et elle permet à des sociétés secrètes de se perpétuer voire se développer. C'est pourquoi toute approche un tant soit peu générale de la solidarité doit envisager son ambivalence.

    Où est la solidarité aujourd'hui ? Quand il n'y a pas d'emploi et donc de travail pour tous, peut-elle encore s'exercer à partir de l'entreprise, du bureau, de l'atelier et de l'action des travailleurs ? La nouvelle culture du partage, qui doit beaucoup à Internet et aux réseaux sociaux, à l'œuvre en particulier chez les plus jeunes, relève-t-elle de la solidarité ? Cette culture conjugue des formes d'entraide solidaire avec l'intérêt économique de ceux qui utilisent Airbnb ou BlaBlaCar. Cette évolution parfois qualifiée d' " uberisation " est peut-être plus la marque d'une métamorphose du capitalisme que celle de l'entrée dans une nouvelle ère de solidarité. En revanche, le reproche tombe lorsque l'on considère les théories et les pratiques du " care " qui promeut la sollicitude, l'attention réciproque entre ceux qui bénéficient d'une aide et ceux qui l'apportent, entre soignants et soignés par exemple. La solidarité devient ici interpersonnelle, tout en ayant besoin de conditions favorables, institutionnelles ou étatiques. Elle introduit sur un mode à la fois éthique et concret de la sollicitude en direction des plus fragiles dans diverses activités d'entraide, de soin, de travail social, etc.

    L'individualisme, d'une part, et la globalisation d'autre part, exercent de forts effets sur la solidarité. La solidarité peut-elle être, doit-elle être tout azimut, inconditionnelle ? La conscience de notre appartenance à un monde global suscite des formes de solidarité qui dépassent le cadre de l'Etat-nation. Les phénomènes migratoires aujourd'hui mettent en évidence les difficultés qu'il y a, en période de crise économique et d'inquiétudes liées notamment au terrorisme et à l'islamisme, à faire valoir un point de vue solidaire et humaniste face aux peurs et aux égoïsmes qui sont à la fois nationaux et sociaux. De même, précisément, le terrorisme a pour effet paradoxal d'encourager diverses formes de solidarité, et d'en récuser d'autres.

    La question des solidarités ne se pose pas seulement dans l'espace, à un moment donné, elle se pose également dans le temps. L'idée de développement durable implique de penser la solidarité entre générations, de la part de celles qui vivent aujourd'hui au profit de celles à venir.

  • De quoi le peuple est-il le nom ? réflexions philosophiques, linguistiques et historiques sur la notion de « peuple » ; Au nom du peuple/mouvements d'hier et aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs ; Représentations, figures et expressions du peuple ; Peuple et politique/populisme et democratie

  • À quelles conditions la science peut-elle aujour­d'hui avancer et faire avancer l'homme ? Comment faire vivre le lien entre liberté des scientifiques et progrès social ?
    Et, si la science a encore un avenir, quel est-il ?

  • De la famine à la malbouffe : le point sur les enjeux considérables autour de la question alimentaire, qu'ils soient économiques, politiques, humanitaires, géographiques, culturels...

    Avec les contributions de : A. Basdevant, D. Alexandre-Bidon, O. Assouly, S. Brunel, A. Flouest, M. Foucher, P. Frémeaux, H. Le Bras, N. Miura, B. Mongo M'Boussa, A. Muxel, B. Parmentier, P. Perrineau, E. Pisani, D. Sauvaget.

  • Plus d´un humain sur deux vit en ville aujourd´hui et, souvent, ceux qui vivent à la campagne adoptent des comportements qui sont ceux des urbains. Cependant, partout dans le monde la ville est en débat et, avec elle, toutes les grandes questions du moment - économiques, sociales, culturelles, politiques et géopolitiques.
    Parler de la ville, c´est réfléchir à notre rapport à la nature, aux conditions matérielles d´existence de ceux qui y vivent ou y travaillent, aux phénomènes migratoires, à la mobilité des individus ; c´est également s´interroger sur la démocratie et la façon dont l´espace urbain est géré, programmé, transformé, et dont il répond aux attentes et aux besoins de la population, ne serait-ce qu´en matière de logement.
    La ville, ici et ailleurs, est au coeur d´une mutation générale, et s´il faut la repenser, c´est parce qu´elle est le lieu et la forme de changements considérables, le lieu de l´ambivalence, des tendances ou des jeux contradictoires. C´est pourquoi elle fascine.

  • Au pays de l'enfance ; représentations et valeurs (F. de Singly, P. Dibie, M. Dagnaud, B. Remaury, S. Tisseron) ; Regards historiques et géographiques (D. Alexandre-Bidon, J. Bart, C. Delasselle, G. Gauthier, H. Le Bras) ; Le droit à l'enfance (D. Mehl, V. Stan, C. Brtisset, J. Chauvin, H. de Raincourt) ; L'enfant et la cité (B. Drfrance, G. Ferez, J.-P. Rosenczweig, A. Muxel, M. Miaille).

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