Seuil

  • Le Laboratoire de Sociologie Industrielle de l'École Pratique des Hautes Études (VIe section) a été créé en 1958. Son but est d'étudier directement les conditions de travail et les attitudes des travailleurs industriels, ainsi que les mouvements sociaux auxquels ils participent. Chacun des mémoires qu'il publiera présentera des recherches concrètes. Mais son ambition est que chaque observation, loin d'être monographique, contribue à l'élaboration de principes généraux d'analyse, refusant ainsi d'accepter la dangereuse séparation de la recherche « empirique » et de la spéculation « théorique ». Aux mémoires, qui présentent les recherches effectuées par le laboratoire, s'ajouteront des publications plus générales, présentant l'état actuel des divers domaines de la sociologie du travail. A mi-chemin des articles et des ouvrages d'ensemble, ces mémoires chercheront à faire connaître les intentions, le mouvement et les méthodes de la recherche. Dans les prochaines publications, B. Mottez suivra l'évolution des systèmes de rémunération ; R. Bassoul, P. Bernard et A. Touraine proposeront une analyse des attitudes au travail dans une usine de la région parisienne ; L. Karpik considérera de nouveaux aspects de l'arrivée dans l'industrie des ouvriers d'origine rurale ; R. Bassoul présentera les méthodes modernes de construction de plans d'analyse ; J. Lenfant étudiera les conseils ouvriers yougoslaves.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'Optique des Anciens pose un problème singulier. C'est que - en particulier chez les deux auteurs qui marquent sa naissance et son apogée, Euclide et Ptolémée - elle se développe comme un ensemble de propositions à base expérimentale et de contenu géométrique ; mais qu'on se tromperait complètement si l'on tentait d'y voir une amorce de notre science, de notre Optique. Et cela pour la plus forte des raisons : le système de concepts sur lequel elle se fonde est totalement différent du nôtre, appartient à un monde de savoir caduc. De quoi s'agit-il ? Du rayon visuel émis par l'oeil, non de la lumière ; des règles régissant la vision et la visibilité, non d'une physique ; d'un contact direct de la vue avec les choses mêmes, en sorte que toute image apparue par réflexion ou réfraction est un leurre, faisant prendre du non-être pour de l'être. Repérer cette différence radicale des concepts - ce que Michel Foucault eût désigné comme une différence d'épistèmè - conduit ainsi à entreprendre une archéologie du regard.

  • Une analyse de l'oeuvre de M. Foucault à travers les interventions des 29 participants à cette rencontre.

empty