Littérature générale

  • Mostarghia

    Maya Ombasic

    Mostar, dans le sud de la Bosnie-Herzégovine, est une ville idyllique entourée de collines ensoleillées. La cité médiévale est traversée par la Neretva, le fleuve émeraude qui charrie jusqu'à l'Adriatique la douceur de vivre dans la « vallée des arbres sucrés », où naître chrétien ou musulman, serbe ou croate, est la dernière des choses qui comptent. C'est là que vit la jeune Maya quand les obus se mettent à tomber, d'abord un à un, puis en pluie drue sur la Yougoslavie.

    Dans l'abri anti-bombardements, les scènes tragicomiques que rapportent les habitants hilares n'empêchent pas la réalité du massacre de filtrer : la guerre est là, elle va durer, il faut partir. Maya et son petit frère s'enfuient dans la caravane des gitans ; ils retrouveront leurs parents à Split, d'où la famille s'embarquera avec d'autres réfugiés pour un exil qui la mènera en Suisse, puis au Canada.

    Tout au long de ce périple, Maya grandit et s'éduque, poursuivant jusqu'à Cuba un dialogue enflammé avec son peintre de père, homme blessé, prophétique, emporté, balkanique jusqu'au bout des ongles. La résignation révoltée de Nenad, ses enthousiasmes d'enfant cent fois déçus, ses explications savantes sur l'indigence des mots pour dire la vérité du monde et des coeurs scandent le texte sensible et baroque de Maya Ombasic, qui signe avec Mostarghia son livre le plus autobiographique.

  • Yukonnaise

    Mylène Gilbert-Dumas

    Béatrice, écrivaine en mal d'inspiration, arrive au Yukon avec l'espoir d'y trouver le sujet de son prochain roman. Sur la route qui relie Whitehorse à Dawson City, elle prend une femme en auto-stop et réalise très vite qu'il s'agit d'Isabelle St-Martin, une esthéticienne dont elle a déjà été la cliente. Mais la Yukonnaise qui occupe le siège du passager n'a plus rien de la Québécoise superficielle qu'elle a connue autrefois. Au fil des conversations, Béatrice découvre l'histoire d'une jeune femme que tout le monde croyait fragile et qui pourtant a réussi à s'émanciper des cadres préétablis pour refaire sa vie au Yukon. Après le succès retentissant de L'escapade sans retour de Sophie Parent, Mylène Gilbert-Dumas nous revient avec Yukonnaise, l'histoire touchante et inspirante d'une femme qui a dû s'exiler au bout du continent pour redonner un sens à sa vie. Pour la rédaction de ce douzième roman, l'auteure a elle-même séjourné à Dawson City dans le Yukon.

  • Prenons un instant pour prendre conscience qu´il n´y a que trois façons de modifier la trajectoire de notre vie, pour le meilleur ou pour le pire : la crise, la chance et le choix.
    Sophie Parent, l´héroïne de ce livre, va passer par ces trois phases. Le jour de ses 40 ans, elle abandonne mari, enfants (2 ados) et vaisselle sale pour faire le vide pendant deux semaines dans un hôtel all-inclusiveà Mexico... Le début d´une escapade rocambolesque sans retour.
    "Sophie Parent n´avait rien d´une aventurière. Installée depuis des années dans le confort de sa banlieue, elle s´était laissé porter par la vague tranquille de son quotidien. Elle respectait l´ordre social, avait confiance en ses proches, ne mentait pas et avait pour le chaos une aversion intraitable. De l´avis de plusieurs, elle surfait avec adresse sur la grande mer de la vie. À preuve, deux mois avant que commence sa descente aux enfers, Sophie habitait encore une maison de briques dans un quartier tranquille. Elle enseignait dans une école de Montréal, partageait le lit du même homme depuis vingt ans et s´occupait de deux adolescentes avec toute l´abnégation et la tolérance qu´on exige des mères modernes. Elle parlait bien sa langue maternelle, la lisait et l´écrivait avec aisance, mais jamais elle n´avait ressenti la moindre envie d´apprendre l´anglais. Encore moins l´espagnol. Il est donc étrange qu´au moment où nous faisons la connaissance de cette femme ordinaire, elle gît en plein désert, sur l´accotement d´une route de campagne, quelque part au Texas, non loin de la frontière mexicaine."

  • Au décès de sa soeur, Vivianne, qui n'est encore qu'une jeune étudiante, se voit confier la garde de son neveu. Ce tour du destin l'oblige à changer sa vie radicalement.

    C'est dans un environnement inconnu que Vivianne apprendra, au prix de sacrifices immenses, son nouveau rôle de mère. Mais l'affection grandissante du petit Ben et sa rencontre avec Joséphine, une femme qui, sous des dehors bourrus, cache une âme généreuse, lui feront prendre conscience que le bonheur est rarement là où on croit le trouver...

  • Sophie trouve, dans l'entretoit de sa maison tricentenaire de Neuville, au Québec, un manuscrit qui y a été déposé en 1674 par son lointain ancêtre, l'architecte et constructeur naval Guillaume Bertrand. Signé Bénédicte, ce document relate les événements majeurs qui ont contribué à la formation de la pensée et de l'oeuvre d'une philosophe née à Amsterdam au XVIIe siècle et qui a vécu de sa naissance à sa mort dissimulée sous des habits d'homme. Qui était cette Bénédicte? Comment son manuscrit s'est-il retrouvé entre les mains de Guillaume Bertrand? Et y a-t-il moyen pour Sophie d'authentifier sa découverte? Au bout d'une année d'enquête menée avec son ami Balthazar, et après bien des péripéties, Sophie découvrira, à sa grande surprise, l'identité de cette Bénédicte dont elle se sent si proche.

  • Je m appelle Bosnia

    Gagnon Madeleine

    Après l'enlèvement de son frère par des paramilitaires, l'internement, dans un asile psychiatrique, de sa mère broyée de douleur et l'assassinat de son père tombé à ses côtés au combat, Sabaheta, jeune résistante musulmane, adopte le nom de Bosnia. Elle file vers Sarajevo, ville dévastée par les obus et les tirs des snipers, et y retrouve son amie Adila avec son amante ainsi qu'un camarade d'université, Adem. Ensemble, ils essaient de survivre à la guerre. Lorsque sont tuées Adila et son amie, Bosnia et Adem, devenus amoureux, décident de s'exiler, d'abord en France, puis au Québec, où ils s'installent pour de bon.Roman fort et émouvant, Je m'appelle Bosnia dénonce les horreurs de la guerre, le racisme, la violence faite aux femmes, l'intolérance sous toutes ses formes. À l'amour de certains pour la mort, Madeleine Gagnon oppose le chant d'amour de tous les autres qui apportent à Bosnia et à Adem secours, hospitalité et générosité sans limites sur la route de l'exil. Avec toutes les voix d'écrivains qui hantent Bosnia, ce roman se révèle l'un des plus beaux hommages rendus au pouvoir régénérateur et consolateur de la littérature.

  • Rescape

    Gorkynian Jean-Pierr

    Les débuts de roman que Youssef empile dans la boîte au pied de son bureau sont autant de morceaux de miroir dans lesquels se reflète son identité fragmentée. Son ex partie, le Moyen-Orient à feu et à sang, un rapport à remettre tous les vendredis... Comment faire naître le sens d'un monde en déroute dans lequel on n'a pas trouvé sa place ? Comment rêver quand il nous est impossible de même fermer l'oeil ?

    Les massifs dunaires voguent d'un bout à l'autre du désert, sous l'orchestration des étoiles, et moi, je suis perdu dans leurs méandres. Quand la solitude devient insupportable, quand la violence que je vois est trop immonde, je m'échoue, en quelques clics, au pied de mirages dissipés.

    Jean-Pierre Gorkynian est un Montréalais d'origine syrienne. Il anime à la radio web de l'UQAM une chronique sur la transmigrance en littérature. Rescapé est son premier roman.

  • Francis

    Alexandre Michaud

    Antoine Lavoie habite dans une petite ville glauque et pauvre avec samère, dépressive chronique, et son père, chômeur habituel. Il passe son temps àlire et rêve de devenir écrivain. Mais pour écrire quoi ? Il n'a rien àraconter, et ça se voit : à la poly, c'est comme s'il était transparent...Mais voilà que Francis Pigeon, la terreur du voisinage, lui fait uneproposition inespérée : il va lui faire vivre de quoi remplir son livre.

  • " C'est Vital. Ça a l'air qu'il a ramassé un cadavre dans ses filets. Il l'a dit dans sa radio. Tu veux qu'on t'en raconte, des histoires de marins ? Reste avec nous autres pis tu vas en voir, la p'tite ! " Ce matin-là, Vital Bujold a repêché le corps d'une femme qui, jadis, avait viré le coeur des hommes à l'envers. En Gaspésie, la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. Les interrogatoires dérivent en placotages, les indices se dispersent sur la grève, les faits s'estompent dans la vague, et le sergent Moralès, enquêteur dans cette affaire, aurait bien besoin d'un double scotch.

  • Coco

    Charbonneau-Demers A

    "Dans son « racoin du monde », un garçon de douze ans est repéré par Marie-Thérèse Lambert, actrice tordue et malheureuse qui décide de le prendre sous son aile. Des années durant, elle lui apprendra à se délecter de son propre malheur et, surtout, à susciter la pitié des autres - comme le faisait son alter ego, l'infâme Kamelia Kaze, du temps où elle se suicidait sur les scènes de New York.

    Coco est un roman d'apprentissage déjanté
    et minimaliste dont l'humour caustique se fait tour à tour jubilatoire et inquiétant.

    Extrait: Une femme se tient debout, dos à moi, au centre d'un cercle d'enfants couchés par terre, les yeux fermés. On entend tout. Les gouttes qui tombent de mes cheveux et la respiration de chacun d'eux, étalés sur le plancher comme des paires de poumons. Je risque de leur faire peur en m'approchant. Ou peut-être qu'ils vont m'ignorer jusqu'à la fin ? On n'arrive pas en retard à un cours de théâtre, j'imagine : tout y a l'air si sacré."

  • On fait monter une jeune Innue sur une plateforme de bois construite dans les arbres. Toute seule, juchée parmi les branches, elle attend la visite de l'animal totémique qui guidera son destin. Au terme de cette épreuve initiatique, que l'on réserve d'habitude aux garçons, elle sera prête à partir avec son clan à la recherche du caribou, qui a déserté la taïga.Car, sans le caribou, nul équilibre, nulle joie. Ce conte poétique, raconté avec tendresse et humour par le grand-père de l'héroïne, est un hommage aux forces de la nature, et à tous ceux qui en tirent les enseignements. " J'ai eu la vision du Caribou il y a un mois, et il m'a semblé voler à sa chasse en replongeant dans ce roman-conte... Toutes ces visions du Nitassinan, de cette vie ancienne, tant ancienne qu'elle en est oubliée, tout cet univers que je parcourais dans mon adolescence, je les ai retrouvés grâce à toi, Jean. Ils sont dans ce livre ! " - Natasha Kanapé Fontaine

  • "Les Abdelnour ont passé près de quinze ans au Québec avant que le père ne les force à rentrer au pays natal, le Liban. Après quelques mois d'émerveillement devant le paysage lumineux de la côte, il leur faut bien s'installer dans leur nouvelle vie, apprendre les codes culturels, s'inventer un avenir. Pour la jeune Ikram, profondément attachée à l'indépendance et à la liberté dont elle jouissait en Amérique, l'épreuve est particulièrement ardue. Dans la chaleur entêtante et sous le regard oppressant des hommes, comment rester fidèle à ses ambitions ? Comment exercer son métier de comédienne dans un monde ou « actrice » est synonyme de « putain » ? Au Grand Soleil, comment s'épanouir sans se brûler ?
    Dans ce roman sensible et sensuel, Abla Farhoud donne la parole à des personnages intenses et fait revivre autour d'eux le Liban des années soixante.
    C'est mon père qui prend la parole. Les mots sortent difficilement de sa bouche, comme s'il n'avait jamais parlé de sa vie. « Tu sais, ma fille, nous sommes au Liban... Nous espérions que... » Je le laisse se dépêtrer, je sais ce qu'il va me dire. Je les regarde et j'attends. « Tu le sais, ma fille, au Liban... une fille de bonne famille ne joue pas au théâtre. »"

  • Mélikah Abdelmoumen a passé douze ans à Lyon avec son conjoint et leur fils. Sans amertume, mais sans détour, elle raconte ce qui lui a finalement fait interrompre ce long séjour : les clivages sociaux et les lourdeurs administratives de la France, un climat politique étouffant, et l'épreuve quotidienne de vivre dans un pays en perpétuel état d'urgence. En contrepoint, le récit de son amitié avec une famille de Roms de Roumanie ballottés de squats en bidonvilles fait ressortir cette grande constante existentielle du déracinement : l'inquiétude.

    Quand on part, même dans des circonstances heureuses et relativement confortables, on part avec soi-même tout entier, névroses comprises, phobies comprises, araignées au plafond et squelettes dans le placard compris. Ce qu'on laisse derrière soi, c'est le terreau humain, social et institutionnel où tout ça était enraciné. On emporte, dans un mouchoir de poche, les petites mottes de terre accrochées au rhizome biscornu qui est tout ce qu'on est..

  • La navrure

    Gagnon Jean-Daniel

    Éclairé par la fiction romanesque, ce que j'ai vécu là-bas [...] a été plus accessible à ma conscience, moins terrifiant. Ma mémoire apitoyée en a fait une aventure paradoxale.Un homme s'éveille dans un hôpital perdu du Bélize en pleine tempête tropicale. Désorienté et fiévreux, il découvre, horrifié, qu'il ne peut plus parler, ni marcher. Pris de violentes convulsions, il délire, plongeant etreplongeant sans cesse dans les souvenirs de ses frasques, de ses amours, deson enfance. Quand il en émerge, c'est pour observer autour de lui un universqui n'a plus de sens.La navrure n'est pas une ode lénifiante à la résilience humaine : le narrateur est en colère, amer, révolté. Mais son regard sur le monde et sur lui-même est aussi empreint d'un humour délicieusement corrosif.

  • Mes parents suivaient la méthode du calendrier. Alors, ce qui devait ne pas arriver arriva. C'est-à-dire moi.Tourville, années 1950. Les locomotives ne sont pas encore passées au diesel et le CN est le principal employeur de ce village de la région des Appalaches, dépôt de charbon et de bois d'oeuvre. Depuis toujours, l'Église règne sans partage sur les âmes comme sur la politique : rien ne doit mourir et rien ne doit changer... Mais voilà que la télévision entre dans les foyers et, avec elle, une constellation de nouvelles vedettes dont la plus lumineuse, aux yeux du jeune Daniel Boisvert, est sans conteste Janette Bertrand. Le petit garçon ira jusqu'à confier à son idole la tragédie qui a bouleversé sa famille.À travers le regard d'un enfant de neuf ans, Rendez-vous à Tourville dépeint avec un humour à la fois tendre et ironique tout un chapitre de l'histoire culturelle et sociale du Québec.

  • Au loin se dessine un grand voilier : il amène un Danois venu se perdre dans la blancheur pour échapper à un sombre passé. Amusées, Mikak et sa famille le rebaptisent Jensigoak et l'adoptent comme un des leurs.

    Bientôt, Mikak prendra le large à son tour, amenée par l'officier Francis Lucas et ses hommes jusqu'à la cour de la princesse Augusta, en Angleterre, où elle sera traitée comme une curiosité avant d'être renvoyée chez elle, à jamais transformée.

    À son retour, elle servira de guide à Jensigoak pour l'établissement de la première mission des Frères moraves au Labrador. Mais la cohabitation improbable des deux cultures ne se fait pas sans dégâts : les traditions s'enchevêtrent et se confrontent irrémédiablement.
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    Dans ce deuxième volet du Cycle des chants de la terre, Jean Bédard prête sa plume à Mikak, la première Inuite à s'inscrire par son nom dans les annales de l'histoire de la conquête.
     
    Les Frères peuvent passer, dit-elle, nous les aimerons autant que le reste. Nous sommes en paix entre les omoplates de nos grands-pères. Le feu de nos lampes à graisse frétille comme du poisson de rivière. Dans mille ans, on marchera encore sur un manteau de neige dans un ciel de couleurs.
     
    Jean Bédard, docteur en philosophie, enseigne le travail social à l'UQAR. Lauréat du prix Ringuet pour Marguerite Porète, l'inspiration de maître Eckhart (VLB éditeur, 2012), il signe ici sont dixième roman.

  • Lejla

    Maya Ombasic

    Laure quitte son mari, son fils et Montréal pour aller rechercher à Trieste des inédits de grands auteurs. Dans cette ville qui la fascine depuis l'enfance, elle rencontre un homme avec qui elle noue une relation passionnée, et tourmentée, qui la révèle à elle-même corps et âme, et lui fait adopter à nouveau son véritable prénom, qu'elle avait voulu oublier avec les traumatismes de la guerre, du deuil et de l'exil.Son épanouissement charnel déclenche en elle une quête mystique qui la mène de Trieste à Istanbul, d'Istanbul à Beyrouth, de Beyrouth à Sarajevo.

  • Tout est ori

    Paul Serge Forest

    Il s'est assis là où se rendaient les vagues pour observer la danse singulière des particules. Elles avaient un comportement plus animal que minéral. Il était facile de leur prêter une volonté : déplier le plus loin possible, en longues traînées, leur chatoiement bizarre. Saisi par le phénomène, Goyette n'a pas reculé. Le fleuve lui est rentré dans les souliers, dans les pantalons, dans la raie. C'était froid, et de plus en plus magnifique.Grâce à leur énorme usine, les Lelarge contrôlent le marché des fruits de mer sur la Côte-Nord quand survient, sur la plage de Baie-Trinité, un visiteur à l'élégance suspecte, lié à un mystérieux conglomérat japonais. Pour Frédéric Goyette, fonctionnaire dépressif, amateur d'aquavit et de jazz inécoutable, c'est le début de l'enquête. Quant à Laurie Lelarge, cadette rebelle de sa famille, l'homme en vient vite à exercer sur elle un attrait confus, mais irrépressible. Elle ignore encore que Mori Ishikawa est l'auteur d'une invention qui est promise à changer le cours de l'histoire...

  • Du surréalisme aux récits de l'extrême contemporain, on constate qu'une relation d'une rare complexité s'est nouée entre la littérature et l'épineuse question de la vérité, du faux et de leur figuration.
    Il en a résulté un glissement progressif du réel vers son travestissement nourri d'un scepticisme face aux systèmes d'explication reposant sur l'idée de l'unicité du Vrai et de la Raison. Ce tournant relativiste est à l'origine d'un ensemble de phénomènes mobilisés par la littérature, qui peuvent se résumer par l'idée d'une méfiance du texte à l'égard de lui-même, substituant au réalisme du roman classique de nouvelles formes littéraires qui ébranlent le contrat de la représentation du monde. Ce qui conduit à un effondrement de la mimesis et à un éclatement des instances narratives en une polyphonie qui trouble les frontières du sujet, dont l'une des particularités consiste en la multiplication d'" hommes de paille " et de " récits de paille " afin de se prémunir contre toute éventualité fâcheuse entraînée par l'entreprise de raconter.
    Il nous paraît urgent aujourd'hui de réfléchir sur la transformation de ces pratiques narratives qui s'offrent comme des " mensonges délivrés de celui d'être vrai ", comme disait Adorno.

  • Le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs de talent pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes. Voici celle d'Aline Apostolska. Mark Nguyen, ingénieur pour l'armée américaine, ne s'est jamais intéressé à son passé. Mais lorsque sa mère adoptive meurt et que sa femme lui apprend qu'elle est enceinte, il n'a d'autre choix que de faire la lumière sur le mystère de ses origines. De Boston à Ho Chi Minh-Ville, de Los Angeles à Montréal, Mark parcourt à rebours le chemin que la vie, " qui sait ce qu'elle fait ", comme l'affirme son père adoptif, a tracé pour lui. Le 24 juin, jour de son trente-huitième anniversaire, à l'aéroport, il a rendez-vous avec le secret de son existence. Dans ce suspense social, la prose de l'auteure sert une réflexion sur les questions de l'identité et de la paternité.

  • Le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs de talent pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes. Voici celle de Claudia Larochelle. Louisa Vanier, épouse et mère dévouée, est agente de bord sur le vol 459. Tour à tour, ceux qui l'ont aimée viendront révéler au lecteur la béance que sa disparition laisse dans leur vie. Au seuil du deuil, ils chercheront à comprendre cette tragédie, et surtout cette femme mystérieuse dont les secrets ne finiront jamais d'être révélés. Ce roman intime et poignant donne à découvrir, à travers les pensées successives de ceux qui restent, une héroïne fascinante et assoiffée de liberté.

  • Ma belle blessure

    Clavet Martin

    L'enfant qui entame la rédaction de ce journal intime est innocent. Fraîchement débarqué dans son nouveau quartier, il lui tarde de rencontrer ses camarades de classe. Mais dès le premier jour, dans la cour d'école, c'est son bourreau qui l'attend. Le monde coloré qui l'habite s'assombrit à mesure que les insultes se transforment en coups, les coups en torture; les phrases sautillantes du début font place à une écriture exsangue où la candeur ne convainc plus. C'est un enfant rompu qui, à la fin, noircit les pages de son journal, son seul ami, son " frère de papier ".

  • C'est alors qu'il regarde son fils dormir que Jonathan Roberge prend conscience des innombrables dangers qui menacent sa progéniture à tout instant. Pris de panique, il entreprend de léguer à son fils quelques conseils d'homme qui le guideront tout au long de sa vie, des conseils prodigués par le biais d'une série web qu'il réalise et coécrit. Testament teinté d'humour mordant et truffé de vérités crues, Fiston est en ligne depuis 2012 et a récolté au-delà de 13 millions de clics. Le rythme et la qualité des textes de cette série lui ont valu plusieurs mises en nomination ainsi que de nombreux prix, dont deux Oliviers pour la meilleure émission ou série originale - nouveaux médias. Ce livre est l'adaptation remaniée et augmentée de la série web.

  • " Je me réveille, je te vois. Je m'endors, je te vois. Je respire, je te vois. Je vois juste toi, OK ? Je vois juste... toi, Clara. " Pour dire ce genre de choses à une fille, puis changer d'idée après 72 jours - le temps de la gestation du cochon d'Inde - et finalement rompre par internet, il faut être un vrai salaud. À moins que la fille soit elle-même trop compliquée ? Comment Clara peut-elle oublier Damien, son regard tendre et ses cheveux fous ? Sûrement pas en lui écrivant des courriels qui commencent par " Cher trou de cul "... " La plume vivante, bien aiguisée et extrêmement efficace d'Annie Quintin tient en haleine. Criante de vérité, Clara nous charme avec son intensité et son humour bien à elle. Plaisir garanti ! " -; Nathalie Roy, auteure de La vie épicée de Charlotte Lavigne " Une histoire romantique et passionnée, qu'on termine avec le sourire aux lèvres. Un vrai roman feel-good ! " -; Nadia Lakhdari King, auteure de N'oublie pas mon petit soulier et de Je vois la vie en rose

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