Éditions Prise de parole

  • Amphibien Nouv.

  • Moncton mantra Nouv.

    Réédité dans la Bibliothèque canadienne-française, «Moncton mantra» rend hommage à toute une génération de créateurs à l'époque de « la renaissance acadienne ». Plusieurs des artisans littéraires mis en scène sont parmi les plus connus aujourd'hui. Gérald Leblanc y relate leurs démarches pour faire de Moncton une « capitale littéraire », pour supplanter l'image folklorique longtemps associée à leur culture. Un projet qui réussira malgré l'hostilité d'un milieu qui résiste à l'affirmation d'une nouvelle conscience urbaine et moderne dans l'imaginaire. Dans «Moncton mantra», Gérald Leblanc raconte la venue à l'écriture du personnage écrivain, son double, Alain Gautreau. Entre l'automne 1971 et la parution 10 ans plus tard de son premier livre, Alain Gautreau évolue parmi les personnages de la scène artistique et intellectuelle de Moncton, à l'époque même qui a vu naître la première maison d'édition acadienne et le Parti acadien. Son roman, qu'il commence l'année de son entrée à l'Université de Moncton, devient « une sorte de mantra, une présence constante, un compagnon de route » au fil de ses lectures, ses rencontres, ses expériences avec les drogues, ses entretiens sur la littérature. Ce roman de la route, comme le qualifie le préfacier Herménégilde Chiasson, rappelle celui de Jack Kerouac, «On the Road», « l'un des textes-phares de la littérature américaine ». Il trace un parcours tant personnel que collectif de 26 ans qui coïncide avec celui de la littérature acadienne.

  • Manman la mer suivi de Rendez-vous Lakay Nouv.

    Ancrées dans la tradition du conte haïtien, les deux pièces de cet ouvrage célèbrent, avec humour et authenticité, l'héritage des ancêtres et, surtout, la force des femmes qui le portent.

    « On la nomme Manman lanmè parce que son amour est aussi vaste que l'océan. Elle prend soin de tellement de gens... [...] Combien d'âmes en péril ont échoué à son port à la recherche de secours, de guérison, de réconfort? »

    Marjolaine, frappée par une maladie étrange, cherche auprès de sa grand-mère guérisseuse - Manman lanmè - le sens des visions qui l'habitent depuis l'enfance.

    «Manman la mer» a été présentée à La Nouvelle Scène Desjardins (Ottawa) et au Marché des arts du spectacle d'Abidjan (Côte d'Ivoire).

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    Joséphine et sa soeur Suzette doivent se rendre en Haïti pour enterrer leur père... qu'elles ont à peine connu. Lakay, en créole, signifie bercail. L'idée du retour est au centre de cette pièce.

    «Rendez-vous lakay» a été présentée au Black Theatre Workshop en mars 2018 et dans plusieurs maisons de la culture par la suite.

  • Errances Nouv.

    Anaïs, au volant de sa vieille camionnette, sillonne les routes pour se nourrir d'histoires. Pour écrire. Quelque part dans le sud des États-Unis, elle se fait interpeller par une policière qui l'invite à la suivre dans un vieux motel délabré. Ce qu'Anaïs accepte, sans trop savoir ce qui l'incite à le faire.

    Rod, chanteur d'opéra, cherche à relancer sa carrière après une pause forcée. Victime d'un accident sur une route du Nord de l'Ontario, il est secouru par Mimi, qui habite seule un motel vieillot que plus personne ne semble fréquenter.

    Alors qu'ils s'enfoncent dans des univers mystérieux, où le temps paraît suspendu, Anaïs et Rod sont confrontés aux limites de la réalité et découvrent que personne, pas même eux, n'est tout à fait qui il prétend être.

    Road trip hors de l'ordinaire, «Errances» est le premier volet d'une trilogie fantastique qui explore les notions de réalité et d'existence avec sérieux, humanité ...et une touche de ludisme !

  • Rien ne se produit jamais dans la réserve anishinabe de Lac-aux-Loutres. Enfin, jusqu'à l'arrivée d'un séduisant étranger aux cheveux blonds porté par une rutilante moto Indian Chief 1953. Les intentions du bellâtre sont d'autant plus mystérieuses que celui-ci semble connaître la communauté sous toutes ses coutures. Si la cheffe Maggie tombe instantanément sous son charme, son fils Virgile est beaucoup moins enthousiaste. Aidé par son oncle Wayne, créateur d'une forme d'art martial autochtone, il tentera d'éloigner l'étranger de Lac-aux-Loutres - et de sa mère. Et on dirait que les ratons laveurs veulent en faire autant.

    Drôle, profonde, lumineuse et remplie d'espoir, l'histoire est servie par l'incontestable talent de conteur et l'humour qui ont fait la renommée de Taylor au Canada anglais. L'édition originale anglaise (Motorcycles & Sweetgrass, Knopf Canada) a été finaliste au prix du Gouverneur général.

  • Élevée sur une réserve routière de la Couronne dans le nord de la Saskatchewan, Maria Campbell est une enfant sensible et déterminée qui, malgré la grande précarité ambiante, s'émerveille devant le quotidien animé de sa communauté.

    Après le décès de sa mère, elle se marie à un Blanc afin d'offrir une vie meilleure à ses frères et soeurs, mais échoue plutôt dans les bas-fonds de Vancouver, où elle connaît la prostitution, la dépendance et la dépression. Inspirée par sa Cheechum, elle s'engage alors sur la voie de la guérison, et dans une quête de reconnaissance et de dignité qu'elle partage avec toute une génération de Métis.

    Avec «Halfbreed», Maria Campbell expose, sans fard et dans une langue directe, la pauvreté, l'exclusion, la honte et le racisme hérités du colonialisme, et livre un témoignage puissant sur la résilience de son peuple.

    L'ouvrage comprend un passage relatant le viol de Maria Campbell par un agent de la GRC qui avait été expurgé de l'édition originale avant d'être rétabli, en 2019, dans la réédition parue chez McClelland & Stewart.

    Cette traduction française est le fruit d'une collaboration entre l'artiste wendat Charles Bender, à qui l'on doit notamment la version française de la pièce Là où le sang se mêle, de Kevin Loring, et Jean Marc Dalpé, prolifique homme de théâtre, écrivain, traducteur et collaborateur de longue date de la maison.

  • Dans les collines verdoyantes de l'Afrique des Grands Lacs, le système des castes impose à des humains autrefois libres une vie de servitude. Réduits au rang de serfs ou de parias, agriculteurs et chasseurs sont résignés à leur sort. Mais sur son lit de mort, Karanda ordonne à ses fils de se disperser sur des terres lointaines, puis leur lègue un totem, le sanglier, et un interdit : il faudra désormais refuser les cadeaux empoisonnés des pasteurs. Pendant des siècles, le testament de Karanda est transmis par le biais du poème généalogique, jusqu'au jour où le totem devient le signe de ralliement d'une fraternité déterminée à en finir avec la guerre des castes et à instaurer une paix durable.

    /> Dans «Le totem des Baranda», les voix des générations successives se répondent, chacune formulant un appel à transgresser les lois et les traditions de son époque tout en perpétuant la lignée. Un roman où l'obsession de la liberté se nourrit du mythe, de la mémoire, de l'utopie, mais aussi de bouleversantes histoires d'amour.

  • OEuvre posthume du grand poète et écrivain acadien Gérald Leblanc, «Poèmes new-yorkais» relate les déambulations enthousiastes de l'écrivain acadien au coeur de la métropole américaine. La réédition du recueil est suivie de deux inédits : une série de lettres qui donnent un aperçu de la vie de l'auteur à New York, et «Confession de la rue Dufferin», brève suite de fragments dépeignant l'effervescence créatrice du Moncton des années 1970.

    Ces textes sont présentés par le chercheur Benoit Doyon-Gosselin qui, après avoir réuni et présenté les «Lettres à mon ami américain» (Prise de parole, 2018), poursuit ici son exploration de la volumineuse correspondance de Gérald Leblanc pour qui New York a toujours représenté un endroit vibrant et immense.

  • Le feu est pris. Nous sommes de tristes pyromanes. Devant l'urgence climatique, l'humanité en est à rapailler ses derniers mots. Dégoût. Compassion. Lucidité. À quel pouvoir prétend la parole quand la crise ravage les écosystèmes, bouleverse nos vies? Et la panique, où se loge-t-elle, dans les tripes ou dans la tête?

    Lucides, poétiques, intimistes ou enflammés, les douze essais narratifs de ce recueil explorent la crise climatique dans tous ses paradoxes, et témoignent des complexités de notre rapport à l'environnement. Ils interrogent aussi les capacités d'action, responsabilités, postures et angoisses des communautés et individus face au désastre.

    Avec des textes de Ying Chen, Céleste Godin, Dave Jenniss, Mishka Lavigne, Le R Premier, Sébastien Lord-Émard, Charlotte L'Orage, Sonya Malaborza, Laurent Poliquin, Jonathan Roy, Gisèle Villeneuve, Ouanessa Younsi.
    Préface de Catherine Voyer-Léger.

  • À Sioux Junction, village du Nord-Ouest de l'Ontario, Thomas Obomsawin, peintre autochtone devenu célèbre jusqu'à Paris, est accusé d'avoir mis le feu à la maison familiale. Le roman s'ouvre alors que débarquent dans le village moribond le juge, le procureur de la Couronne et l'avocat de la défense.

    Pendant que le procès, pour le moins inusité, suit son cours, une ribambelle de personnages et de curieux défile, chacun porteur d'un pan d'histoire. Du fil de leurs récits - fantaisistes, improbables ou contradictoires, mais profondément attachants - émerge l'Obom. Et l'Obom, assis sur son banc sur la berge de la Wicked Sarah, attend, patiemment, le verdict ou la fin.

    Roman incisif qui mêle comique et pathétique, «L'Obomsawin» dresse, à travers le portrait de ce village boréal, le microcosme d'un pays et de ses mythes, et pose la question : sait-on jamais où se terre la vérité ?

    Cette réédition comporte un appareil critique permettant de situer l'oeuvre dans son contexte de création.

  • Hantée par le sentiment persistant d'avoir tué quelqu'un, avant, dans son autre vie, Manon quitte Las Vegas à la recherche de la vérité. Si, dans un premier temps, ses retrouvailles avec des amis de jeunesse lui permettent de remonter le fil du passé, bientôt, sa quête vient brouiller l'identité qu'elle s'est façonnée au loin. C'est que Manon, avant, était Gerry...

    Fuyant toujours plus au nord, elle revient à Timmins - sa ville natale, où convergent tous ses fantômes - à la recherche de la réponse à cette question qui la taraude.

    Roman à la frontière de la quête et de l'enquête, «Montjoie» construit en pointillé un récit polyphonique où se dérobent toutes les certitudes.

  • Marc cumule diplômes, dettes et dick pics qu'il échange pendant les longues heures qu'il consacre aux réseaux sociaux. Après ses études, il rentre à Moncton où, entre son emploi dans un centre d'appel et ses obligations familiales, il assiste à l'effritement de sa relation à distance. Malgré les nouvelles amitiés qui se forment et les timides opportunités, son quotidien sans éclat lui rappelle cruellement ce qu'il a laissé derrière. Pris dans cet entre-deux, il multiplie les sautes d'humeur, les relations d'un soir et les soirées d'excès.

    Roman initiatique servi par une langue poétique et crue, Des dick pics sous les étoiles brosse le portrait d'un homme à la dérive.

  • « Tu es un fouillis peuplé de gens qui s'arrêteraient pour flatter des chats à trois pattes. »
    « As if que dire « c'est pas juste about les femmes » annule le fait que c'est about toutes les femmes que je connais. As if que le patriarcat est une illusion et que les coupables sont pas libres de vivre confortablement parmi nous. »
    « J'étais-tu supposée vous faire un trigger warning ? C'est-tu irresponsable ou insensible de vous puker toute ça sans avertissement ? Si vous m'écoutez pas vraiment, then ça matter-tu at all ? »

    Vous êtes convié.es à un gros party. Un party où on parle de tout, sur tous les tons et sans complaisance : l'amour, l'amitié, le mouvement #MeToo, le rapport à l'autre, à la langue, au lieu, à la culture acadienne, aux peuples autochtones... Ici, des situations et des propos parfois anodins, ou cruels, ou cocasses, empiètent les uns sur les autres, se chevauchent, s'overlappent. Et au coeur de la fête, Moncton dans tous ses états.

    En fragments brefs et incisifs, «Overlap» examine la place de l'individu dans une ville où il peut être difficile d'échapper aux autres - et à soi-même.

  • Champion et Ooneemeetoo Okimasis, jeunes Cris du nord du Manitoba, sont arrachés à leur famille et placés dans une école catholique résidentielle du Sud. Aliénés par une culture qu'on leur impose, ils luttent pour leur survie. La Reine blanche, personnage mythique, veille sur eux et les ramène vers l'univers magique dont ils sont issus. L'un deviendra musicien et l'autre danseur. De leur art, un espace de possibilités, un monde nouveau, émergera.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • Marguerite Andersen a huit ans quand Hitler prend le pouvoir, quinze quand la Seconde Guerre mondiale éclate, vingt au lendemain de l'armistice. Yeux baissés devant l'horreur, toute à sa soif de vivre, elle tourne le dos à cette Allemagne dont elle a honte. Enceinte, elle suit en Tunisie l'amant français qui deviendra son mari.Ainsi s'amorce un parcours qui l'entraînera, au fil de ses amours et de ses aventures, sur trois continents. Celle qui mènera de front une vie d'épouse, de mère, d'immigrante, d'universitaire et d'autrice retrace, dans La mauvaise mère, les moments importants de sa vie, questionne ses choix, fait l'aveu de ses erreurs. Ce faisant, elle met en lumière les nombreux paradoxes qui, encore à ce jour, façonnent la vie des femmes.Murmurées, exaltées, angoissées, amoureuses, ces « confessions » attestent encore une fois du caractère exceptionnel de l'oeuvre de Marguerite Andersen.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • Peines d'amour, obsession éthylique, Jack fuit aux Territoires du Nord-Ouest. Mais ses démons continuent à le harceler, et il accumule de nouveau les échecs amoureux jusque dans une communauté dénée où il étudie les impacts de la fonte du pergélisol. Coincé entre sa peine et sa difficile sobriété, Jack observe, écoute. La guérison l'attend peut-être auprès des pochards cosmiques, des fugitifs et des illuminés qui partagent, sur ce bout de planète au carrefour de toutes les déraisons, les bribes d'une sagesse durement acquise.

    Servi par un insolite mélange d'humour burlesque, d'intelligence et de sensibilité, ce premier roman de Denis Lord dépeint les tourments d'un homme qui trouvera, dans la communion des joies et des drames, une humanité habitable.

  • Martine, adolescente, habite un village qu'elle souhaite plus que tout délaisser pour la grande ville. Elle sent que si elle ne s'évade pas, sa vie sera sans envergure et désespérément prévisible, ce qu'elle refuse de tout son être. Mais avec l'arrivée de Nadine, citadine charmeuse, dégourdie et audacieuse, débute une amitié envoûtante et troublante. Elle inclut forcément Antoine, l'ami et complice de Martine depuis l'enfance. L'inévitable arrive : Nadine ensorcelle le bel Antoine et Martine est ballottée par ses réactions vives et confuses.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • Joe et Cody pêchent sur la glace avec leurs parents par un après-midi d'hiver clément. Cody aide Papa à pêcher, tandis que Maman et Joe somnolent dans le traîneau. Soudain, les chiens repèrent un renard à la fourrure aussi brillante que des flammes et s'élancent à sa poursuite, entraînant Maman et Joe dans une course folle.

    Maintenant offerts en français et en cri, les albums de la série «Chansons du vent du Nord» racontent, à travers les aventures des frères Joe et Cody, le territoire et les coutumes des Cris du Nord du Manitoba.

    Chaque histoire révèle l'extraordinaire talent de conteur de Highway, qui transmet en toute simplicité la magie et l'imaginaire de sa culture natale et du monde de l'enfance.

  • Joe et Cody profitent de l'été pour explorer le monde et se lier d'amitié avec de nombreuses créatures. Ce qu'ils aiment par-dessus tout, c'est d'attraper des libellules et de nouer doucement un fil autour de chacune d'elles avant de les laisser s'envoler. Les frères poursuivent alors leurs libellules cerfs-volants à travers les arbres et les prairies jusqu'à ce qu'elles disparaissent dans le ciel nocturne. Et dans leurs rêves, Joe et Cody planent dans les cieux avec leurs cerfs-volants jusqu'à ce vienne le temps du réveil.

    Maintenant offerts en français et en cri, les albums de la série Chansons du vent du Nord racontent, à travers les aventures des frères Joe et Cody, le territoire et les coutumes des Cris du Nord du Manitoba.

    Chaque histoire révèle l'extraordinaire talent de conteur de Highway, qui transmet en toute simplicité la magie et l'imaginaire de sa culture natale et du monde de l'enfance.

  • Toute l'année, Joe, Cody et leurs parents suivent les caribous en traîneau. Joe joue de l'accordéon et Cody danse pour attirer les caribous errants. Lorsque des milliers de caribous répondent à leur appel, ce qui devrait être un moment de terreur se transforme en quelque chose de magique quand les garçons ouvrent leurs bras et leur coeur pour embrasser l'esprit du caribou.

    Maintenant offerts en français et en cri, les albums de la série «Chansons du vent du Nord» racontent, à travers les aventures des frères Joe et Cody, le territoire et les coutumes des Cris du Nord du Manitoba.

    Chaque histoire révèle l'extraordinaire talent de conteur de Highway, qui transmet en toute simplicité la magie et l'imaginaire de sa culture natale et du monde de l'enfance.

  • «Je tiens près de moi l'encre,
    ma plume est une fronde
    alors qu'avec les mots que je jette
    mon ambition s'égare.
    Je crie à Dieu, C'est un sacrilège !
    Il me dit, Ou peut-être un poème.»

    Gregory Scofield se met dans la peau de Louis Riel et de personnes qui l'ont connu pour dresser un portrait humain du leader politique métis. Entremêlant extraits de journaux et de poèmes de Riel, déclarations historiques et inventions, il réussit à sortir le mythe de son carcan, donne accès à des dimensions peu connues du personnage : celles de mari, de père, d'ami, d'amoureux et de poète visionnaire.

    L'humour, l'inventivité et le souffle du texte sont rendus avec justesse par la traduction de Daniel Aubin, lui-même poète et conteur.

    Publié originalement en anglais sous le titre «Louis: The Heretic Poems» (2011, Nightwood Editions), ce recueil est la première oeuvre de l'auteur à paraître en français.

  • Poussé par un terrible secret, le jeune Mupagassi entraîne son frère Gassongati sur les chemins de l'exil, fuyant leur pays alors que celui-ci est à la veille d'être ravagé par la violence ethnique. Au camp de réfugiés situé quelque part en Afrique des Grands Lacs, chacun effectuera un choix déterminant : l'un embrassera la lutte armée dans un effort de reconquérir le pays d'origine, alors que l'autre, convaincu qu'il n'y a pas de retour possible, s'établira au Canada où il poursuivra ses études puis fondera une famille. Pour lui, l'exil est définitif.

    Mais les circonstances feront mentir les pronostics et les deux frères seront réunis, après plusieurs années, autour des négociations devant rétablir la paix dans leur pays tourmenté.
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    Dans ce récit contemporain aux accents universels, l'amitié, l'amour et la loyauté s'avéreront les derniers remparts d'un monde où le mal et la vertu n'ont ni camp ni parti.

    Depuis près de vingt ans, Melchior Mbonimpa révèle ses talents de conteur et sa connaissance profonde des peuples de l'Afrique des Grands lacs. Dans son septième roman, il explore un de ses thèmes de prédilection, le métissage des cultures, tout en édifiant une passerelle au-dessus de l'Atlantique en vue de concilier mémoire des origines africaines et réalité canadienne contemporaine.

  • J'entends des sons.
    Un souffle ?
    Je me penche sur bâbord
    et une ombre lumineuse passe à toute vitesse.
    Puis une autre, et encore une autre.
    Les corps souples de cinq dauphins se dessinent,
    nageant le long du bateau,
    luisant dans l'eau phosphorescente.

    Il est 0 h 55. Le lourd manteau de la nuit tombe sur le port. Une femme à la dérive embarque sur un voilier pour sa première traversée de l'Atlantique, aux côtés d'un capitaine tatillon, de sa jeune épouse et d'une jeune femme de Marseille. Se succèdent pour elle des moments forts - de doute, d'extase, de fièvre -, mais aussi des expériences féeriques, comme cette voie lactée de plancton phosphorescent dans le sillage du voilier ou encore cette baignade qu'elle s'offrira dans l'infini, entourée de l'immensité bleue et mouvante de l'océan.

    Récit d'émancipation à une voix, «Dans le bleu» raconte le formidable triomphe de la ténacité sur l'adversité.

  • Cinq résidentes d'un foyer pour personnes âgées participent à un documentaire sur les éphémères, ces vilains shadflies qui émergent du lac Nipissing chaque été et s'abattent par nuées sur North Bay. Elles s'y prêtent de mauvais gré, car ce dont elles meurent d'envie de parler, c'est plutôt des quintuplées Dionne. Tout en jouant le jeu pour la caméra, les vieilles se racontent dans une langue tout à fait savoureuse. Et, comme par inadvertance, chacune en vient à révéler un sombre pan de son passé. Avec tendresse et mordant, cette comédie dramatique nous apprend que la vie, et la mémoire, sont... éphémères.

    Texte sur l'oubli qui prend comme point d'ancrage une des plus fameuses histoires du 20e siècle, «Le club des éphémères» conclut, après «Un neurinome sur une balançoire» (2015, prix littéraire Émergence AAOF) et «Un quai entre deux mondes» (2018), un triptyque de «théâtre mémoriel» explorant la déconstruction de certains mythes fondateurs personnels et collectifs.

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