Éditions David

  • Projet TERRE Nouv.

    Projet TERRE

    Collectif

    Nous vivons à une époque qui montre, par d'innombrables signes, un besoin urgent et impérieux de reconnecter les humains à leur alma mater, la Terre. Ce besoin, on le retrouve exprimé ici par diverses voix poétiques provenant de partout au Canada.
    Avec ce collectif, nous voulons donner l'occasion à des lectrices et à des lecteurs, jeunes et moins jeunes, de se reconnaître dans ces mots et ces poèmes qui veulent sonner l'alerte.
    Simplement, directement, parfois violemment, les poètes nous rappellent que la Terre, ce n'est pas rien.
    La Terre, c'est Tout.

  • Les héritiers de l'Expansion Nouv.

    Depuis la conquête de Mori par le Soleil d'Orient dans L'ère de l'Expansion (David, 2019), les trois autres pôles qui occupent la Terre tentent de survivre à leur façon. L'Étoile d'Amérique se laisse aller à tous les excès, l'Union transeuropéenne poursuit ses recherches sur la téléportation et l'Alliance du Sud encourage son peuple à avoir foi en un éventuel retour du Soleil d'Orient. Quelques individus sont toutefois à l'origine d'un nouvel espoir.
    Après de multiples péripéties, Katia Cruz et Abraham Nelson de l'Étoile d'Amérique, Félicie Meyer de l'Union transeuropéenne et Saïd Azoulay de l'Alliance du Sud finissent par se retrouver sur Terre et cherchent un moyen de sauver les peuples qui y ont été abandonnés. Ils sont rejoints par Nagisa Endo qui a fui Mori. Ainsi, pour la première fois depuis la guerre de l'Abandon, des représentants de chacun des pôles se retrouvent sur la planète mère. Partageront-ils le secret de la téléportation ? Parviendront-ils à sauver les peuples qui y ont été abandonnés ?
    Dans ce deuxième volet du cycle de l'Expansion, Mathieu Muir peint une caricature à la fois drôle et moderne des peuples de la Terre, de leurs travers et de leur humanité.

  • Vincent et Gabrielle Nouv.

    À 90 ans, Gabrielle Berlatier se rappelle comment, le 20 février 1888, de sa fenêtre de l'Hôtel Carrel d'Arles, elle a vu un homme habillé à la bohémienne se pointer à la porte. Gabrielle, qui a alors quinze ans, fait le ménage dans cet établissement où Vincent Van Gogh vient de débarquer. Elle se lie vite d'amitié avec le peintre, fascinée qu'elle est par ses toiles, ses couleurs, ses tournesols et ses portraits.
    Bientôt, Vincent connaîtra toutes sortes de déboires financiers et personnels. Objet de moquerie des gens du quartier, il lutte tant que bien que mal contre sa propre déchéance, sous l'oeil inquiet mais affectueux de sa jeune amie. Dans un moment de boisson et de folie, il se tranche l'oreille et la remet à Gabrielle. Aujourd'hui, elle lui rend ce témoignage à travers ses mémoires.
    Après La bonne de Chagall, Karen Olsen réitère sa fascination pour la vie des grands artistes en relatant la dernière année de vie de Vincent Van Gogh à Arles. La jeune fille à qui elle donne la parole pourrait être le sujet de la célèbre peinture, La Mousmé.

  • Trappée sur une planète où la pression de l'air chute de façon draconienne après le coucher du soleil, une colonie humaine survit tant bien que mal derrière un rideau hermétique.
    Quand Alouette découvre dans le désert le corps de sa meilleure amie, tout le monde déplore ce qui a toute l'apparence d'un suicide. Rongée par la culpabilité, la jeune fille veut savoir ce qui a bien pu pousser la riante Paloma à partir vers les dunes. Une peine d'amour? Une dispute? Or, le journal intime qui pourrait livrer ces réponses a disparu.
    La mort de son amie aurait-elle un lien avec l'orbite du Troll, une comète malfaisante dont la traîne bombarde la planète de météorites? Ce que découvrira Alouette chamboulera à jamais la colonie...
    À la fois oppressant et enlevant, Le secret de Paloma pose la question de la responsabilité, des secrets trop lourds à partager, de l'amitié et du pardon dans une société en mode de survie.

  • Nous sommes en l'an 2086. Victor Falaquet, quatorze ans, accompagne sa mère, Alma Laberge, médecin de Toronto, en mission humanitaire à Houston, dans l'ancien État du Texas.
    Aux États-Unis, désormais un ensemble anarchique de cités-États, des seigneurs de la guerre se disputent pour étendre leurs territoires et s'emparer des ressources. Durant le séjour de Victor et d'Alma, Dallas, ville « à sec », désespérée et enhardie par la mise au point d'une mystérieuse nouvelle arme, va rompre une trêve et attaquer Houston afin de lui ravir sa précieuse eau.
    Otages de ce conflit sanglant et absurde, Alma et Victor, tout comme les populations de Dallas et de Houston, doivent lutter pour leur survie. Les « guerriers de l'eau », prêts à tout, seront entraînés dans un engrenage dévastateur.
    NOUVELLE ÉDITION
    Lauréat du prix Françoise Lepage en 2013 pour ce roman, Daniel Marchildon imagine, avec une grande perspicacité, comment, dans un avenir possible, l'accès à l'eau, la ressource la plus vitale de la planète, poussera les êtres humains à révéler le meilleur et le pire d'eux-mêmes, pour leur propre survie.

  • Jeune joueur de hockey talentueux, Théo Marchand n'aspire à rien de moins qu'à une carrière dans la Ligue nationale. La tête un peu enflée, rien ne peut arrêter cet adolescent d'Ottawa jusqu'à ce qu'un grave accident mette un frein à son rêve. Les mauvaises nouvelles se succèdent dans sa vie. Ses parents se séparent et il déménage avec sa mère à Sudbury. C'est là qu'il dénichera une vieille motoneige ayant appartenu à sa grand-mère. Avec l'aide de ses nouveaux amis, Alexis et Sophie, Théo finira par la remettre en marche. Une fois l'hiver arrivé, les adolescents s'inscriront à une grande course, l'Odyssée des neiges, qui les mènera à parcourir un long circuit dans le nord de l'Ontario. La compétition sera parsemée d'embûches. Les émotions seront vives. Dans son quatrième roman, à la fois émouvant et captivant, Pierre-Luc Bélanger montre comment l'amitié et le courage viennent à bout des plus terribles épreuves.

  • « Je suis seule le plus clair de mon temps. Pas par hasard non, par volonté, je crois. Je constate qu'au matin venu, quand les rayons délicieux du soleil se permettent un vicieux éveil, les pensées, fines comme de la soie, sèment le chaos dans ma tête silencieuse. Un combat sanglant. J'irais même jusqu'à dire qu'il ne se passe pas une seconde sans qu'une d'elles ne me souffle des mots à l'oreille. Ces plaintes qui me torturent les tympans ainsi que les murmures bien gras, rassurants, font partie de l'écume des tempêtes qui m'a ramenée ici. Une tempête des plus essoufflantes que j'aie jamais vécue, soit la tempête de l'âme. [...] Aujourd'hui ou demain, c'est sûrement la même chose, je marche vers le néant. Je m'épuise vers l'éternité. Les années ont passé et j'y suis revenue. En ce matin d'hiver, je me suis finalement levée pour aller me suffire, me rassurer et tout recommencer. Je m'appelle Ambre. J'ai vingt ans. Je suis un monstre. »
    Originaire de Gatineau, Tania Vallée-Ross livre ici, dans une écriture acidulée, un premier récit déroutant sur la maladie mentale, où l'errance et l'étrangeté s'entremêlent au désordre et à la rémission, non sans une pointe d'humour.

  • Nous avançons à petits pas lents dans le monde du haïku, le temps d'apprendre à voir et à partager la vision, le temps de maîtriser les règles pour ensuite les transcender. À petits pas lents, le temps aussi de transposer l'art oriental et ancestral du haïku à notre contexte occidental et moderne.

    effacer les adresses
    de mes amis décédés
    le ciel n'est pas branché
    Gérard Pourcel

    marée basse
    la pêche lente du héron
    à l'heure rose
    Denise Therriault-Ruest

  • À l'heure où tout nous distrait de nous-mêmes, des petits riens s'invitent dans mes cahiers. Au rythme des saisons, quelques morceaux de moi, sans prétention.
    De courts tableaux du quotidien pour réveiller les couleurs oubliées, échapper à l'amertume, recoudre une histoire. Témoins de l'attention au précieux, au minuscule, ils vagabondent entre décor extérieur et intérieur.
    Des fragments de vie entre le souffle poétique du haïku et la respiration plus profonde du haïbun.

    Petit-Havre de Matamek
    un long cordage jaune
    retient la lumière

  • Ce roman haïbun nous entraîne, sur fond de décor montréalais, dans les traces de trois femmes qui connaissent des soubresauts dans leur vie de couple et leur rôle de mère. Entre une cartomancienne qui vit une rupture amoureuse, une mère endeuillée et une autre épuisée par l'arrivée d'un premier enfant, l'autrice tend quelques fils subtils qui créent une histoire intrigante et touchante. S'y ressent notamment toute la difficulté d'être femme et mère.

    un poisson frétille
    dans la fontaine
    l'envie de nager

  • Lex, un jeune de dix-sept ans, accompagne sa mère, une
    auteure-compositrice anishnabée, à Rivière-Ahmic, le village du
    nord de l'Ontario où elle a vu le jour. Fleur Monague espère y
    relancer sa carrière en chantant à un spectacle organisé dans le
    but de protéger des dunes sacrées menacées par l'exploitation
    forestière. De son côté, Alex s'éprend de Danika Copecog, une
    Anishnabée qui l'initiera aux secrets de la nature.
    Les pépins s'enchaînent et forcent Alex et sa mère à prolonger
    leur séjour dans la communauté déchirée par de vives tensions
    entre les écologistes et les bûcherons. Un coup d'éclat désespéré
    pour préserver la forêt et les dunes pousse chaque camp à jouer
    dangereusement avec le feu.
    Jusqu'où iront Alex, sa mère et Danika pour sauver l'Esprit des
    sables qui habite les dunes ?
    Romancier et scénariste très attaché à ses racines francoontariennes,
    Daniel Marchildon offre ici un récit enlevant qui
    nous interroge sur notre conscience environnementale. Il
    signe avec ce livre son onzième roman pour jeunes.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • S'inspirant de la porcelaine qui évoque paradoxalement une certaine fragilité et une grande résistance (ne supporte-t-elle pas la cuisson à un très haut degré?), la poète s'interroge sur sa présence dans le monde et son lien à l'autre.

    Quant aux oies, c'est bien sûr la migration, la distance, mais aussi le retour, la solitude, la naïveté et aussi la résilience...

    Je sais par coeur la porcelaine des oies sauvages tombées de froid. Dans l'éclatement des bruits, le coeur se règle du côté des étoiles.

    Hélène Poirier aborde ici, avec finesse, le thème de l'urgence de vivre malgré les blessures et les cicatrices laissées par le passage du temps.

  • Pas facile d'être le bourgeon d'un arbre déraciné... C'est ce que pense et vit Ganaëlle, dix-sept ans. Émigrée d'Afrique subsaharienne et au pays depuis bientôt trois ans, elle tente de devenir une Canadienne à part entière, mais se heurte à l'attitude négative de ses parents. Des parents qui ne lui semblent plus les mêmes depuis que la famille s'est réfugiée à Ottawa. Sa mère, surtout, a changé. De femme autonome, aimante et pleine d'humour, elle est devenue dépendante, renfermée et la colère qui la ronge la porte parfois jusqu'à la violence. Ganaëlle n'a personne à qui se confier. Elle se sent terriblement seule. C'est sur les pages lignées de cahiers d'école qu'elle raconte son désarroi, sa rage et la solitude qui la tenaille. Pour ne pas étouffer. Déracinement, adaptation et difficultés d'intégration, tels sont les sujets que Michèle Matteau aborde dans ce roman avec beaucoup de finesse et d'émotion, à travers la vie d'une famille d'immigrants révélée du point de vue d'une adolescente.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • La place des citoyennes et des citoyens dans nos institutions publiques déterminera le succès ou l'échec de nos sociétés modernes.
    Passer de la ville à la cité, c'est mettre un outil dans les mains des citoyens pour qu'ils puissent bâtir eux-mêmes la communauté et l'environnement où ils vivent.
    Passer de la ville à la cité, c'est sortir du cadre habituel de l'action municipale. C'est agir en santé et en éducation. C'est agir pour consolider notre culture, notre identité, notre fierté. C'est agir pour le mieux vivre ensemble. C'est favoriser une économie plus sociale.
    Passer de la ville à la cité, c'est répondre aux craintes d'une partie de la population qui ne se sent plus écoutée par les gouvernements nationaux, qui a perdu ses repères en raison de la mondialisation et qui les retrouve dans son quartier et dans son gouvernement municipal.
    Passer de la ville à la cité, c'est peut-être un premier pas vers un renouveau de la démocratie tout court.

  • Zahra

    Soufiane Chakkouche

    « Allongée sur le dos, à même le sol, drapée d'un voile souillé par la Providence, les pieds sur deux sacs de foins qui tenaient lieu d'étriers, les cheveux en sueur et les lèvres sèches, Oumaya (La petite servante) avait juste la force de murmurer :
    - Sauve mon bébé et laisse-moi mourir, que Dieu préserve tes enfants.
    La supplication était étouffée, mais elle résonna nettement sur les parois de ce lieu damné : un poulailler sans gallinacés pour pondre un enfant, une maternité aux allures de tombeau pour donner la vie, la danse satanique d'une flamme de bougie pour éclairer son chemin, et deux ombres s'agitant sur un mur sale et indifférent pour en être le témoin. Oumaya renfermait la honte en elle, et la honte devait naître dans la nuit, le secret et le froid. »

  • Cela fait plus de vingt ans que Jak a quitté sa ville natale dans l'espoir de trouver une vie meilleure, loin de son pays plombé par la dictature. Mais le passé le rattrape et il ne parvient pas à oublier le meurtre de Rosa, son premier amour, victime des manifestations.
    L'ombre de Rosa raconte cette semaine où Jak revient chez lui pour tuer l'homme qui a ruiné ses espoirs. Une semaine à errer sur les lieux qu'il a souvent hantés avec Rosa et ses amis étudiants, comme le Café Yasmine où resurgissent certaines figures oubliées. Une semaine à se convaincre que son choix est le bon et qu'il n'est pas un assassin, mais un justicier...
    Dans une lutte à finir, aux allures kafkaïennes, entre le bien et le mal, se joue le destin d'un homme en colère, déchiré entre son besoin de vengeance et sa lente marche entre hier et demain.

  • Franco-Ontarien par son père et Haïtien par sa mère, Dany Beauregard se considère trop noir pour les Blancs, trop clean pour les drogués, pas assez sportif pour les athlètes, pas assez talentueux pour les artistes, pas assez beau pour les filles, donc, toujours Trop Ou Pas Assez : TOPA. C'est le surnom dont il s'est affublé.
    Il se découvre tout de même deux passions : les tatouages et la voile. Pour s'offrir les uns et s'initier à l'autre, il promène des chiens, lave la vaisselle et tient compagnie à Derek, un adolescent en chaise roulante, qui, lui aussi, connaît la solitude.
    Déterminé à trouver un sens à sa vie et à s'épanouir, il attend juste la fin de son secondaire pour mettre les voiles, au sens propre comme au figuré. Direction : Miami. Emploi : équipier sur un quillard. Objectif : réaliser ses rêves et devenir celui qu'il a toujours voulu être.
    Dans cette aventure enlevante et inspirante, Pierre-Luc Bélanger fait valoir l'importance d'ignorer le regard des autres et de suivre plutôt le chemin tracé par ses passions, sans jamais y renoncer.

  • Affectée par le départ de sa mère, Tiffany, une jeune Anishinaabe, cherche à prendre en main son existence, entre son père et sa Mamie Ruth, sur la réserve de Lac-aux-Loutres, dans le centre de l'Ontario.
    Alors qu'elle compose déjà difficilement avec l'autorité de son père, les exigences de l'école et le début d'une relation amoureuse avec un garçon non autochtone, Tiffany voit sa vie bousculée par un mystérieux personnage, Pierre L'Errant, que son père a décidé de prendre comme chambreur.
    Celui-ci, qui dit débarquer d'Europe, fait une drôle d'apparition dans ce village où jamais un touriste ne met les pieds. Mamie Ruth, qui en a vu d'autres, n'est cependant pas dupe de ses histoires et devine qu'il camoufle d'épouvantables démons intérieurs.
    Auteur de nombreux romans et de pièces de théâtre, Drew Hayden Taylor, lui-même Anishinaabe, a voulu écrire un « roman gothique autochtone » où il aborde les défis de l'adolescence, la transmission de la culture et, surtout, la nécessité de ne jamais abandonner.

  • Clarisse, une couturière en apparence sans histoire, mène une existence bien tranquille quand Éva, une ambitieuse jeune comédienne, lui commande une robe extravagante pour un premier rôle dans une pièce très attendue, Sept nuits dans la vie de Chérie, où elle souhaite briller de tous ses feux.
    Au fil des rencontres et des séances d'essayage, la relation entre les deux femmes devient de plus en plus intime et complice. D'abord amicale, puis exaltée, elle se complique à mesure qu'Éva multiplie les surprises et les guets-apens. Au cours des sept nuits qu'elle passera chez Éva, Clarisse découvrira qui se cache vraiment derrière la comédienne.
    Inspirée de huit tableaux de l'artiste Suzon Demers, l'auteure et conteuse Danièle Vallée brode ici une intrigue déroutante, mettant en scène une prima donna fantasque, qui entraîne dans sa fougue une banale couturière dans une aventure tumultueuse et imprévisible.

  • Une fois par mois, le Kukaï de Québec réunit plus de vingt personnes dans la joie, la cordialité, la simplicité, l'authenticité et l'ouverture à l'autre. Dans les plis du tablier rassemble des haïkus qui disent, dans des mots simples, l'instant, l'éphémère, l'intime, l'émerveillement, l'inusité.

    fleur de lavande / dans les plis du tablier / l'odeur de ma mère
    Ginette Andrée Poirier

    la porte claque / longtemps je regarde / tes pas dans la neige
    Jean Deronzier

  • Prends mes ailes et vole, dit la lumière à l'oiseau.

    Ne sais-tu pas que tes mains planent dans le noir ?
    demande l'oiseau au poète.

    Pour écrire, il suffit d'inventer la nuit
    et le rêve te portera.

    Ce recueil à l'intimité feutrée éveille en nous l'être rêveur, allume le désir et la joie d'imaginer. Il suffit simplement de s'envelopper de la confiance de l'enfant qui sait rêver depuis le ventre maternel et de suivre la créatrice dans sa suite d'images et de mots surgis du clair-obscur des rêves.
    Les collages réalisés à la main par Andrée Christensen entrent en dialogue murmuré avec ses poèmes méditatifs, suscitant des émotions à fleur de mémoire et des rapprochements de sens inattendus. Le lecteur qui consent à y projeter ses perceptions affectives et ses intuitions devient alors l'auteur de ses propres créations imaginaires.
    Chambres rêvantes est un livre qui brûle d'une flamme lente et solitaire dans le silence amniotique de la nuit de la création.

  • Nicole V. Champeau nous invite ici à l'accompagner dans une quête passionnante, à la fois historique, géographique, poétique, personnelle et identitaire. Tout commence lorsqu'elle entrouvre un album de famille au hasard d'un retour dans sa ville natale, sur les rives du Saint-Laurent, ce « fleuve qu'ont remonté les explorateurs, découvreurs, missionnaires, militaires, aventuriers et tant d'autres passants inclassables ». À leur suite, elle entreprend de refaire ce parcours jusqu'à Niagara et découvre la beauté inoubliable de ce lieu, longtemps vénéré par les peuples autochtones, puis adopté par les Français d'Amérique, premiers Européens à l'avoir découvert. Avec son érudition et sa grande sensibilité, elle fait revivre cette région aux richesses insoupçonnées, débordante d'activités commerciales, touristiques, industrielles et manufacturières, à l'ombre des chutes qui ont bien failli, un jour, disparaître...

    Dans cet essai envoûtant, l'auteure de Pointe-Maligne, l'infiniment oubliée réussit à reconstruire l'histoire et la géographie de ce lieu mythique qui, avant d'être la destination touristique qu'on connaît, fut un haut-lieu sacré pour les peuples des Premières Nations et une cathédrale vivante du patrimoine français.

  • J'écris pour célébrer ce qui reste de beauté dans le monde en cette époque de grands bouleversements. Quand tout s'écroulera, j'écrirai encore sur la lumière qui glisse sur l'eau et sur l'oiseau qui s'envole.

    ciel blanc
    la route invisible
    des oiseaux de mer

    nuit noire
    au loin un grand bateau
    transporte la lumière

  • Un peu avant l'aurore, au moment d'ouvrir les yeux, un homme sent que quelque chose d'extraordinaire va bientôt se produire. Il se lève, avance vers la fenêtre. Soudainement tout s'ouvre. Il sort. Une lumière mystérieuse l'éblouit. À ce moment précis, il sait que, désormais, tout sera changé. Rien ne sera plus jamais pareil.

    Tout flanche
    enfin la fenêtre s'ouvre
    seul le rythme d'une corde suspendue
    se conjugue au silence
    comme à travers un miroir
    qui reflète tout ce qui vient avant
    tout ce qui a été
    ce qui a à peine existé
    ou qui n'a pas encore eu la force d'être

    Un recueil envoûtant sur le désir, l'attente, la fascination, l'éblouissement, la peur et la transformation soudaine. Quelque chose qui annonce le début ou la fin de quelque chose...

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