Religion & Esotérisme

  • Ce livre est consacré à la Terre, à l'Esprit, au visage humain où ils se joignent. Il tente une approche nouvelle du sens de l'icône. Les essais convergents qui le constituent - Le Visage et l'Icône, Silence et Parole de Dieu, Littérature et Foi, Dostoïevski Témoin - voudraient rouvrir, pour l'homme d'aujourd'hui, les voies d'un christianisme renouvelé par la rencontre de son propre Orient. Le paradoxe de l'Abîme et de la Croix donne un espace infini au Souffle vivifiant : dans lequel l'homme trouve son vrai visage, dans lequel aussi la terre se transfigure. Noces du ciel et de la terre dont, au terme d'un long dédoublement, finit par témoigner Dostoïevski, seule réponse sans doute à la « fidélité à la terre » de l'athéisme contemporain. Ainsi s'ébauche un christianisme de l'Esprit Saint dont Olivier Clément épelle la présence à travers le silence, la beauté, l'éros, la féminité, le cosmos, et surtout cette soif d'existence personnelle en communion qui semble animer toute l'histoire humaine. C'est dire que cette réflexion « inactuelle » éclaire parfois d'une lumière inattendue les problèmes les plus urgents de notre temps.

  • Françoise Vandermeersch est l'une des rares religieuses françaises sur laquelle se soient braqués les projecteurs des média. Habituée des radios et des télévisions depuis son intervention fracassante à propos de l'affaire du film La religieuse de Rivette, elle se trouve mêlée de près aux événements de mai 1968. On la voit animer le grand amphithéâtre de la Sorbonne et accueillir les Katangais. Elle se trouve ensuite jetée par les circonstances en plein milieu de la guerre du Viêt Nam, où elle enquête pour l'organisme Pax Christi. Mais, derrière cette façade publique, se cache la fondatrice et l'animatrice de la revue Échanges (dont le travail persévérant, depuis 1951, est très apprécié dans les milieux catholiques et en dehors d'eux) et, surtout, une femme d'audace mesurée, de foi et de prière, très représentative de cette église nouvelle qui nait aujourd'hui dans la douleur de l'enfantement. Ni intégriste, ni progressiste, son livre est d'abord un témoignage de christianisme ouvert, plein de santé. C'est aussi un livre de femme qui vit intensément les problèmes de la condition féminine, encore exacerbés par sa condition de religieuse. Ce livre, comme celui de Mgr Riobé, l'évêque d'Orléans, rend optimiste sur les capacités du Christianisme à surmonter sa crise de mutation. Il devrait plaire à tous ceux qui ont aimé les livres de Guy Riobé et d'Olivier Clément.

  • Le Concile Vatican Il s'est tenu à Rome du mois d'octobre 1962 au mois de décembre 1965. Sa réunion et ses décisions secouèrent vivement l'opinion publique internationale. L'Église présentait, sous un forme nouvelle, son éternel message. Avait-elle le droit de le faire ? Georges Hourdin est fondateur de La Vie (anciennement Vie Catholique), hebdomadaire chrétien d'actualité, et des Informations Catholiques Internationales. Il a vécu, comme journaliste et comme chrétien, les 50 dernières années de la vie de l'Église. Il explique dans cet essai qui se veut clair et chaleureux, pourquoi la réunion du Concile était conforme à la plus ancienne tradition de l'Église, qui a toujours adapté ses institutions et les formes de son discours aux besoins changeants des hommes. Il prouve que cette réunion était devenue nécessaire. La convocation du Concile était même devenue inévitable. La réforme de l'Église date, dans les faits, des environs de l'année 1930. Elle prend sa source chez les grands spirituels du XIXe siècle. Jean XXIII en assuma la responsabilité. Georges Hourdin décrit, dans les autres parties de ce livre, les caractéristiques et le sens du Concile. Il démontre que, onze ans après, les aspects positifs de la réforme l'emportent sur les inévitables erreurs et recherches qu'elle a entraînées. Il conclut par un acte de confiance et par un appel à l'unité des chrétiens dans la reconnaissance des décisions du Concile.

  • Les faits récents en témoignent : l'Eglise du XXe siècle restera profondément marquée par l'action de Mgr Lefebvre et son opposition à l'esprit de Vatican II. Mais après les flots d'informations tronquées, altérées ou fausses répandus à son sujet, il était important qu'il se définisse lui-même. Il le fait aujourd'hui en dialoguant avec un catholique inquiet. Il raconte, avec une infinie simplicité, son enfance dans une famille exemplaire, son apostolat en Afrique, ses craintes grandissantes au cours du Concile, et ce qui s'en est suivi : le désarroi des catholiques, la naissance du séminaire d'Econe, sa propre condamnation, etc. Il explique, avec une sérénité à nulle autre pareille, les raisons du « non » qu'il oppose au démantèlement de la Tradition, mais un « non », en réalité qui est un « oui » à l'Eglise catholique et romaine. Impossible de comprendre Mgr Lefebvre, impossible de parler de Vatican Il et de l'Eglise si on n'a pas lu ce livre captivant, limpide et hors du commun, où la fidélité, la foi - et la bonne foi - de l'Evêque qui interroge si gravement les consciences éclatent à chaque page.

  • Le terme hébreu qabbalah, qui signifie simplement "tradition" dans le langage talmudique, est utilisé pour définir la mystique juive et les traditions ésotériques du judaïsme. La kabbale est "la sagesse de ce qui est caché" et les kabbalistes, "les hommes de l'intériorité", poursuivent inlassablement leur quête de la lumière et de la Vérité cachées dans tout ce qui existe, afin de transmettre à ceux qui en sont dignes le peu qui puisse être transmis. Après un bref rappel historique, l'ouvrage d'Alexandre Safran, grand rabbin de Genève et un des plus prestigieux kabbalistes européens, constitue une magistrale introduction à l'étude de la kabbale, sa pensée éthique et son actualité dans le monde d'aujourd'hui. Il sera suivi d'un choix de textes fondamentaux de la littérature mystique juive.

  • Israël est à la fois une religion, une spiritualité, une culture et un État. JUDAÏSME-ISRAËL se propose de publier des rééditions de grands textes classiques épuisés ainsi que des ouvrages originaux porteurs de ce message multiple : études sur la Bible, le Talmud, la Kabbale, la philosophie religieuse et le messianisme juifs sous leurs divers aspects, l'aspiration bimillénaire à Sion et son aboutissement. La diversité de ces inspirations traduit l'unité d'une civilisation, d'un peuple, d'une terre. Dans le premier volume de Sagesse de la Kabbale, Alexandre Safran a dégagé les lignes directrices de la mystique juive et en a interprété les idées fondamentales. Dans ce second volume, il présente des textes d'une grande profondeur spirituelle, qui permettront au lecteur français de connaître des oeuvres et des auteurs reflétant le monde foisonnant de la Kabbale de ses origines à nos jours. L'accent y est mis sur ce qui fait l'unité intrinsèque de la Kabbale, c'est-à-dire son caractère éthique. L'éthique demeure en effet la principale constante de la doctrine très élevée des kabbalistes, elle en est la manifestation permanente, la mise en pratique profondément vécue. Les textes rassemblés ici sont choisis à la lumière de cette sagesse qui alimente tous les courants de la mystique juive.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'extrême droite et les sectes s'alimentent à la même source. Derrière le masque religieux, les sectes sont une nouvelle forme de haine de la pensée. Pour lutter contre ce totalitarisme spirituel, il faut en comprendre la finalité. Pendant deux ans, Bernard Fillaire, l'auteur du Grand décervelage, a passé au crible les événements, les mots, les réseaux qui tissent la toile sectaire. Pour sauver les captifs, une seule solution : opposer la morale civique à la barbarie, et lutter contre tous ceux qui, au nom d'une prétendue tolérance, poussent chaque jour de nouveaux adeptes dans la bouche de la Gorgone.

  • Les rêves qui accompagnent notre vie, de la naissance à la mort, ne sont sujets à interprétation que par rapport à cette vie même. Mais ils comprennent, en même temps, une dimension plus vaste que la vie personnelle, et cachée derrière ces réalités. Les expériences faites par la voie onirique, expression privilégiée de la spiritualité, constituent la matière première de laquelle surgissent la poésie, les religions, les arts. Ce livre traite de l'étude expérimentale des rêves, de leur symbolisme, et de leur interprétation. Des explications ont été données, de tout temps, par l'intuition des devins, puis par les recherches scientifiques. Ania Teillard fait ici une synthèse de ces différents essais, traitant du symbolisme à travers les âges de la vie. Elle fournit ainsi une réponse à ceux qui cherchent la clef de leur existence onirique.

  • Trente ans après sa mort, le nom de Gurdjieff, se dégageant d'un fond de rumeurs contradictoires, est reconnu aujourd'hui comme celui d'un grand maître spirituel, tel qu'il en apparaît dans l'histoire de l'humanité, à des époques de transition. Voyant la direction que prenait la civilisation moderne, il s'était donné comme tâche d'éveiller ses contemporains à la nécessité d'un développement intérieur qui leur ferait prendre conscience du sens réel de leur présence sur terre. Les notes rassemblées dans cet ouvrage se rapportent à quelques-unes des réunions qui se tenaient presque chaque soir autour de Gurdjieff, quelles que soient les circonstances où il se trouvait. Ces textes ne sont pas une transcription directe. En effet, Gurdjieff ne permettait jamais à ses élèves de prendre des notes au cours des réunions. Fort heureusement, quelques auditeurs prévoyants, doués d'une mémoire exceptionnelle, s'efforçaient ensuite de reconstituer ce qu'ils avaient entendu. Sans chercher à présenter une synthèse des idées développées par Gurdjieff - comme P.D. Ouspensky l'a tenté avec maîtrise dans Fragments d'un enseignement inconnu - ces notes, si incomplètes soient-elles, ont été reconnues par ceux qui avaient assisté aux réunions, comme aussi fidèles que possible à la parole de leur maître. Cette parole, malgré son apparente simplicité, avait toujours la vertu d'éveiller chacun à l'essentiel. Les comptes rendus, qui constituent la majeure partie du présent ouvrage, sont précédés de trois autres textes de caractère différent. Le premier, Lueurs de Vérité - le plus ancien, puisqu'il date de 1914 - est le récit que fait un élève russe de sa première rencontre avec Gurdjieff, près de Moscou, avant la Révolution. Les deux autres, datant respectivement de 1918 et de 1924, sont des conférences faites par Gurdjieff à l'intention d'un public élargi. Quant aux aphorismes qui terminent l'ouvrage, ils étaient inscrits sur le vélum du Study House au Prieuré, conformément à un alphabet secret que les élèves étaient seuls à pouvoir déchiffrer.

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