Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • Vous avez sûrement déjà rencontré Balthazar Foulfoul ! Quand il sourit, ça fait comme des étoiles qui tombent de ses yeux et se déposent partout alentour en scintillant doucement. S'il voyage avec une malle, avec un petit bout de fil dépassant sous le couvercle, et que vous avez très, très envie de tirer sur ce petit bout de fil, alors ce ne peut être que lui, l'inventeur du fil à tricoter les rêves...

  • - T'as le blé, file-moi les graines... T'es dur de la feuille ou quoi ? Je ne vais pas faire le poireau longtemps. Je travaille pour des grosses légumes, du genre qui n'hésitera pas à te balancer un pruneau dans la citrouille et à t'envoyer manger des pissenlits par la racine, si tu n'es pas réglo. - Espèce de cornichon, vous ne nous faites pas peur avec vos menaces à la noix ! cria Clémentine.

  • Huit heures et demie : Gregory se lance dans la cuisine, claquant la porte. Il est sursale. Sale des jeux joués avant le dîner. Sursale des jeux de l'après-dîner. Bien entendu, sa mère vient signaler l'heure du bain. « Je suis en train de faire mes devoirs. » Neuf heures : Gregory regarde la télévision. Bien entendu, sa mère vient sonner l'heure du bain. « Pitié, maman. C'est la seule émission que je regarde de la journée. » Neuf heures et demie : Gregory traverse le salon à pas rapides et silencieux. Il n'est qu'à mi-chemin de l'escalier quand la voix de sa mère l'attrape. « Gregory ! B-A-I-N, BAIN ! »

  • De la guerre du feu à une possible guerre nucléaire, en passant par les guerres mondiales et les guerres qui ravagent le tiers-monde, les hommes semblent toujours choisir le massacre pour régler leurs conflits. En discutant avec des enfants de 11-12 ans, Gilles Perrault s'efforce de comprendre avec eux pourquoi les choses se passent ainsi. Y aura-t-il toujours des guerres ? Sont-elles le résultat de forces auxquelles on ne peut résister ? Le déséquilibre toujours croissant entre pays riches et pays pauvres n'est-il pas, par exemple, une menace permanente pour la paix ? La pulsion de violence n'est-elle pas en chacun de nous ? Gilles Perrault et ses jeunes interlocuteurs cherchent ensemble des solutions. Et ce livre, base de discussion et de réflexion pour tous, s'ouvre sur l'espoir.

  • Oh ! la miraculeuse sève de la nuit ! Si une bourrasque pouvait venir et briser le sarment ! La cane reste immobile, le regard fixe. Malgré elle, la fatigue ferme ses yeux. Elle lutte de toutes ses dernières forces pour ne pas s'endormir de peur que la feuille ne tombe pendant son sommeil. Enfin, la lassitude et le froid sont les plus forts. La cane dort. Dans son rêve naît tout un peuple de laitues qui poussent, poussent à vue d'oeil.

  • La nuit était très noire. Le vent qui soufflait par rafales faisait claquer les volets de la chambre de Léa. La petite fille, dérangée dans son sommeil, se tournait et se retournait dans son lit. Barnabé, le loup noir, son plus fidèle ami, grognait et regrognait dans le sien. Mais ce n'était pas le vent qui jouait cet air-là ? Vraiment, ils exagéraient ! Impossible de dormir avec un tel vacarme. A demi réveillée, Léa se leva et alla à la fenêtre. Ce qu'elle entrevit la réveilla complètement...

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