Éditions Zinedi

  • Julien l'exhibé Nouv.

    Ce roman est une descente dans les bas-fonds de l'exploitation humaine où la différence s'exhibait dans les foires ou dans des spectacles burlesques. Julien, « plus petit conscrit de France », mènera cette vie d'exhibé de son Perche natal à Marseille en passant par Luna Park, protégé malgré tout de la cruauté du public par son imprésario bienveillant.

  • Un ange est passé Nouv.

    Christine Sagnier dit le bonheur d'avoir attendu un enfant huit mois et le désespoir de le perdre. Le chagrin comme une torture et puis la solitude face à l'incompréhension des autres.

  • Peut-on échapper à son destin ? Pas sûr que le sort qui nous attend soit plus enviable... Les personnages de ces nouvelles vont tenter leur chance.
    Suspense garanti !
    Brice Tarvel est un romancier français, également nouvelliste et scénariste de bandes dessinées.

  • « C'est quoi cette vie ? Pourquoi est-ce qu'on aime tant ce qui a disparu ? » Au-delà du désir et des sentiments, chaque histoire d'amour est traversée par des spectres plus ou moins bienveillants... Et il faut faire avec.
    Dans ce recueil, les nouvelles de Daniel Pasquereau sont reliées par l'introduction d'éléments étranges, inexplicables. Si l'on veut bien y prêter attention, la vie est parsemée de signes mystérieux mais aussi de résurgences du passé qui peuvent orienter nos choix, pour le meilleur et pour le pire...

  • Loin du réconfort

    Gilles Vidal

    Un homme épris de vengeance se lance à la recherche de l'assassin de sa compagne. Un road movie littéraire.
    « Moi c'est Ivana, c'est quand tu veux, m'avait-elle dit en notant son numéro de téléphone sur ma main avec un Bic. Elle était juste devant moi dans la queue de la supérette et n'avait cessé de se retourner pour me lancer des regards pointus auxquels j'avais répondu. Puis elle s'en était allée avec son sac bourré d'emplettes en me gratifiant d'un dernier sourire prometteur. J'avais serré le poing comme un orpailleur méfiant sur une pépite. C'est comme ça que nous nous sommes rencontrés. Ça ressemblait exactement à ce même jour béni à marquer d'une pierre blanche où j'ai ouvert pour la première fois un livre de Richard Brautigan. Et même si ça ne sert à rien de revenir en arrière, que ça ne fait qu'amplifier le mal, les remords et tout le reste, je sais que je rabâcherai encore et encore les circonstances de cette parenthèse qui a éclairé ma vie. »

  • Ana voit l'homme de sa vie disparaître dans un tourbillon formé par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Marseille. Dès lors, elle va se trouver, malgré elle, au coeur d'un complot lié au terrorisme qui frappe la ville.
    Mettant à profit son expérience du barreau et de la ville dans Marseille de tous les dangers, elle nous dévoile les failles de cette cité où tout peut arriver et aborde par ce biais des problèmes de fond.

  • Épris de l'Antiquité, mécène, le duc Vespasien de Gonzague fut le prince bâtisseur de Sabbioneta, une ville utopique dédiée à Diane de Cardona, la femme aimée puis sacrifiée sur l'autel de la jalousie. Sa vie fut une épopée tragique qu'il traversa jusqu'à la mort en refusant d'abdiquer devant sa quête d'absolu. La mélancolie fut sa compagne, il lui abandonna tout jusqu'à sa raison.
    Entrelaçant éléments historiques et épisodes romanesques, Martine Gasnier fait de ce prince demeuré mystérieux, l'une des grandes figures de la mélancolie.

  • Afin de ne pas succomber à la sinistrose pendant le confinement dû à la pandémie de Coronavirus, les éditions Zinédi ont proposé à ses auteurs une expérience, comme les aimaient les surréalistes : écrire librement, chacun son tour, une page de feuilleton... et cette aventure s'est transformée en livre, dont les droits sont reversés au Secours Populaire.
    L'histoire commence à la fin de l'épidémie de Covid-19, Juliette Maroy, archéologue spécialiste de l'Arctique, apprend la bonne nouvelle à la radio : dans sa région, le confinement est levé. Enfin, la liberté et le bonheur retrouvés ! Vraiment ?
    Ont participé à cette histoire collective : Jean-Louis Azencott, Pierre Efratas, André Fanet, Martine Gasnier, Francis Germain, Jacqueline Grand, Yan Kouton, Marie-France de Monneron, Gilles Pivard, Joëlle Tiano-Moussafir.

  • « Maire écologiste d'un petit village du Pays d'Auge, Guerquesalles, durant trois mandats, j'ai vécu au plus près la réalité du monde rural, avec ses bons et moins bons côtés. Bedeau, facteur, éboueur, psychologue, gendarme, écrivain public, gestionnaire... la liste des tâches dévolues au maire est longue et infinie. »
    Fort de cette expérience et avec détachement, Didier Goret relate la vie quotidienne et politique du village à travers des épisodes cocasses et parfois aussi tragiques. Il fait ainsi référence à l'Histoire qui a particulièrement marqué ce village.
    Cette vingtaine de nouvelles décline une approche humaniste du quotidien d'un maire, bien loin d'une vision comptable de l'Administration.

  • Edith au cou de Cygne, grand amour de Harold, roi éphémère de l'Angleterre, fait broder secrètement une toile racontant sa vie et la terrible défaite de Hastings. De son côté, Wulfnoth, jeune frère de Harold, otage de Guillaume, nous raconte sa vie d'enfant captif, la férocité du Conquérant et nous révèle sa passion cachée pour la reine Mathilde.
    Et voici que par ces deux chroniques en regard, pareilles au chant ultime d'un Cygne répondant à l'autre, vous découvrirez un récit de la conquête normande aussi émouvant qu'éloigné des clichés.

  • La place du musicien dans la cité a-t-elle vraiment évolué depuis le XVIIIe siècle ? Quelle réalité se cache derrière le faste du concert ? Comment gérer la perversité d'un chef d'orchestre ? Est-il possible de combiner l'idéal de son art avec la loi du marché ? Dans ces nouvelles, les artistes s'allongent sur le divan pour nous offrir une symphonie intime et inédite.

  • En partageant la vie intime de ses personnages, le narrateur lève un pan sur les drames de l'Histoire qu'elle recèle et qui n'en finit pas de se répéter. Mais loin d'être simple spectateur, il fait partie intégrante de ce récit dans lequel il se livre, sans fard et avec humour. Nostalgique de l'amour enfui, du pays perdu, de la jeunesse disparue, il reste un combattant de la mémoire et un poète, qui, tel l'Étranger de Baudelaire, aime les nuages qui passent.


  • À la suite d'un accident de voiture dans lequel sa compagne est tuée et lui-même gravement brûlé, Jean-Paul se retrouve défiguré. Au cours de sa longue rééducation, la tentation petit à petit se glisse en lui de revoir, trente ans plus tard, sous l'anonymat de son nouveau visage, Marion, la jeune femme qui, au sortir de son adolescence, l'a quitté sans explication. Une première blessure demeurée longtemps mal fermée.



  • Fuyant la misère de leur terre bretonne, Jules et Antoinette s'exilent à Paris où ils vont contribuer par leur labeur à l'essor de l'industrie dévoreuse d'humanité. Au sein de leur foyer, naissent deux garçons dont le plus jeune, Jean, se révolte très tôt contre toute forme d'exploitation. Un choix qui le conduira de la prison de la Petite Roquette à la colonie pénitentiaire de Soligny-la-Trappe avant un embarquement pour la Martinique.


    Avec pour toile de fond la révolution de 1848, les ravages du choléra et la pratique de l'engagisme, succédané de l'esclavage, le destin de Jean illustre une page de notre histoire, pas si lointaine, marquée par l'égoïsme forcené des nantis.

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  • Brûler le Louvre

    Didier Goupil


    Dans le fond, il n'y a qu'une seule chose que je regrette : ne pas avoir brûlé le Louvre derrière nous.
    Le mot Bleu, on le sait, ne tache pas les doigts. C'est sans doute pour cela que les personnages des nouvelles de ce recueil, qu'ils soient de pure fiction, connus de tous tels Claude Monet et Chaïm Soutine, ou à même de le devenir demain comme Franciam Charlot et Roger Cosme Estève, ont recours à la peinture pour exprimer leur colère, soulager leur peine ou clamer leurs revendications.

    Mais face aux non-dits de la famille, au silence de la société et à l'indifférence des académies, tous finiront par délaisser les pinceaux et se mettront à peindre avec leurs mains, quand ce n'est pas avec leurs poings.


  • Julie était la fille du chaos. Le mal dont elle souffrait était congénital. Il provenait du choc violent entre la France et l'Algérie, ces deux sources auxquelles sa mère avait bu, les deux terres qui l'avaient nourrie et dont elle-même était pétrie. L'hérédité l'avait coupée en deux. Elle se croyait unique, faite d'une seule pièce, alors qu'une autre se tenait derrière. Cette fracture la minait. Pour la réduire et se reconstruire, il lui fallait combler le trou dans son corps et le puits d'ignorance où elle avait vécu. Elle n'y parviendrait qu'en assumant pleinement sa part algérienne, qu'elle avait jusqu'alors seulement constatée sur son visage et perçue dans le regard d'autrui.


  • « Mais qu'est-ce que vous avez là... Ce ne serait pas un... ? » Quelques mots ont suffi pour que la curiosité désormais torture la narratrice : ce tableau qu'elle a toujours connu, ce tableau de famille, transmis de grand-mère en petite-fille... est-ce vraiment un Courbet ? Et si c'est le cas, par quel étrange chemin est-il arrivé là ? Pour tenter de découvrir les secrets qu'il recèle, la narratrice va se lancer dans une enquête qui l'entraînera du Second Empire à nos jours jusqu'au coeur de la création. Et c'est l'amour, sa force, son absence, le pouvoir qu'il a de se magnifier, que l'on entend dans ce texte envoûtant.

  • Félix Meyer est de retour dans la ville où il a passé son enfance, pour le décès de sa soeur, Carole, écrasée en plein centre-ville. Accident ou meurtre ? Un doute subsiste au vu de l'acharnement du chauffard sur le corps de la jeune femme. Le lieutenant Aurélie Costa s'occupe de l'affaire.
    À l'occasion de ses retrouvailles avec la ville, Meyer passe en revue les fantômes du passé, revient sur les moments heureux et malheureux avec sa soeur, dont il ne sait presque rien aujourd'hui. Mais lui-même qu'est-il devenu ? Que signifie cette violence qui couve en lui, prête à exploser à tout moment ? Qui sont ces mystérieux interlocuteurs qui le renseignent tout au long de l'enquête parallèle qu'il a entreprise pour découvrir l'assassin de sa soeur ?
    Et que vient faire ici la boussole d'Einstein ?

  • Le sel des larmes est parfois doux raconte le périple de trois personnages à la recherche d'eux-mêmes et évoque par fragments l'histoire dont ils sont issus :
    1896. Le Padre Pinto abandonne un jour d'été son église de Castelo das Fontes au Portugal et va fuir jusqu'au Cap-Vert loin de la révélation qui l'a saisi d'effroi. L'Obscurci, un simple d'esprit d'un village voisin, se lance au même moment sur les routes de la Serra da Estrela au nord du Portugal. A des milles de là, dans l'archipel du Cap-Vert, Artémisia, une jeune métisse, esclave affranchie, décide de quitter la plantation de Campina Morna. A travers leurs cheminements se conjuguent et se répondent trois destins dont chacun fait écho à l'autre, où se tissent, indissociables, la recherche d'identité, la quête de vérité et le désir impérieux de liberté.
    D'une écriture élégante et délicate, l'auteur nous entraîne dans leur histoire nourrie de mémoire collective qui prend sa source quelques siècles plus tôt.
    Par l'auteur de L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson,(éd. Intervista).


  • Septembre 1860 dans le Perche, la gendarmerie du paisible bourg de Bazoches-sur-Hoesne s'émeut : la rumeur accuse Julie Clain, demeurant à la ferme de La Motte, d'être coupable d'infanticide. Une affaire reposant sur le seul rapport d'expertise d'un médecin local et quelques témoignages à charge qui conduiront l'accusée devant la cour d'assises de l'Orne. Maître Léon de la Sicotière, un homme bon à l'écoute de ses clients, sera son défenseur.
    En s'appuyant sur ce fait divers, l'auteur livre un roman où prédomine l'analyse d'une certaine société archaïque et misogyne et nous invite à méditer sur la fragilité de la justice humaine.
    Préface d'Henri Leclerc.

    Docteur en histoire du droit, Martine Gasnier signe ici un premier roman poétique qui laisse toute sa place à l'émotion et plonge au coeur de l'humain.

  • Ciel de traîne

    Gilles Vidal


    Un cadavre est retrouvé en lisière de forêt, un os d'oiseau dans une main. La victime a visiblement été torturée avant d'être égorgée. Mais qui est-elle ? Aucune disparition n'a été signalée récemment.
    Une jeune femme disparaît du jour au lendemain laissant son compagnon désespéré. Est-elle prisonnière de cet homme qui prétend la détenir et le harcèle au téléphone ?
    Un scénariste revient dans la maison de son enfance dont il a hérité. Ce n'est pas sans réticence qu'il entreprend ce retour aux sources. Que vient-il y chercher ?
    Quel est le lien, et y en a-t-il un, entre ces personnages ? Le lieutenant Kamensky, en charge de l'enquête, saura-t-il assembler les pièces du puzzle ?

  • Il y a les ados qui se cherchent, et puis il y a les ados qui vont mal, très mal même parfois. Klara en sait quelque chose, elle qui n'a cessé de vouloir venir en aide à Roméo, son fils unique aussi ébouriffant qu'ébouriffé. Là est sa seule faute et son plus grand malheur : avoir voulu trouver le psychiatre qui, d'un coup de baguette magique, lui aurait rendu son petit bien peigné. Une quête qui s'est transformée en une incroyable épopée.
    Parce que Fransec, la psychiatre en question (ou peut-être le diable en personne) a jeté son dévolu sur Klara, laquelle a disjoncté tout doucement mais très sûrement.
    Le danger est plus que réel et la folie véritablement contagieuse, un secret de polichinelle que le corps médical s'applique à préserver, mais qu'il est temps d'éventer.

  • Contraint à un voyage en solitaire, Jean Guézennec, retraité nouvellement divorcé, s'envole pour l'Inde avec, en poche, un guide touristique qu'il a la fâcheuse idée de prendre pour une bible. L'apprenti globe-trotter, mal préparé à ce choc culturel, s'en mordra les doigts. Trois mois après son retour en Bretagne, le temps de se refaire une santé mentale, le rescapé entreprend d'écrire une lettre de réclamation plus que circonstanciée à l'éditeur dudit guide. La rédaction de ce courrier lui permet de découvrir une nouvelle facette à ses tribulations. Car l'Inde, il le comprend alors, est un voyage sans retour. Un chemin vers l'autre, un chemin vers soi...

  • A la veille de la Seconde Guerre mondiale, dans un hameau reculé des Vosges, nous suivons Pierre et Jean, deux frères que tout oppose. Pierre, l'insoumis, défie l'autorité en braconnant sur les terres d'un fermier parvenu, débauché et naufrageur de petits paysans endettés. Arrêté, emprisonné, il sera envoyé à sa sortie de prison au camp disciplinaire de Tataouine pour faire son service militaire. Jean, le conformiste, aime l'ordre et la discipline. Après la débâcle de 40, à l'image de la France divisée, chacun choisit son camp, l'un la Résistance, l'autre celui du Maréchal Pétain puis la Milice. Ils ont en commun l'amour pour une même jeune fille et le sens de l'honneur hérité de leur grand-père.
    Le combat intérieur que mènent les personnages entre leurs parts d'ombre et de lumière les pétrit d'humanité, donne à leur destin une résonance universelle et fait du roman une tragédie. Alexis Ruset écrit dans une langue riche et poétique et fait place aux expressions populaires, voire dialectales. Son style soutenu recourt aux métaphores et aux assonances. Cette variété des moyens d'expression donne vie et couleur au récit.

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