Seghers (réédition numérique FeniXX)

  • "Désir, écriture - là est la question de ce livre : comment vient s'écrire la marque du désir inconscient ? Or, là où le désir est en jeu, la "théorie" ne peut éluder l'effet de fiction qui la creuse. À moins d'en rester à sa fonction de parure, cachant ce qu'elle montre : le corps ardent de l'écriture. Côté écriture : jeu du désir et de la lettre, par une série d'écarts : entre la théorie et la fiction, l'écrit et le récit, la lettre et le mot, le texte perdu et le texte échu. Côté lecture : Michaux, Butor, Jabès, Jean Paris, Pinget, Härtling, Duras, Derrida, Paye : autant de textes que rien ne relie, sinon cette matière à relire. L'écartée - peut-être cette "mère profanée" où se marque un grand écart, au même point de son corps, lieu de la naissance et lieu de la jouissance : Non lieu barré des Mots d'ordre qui en interdisent l'accès. Entre ces deux indices - qui sont aussi les titres de précédents "romans" - un troisième livre vient donc en inscrire l'écart : simple "essai", pour que ça puisse s'écrire - essai qui est la première tentative conséquente et libre pour constituer, sur le terrain de l'écriture contemporaine, une théorie de la littérature."

  • Dès Hamlet et Panurge, Jean Paris ouvrait une voie nouvelle, qu'il affirmait dans un grand volume de Change : La critique générative. Elle s'étend maintenant à de nouveaux champs : après Shakespeare, Balzac, Maupassant... La voici qui s'élargit jusqu'à l'espace de la peinture, dans une "syntaxe du visible". Par-delà l'ancienne analyse structurale, elle déploie, dans la perspective transformationniste, une "nouvelle méthode de lecture". L'armature secrète du visible - et du lisible - est mise à nu : elle rayonne dans les surfaces, comme sur la fresque de Giotto.

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