Langue française

  • Ce volume des Cahiers de la SIELEC constitue les actes d'une journée d'étude et d'un colloque consacrés au reportage de presse en situation coloniale qui se sont tenus respectivement à l'université de Nice le 11 octobre 2012 et à l'université de Montpellier les 4, 5 et 6 juin 2014.
    Plusieurs études, ces dernières années, ont souligné l'importance du journalisme dans la formation d'un imaginaire culturel spécifique, particulièrement lié à l'expansion coloniale. Ce volume analyse quelques moments forts de cette littérature de reportage extrêmement variée et qui a si puissamment contribué à façonner l'imaginaire moderne.
    Les trois points suivants sont plus particulièrement abordés : d'abord, le lien entre reportage et littérature, puisque la presse reprend à son compte un imaginaire exotique que de nombreux récits de voyage et romans ont largement illustré, tandis que, dans le même temps, le reportage affiche souvent un désir de réalisme et doit donner des gages de véracité ; ensuite, le développement d'un imaginaire héroïque, à des fins de propagande et de popularisation du thème colonial sur fond d'atmosphère virile ; enfin, la collecte d'informations dont l'intention première est d'aider à connaître des peuples que l'on veut soumettre à l'hégémonie européenne, mais qui n'en conduit pas moins aussi parois à prendre ouvertement fait et cause pour les peuples colonisés.
    C'est donc à un ensemble de textes journalistiques riches, variés et témoignant de processus complexes, que sont consacrés les articles rassemblés dans ce volume des Cahiers de la SIELEC.

  • Dans ces Récits de la plaine et des monts, nous pénétrons dans l'âme marocaine des personnages de Maurice Leglay, au plus profond d'un Maroc sauvage, d'une beauté époustouflante et authentique.
    Nouvelle après nouvelle, l'écrivain, à l'image du peintre esquissant son tableau, met en scène les diverses situations auxquelles les Français sont confrontés, avec humour et sans condescendance. D'âpres négociations, des hommes et des femmes, des points de vue souvent difficiles à admettre d'un côté comme de l'autre, mais qui finissent autour d'un verre de thé à la menthe doux amer...

  • David Annoussamy est déjà connu de nos lecteurs par son ouvrage sur la littérature tamoule qui a reçu un accueil très favorable. Il nous offre aujourd'hui un panorama des aspects essentiels de la culture tamoule où l'insolite côtoie le sublime. La culture tamoule s'apparente à la culture indienne mais s'en distingue assez pour mériter une présentation séparée. Elle est exposée dans cet ouvrage par un Tamoul qui l'a vécue pendant 88 ans et qui s'est efforcé de l'approfondir tout au long de sa vie. Elle est décrite en une langue simple et claire pour être saisie même par ceux qui n'ont eu aucun contact avec le pays tamoul. Cet ouvrage sera davantage apprécié par les Tamouls qui ont quitté le pays depuis une période plus ou moins longue. A sa lecture, ils seront contents et fiers d'appartenir à cette culture. Même ceux qui ont gardé le contact avec le pays seront ravis de faire plus ample connaissance avec cette riche culture et d'en découvrir les tenants et les aboutissants.

  • Le Maroc occupe une place à part dans l'oeuvre d'André Chevrillon, qui fut un grand passionné des grandes civilisations d'Asie et d'Orient, que l'on redécouvre enfin après de longues années d'un relatif oubli. En 1905, à une époque cruciale qui vit le pays s'ouvrir davantage à l'étranger, Chevrillon séjourna à Fès, sur l'invitation de Georges Saint-René- Taillandier, ministre de France à Tanger, alors en mission diplomatique dans la vieille capitale. Chevrillon a raconté cette première découverte du Maroc dans un riche récit, Un crépuscule d'Islam, publié chez Hachette en 1906. Ce qui fascina d'emblée l'écrivain, c'est la persistance, dans le proche voisinage de l'Europe, d'une culture qui avait su préserver des traits religieux, des styles architecturaux, des modes de vie d'une profonde originalité. Chevrillon s'intéressa, certes, comme Pierre Loti plus de dix ans avant lui, à la « couleur locale » et au pittoresque de scènes de rue qu'il sut rendre avec un art parfaitement maîtrisé de la description. Il fut très attentif à ce qu'il put saisir, comme subrepticement, de la manière d'être des vieilles familles citadines où demeurait quelque chose de la sensibilité raffinée de la vieille Andalousie. Mais l'écrivain voulut aller plus loin, découvrir davantage l'essence d'une culture, dans sa continuité historique et ses valeurs singulières.

  • Bada, est la figure emblématique des femmes berbères du Maroc : libres et traditionnelles.
    Les autres récits sont autant d'aquarelles permettant de découvrir un peuple fier, drôle et extrêmement courtois. Le Maroc, caché dan son écrin de montagnes ocres aux éclairages austères et majestueux, consent ici à se laisser approcher.
    Maurice Le Glay fut peut-être celui qui connut le mieux le Maroc. Aujourd'hui, malgré son talent, il figure parmi les écrivains oubliés. Pourtant son oeuvre constitue un témoignage privilégié de l'époque du Protectorat, et peut ainsi favoriser chez les lecteurs francophones, une meilleure compréhension des hommes et des femmes du Maroc, de leur culture, de leur histoire, et devrait retenir l'attention des spécialistes de l'histoire littéraire. Ce livre a obtenu le grand prix de la littérature coloniale en 1922.

  • Au Maroc

    Pierre Loti

    Avant de partir pour le Maroc, en 1936, le peintre Nicolas de Staël lit tous les soirs à haute voix des passages d'Au Maroc, de Pierre Loti. C'est dire que cinquante ans après sa publication, en 1889, ce récit de voyage paraissait encore essentiel et moderne. Il a régulièrement été apprécié par la critique, à l'unisson d'un Montherlant le saluant, en 1951, comme « le meilleur livre » qu'il ait lu sur ce pays.
    Pierre Loti (1850-1923) ne dut pas au hasard de sa carrière maritime son voyage marocain, ni même à un désir personnel (comme pour la Terre sainte, l'Inde ou l'Égypte). C'est sur l'invitation du nouvel ambassadeur Jules Patenôtre qu'il accepta d'accompagner la mission diplomatique visant à introniser le nouveau
    représentant de la France auprès du sultan Moulay-Hassan. De telles délégations avaient l'habitude de s'entourer d'artistes et d'écrivains susceptibles d'en pérenniser l'éclat, et Loti, l'ami des Turcs et du monde musulman, était tout désigné aux yeux de Patenôtre pour devenir l'historiographe de cette ambassade en pays d'islam.

  • Un chien des rues de Dacca croit avoir été Steve Jobs dans une existence antérieure. Des rumeurs à la vie dure chuchotent que le père de l'iPad s'est réincarné. Apple honore son mot d'ordre de «penser autrement» et lance la chasse au tulku de son président-fondateur.
    Fables ou tome 2 de la biographie de Steve Jobs ?
    Une odyssée aux sources de l'identité, à entreprendre que vous aduliez Steve Jobs, qu'il vous indispose ou vous indiffère ; que la métensomatose soit pour vous une évidence ou un nom d'oiseau.
    De nationalités canadienne et française, Pierre Marmiesse partage son temps entre Montréal, Paris, Valence en Espagne, et des voyages qui l'emmènent parfois en Asie.
    Les vies de Steve est son neuvième roman, le premier aux Éditions Kailash et aux Éditions de Londres.

  • L'occupation de l'Indochine par le Japon à partir de Mars 1945 sonne comme un glas pour la suprématie française dans la péninsule indochinoise. Une remise en question générale mise en scène dans le roman, « le crépuscule des blancs », par la description de la vie quotidienne dans un camp de prisonniers aménagé par les Nippons au coeur de la ville de Phnom Penh où sont rassemblés des Français de toutes origines et classes sociales ; l'organisation coloniale, si bien huilée jusqu'alors, vacille. Parmi les personnages, celui de Julien, jeune métis, concrétise les antagonismes et les compromis, les amours et les haines qui furent les piliers de cette organisation sociale coloniale et, à l'instar de la personnalité écartelée et meurtrie de Julien, la France et l'Indochine perdent leurs repères, la voie de la décolonisation est en marche, inéluctablement.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Dans l'esprit et la musique des mots d'une autre culture, Jean Marcel reconstruit, dans une version très libre, le merveilleux récit mythique du Ramakien. Cette épopée thaïe retrace les origines d'une civilisation dans laquelle le dieu-singe Hanouman est l'inventeur de l'écriture. Ce poème d'origine indienne et datant vraisemblablement de l'an 1000 avant notre ère, est à la sources des cultures du Sud-Est asiatique, autant que la musique, la danse, le théâtre et la poésie que dans l'imaginaire mythologique le plus courant. Maintes versions de ce récit ont été produites, la plupart détruites lors du sac d'Ayoutaya par les Birmans en 1767.
    Universitaire de renom, essayiste et romancier, Jean Marcel vit en Thaïlande où il continue de se passionner pour les langues et les cultures du monde entier. Son oeuvre a été saluée entre autre par le prix France-Québec et du prix Molson de l'Académie des lettres du Québec. Son dernier livre, Fractions 2 a reçu le prix Victor-Barbeau de l'Académie des lettres du Québec.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Maurice Dekobra fait partie de ces écrivains-voyageurs du siècle dernier qui sillonnèrent la planète et l'Asie plus particulièrement .
    Son périple le conduit de Madras au Sud, à Calcutta à l'Est, puis Bénarès sur la rive sacrée du Gange, le Rajasthan et ses princes aux fastes légendaires, jusqu'aux dures terres arides de l'Afghanistan pour se terminer au royaume alors très fermé du Népal.
    Dekobra mélange avec un art consommé, les réflexions philosophiques et les constatations politiques et sociales que lui révèlent ses rencontres, parfois cocasses, et ses observations de cet immense continent étrange à bien des égards.
    On retrouve dans l'Inde contemporaine de multiples aspects toujours vivants, bien que la population ait plus que triplé en moins de cent ans. Au fil des pages, le voyageur d'aujourd'hui retrouvera sans peine les Indes du siècle passé, malgré la présence omniprésente des nouvelles technologies, un pays où les Sadhus nus et échevelés ont des téléphones portables, où les cyber cafés sont aussi nombreux que les temples...
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Sâo Baÿ

    Rene Thomasset

    Sao Baÿ fait partie de ces romans exotiques de la fin de la présence coloniale en Indochine au siècle dernier.
    Ici, au Laos, un jeune ingénieur des Mines, pour faciliter ses recherches, suit les conseils de l'administrateur et va prendre femme dans la région reculée qu'il doit prospecter. Il s'agit plutôt d'un marché que de sentiments partagés...
    Le jeune André se voit donc proposer la fille aînée du chef du village. Mais c'est la cadette, Sao Baÿ qui retient son attention. Il finira par épouser les deux !
    Suivent des péripéties qui introduisent le lecteur dans la vie quotidienne laotienne, faite d'humour, de tromperies, de chasses, de chants, entre autres aventures.
    Mais la Grande guerre va interrompre la vie harmonieuse d'André et Sao Baÿ et les contraindre à une longue séparation.
    André reviendra au bout de ce long tunnel, retrouver sa douce épouse et leur fils métis, son bungalow perdu dans la forêt et les nonchalantes journées qui s'écoulent paisibles, loin du tumulte occidental.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Nous poursuivons notre voyage aux côtés de Francis de Croisset.
    Après l'Indochine « La côte de jade », le Sri Lanka « Féérie cinghalaise » l'Inde « Nous avons fait un beau voyage », et non sans oublier la sublime « Dame de Malacca » à Penang en Malaisie, Croisset aborde finalement ce
    continent mystérieux et immense qu'est la Chine .
    De Hong Kong à Shanghai, de Pékin à la Mongolie pour finir au Japon, de Croisset s'y connait pour marier faits divers, descriptions toujours très justes et petites aventures.
    De compagnie bien agréable et jamais sans une fausse note d'éducation, nous déambulons au gré de ses émotions et envies.
    Dans nos jours précipités, il est bien agréable de redécouvrir le train ou le bateau pour atteindre ces rivages qui, aujourd'hui encore fascinent toujours les voyageurs venus de tous les continents.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • « Du sang, de la sueur et des larmes » : tel aurait pu être le titre du récit qu'Henri Daguerches consacre à la construction d'un kilomètre de voie ferrée, au début du siècle, dans la jungle indochinoise.
    « Vivant d'une vie de piège », la forêt vénéneuse du Cambodge exerce un profond attrait sur le narrateur, un jeune ingénieur des Ponts et Chaussées, qui tente de nous en restituer la splendeur et l'étrangeté.
    Engagé dans l'aventure du « Kilomètre 83 », le jeune homme témoigne de la complexité de la société multi ethnique dans laquelle il évolue, aux intérêts et appétits contradictoires, et il met en relief toute l'ambiguïté d'un monde colonial encore triomphant .
    A sa retraite en 1919, Henri Daguerches ne quitte plus l'Indochine jusqu'à sa mort. Il publie de nombreux contes, chroniques, nouvelles et poèmes dans la presse parisienne, ainsi que dans les revues Pages indochinoises et Revue indochinoise. Le Kilomètre 83 est couronné par l'Académie française et la société littéraire Les Français d'Asie en 1930.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Guy de Pourtalès est de nationalité suisse, francophone et voyage comme un Anglais. Dans cette Asie du premier quart du XXe siècle, il choisit la « route du Sud ». Pourtalès offre un aperçu romantique de Ceylan, une critique juste et sympathique de Saïgon, une prédilection évidente pour Phnom Penh et une description à la hauteur de Pierre Loti d'Angkor et de ses centaines de temples. A Bangkok, il fait des découvertes amusantes et surprenantes, il lance de rapides visions de Kuala Lumpur et de l'île de Penang puis entame son retour nostalgique par Ceylan.
    Jamais ennuyeux ou redondant, toujours à l'écoute avec finesse et humour, ce récit sincère et riche de sensations reste indispensables pour les voyageurs pressés d'aujourd'hui.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • "Se revoir à Zanzibar" est le roman le plus mystérieux de Frédéric Marinacce.
    On retrouve son héros, l'écrivain Fabrice Sinibaldi. Mais l'homme n'est plus le même. Son destin vient de bouger. La mort de son vieil oncle, un acteur d'autrefois, le rend orphelin au monde. Du coup, le lecteur plonge dans le passé d'un voyageur plus solitaire et plus attachant que jamais. Un homme qui a perdu la mémoire des plaisirs. "Se revoir à Zanzibar" est un long travelling sur la nostalgie des miroirs. C'est aussi une merveilleuse histoire d'amour avec ses arabesques et ses entrelacs de sens.
    Frédéric Marinacce écrit des romans d'aventure comme un cinéaste. « J'ai voulu filmer l'histoire d'un rendez-vous. C'est l'idée d'être transformé par l'autre qui m'inspire. Mais il faut du mystère pour que la vie commence. C'est une affaire de strip-tease. Mon roman déshabille un homme jusqu'au passé, jusqu'à l'âme. C'est alors qu'une femme obscure apparaît. Et tout devient bouleversant...»
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Saigon, 1904. La guerre russo-japonaise bat son plein. D'Aiguesvives prend en pitié une petite mousmé japonaise abandonnée sur un banc devant l'hôpital qu'elle vient de quitter. Sans toit, sans argent elle est échouée tel un lotus égaré sur le béton dans la capitale française d'Extrême Orient, comme tant de ses congénères auxquels des intermédiaires sans scrupule ont fait miroiter une vie meilleure. Clarté vient d'une ancienne famille de samouraï et va éclairer la vie du jeune homme généreux que le hasard lui fait rencontrer. A travers ce roman se dévoilent peu à peu toutes les différences, de la douceur et des duretés de l'Orient extrême...
    Né le 2 mars 1856 à Putanges en France. Mort le 17 février 1940 en France. G.Hautemer entre en 1872 à l'École navale, dont il sort major de promotion en 1875. Il s'illustre tout d'abord durant la campagne du Siam. Au mois de juillet 1893, il force la passe de Ménam avec sa frégate La Comète, pour dégager Bangkok, exploit qui lui vaut d'être nommé capitaine de vaisseau.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Elle est jeune, ravissante, divorcée et ...encore riche. Celle qui jamais n'est ici nommée est prise dans un piège un peu magique.
    Il était une fois à Pondichéry, trois messieurs vieillissants qui firent un pari : obliger à danser la belle qui les a tour à tour éconduits, dans le temple de la danse de Chidambaram.
    "Une nuit de haschich et d'opium" se déroule alors entre rêves et réalités. Un défi que malgré les mauvais présages, elle ne pourra éviter.
    Magre nous apparaît ici comme un cas unique d'écrivain spiritualiste au XXe siècle. Si cela est singulier, et si ce mélange d'érotisme et de spiritualité sent le soufre, pourquoi mépriser son témoignage en une époque où les divers matérialismes, dialectiques ou pas, faisaient des morts par millions ? En effet, chez lui se lit le credo platonicien éternel, que les causes d'un monde visible sont cachées dans une réalité invisible, même si celle-ci n'est visible qu'indirectement, et l'espérance profonde en une autre vie :
    « Je sais qu'autour de moi se déroule la féerie du monde spirituel, où s'élaborent les causes du monde matériel, où la beauté est permanente, où l'amour est l'élément essentiel dans lequel tout se meut. »
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • "De la rizière à la montagne" est un roman qui raconte l'existence d'une famille de paysans pauvres au nord du Vietnam. Une vie de traditions entrecoupée de nombreux malheurs qui blessent tant la chair que le coeur. Nguyen, par la traîtrise de son voisin va être arrêté et déporté dans la Haute Région où il périra de mauvaise fièvre. Son frère cadet le vengera à sa manière...
    Un langage direct anime ces personnages simples et attachants ; un voyage des plaines du Fleuve Rouge aux confins de l'immense Chine dont le sud est habité par différentes minorités entraîne le lecteur dans un Vietnam rural authentique.
    Un destin singulier que celui de Jean Marquet. Arrivé au Tonkin en 1902, il entra dans l'administration des Douanes et Régies. L'originalité de son oeuvre est de voir le romancier se situer, non point à la place de l'Européen étranger, mais à celle du paysan indochinois. Il va transcrire la pensée paysanne à travers la vie simple de souffrances et de privations du pauvre "nhaqué". La nature elle aussi est représentée telle qu'elle est subie par l'agriculteur démuni. Pas de jungle luxuriante, pas de couleurs vives, mais seulement la tristesse infinie du Delta, les bourrasques salées du vent marin, un plat pays grisâtre et morne.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Toulouse, 155..., un jeune noble fougueux et fier doit s'enfuir. Son cousin, jésuite érudit, est sur le point de s'embarquer pour le long voyage vers les Indes et lui donne la seule possibilité de s'échapper en lui proposant de se joindre à son équipée ; toutefois il ne lui divulguera pas le vrai motif de cette offre généreuse...
    Après une longue traversée, Jean de Fodoas, 20 ans, découvre les Indes et se retrouve attaché à la cour du Grand Moghol Akbar, alors au sommet de sa puissance. Il y découvre les richesses inouïes, la tolérance religieuse et les aventures de cape et d'épée trépidantes au milieu des fastes et des intrigues de la cour moghole.
    Maurice Magre se régale et nous enchante de récits prodigieux où se mêlent tout à la fois histoire et fantaisies, humour et réflexion.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Dans ce récit de voyage paru en 1938, Francis de Croisset consigne sa découverte de l'Indochine française en parcourant la Cochinchine (Saïgon), le Cambodge (Phom-Penh et Angkor), l'Annam (Dalat, Nha Trang et Hué) et le Laos.
    Sur les traces de Roland Dorgelès, il emprunte la Route Mandarine, cette fameuse route nationale 1 allant du delta du Mékong jusqu'au nord du Viet-Nam croquant les paysages, déposant ses impressions et ses émotions dans une succession de tableaux aux décors à chaque page renouvelés.
    Sous sa plume légère et son regard affûté, nous le suivons dans sa découverte de la Côte de Jade d'étonnements en ravissements...
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • "La Barque annamite" est le reflet littéraire des paravents de laque chinois à quatre panneaux, dont chacun représente une saison. Ainsi sont les générations qui cohabitent dans le même foyer : le vieux Neua, le couple Thi Teu et Hoc accompagnés de leur jeune adolescent adopté Tao. Ils vont entreprendre le rêve de l'aïeul, à savoir regagner la terre des ancêtres dans le pays de la Haute Région (frontière chinoise), afin de complaire aux génies et cela en sampan.
    A l'image des couleurs des printemps, été, automne et hiver, la vie s'écoule aux rythme des tempêtes ou des suffocantes chaleur, des bruines aux froids humides, des sentiments inexprimés aux franches disputes, dans ce cadre magique qu'est la baie d'Halong. Un portrait poétique et fidèle de ce peuple attachant vivant entre la terre et l'eau, entre traditions et rêve de modernité.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Parmi les « décivilisés », l'un d'eux apparaît remarquable.
    Dans "Sao l'amoureuse tranquille" de Casseville, voici le sergent Jeanpierre. Enfant abandonné et déshérité, surnommé « Le peu », un long chemin le conduit de Toulon à Saïgon, puis à Hanoï, à Laï-Chau dans la Haute-Région, et enfin au poste isolé de Muong-Tong, où l'accompagne la petite prostituée Thi-Sao, rencontrée à Saïgon. Là, ce mal aimé connaît l'attachement profond de sa compagne, et, parvenu au bout du dépouillement, se transforme littéralement en Asiatique.
    Il commençait à percevoir un peu le mystère de l'âme annamite, en vivant pleinement en commun avec Thi-Sao, loin de toute influence européenne. [...] Il entrevoyait la sagesse tranquille de cette philosophie orientale qui ne considère que l'heure présente, relègue le passé dans l'oubli, comme un mal et s'attache seulement à écarter de la route de chaque jour les embûches que sèment les mauvais génies.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Parue en 1930, "Noire idole" s'inscrit dans la littérature sur l'opium. Dans cet essai, Jean Dorsenne s'attache, de façon objective, à renseigner le public sur une substance aussi diversement appréciée afin de dissiper les légendes et les erreurs trop abondamment répandues à propos de la « Noire idole ».C'est une présentation précise qu'il nous offre au sujet de cette drogue, retraçant son historique et sa philosophie, ses dévastations et sa littérature.
    Dans la deuxième partie du livre, Jean Dorsenne reprend de courts extraits de livres sur ce thème. Nous retrouvons ainsi Thomas de Quincey, Charles Baudelaire, Jean Cocteau, Jules Boissière, Albert de Pouvourville ou encore Jules Verne.
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

  • Dès sa découverte de Ceylan puis de l'Inde, il y a chez Chevrillon une thématique de l'éloignement, de la distance culturelle, surtout lorsqu'on approche des civilisations qui n'ont pas encore été entraînées dans un processus de modernisation coloniale qui consiste pour l'essentiel à les insérer dans l'engrenage des grandes forces mondiales. Chevrillon ne parle pas de « globalisation », mais il analyse attentivement ce qu'il appelle un mouvement de « généralisation » planétaire dont il n'observe, en fait, que les commencements. De là son empressement à découvrir des cultures qui sont encore lointaines, et qui ont pu développer librement leur singularité.
    Sa traversée de l'océan indien est comme le prélude à un plus vaste dépaysement, dont Chevrillon se fera le chroniqueur et le poète. Mais l'« éloignement » est aussi synonyme d'une perte des repères culturels, au fur et à mesure que l'on s'enfonce à l'intérieur des terres, et que l'on découvre des civilisations (bouddhistes, hindouistes) devant lesquelles les critères intellectuels européens sont inopérants. Dès lors le voyageur fait l'expérience d'un éloignement de soi sans être sûr pour autant de rencontrer l'autre. De cette position inconfortable peut naître un genre littéraire bien particulier, à la rencontre du récit de voyage et de l'essai philosophique. »
    Ce livre de Kailash Éditions, réalisé en coopération avec Les Éditions de Londres, est un inédit numérique.

empty