Sciences humaines & sociales

  • Dans les dernières décennies, notre conception du sexe, du genre et de la sexualité a beaucoup évolué. La logique binaire selon laquelle on serait homme ou femme, de genre masculin ou féminin, d'orientation hétérosexuelle ou homosexuelle, a été profondément remise en question en faveur d'une pluralité d'identités. Quelles sont les origines de cette révolution ? Sur quelles connaissances scientifiques est-elle fondée ? Quelles nouvelles perspectives ouvre-t-elle ? Le présent ouvrage, version entièrement remaniée d'un des premiers livres en français portant sur ces questions, explore le monde nuancé et complexe de l'intimité, de la sexualité et de l'identité. Ce faisant, il explique et définit avec précision les différentes facettes de la diversité sexuelle et de genre.

  • Excitante, choquante ou distrayante, la sexualité s'expose aujourd'hui sur toutes les scènes, sur tous les écrans. Pourquoi fascine-t-elle tant ? Et que nous révèle-t-elle de ceux qui la produisent et de nous, son public avide de tout voir et tout entendre ? Peut-on jeter un regard neuf sur le phénomène ?
    Michel Dorais nous y invite dans cet essai critique teinté d'humour.
    Il nous montre comment la sexualité spectacle tient de l'art du cirque, qu'elle se nourrit du scandale et de la censure, qu'elle fait de l'exhibitionnisme une vertu et de l'abolition de l'âge, un must. En soulevant la toile du plus grand chapiteau du monde, l'auteur nous fait voir d'un autre oeil le vaste show de la sexualité.
    Ce livre, initialement publié au Québec par VLB, a été un bestseller au Canada.

  • Comment fonctionne l'érotisme masculin ? Qu'est-ce qui suscite le désir, l'excitation ou la passion chez les hommes ? Comment construisent-ils leurs fantasmes ? De quelle façon choisissent-ils leurs partenaires ? Pourquoi sont-ils fidèles ou volages ? Une enquête inédite, témoignages à l'appui.

  • Le choc du numérique

    Hervé Fischer

    En ce début du troisième millénaire, l'espèce humaine doit faire face au choc numérique qui envahit tous les secteurs d'activité. Un choc qui ouvre jusqu'à la boîte de Pandore des manipulations génétiques... Nous vivons une révolution fascinante qui, trop souvent, s'accompagne d'un retour de la pensée magique. Assisterons-nous, sans esprit critique, au triomphe des cyberprimitifs? L'âge numérique sera aussi décisif pour l'aventure humaine que l'ont été l'âge du feu ou l'âge du fer. N'est-il pas urgent alors de repenser les fondements de notre humanisme pour maîtriser notre destin?

  • Rebatir le camp du oui

    Collectif

    La relance du Parti Québécois et du mouvement indépendantiste dans son ensemble est au coeur du livre de Paul St-Pierre Plamondon. Le candidat à la course à la chefferie du PQ y relate son expérience de l'engagement sur le terrain, fait état de ses observations sur le parti, et donne une lecture convaincante des facteurs qui, selon lui, ramèneront inexorablement la cause de l'indépendance du Québec à l'avant-scène dans les prochaines années. Il propose un plan de match pour préparer le camp du OUI, repérant les enjeux qui devront animer l'action du parti de René Lévesque sur le chemin de son nouveau rendez-vous avec l'histoire.

  • L art de defendre ses opinions explique a tout le monde Nouv.

    "Avoir des opinions ne suffit pas. Il faut aussi savoir les défendre. Devant les autres, et parfois pour soi-même, à l'heure de faire des choix, de prendre des décisions. L'art de défendre ses opinions, qu'on appelle la rhétorique, concerne presque toutes les facettes de l'existence. Il s'impose comme un exercice essentiel sans lequel on se condamne à n'avoir rien à dire ou à dire n'importe quoi. Défendre ses opinions est un véritable devoir de citoyen, d'humain dirais-je même, dont on ne se prive qu'au prix de sa propre insignifiance. Rendre raison de ses convictions et accepter de les confronter avec le point de vue des autres constituent en effet une marque de notre humanité.
    Ce petit livre ne vise à rien d'autre qu'à fournir aux honnêtes citoyens les outils de base leur permettant de défendre simplement, avec intelligence et efficacité, leur opinion sur divers sujets. Pour ne plus être obligé de taire ses idées ou de les ressasser sans effet par incapacité à les défendre."

  • Ils ont grandi dans les années 2000. Ils n'ont pas connu la criminalisation de l'homosexualité, ni l'époque où elle était considérée comme une maladie mentale. La discrimination ouverte sur le motif de l'orientation sexuelle était interdite avant même leur naissance et ils ont assisté, tout jeunes, à l'autorisation des unions civiles, puis des mariages entre conjoints de même sexe. On voudrait croire que le sort des jeunes lesbiennes, gais, bisexuels, transsexuels ou transgenres (LGBT) québécois s'est beaucoup amélioré ; pourtant, on entend plus que jamais parler de harcèlement et d'intimidation à leur encontre. Quelque chose ne tourne pas rond. Menée auprès de 259 jeunes LGBT de 14 à 21 ans, cette enquête les a interrogés sur leurs relations avec leur famille et leurs pairs, sur la découverte puis la révélation de leur différence, sur les problèmes auxquels ils doivent faire face et leurs trop fréquentes conséquences : la honte, l'isolement, le désarroi. Elle leur a aussi permis de parler de leurs amours, de leurs projets de couple ou de famille et de leurs espoirs pour l'avenir. Ce saisissant " portrait de groupe " des jeunes de la diversité sexuelle permet de mesurer tout le chemin qui reste à faire pour atteindre leur véritable inclusion sociale et donne un aperçu de la résilience dont ils doivent faire preuve pour passer de la honte à la fierté.

  • Une année en Espagne

    Joseph Facal

    À l'occasion d'une année sabbatique où il a enseigné à l'université Carolo III de Madrid, Joseph Facal s'est installé avec toute sa famille en Espagne. Il a tenu pendant son séjour un journal dont certains extraits sont parus dans le Journal de Montréal. Ce livre reprend ces chroniques et d'autres passages inédits. L'auteur y note des réflexions très libres, inspirées par l'actualité et par sa découverte de la vie espagnole. Il s'intéresse aussi bien à la tauromachie qu'au nationalisme catalan, aussi bien au renouveau urbain de Barcelone et de Bilbao qu'aux conséquences de la crise financière sur la vie des Espagnols. Agréable à lire, comme un journal de voyage, cet ouvrage donne aussi sur la réflexion de la société québécoise à partir d'un point de vue extérieur.

  • Ce livre rend compte d'une recherche inédite dans des fonds d'archives très riches. Il remet en lumière l'activité militante et les débats intellectuels de différents représentants de la mouvance nationaliste qui gravitait autour de Lionel Groulx. C'est dans ce milieu qu'on verra resurgir l'idée de l'indépendance du Québec, agitée d'abord par les Jeune-Canada, des étudiants des jésuites dont certains deviendront célèbres ( André Laurendeau, Lucien L'Allier, Claude Robillard ), puis reprise par des sympathisants des mouvements fascistes, comme les frères O'Leary et Paul Bouchard, qui s'expriment dans de multiples publications plus ou moins éphémères. Cette fièvre indépendantiste s'apaisera vers la fin de la décennie, quand le combat contre la conscription deviendra la priorité des nationalistes. Mathieu Noël fait ainsi la " préhistoire " d'une idéologie qui reviendra à l'avant-scène politique dans les années 1960.

  • Journal de guerre

    Benoit Cadieux

    Ce Journal de guerre est un document exceptionnel. C'est la compilation de notes prises sur le terrain, au jour le jour, par un officier d'artillerie qui a participé à la campagne de libération de l'Europe de l'Ouest, de juin 1944 à juillet 1945. Il rend compte de la guerre vécue à hauteur d'homme, en Normandie d'abord où il arrive une semaine après le Débarquement, puis en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. Il témoigne des combats, des bombardements, il décrit les villes et villages ravagés par la guerre, l'accueil des populations libérées, il raconte ses permissions où il fait du tourisme à Paris ou à Bruxelles. Et, à travers cela, il présente le quotidien moins glorieux des militaires, les campements plus ou moins confortables, les journées harassantes et les loisirs occasionnels. La guerre comme si vous y étiez, avec ses angoisses, ses exaltations, son ennui.

  • Hector fabre

    Carel Yvan

    Hector Fabre (1834-1910) est devenu célèbre pour avoir été le premier représentant du Québec (puis du Canada) à Paris, mais il s'agit aussi d'un personnage considérable dont les communications de ce recueil présentent les différentes facettes : fils d'un libraire, qui a participé à la rébellion des Patriotes, frère du premier évêque de Montréal, il a été un journaliste important, qui a tenté de développer une forme modérée de libéralisme entre ultramontains et libres-penseurs. Il a aussi contribué à la fondation de la tribune de la presse au parlement de Québec ; devenu diplomate, il n'a pas abandonné la plume de journaliste pour autant, puisqu'il a animé le Paris-Canada, une publication remarquable qui s'est efforcée de renouer les liens entre la France et le Québec. Par la qualité et la variété de ces auteurs, cet ouvrage offre une vision à la fois large et documentée du personnage, mais aussi de son époque.

  • Pour un semblant d'amour, pour de l'argent vite envolé, par goût du risque ou de l'aventure, mais aussi sous la menace, de nombreuses jeunes filles se retrouvent aujourd'hui entraînées dans la prostitution sous l'influence de gangs de rue. Ce proxénétisme rapporte gros. Et les nouvelles recrues ne manquent pas. L'implication des gangs de rue dans la prostitution juvénile change les données du problème et soulève plusieurs interrogations. Quelles sont les motivations des garçons qui se joignent à des gangs de rue ? Comment les gangs de rue recrutent-ils des adolescentes pour la prostitution ? Quels sont les profils types de ces adolescentes ? Qui sont les clients et pourquoi recherchent-ils de toutes jeunes filles ? Pourquoi est-il difficile de démanteler ces réseaux de prostitution ? Pourquoi les jeunes filles ont-elles du mal à témoigner contre leurs proxénètes et leurs clients ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles répond ce livre, qui est le fruit d'une enquête menée auprès d'intervenants sociaux et de policiers, ainsi qu'auprès de jeunes filles ayant été impliquées dans la prostitution juvénile.

  • En octobre 1970, Robert Comeau était un tout jeune professeur d'histoire. Engagé pour l'indépendance du Québec et la cause ouvrière, il avait intégré la cellule Information Viger du Front delibération du Québec, y assurant entre autres la rédaction et la distribution des communiqués du groupe clandestin. Durant ces quelques semaines tumultueuses, il a été filé, mis sur écoute, et finalement trahi par des indicateurs infiltrés.Ayant pris très vite ses distances avec l'action directe et renoncé à la violence, Comeau ne cherche aujourd'hui ni à se justifier ni à se peindre en héros, mais bien à établir - et souvent à rétablir - la vérité historique d'un moment dont il a été un acteur et un témoin. Dans ce livre, il raconte le cheminement personnel et intellectuel qui l'a mené, avec d'autres jeunes militants et militantes, à rejoindre les rangs du FLQ. Il expose avec clarté le déroulement des événements et montre les nombreux abus perpétrés par les autorités policières, notamment la création de fausses cellules felquistes après la dissolution du mouvement. Il relate également les suites judiciaires et humaines de la crise, et se penche sur la question cruciale de l'inscription d'Octobre dans la mémoire collective.

  • Joseph Morneau

    Danny Plourde

    En commettant un crime, il venait de réveiller une force qu'il ne se connaissait pas, une lointaine lignée de bafoués qui se serait enfin libérée à travers lui. Un sentiment d'accomplissement l'enivrait. Entre l'effroi et la quiétude, l'euphorie et l'angoisse, Morneau frissonnait de tout son corps à seulement imaginer qu'il avait ôté la vie d'un homme, qu'il avait réussi quelque chose, qu'il avait, pour une fois, servi une juste cause. Joseph Morneau pourrait être n'importe qui. Pourtant, ce jeune homme ordinaire est le héros involontaire d'une histoire au cours de laquelle le meurtre et la mort vont irrémédiablement le transfigurer. Joseph Morneau est un roman social, engagé, pour ne pas dire enragé, qui nous plonge au coeur d'une société québécoise minée par la corruption et le cynisme et qui s'interroge sur l'engagement et le militantisme. En décrivant l'inéluctable dérive d'un homme que rien ne prédisposait au meurtre et à la violence, Danny Plourde nous fait partager son regard acéré et sans complaisance sur la société québécoise en général et sur le quotidien désenchanté de sa génération en particulier.

  • La correspondance de Ludger Duvernay durant ses années d'exil forcé aux États-Unis éclaire l'activité de celui qui fut l'une des figures centrales du mouvement des patriotes. Il a été, parmi ses compagnons relégués, l'homme indispensable qui faisait circuler les nouvelles et contribuait à coordonner l'action des uns et des autres. Le mouvement patriote n'était pas exempt de dissensions, notamment entre radicaux et modérés ; Duvernay, lui, faisait l'unanimité... ou presque. Duelliste impénitent, il avait le sang chaud et une opiniâtreté qui, si elle lui permit de tenir bon dans les circonstances les plus difficiles, lui valut aussi bien des querelles.

    Avant, durant et après son séjour américain, Duvernay a été un journaliste accompli et prolifique, dirigeant entre autres le célèbre journal La Minerve. Si l'on ajoute à cela son implication à la tête de la société secrète des Frères chasseurs, et le fait qu'il ne fut rien de moins que le fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, on voit se dessiner le profil d'un artisan incontournable de l'histoire du Québec.

    Une présentation exhaustive de la vie de Ludger Duvernay précède dans cet ouvrage le recueil intégral des lettres envoyées par Duvernay des États-Unis, auxquelles s'ajoute une sélection de lettres reçues, retenues pour leur importance.

  • Dans ce pamphlet assumé, Gilles Toupin met tout son zèle à démonter le programme de la Coalition avenir Québec, le parti que François Legault a fondé avec l'homme d'affaires Charles Sirois.

    Le premier reproche adressé à l'ancien ministre péquiste est son abandon presque nonchalant du projet souverainiste. Mais Gilles Toupin a bien d'autres doléances. Il signale les nombreuses contradictions internes de la CAQ, que la fusion avec l'ADQ moribonde n'a fait qu'exacerber ; il critique l'application erratique par le fondateur d'Air Transat d'une philosophie managériale à l'action politique ; il dénonce, surtout, l'improvisation et la légèreté avec lesquelles le chef caquiste se propose de réformer l'État québécois. Santé, éducation, finances publiques : tout relève, selon Toupin, d'un bricolage bancal, et donc dangereux.

    Les nombreux contacts de l'auteur avec d'anciens collaborateurs de François Legault l'aident à brosser un portrait politique féroce de celui qui, à une époque où le Québec a manifestement soif de changement, n'en proposerait que l'illusion.

  • La première carrière journalistique de René Lévesque explique largement comment s'est forgée sa voix unique au Québec. Reporter de guerre bouleversé par le spectacle des camps de concentration, envoyé spécial de Radio-Canada en Corée, animateur de radio et de télévision, auteur d'innombrables chroniques de presse, il a toujours eu le souci - et le talent - d'expliquer les choses clairement, sans pour autant verser dans la simplification. De même, son intelligence sensible et sa proximité avec le public ont été un atout de poids dans sa vie politique. Cet ouvrage se penche sur cet aspect fondamental du caractère de René Lévesque, et sur bien d'autres éléments qui définissent ses qualités de communicateur. Cet ouvrage est tiré des interventions qui ont eu lieu lors du deuxième colloque de la Fondation René-Lévesque. Les auteurs sont des spécialistes de la communication politique, des historiens, des journalistes et d'anciens proches collaborateurs de René Lévesque. Avec les textes de : Éric Bédard, Aimé-Jules Bizimana, Anne Caumartin, Bernard Descôteaux, Yves L. Duhaime, Yves Dupré, Graham Fraser, Xavier Gélinas, Dominique Labbé, Marc Laurendeau, Denis Monière, Gratia O'Leary, Pierre Pagé, Jean-Louis Roy, Jocelyn Saint-Pierre et Alexandre Stefanescu.

  • "D'octobre 2008 à juin 2009, quelques mois avant son décès, Pierre Falardeau a été chroniqueur pour l'hebdomadaire montréalais ICI. Il était donc allé rejoindre ces " journaleux, chroniqueux, critiqueux et éditorialeux de notre médiacarssie vaguement consanguine ". Finalement, son besoin de s'exprimer avait été plus fort que son apathie pour les médias de masse. C'est un Falardeau sensible, humain, parfois délibérément détestable et toujours indigné qui s'exprime dans des chroniques sans compromis, traquant sans pitié la bêtise et les travers de ses concitoyens. C'est parce que ses textes sont toujours pertinents et étonnants d'actualité qu'il était important de les rééditer dans cet ouvrage qui nous rappelle combien Pierre Falardeau nous manque.

  • Jacques Rouillard dresse ici un bilan de l'expérience syndicale au Québec, en l'analysant sous trois aspects : les rapports des syndicats avec l'État, leur vision du nationalisme et la perception qu'en a l'opinion publique. Les syndicats ont toujours favorisé une intervention soutenue auprès de l'État, que ce soit sous la forme du lobbying ou d'un appui à un parti politique, ou en intégrant l'appareil administratif. Par ailleurs, les syndicats internationaux d'origine américaine aussi bien que les syndicats nationaux catholiques ont dû prendre position sur l'identité canadienne-française, l'autonomie provinciale et le statut politique du Québec. Enfin, le soutien que les syndicats reçoivent de l'opinion publique varie paradoxalement en fonction de leur plus ou moins grande combativité. L'histoire de l'expérience syndicale au Québec, depuis ses débuts au XIX e siècle jusqu'à aujourd'hui, est une histoire d'avancées et de reculs, à travers des combats sur des enjeux concrets aussi bien que sur des principes, sur l'opportunité d'avoir une protection en cas d'accidents du travail ou de lutter contre le fascisme et le communisme, sur la revendication de manuels scolaires gratuits ou sur le soutien aux républicains durant la guerre civile espagnole. Bref, c'est une histoire plus complexe, plus longue et plus riche qu'on ne le croirait, mais toujours aussi passionnante.

  • Les baby-boomers ont perpétré un véritable hold-up générationnel : ils ont sans cesse augmenté la taille de l'État québécois pour profiter de ses largesses en confisquant aux plus jeunes leur part de la richesse collective. Or, à l'heure où toutes nos institutions vacillent, ils atteignent l'âge de la retraite et menacent de porter le coup de grâce au système. Il est donc urgent de réformer l'État-providence en le soumettant à un régime draconien. Que l'on partage ou non son diagnostic, Éric Duhaime met en lumière des réalités démographiques, économiques et politiques que l'on ne saurait balayer du revers de la main. Il offre dans ce premier essai une vision globale de sa réflexion, qui devrait intéresser ses partisans autant que ses critiques. Polémiste coloré et convaincu, Éric Duhaime défend les idées d'une droite politique très attachée aux libertés individuelles, celle que les Américains appellent " libertarienne ". Après plusieurs années passées dans les officines de la Chambre des communes et de l'Assemblée nationale, il est maintenant chroniqueur dans les grands médias du Québec et du Canada anglais.

  • Au Québec, la caricature est née en même temps que le journalisme, avec l'arrivée de l'imprimerie au début du régime anglais, et ces deux pratiques sont restées, depuis, indissociables. Le XIX e siècle a vu le foisonnement d'une infinité de journaux satiriques qui devaient une bonne part de leur succès aux caricatures qu'ils contenaient. Et quand la grande presse est apparue, elle a su, elle aussi, profiter de l'engouement du public pour ces dessins. La caricature a ainsi accompagné toutes les idéologies, tous les débats politiques, qui ont agité la société québécoise : on la retrouve aussi bien dans les feuilles fascistes de l'entre-deux-guerres que dans les publications syndicales militantes. Ce livre, qui contient plus de 200 illustrations, est le premier à présenter l'histoire de cet art populaire de ses débuts jusqu'à aujourd'hui. Faire l'histoire de la caricature, c'est refaire l'histoire du Québec d'une façon qui replonge immédiatement le lecteur dans la vie sociale et politique du temps passé. Et ce parcours amusant offre aussi l'occasion de revisiter les oeuvres d'artistes considérables : Jean-Baptiste Côté et Hector Berthelot, Henri Julien et Albéric Bourgeois, Robert LaPalme et Normand Hudon, Girerd et Berthio, Serge Chapleau et André-Philippe Côté.

  • Pour Pierre Ducasse et Tom Vouloumanos, la seule manière de contrer la concentration démesurée du pouvoir qui accompagne le système capitaliste dans sa forme actuelle est de soumettre l'activité économique aux règles élémentaires de la démocratie. Il s'agit en somme de donner aux citoyens les moyens d'agir sur les différentes dimensions de l'économie qui les touchent à tous les jours. Le changement institutionnel et culturel qu'implique un tel objectif est de taille, et les auteurs en sont bien conscients. Pour faire avancer ce vaste programme, ils fondent leur démarche sur le ralliement de la société civile progressiste et de l'ensemble des tendances de la gauche politique autour d'un certain nombre de principes. Dans leur exposition des fondements de ce consensus, ils adoptent la forme conviviale et efficace du dialogue. En quatre chapitres vivants, ils rappellent les grands tournants de l'histoire de la gauche depuis la révolution industrielle, montrent qu'il existe bel et bien d'autres modèles que celui d'une économie hautement financiarisée dominée par quelques-uns, donnent des exemples de la " démocratie économique " en marche et proposent des stratégies concrètes pour la faire aboutir. Un essai hors du commun, conçu comme un guide à l'intention de tous ceux et celles qui veulent faire avancer les valeurs d'équité, de liberté et de fraternité dans nos sociétés.

  • Pierre-Claver Ndacyayisenga est un Hutu du Rwanda. En 1994, ce professeur d'histoire a été contraint de quitter du jour au lendemain son domicile de Kigali pour fuir les violences entre Tutsi et Hutu.

    Avec sa femme et ses trois enfants, il a vécu cinq années de déroute, traversant l'Afrique à pied d'est en ouest en quête d'un asile toujours plus lointain. Traqués à travers l'ex-Zaïre, chassés d'un camp de réfugiés à un autre, obligés de s'enfoncer dans une jungle où la mort rôde, sa famille et lui parviendront à survivre. Des dizaines de milliers d'autres déplacés hutu qui ont partagé leur exode n'ont pas eu la même chance. Pierre-Claver vit aujourd'hui à Montréal. Il est l'un des rares témoins au Canada de la tragédie vécue par les réfugiés hutu au lendemain de la guerre civile rwandaise et du génocide tutsi. Il en fait dans ce livre le récit bouleversant.

  • La société québécoise n'est pas facile à déchiffrer. Tantôt elle semble tourmentée par la manie de l'introspection et de la mémoire, tantôt elle se place à l'avant-garde du progressisme et de l'expérimentation sociale. Qu'en est-il au juste ? Les Québécois sontils ouverts ou fermés, tournés vers le passé ou préoccupés par l'avenir ? Sont-ils ces éternels indécis de la question nationale, ou jouent-ils en fait de leur ambivalence comme d'un outil politique ?

    Ce ne sont là que quelques-unes des questions que les nouveaux arrivants en viennent à se poser sur leur pays d'adoption. Ce livre les aidera à y voir plus clair, tout comme il nourrira la réflexion de ceux qui envisagent de faire leur vie au Québec. Les citoyens de plus longue date gagneront, eux, à regarder leur société avec les yeux d'un immigrant.

    L'auteur puise dans sa propre expérience de l'immigration et dans un travail d'enquête sociologique et d'analyse pour examiner, entre autres, les caractères distinctifs de la société québécoise, le statut de la langue française, le projet indépendantiste et les rapports entre la majorité et les minorités. Ce Québec qu'il tente de saisir est aussi celui que les néo-Québécois contribuent à façonner.

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