Sciences humaines & sociales

  • Cet ouvrage séduira un large public. Tous les Bordelais, de souche ou de coeur, jeunes ou moins jeunes, désireux de découvrir ou de retrouver le passé de la ville, se plongeront dans ces chapitres qui résument plus de vingt siècles d'histoire : personnages, dates et faits essentiels sont soulignés, ainsi que la vie quotidienne avec ses anecdotes ou ses drames.
    Dans les cahiers d'illustrations, le lecteur retrouvera les lieux, les monuments ou les objets emblématiques de la ville.
    Une Histoire de Bordeaux à lire comme un roman !

    Madeleine Lassère, historienne et biographe, vit à Bordeaux.
    Elle fait revivre dans ses ouvrages des figures emblématiques qui la passionnent (Lucie de la Tour du Pin, Montalembert, La Princesse de Ligne).

  • Le 18 mars 1314, le supplice des Templiers, brûlés vifs après sept années d'un procès inique, inscrivait dans les pages les plus noires de l'Histoire les noms du pape Clément V, du roi Philippe IV le Bel et de Guillaume de Nogaret, associés dans le naufrage de l'ordre le plus puissant de la chrétienté.
    Clément V était né en 1264 à Villandraut, et avait pour nom Bertrand de Got. Seul pape gascon de l'histoire de l'Église, il fut élu en 1305, et eut un pontificat assez court puisqu'il mourut en 1314.
    Homme intelligent, juriste confirmé, très attaché à sa Gascogne natale, il déploya d'abord des qualités de diplomate, pacifiant les rapports orageux entre les rois de France et d'Angleterre. Lorsqu'il devint pape, il envoya des missionnaires en Orient et en Chine. Après avoir hésité à s'installer à Rome, il fut le premier à préférer Avignon, pour un exil qui devait durer un siècle.
    Sa mauvaise santé affaiblissant sa capacité de résistance devant l'inflexible Philippe le Bel, ses largesses envers sa famille, son rôle dans l'affaire des Templiers firent de lui l'un des pontifes les plus vilipendés et les plus détestés.
    Mais méritait-il un tel opprobre ? Après sept cents ans, il est plus que temps de faire la lumière sur la vie de cet homme juste, si malmené par l'Histoire.

    Monique Dollin du Fresnel est directrice de la bibliothèque de Sciences Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d'enseignements, comme à l'Université de Bordeaux. Nièce à la 23e génération du pape Clément V, elle a pu disposer de documents familiaux inédits. Ses recherches l'ont amenée à étudier de nombreux textes dont certains sont conservés aux Archives nationales, à la Bibliothèque apostolique et aux Archives secrètes du Vatican.

  • C'est ainsi que le futur Napoléon III conclut son « discours de Bordeaux » le 9 octobre 1852. Et ces « soldats » sur lesquels il va s'appuyer, ce sont les acteurs de la transformation politique, sociale, et économique de la France.
    Parmi eux, nombre d'Aquitains, qu'ils soient des hommes politiques comme le Bordelais Mocquard, le Périgourdin Pierre Magne ou le Pyrénéen Achille Fould, des chefs d'entreprise comme les frères Pereire, des hauts fonctionnaires comme le Landais Henri Crouzet ou le préfet de la Gironde qu'est encore Haussmann.
    Transformations urbaines, aménagement du territoire, développement des chemins de fer, création des stations balnéaires comme Arcachon par les frères Pereire ou Biarritz par Napoléon III et Eugénie vont ainsi bouleverser le pays sous la surveillance de l'empereur, omniprésent dans notre région.

    Retour sur des années vertigineuses...

    Pierre Brana et Joëlle Dusseau, fins connaisseurs de la vie politique, acteurs et témoins de leur temps, ont publié de nombreux ouvrages, dont Philippe Henriot, la voix de la collaboration (éd. Perrin) et Les années 1950 à Bordeaux (éd. La Geste). Avec Vous êtes mes soldats, ils éclairent l'histoire du Second Empire et permettent de mieux connaître des personnages de notre région, des hommes de pouvoir qui, aux côtés de Napoléon III, ont transformé la France.

  • Après avoir combattu le franquisme dans les années 1930 en Espagne, Carmen et Emilio Alvarez Canossa, jeune couple de Madrilènes, se retrouvent sur les routes de l'exil en janvier 1939, avec leur enfant âgé de quelques mois. Ayant réussi à s'échapper des camps d'internement, en Provence, puis en Dordogne, ils s'engagent, presque naturellement, dans le combat anti-nazi et deviennent chef de maquis et agent de liaison. Carmen et Emilio puisent leur force dans leurs convictions, sans doute aussi dans l'amour et la complicité qui les lient.
    Christian Bélingard, recueillant des sources françaises et espagnoles, a retrouvé les derniers témoins de ces événements. Il fait de cette histoire un récit passionnant.
    Christian Bélingard, longtemps journaliste à France 3, est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques. Il a particulièrement étudié l'histoire de la Résistance et des maquis de Dordogne. Il a également recueilli des témoignages précieux qui font référence à cette période.

  • Auguste Allemane est né en 1870 à Bordeaux. Chef de cabinet de Charles Gruet, maire de Bordeaux, avant sa mobilisation, il a été nommé secrétaire général de la ville à son retour de guerre et jusqu'en 1936.
    Son journal de guerre, mis en ordre dans les années 1920 à partir de notes et de lettres écrites sur le vif, depuis le front ou les tranchées, est bouleversant. Il y décrit l'ennui, l'horreur, le sens du devoir et la détestation des « embusqués ».
    Calme, réfléchi, téméraire, particulièrement apprécié par les hommes qui l'entourent, ce capitaine, puis commandant, a traversé, pendant les quatre années de guerre, des épreuves qu'il tente de surmonter avec un sens de la formule et un humour dévastateur.


    Ce document poignant, retrouvé par les petits-enfants d'Auguste Allemane, est un document passionnant.

  • Pour le 70e anniversaire de la Libération et de la Victoire, 70 portraits de résistants parmi les plus importants de l'histoire.

    Ce qui frappe à la lecture de ce livre, c'est l'immense variété de la Résistance.


    De Georges Guingouin au colonel Rémy, de Jean Moulin au général Leclerc, tous, quelles que fussent leurs tendances politiques, témoignent d'une France qui a su refuser le déshonneur.

    Reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, Dominique Lormier est membre de l'institut Jean-Moulin à Bordeaux. Il a obtenu en 2006 le prix de la Légion d'honneur pour son oeuvre historique. Il a notamment publié La bataille de France jour après jour mai-juin 1940 (Le Cherche Midi), La bataille de Bir-Hakeim, une résistance héroïque (Calmann-Lévy), La bataille de Stonne, Ardennes 1940 (Perrin).

  • Ce livre est une ode à la passion d'entreprendre. Créée en 1919 par Marcellin Leroy, un électricien autodidacte, l'entreprise des Moteurs électriques Leroy emploie 800 personnes à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
    À partir de 1957, son successeur, Georges Chavanes, en fait, avec son ami Paul Barry, un groupe leader mondial des machines électriques tournantes (moteurs électriques et alternateurs) qui fait travailler, au plus fort, jusqu'à 10 000 personnes. L'initiative, la débrouillardise, le goût du travail bien fait et de l'innovation, la volonté permanente des actionnaires d'investir à long terme sans rechercher le profit immédiat, expliquent ce succès.
    Mais, plus que les chiffres, c'est l'aventure humaine qui constitue la vraie réussite des Moteurs Leroy-Somer. Cet ouvrage ne se lit pas comme un livre d'économie mais comme un recueil d'histoires, à base d'anecdotes, souvent cocasses, qui rythment, malgré le dur labeur, la vie quotidienne et la croissance de l'entreprise, et soudent une communauté d'hommes et de femmes.

    Georges Chavanes, ancien ministre du Commerce et de l'Artisanat (1986-1988), ingénieur électricien, a dirigé les Moteurs Leroy-Somer de 1957 à 1985. Il a en outre exercé de nombreuses responsabilités dans des institutions économiques comme l'IDI ou Ouest-Atlantique ou politiques (député (1986-1997) et maire (1989-1997) d'Angoulême).

    Jean-Louis Née est journaliste. Chroniqueur économique au journal La Charente Libre de 1975 à 1992, il a suivi au jour le jour, auprès des dirigeants, mais aussi des ouvriers, l'aventure des Moteurs Leroy-Somer

    pendant ces dix-sept années.

  • C'est l'histoire d'un homme hors norme, impétueux, fougueux, cassant, mais aussi attachant, vertueux, honnête, déterminé que nous vous invitons à découvrir.
    Quelle vie que celle de Georges Clemenceau (1841-1929) ! Que de sincérité dans ses luttes, de lucidité dans ses combats, d'autorité, de bravoure, de désintéressement ! Après bien des aventures, c'est lui que le président Poincaré, son « meilleur ennemi », appelle en 1917 pour sauver la France de l'enlisement de la guerre. Clemenceau a déjà 76 ans. C'est lui, le « tombeur de ministères », qui conduit le pays et les Alliés à la victoire, refusant cependant d'écraser l'Allemagne.
    Du jeune médecin au défenseur de Dreyfus, du journaliste au parlementaire, de l'ami de Monet au Tigre, du grand voyageur au grand amoureux, cet ouvrage vous raconte, au fil des jours, la vie d'un Vendéen au destin exceptionnel qui a marqué l'histoire de France à jamais.

    Christophe Soulard a exercé de nombreux métiers dont celui d'assistant parlementaire et de journaliste. Ce Vendéen d'origine, passionné de photographie, de voyages et d'histoire, a aussi étudié le phénomène de la Petite Église en Vendée et dans les Deux-Sèvres. Clemenceau au fi l des jours est son cinquième ouvrage.

  • Le Prince Noir est l'un des personnages centraux de l'histoire de la France et de l'Angleterre au XIV e siècle. Il a joué un rôle décisif dans la guerre de Cent Ans, notamment lors des batailles de Crécy, Calais, Poitiers et Nájera. Son règne en Aquitaine, en tant que prince, a marqué l'apogée politique de Bordeaux et de sa région au Moyen Âge.
    Cet ouvrage, abordant le sujet avec le triple point de vue français, anglais et aquitain, tient compte des interprétations les plus actuelles et propose une relecture de certains événements ou sujets importants, par exemple sur le sens à donner à l'épisode des « bourgeois de Calais ». Il est le premier à étudier l'évolution du « mythe du Prince Noir » du XVIe siècle à nos jours, en présentant les objets qui y sont liés.
    Le livre montre aussi - parfois avec un trait d'humour - l'étonnante « modernité » des gens du XIVe siècle et met en lumière des aspects étonnants de cette période de l'Histoire, comme le rôle de l'Église, « véritable ONU de l'époque », ou de la finance, dans les relations internationales.

    Historien, Antoine Lebègue a fait ses études à Bordeaux, avant de participer comme chercheur au LASIC, laboratoire associé du CNRS, à plusieurs grandes enquêtes de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine.
    Il est notamment l'auteur de L'Histoire des Aquitains et Bordeaux disparu et secret (Éditions Sud Ouest). Passionné par le vin et son histoire, il est un des collaborateurs réguliers du Guide Hachette du vin.


  • Pendant l'Occupation, Philippe Papon rejoint l'Armée Secrète, pour prendre, en 1944, le commandement du groupe Phiphi, qui participera à la libération de Périgueux, d'Angoulême, de Rochefort et assistera au bombardement de Royan.


    « Les hommes du groupe Phiphi ont vécu dans les bois et sous le feu allemand les moments les plus forts et les plus désintéressés de leur existence. Soudés par des moments de partage à nuls autres pareils, ils ont rêvé à une autre façon de vivre
    ensemble. » (extrait de la préface de Dominique Richard). Un récit authentique et attachant qui se lit d'une traite.


    Un splendide témoignage sur la Résistance en Dordogne, en Charente et dans les poches de l'Atlantique.


    Philippe Papon (1910-1993), dit Phiphi dans la Résistance, originaire de Thiviers, a vécu à Périgueux de la Libération jusqu'à sa mort. Ce manuscrit, écrit dans les années 1980, a dormi trente ans dans un tiroir. Il est rendu à la lumière par sa fille, Françoise Goulandris-Papon.

  • Légendes et témoignages autour des fantômes du Périgord...
    Du fantôme de Cro-Magnon dans la grotte de Lascaux à la Dame blanche de Puymartin, du fantôme sans tête du seigneur de Biron aux curieuses manifestations de l'abbaye de Cadouin, Alain Bernard convoque dans cet ouvrage toutes les créatures extraordinaires qui hantent le Périgord.
    Si certaines légendes, connues de tous, sont devenues indiscutables, le doute subsiste quant à la réalité de faits révélés par les témoignages inédits glanés par l'auteur dans des lieux où les esprits aiment venir à la rencontre des visiteurs...
    Maisons hantées, apparitions curieuses, signes venus d'une autre époque, tout est là pour semer le doute, et nous faire finalement penser qu'il existe bel et bien quelques fantômes périgordins...

    Alain Bernard est une figure du Périgord. Après avoir été journaliste pendant 38 ans, dont les deux tiers à Périgueux et Sarlat, il anime aujourd'hui le journal internet Oyez Périgord. L'« homme au canotier » continue à arpenter les routes de son territoire de prédilection. Il a publié de nombreux livres sur des sujets très divers.

  • Le canal des Deux-Mers, devenu canal du Midi sous la Révolution, est l'oeuvre d'un homme de génie : Pierre-Paul Riquet. C'est pourtant durant les dernières années de sa vie qu'il s'attela à cet incroyable chantier.

    Né à Béziers en 1609, il entra dans l'administration de la gabelle royale jusqu'à devenir fermier général pour le Languedoc et le Roussillon. À 49 ans, il avait acquis une immense fortune. Après avoir habité Castres, Mirepoix, Revel et Toulouse, il acheta le château de Bonrepos. De cet endroit stratégique, il prépara son grand projet : joindre l'Atlantique à la Méditerranée par un canal pour faciliter le commerce en Languedoc et le transport de denrées alimentaires dont le blé et le sel.

    L'avènement du jeune roi Louis XIV et surtout l'appui de son puissant ministre Colbert lui fournirent l'opportunité nécessaire à ce qui va devenir, avant Versailles, le plus grand chantier du règne du Roi-Soleil. L'entreprise dura près de 15 ans et nécessita jusqu'à 12 000 ouvriers et ouvrières dans des conditions de travail uniques et novatrices pour l'époque. Mais Riquet se heurta à de nombreuses difficultés financières, techniques et politiques. Lorsqu'il mourut à Toulouse en 1680, épuisé par la maladie et les vicissitudes, il ne restait que quatre kilomètres à creuser et une dette abyssale pour ses héritiers. Le canal des Deux-Mers fut néanmoins inauguré le 19 mai 1681.

    Il est inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis 1996.

    Ce livre a reçu le Prix spécial du jury au salon du livre d'histoire locale de Mirepoix (2012) et le Grand Prix littéraire des Gourmets de Lettres sous l'égide de l'Académie des Jeux floraux (2012).

    Monique Dollin du Fresnel est directrice des bibliothèques de Sciences Po Bordeaux. Elle y est aussi chargée d'enseignements, comme à l'Université de Bordeaux. Descendante de Pierre-Paul Riquet, elle s'est intéressée depuis longtemps au personnage et au canal du Midi qu'elle connait bien pour avoir vécu plusieurs années à Toulouse. Dans cette biographie elle a pu disposer de documents originaux et d'informations inédites grâce à des passionnés d'histoire et à d'autres membres de la famille de Riquet.

  • Le 14 mai 1610, le couteau de Ravaillac emporte la vie du roi le plus populaire de l'histoire de France. Treize jours plus tard, l'assassin est écartelé en place de Grève. Il y a eu enquête, torture minutieuse et procès. Mais la rapidité de la procédure laisse le champ libre à toutes les supputations.


    Ce régicide était-il le geste d'un exalté mystique mû par sa propre folie ou l'acte d'un maniaque « instrumentalisé » - dirait-on aujourd'hui - par les auteurs de sourdes menées ? A-t-on voulu enterrer un vaste complot incluant des proches du « bon roi » ? Cherchait-on plus simplement à éviter que les interrogations du bon peuple de France n'en viennent à mettre à mal la continuité monarchique et l'héritage dynastique des Bourbon ?

    Bienvenue dans le mystère Ravaillac. Il prend racine entre Dieu et diable, à l'époque de la sorcellerie vivace et des extases spirituelles, des flamboyants adultères royaux et des philtres d'amour. Il n'a cessé d'alimenter, depuis quatre siècles, les thèses les plus diverses.

    L'auteur a choisi d'en recenser les principales et de les confronter au jugement contemporain. Cette démarche lui permet une approche originale, consistant à situer Ravaillac dans la très longue cohorte des assassins politiques de l'Histoire.
    Dans un style vif, Jean-François Bège invite le lecteur à une promenade moderne autour d'un vieux sujet, revisité sans tabou ni conclusions trop hâtives.

    Journaliste attaché à ses origines béarnaises, Jean-François Bège a longtemps été directeur de la rédaction de Sud Ouest à Paris. Depuis 2004, il se consacre au livre et à l'édition. Ce fin connaisseur des coulisses du pouvoir a notamment publié Les Béarnais en politique (Éditions Cairn), vaste fresque allant de Gaston Fébus à nos jours en passant par Henri IV et Bernadotte.

  • On connaît assez bien aujourd'hui les moeurs et le mode de vie des ours bruns des Pyrénées, vedettes de violentes polémiques. En revanche, personne n'avait encore retracé l'histoire passionnée que les Pyrénéens ont vécue aux côtés des plantigrades depuis la nuit des temps.

    Après une longue cohabitation forcée, marquée par le culte de cet animal mythique, a commencé une véritable guerre contre l'ours. Des portraits hauts en couleurs, les récits des derniers chasseurs des deux versants de la chaîne, le trafic de peaux et de graisse du plantigrade, l'analyse des raisons de sa disparition et la chronique de sa réintroduction : cette Histoire de l'ours dans les Pyrénées constitue l'ouvrage de référence qui manquait jusqu'à présent.

    /> Olivier de Marliave, journaliste et écrivain, a consacré de nombreux ouvrages aux Pyrénées, notamment à la mythologie et à la religion populaire : Trésor de la mythologie pyrénéenne (Éd. Sud Ouest), Sources, saints et sanctuaires du Pays basque (L'Horizon chimérique), l'album Pays basque (Éd. Sud Ouest). Il est également l'auteur du Dictionnaire de l'Ariège (Éd. Sud Ouest).

  • « Pendant des années après mon retour de la guerre d'Algérie, j'ai gardé le silence sur cette période diffi cile de ma vie. Ce n'est pas que je l'avais gommée. Bien au contraire, son souvenir revenait sans cesse, à tout bout de champ, me hanter, accaparer mon esprit. Je luttais, souvent en vain, pour me débarrasser de son emprise, pour chasser cette pénible obsession. C'est progressivement, sans trop m'en rendre compte, par des échanges, des discussions, à la suite d'interviews, d'articles pour lesquels j'étais sollicité, que je renouai avec le passé.
    Je pus alors laisser ces souvenirs remonter à la surface... »

    Pierre Brana fait part dans ce livre de son vécu. Mais il rapporte aussi, au fur et à mesure du déroulement des « événements », les réactions de son quartier natal de Bacalan, comme celles des milieux syndicaux - auxquels il a appartenu - et du monde universitaire bordelais où il a fait ses études. Une contribution à l'histoire de la guerre d'Algérie par un de ceux qui l'ont faite.

    Pierre Brana, ancien député spécialiste des affaires étrangères et conseiller de Michel Rocard, a été aussi un élu local : maire d'Eysines dans la banlieue bordelaise, vice-président de la Communauté urbaine de Bordeaux et du conseil général de la Gironde, membre du bureau du conseil régional d'Aquitaine.

  • Peu ou mal connu en France, Toussaint Louverture, père fondateur de la première République noire du monde, l'actuelle Haïti, est une figure emblématique mondiale de l'émancipation des esclaves et des décolonisations.

    Cette biographie permet de mieux comprendre une personnalité exceptionnelle. Entre mythification et réalité historique, à l'heure des révolutions des pays du Sud, la vie et les combats de Toussaint Louverture sont d'une étonnante actualité mémorielle, politique et sociale.

    Célébré dans de nombreux pays, il n'est pas étonnant qu'il ait été comparé à Bonaparte, au point que Chateaubriand a pu écrire : « Le Napoléon blanc a imité et tué le Napoléon noir », et Lamartine : « Cet homme est une Nation ».

    /> Né à Bordeaux, Jacques de Cauna a séjourné pendant 25 ans dans divers pays de la Caraïbe où il a occupé des fonctions de professeur et de diplomate. Docteur d'État, commandeur de l'Ordre national d'Haïti, il est aujourd'hui chercheur associé au conseil scientifi que du Centre international de recherche sur les esclavages du CNRS et titulaire de la chaire d'Haïti à Bordeaux. Il est l'auteur de nombreuses publications parmi lesquelles Au Temps des Isles à Sucre, prix de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer, qui a inspiré le prix Renaudot 1998.


  • Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc et pair d'Épernon, colonel-général de l'infanterie, grand amiral de France, gouverneur de plusieurs grandes provinces et places militaires, servit pendant 72 années, de l'âge de 16 ans à sa mort à 88 ans, six monarques: Charles IX, Catherine de Médicis, Henri III, Henri IV, Marie de Médicis et Louis XIII. C'est dire s'il a marqué l'histoire de France!

    Henri III, dont il fut le favori, l'appelait «son fils aîné», Henri IV «son ami», Marie de Médicis «son sauveur». Guez de balzac, qui fut l'un de ses gentilshommes, écrivait avec emphase qu'il était «quelque chose de plus que le grand Turc, le grand Khan et le grand Mongol». Selon Brantôme, il inspira à ses contemporains une crainte supersticieuse: «Vu les hasards qu'a courus M. d'Épernon, il y a plusieurs gens qui ont opinion qu'il soit fée ou qu'il ait un démon ou un esprit familier qui le garde...»

    Constructeur du château de Cadillac, ce personnage de cape et d'épée eut ainsi une existence extraordinaire.

    Denis Blanchard-Dignac est notamment l'auteur du Captal de Buch, paru aux Éditions Sud Ouest. Il continue avec cette biographie du duc d'Épernon son enquête sur les grands Gascons qui ont marqué l'histoire de France.

  • Entre la Terreur et l'Empire, le mariage inattendu d'un sous-officier palois devenu général et d'une jolie bourgeoise de Marseille, ex-fiancée de Bonaparte, marque le début d'une extraordinaire fortune conjugale : la descendance issue de cette union règne encore en Suède et cousine avec les familles royales d'Europe.
    Une telle aventure a inspiré romanciers et cinéastes, Sacha Guitry en tête. Mais il semble nécessaire de démêler le vrai du faux dans quantité d'anecdotes mille fois racontées à propos des Bernadotte.

    Désirée (devenue la reine Desideria) a-t-elle été « la petite espionne » de Napoléon ? Est-elle restée toute sa vie éprise de son premier amour ? Jean-Baptiste (Charles XIV pour les Suédois) mérite-t-il toujours le surnom de « traître » dont les bonapartistes s'obstinent à l'affubler ? Cet ancien Jacobin a-t-il voulu se faire couronner roi de France après la campagne de Russie, avec l'aide peu visionnaire de Germaine de Staël ?

    À ces questions et à beaucoup d'autres, ce livre s'efforce de répondre au terme d'une enquête contemporaine menée à Pau, Marseille, Paris et Stockholm. Près de 200 ans après la chute de l'Empire et le Congrès de Vienne (1814), les histoires d'amour et de guerre de ces temps tumultueux méritent d'être racontées avec une sérénité n'excluant ni la précision ni l'humour.

    Jean-François Bège, journaliste et écrivain, longtemps éditorialiste et directeur de la rédaction de Sud Ouest à Paris, est aujourd'hui rédacteur en chef du Courrier du Parlement. Il est membre de l'Académie du Béarn, de la Société Henri IV et du jury du Prix Saint-Simon. Il a notamment publié Les Béarnais en politique (Éditions Cairn, 2 004) et Ravaillac, l'assassin d'Henri IV (Éditions Sud Ouest).

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