Éditions de l'Atelier

  • La laïcité à l'école : un apaisement nécessaire Nouv.

    Régulièrement, et souvent tristement, l'actualité remet à la une la question de la laïcité à l'école et de la transmission des valeurs républicaines.
    Contrairement aux propos qui entretiennent d'incessants conflits sur le sujet, le consensus laïc et la volonté de fonder l'éducation sur la raison restent très largement partagés par les enseignant.e.s. Nul ne peut nier l'existence de situations complexes mais cela ne doit pas conduire à dramatiser la réalité quotidienne ou à faire le portrait d'une école qui aurait renoncé. Une telle focale empêche de faire face aux difficultés et de mettre en oeuvre la patience et la pédagogie nécessaire. Car, ne l'oublions pas, l'élaboration du jugement est un travail long et complexe. Aussi convient-il de donner leur juste place à ces difficultés, sans exagération ni angélisme, et d'en analyser objectivement les fondements et les enjeux.
    Fort de leurs expériences, les auteurs de cet ouvrage mettent sur la table les enjeux de la laïcité à l'école. Une première partie livre des réflexions plus théoriques (sociologie, histoire, etc.) pour laisser place, dans un second temps, à un questionnement des pratiques de la laïcité au quotidien - de l'école primaire à l'université, qu'il soit question d'histoire, d'EPS ou de sciences.
    Une mise à plat riche et parfois surprenante qui donne tous les outils pour penser un apaisement nécessaire.
    Avec les contributions de : Évelyne Bechtold, Laurence De Cock, Jean-Paul Delahaye, Paul Devin, Guy Dreux, Hubert Duchscher, Catherine Le Duff, Hervé Le Fiblec, Michel Gonner, Claire Guéville, Anne-Laure Hartmann, Benoît Hubert, Françoise Lantheaume, Laaldja Mahamdi, Charlène Ménard, Julien Poirier, Alain Policar, Roland Rouzeau, Valérie Sipahimalani, Benoît Teste, Alet Valero.
    Préface de Nicolas Cadène, ancien rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité.

  • Quand les associations oublient de mettre en pratique les valeurs qu'elles défendent avec leurs propres employés...
    Un véritable mythe entoure les associations. Elles sont le creuset de la démocratie, de l'engagement citoyen, désintéressé et collectif. Avec leurs 1,8 million de salariés, elles constituent aussi un véritable monde du travail qui attire chaque année des centaines de milliers de salariés et de volontaires animés par l'espoir de « travailler autrement ». L'expérience n'est pas toujours à la hauteur.
    Car, bien souvent, la pression est forte et le salaire bas... sous prétexte que le poste est motivant et que les employés travaillent pour la bonne cause ! Comment faire pour que le monde du travail associatif tienne ses promesses ? Pour qu'il évite de gâcher les énergies et que l'engagement des salariés (et des bénévoles) ne se transforme pas en espoirs déçus ? Comment faire pour que ces organisations qui veulent changer le monde soient d'abord attentives à leurs propres employés ?
    S'appuyant sur une large enquête, l'auteur montre l'importance de comprendre la spécificité de ces « entreprises associatives », et de penser la signification du travail dans cet univers particulier.

  • Actuellement la tentation est forte de subordonner les apprentissages à l'école maternelle aux « fondamentaux » définis pour l'école élémentaire, de faire de la maternelle une machine à évaluer. Pourtant, soucieuse du développement langagier, sensoriel, culturel, corporel et social de tous les enfants, l'école maternelle leur offre une ouverture sur le monde, une découverte des possibles immenses en eux et dont ils n'ont pas encore conscience.
    Sans ignorer les effets des inégalités culturelles et sociales entre élèves, l'école peut et doit permettre de créer les conditions de l'égalité. Ce défi est majeur: c'est un impératif démocratique.

    En s'attachant à différents apprentissages en maternelle - la socialisation scolaire, le jeu, le langage, les mathématiques, l'activité physique -, les auteurs, forts de leurs travaux de recherche et de leur expertise de terrain, donnent à penser les pratiques d'aujourd'hui et de demain.

    Avec les contributions de Véronique Boiron, Joël Briand, Anne Clerc-Georgy, Patrick Lamouroux, Christine Passerieux, Maryse Rebière.
    Préface de Viviane Bouysse, inspectrice générale honoraire de l'Éducation nationale.

  • La crise sanitaire et ses corollaires (télétravail massif, recours au chômage partiel, brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle) ont remis en lumière les enjeux liés à l'articulation entre temps de travail et temps libre. Des enjeux au centre de l'attention des acteurs du monde du travail et du syndicalisme depuis longtemps, et qu'avaient déjà remis sur la table les projets de réforme des retraites ou la remise en cause permanente, chez certains, des 35 heures.
    Dans ce contexte, ce numéro des Cahiers de l'Atelier articule deux questions majeures, à savoir, d'une part en interrogeant l'impact de la crise du Covid-19 dans l'organisation du travail, et d'autre part en donnant la parole à celles et ceux qui oeuvrent à redéfinir le cadre et le temps du travail dans notre quotidien.
    À la lecture des riches contributions présentes dans ce volume, de nouveaux constats sont posés et de nouvelles perspectives s'ouvrent pour que l'articulation temps de travail/temps libéré ne soit pas uniquement perçue comme un garde-fou mais pour qu'elle permette une réappropriation émancipatrice par toutes et tous du temps au travail comme du temps hors travail.

  • Avec délicatesse mais sans tabous, l'autrice aborde la question des relations amoureuses avec des personnes en situation de handicap mental.
    Quand on souffre d'un handicap mental, comment aborde-t-on la rencontre amoureuse ? Quelles formes prend la relation ? Quand et comment le corps entre-t-il en jeu ? Qu'est-ce qu'être en couple ? Et qu'est-ce que devenir parent ?
    Blandine Bricka a rencontré des personnes en situation de handicap mental au sein de trois structures qui les accueillent ou les suivent, pour les interroger sur leur façon de vivre la relation amoureuse. Elle a recueilli leurs paroles, celles de leurs parents, mais aussi de professionnels qui les accompagnent, et nous les fait partager dans des récits singuliers où chacun et chacune témoigne du chemin qu'il.elle trace à sa manière.
    Les récits se succèdent et se répondent, par échos ou dissemblances. On y découvre la façon dont les professionnels réfléchissent ces questions et inventent des réponses, toujours sur le fil. Car, alors que cette thématique était encore taboue il y a peu, voire impensable pour les générations précédentes, il s'agit aujourd'hui de trouver comment respecter au mieux la liberté et l'intimité de chacun.e, mais aussi de le.la protéger ; aider chaque personne à formuler ses doutes et questionnements, sans pour autant se montrer intrusif. Il s'agit, d'abord, d'écouter.
    C'est ce que fait cet ouvrage, qui donne la parole aux premiers et premières concerné.es pour raconter tout ce que cela peut être, aimer, au pays du handicap.

  • « Obligations vertes », « fonds responsables »... Une partie de la finance prétend favoriser la transition écologique et énergétique, voire sauver le monde. Mais cette finance verte peut-elle être autre chose qu'un mirage ?
    À l'image de ces entreprises qui se sont mises au « vert », au « durable » ou à l'« écoresponsable » de manière superficielle, ne fait-elle pas qu'exploiter un nouveau filon ? Une grande variété d'acteurs et d'observateurs ont l'intuition que le récit proposé par la finance verte ne colle pas à la réalité, mais le fonctionnement des marchés financiers est opaque et mal connu.
    Alain Grandjean et Julien Lefournier interrogent la promesse et les mécanismes de la finance verte en mettant en lumière l'impasse derrière les illusions. Les marchés financiers livrés à eux-mêmes ne peuvent pas nous sauver du désastre écologique. « Plus ça change, plus c'est la même chose », nous montrent finalement les auteurs en se situant délibérément à l'intérieur du paradigme financier.
    « Ce livre a vocation à devenir un phare dans le brouillard et la confusion constamment entretenus autour des marchés financiers et de l'écologie » (Gaël Giraud).

  • Pendant près de trois années, l'auteur de cet ouvrage a accompagné son épouse atteinte d'un cancer. Au pôle d'oncologie de la clinique de Saint-Nazaire, ils ont, ensemble, arpenté les couloirs, attendu dans les salles d'attente, connu les salles de soin : radiothérapie, hôpital de jour, hospitalisation complète... Ils ont fréquenté les bureaux des médecins, les comptoirs des secrétaires.
    C'est pour témoigner de cela que cet ouvrage donne la parole aux membres de l'équipe d'oncologie de Saint-Nazaire pour qu'ils racontent, de l'intérieur même des lieux et des services de soin, ce combat pour la vie dans des circonstances où, pourtant, la perspective d'une issue fatale est souvent plus qu'une menace.
    Oncologue, dosimétriste, secrétaire médicale, kinésithérapeute, aide-soignante, infirmière, agente de service hospitalier, assistante sociale... chacune et chacun raconte la réalité de son travail au quotidien, auprès des malades : les gestes techniques, les relations avec les autres intervenants, l'accompagnement des familles... La succession de ces récits, reliés par le regard porté par l'auteur sur sa propre expérience d'accompagnant, donne à voir de l'intérieur un service où les malades ne se battent pas seuls : ils ont à leur côté des hommes et des femmes qui ont choisi leur métier pour ce qu'il a de profondément humain. Un métier qu'ils ont choisi d'exercer en se tournant résolument vers la vie, ici et maintenant.

  • La crise sanitaire a montré le rôle indispensable des services publics. L'engagement des personnels des hôpitaux, des enseignants, leur capacité d'initiative ont permis à la société de tenir face à la pandémie. À l'inverse, les logiques libérales fondées sur le souci d'économies à court terme ont montré leur inefficacité dramatique dans le contexte. L'actuel président et son gouvernement ont mené pourtant une offensive déjà ancienne à l'encontre de la fonction publique, basée sur son supposé immobilisme, son archaïsme, ainsi que sur les privilèges dont bénéficieraient les fonctionnaires.
    Pourtant la fonction publique est un outil moderne et décisif pour traduire dans le quotidien les idéaux de liberté, d'égalité, de justice et de sauvegarde de la planète. Ce livre, sans dogmatisme et sans dissimuler les débats, dit ce qu'est la fonction publique et pourquoi elle existe ; la replaçant dans une perspective historique et mettant en lumière les problèmes et les débats actuels pour que chacun puisse se faire une idée des évolutions nécessaires au-delà des dénigrements habituels. Loin des injonctions de réforme dont le contenu n'est jamais débattu, le livre ouvre une perspective audacieuse : renforcer, en s'appuyant sur les capacités des fonctionnaires, la construction de biens communs au bénéfice de chaque citoyen.
    Le XXI° siècle peut et doit être l'« âge d'or » du service public ! À condition de sortir d'une vision de la fonction publique qui est soit budgétaire, soit managériale.

  • 60 idées fausses sur les migrations décryptées et déconstruites, pour sortir des discours qui laissent croire qu'une politique d'accueil est impossible.

    Dans le contexte particulier de la prochaine campagne présidentielle, les discours d'inquiétude et de crispation, voire de rejet, à l'égard des migrants, réfugiés, exilés et étrangers, risquent d'occuper une large partie de l'espace médiatique. Il est indispensable de répondre à ces discours, ce qui suppose dans un premier temps de les écouter et de les décrypter. C'est ce que cet ouvrage propose de faire : il examine et analyse les préjugés, les représentations fausses et les idées reçues sur les migrations, afin de les déconstruire point par point.
    En réponse aux détracteurs de toute politique d'accueil, mais aussi à tous ceux qui hésitent ou qui s'inquiètent, ce livre propose un tour d'horizon des migrations en mettant à la disposition des lecteurs un très grand nombre d'informations, de chiffres, de données et de faits. Organisé par thématiques et rédigé dans un style très accessible, l'ouvrage s'attache à prendre le contrepied de 60 idées fausses, pour convaincre que l'accueil des exilés est non seulement possible, mais surtout souhaitable.
    Ce livre est réalisé en partenariat avec une vingtaine d'associations et d'organisations impliquées sur la question des migrations.

  • Entre les discours selon lesquels l'Afrique ne serait pas « entrée dans l'histoire », ceux qui ne se fondent que sur l'orthodoxie économique opposant Nord développé et Sud qui ne le serait pas, et des visions archaïques bien souvent héritées du passé colonial, le continent africain souffre, en Occident, d'une réputation peu enviable. Une réputation aussi fausse que condescendante et que symbolisait déjà, en son temps, la « négrologie » de Stephen Smith.
    À l'opposé de ces visions étriquées, l'ouvrage d'Anne-Cécile Robert repose sur une connaissance profonde des réalités culturelles, économiques et politiques du continent, comme des regards qui sont portés sur lui.
    En posant ouvertement la question « Et si, à l'inverse des croyances les plus diffuses, il était possible que l'Occident ait besoin de l'Afrique et non le contraire ? », Anne-Cécile Robert inverse le champ d'analyse et permet d'interroger nos propres modèles économiques (en crise depuis des années) et auxquels l'Afrique pourrait fournir des réponses, notamment quant à la transition vers un modèle plus harmonieux dans l'équilibre entre les êtres humains et leur environnement.

  • Quoi qu'en dise le ministre de l'Éducation nationale, l'apprentissage de la lecture n'est pas qu'une question de méthode. Et c'est précisément quand on le réduit à une technique que l'on constate ses effets ségrégatifs, qui se confirment dans le système français à chaque nouvelle évaluation.
    Apprendre à lire, c'est bien plus que relier des lettres et des sons : c'est construire une représentation du langage écrit, s'en approprier les usages pour s'exprimer, communiquer, entrer dans les savoirs. C'est avant tout une expérience culturelle.
    L'accès à l'écrit est un facteur déterminant d'émancipation intellectuelle et sociale. C'est pourquoi le rôle de l'école publique est de créer les conditions pour que tous les élèves exercent leur capacité à réfléchir, construire du sens, découvrir le plaisir du texte et de sa production, partager avec d'autres des émotions, dans des relations de coopération.
    Dans la continuité de leurs travaux, les auteurs, Jacques Bernardin, Paul Devin, Jacques Crinon, Christine Passerieux et Maryse Rebière, s'inscrivent dans des perspectives de démocratisation de l'accès à l'écrit, et proposent des pistes de réflexion et d'action qui s'adressent à toutes celles et tous ceux pour lesquels une véritable acculturation à l'écrit est un enjeu éducatif et social majeur.

  • Épuisement, solitude, impossibilité de concilier vie de famille et vie professionnelle... la crise sanitaire a mis en lumière de façon particulièrement saillante les difficultés que rencontrent aujourd'hui les proches aidants, mais aussi les personnes dépendantes et les professionnels de l'aide qui les entourent.
    Pourtant, partout en France, des aidants, des associations et des institutions cherchent et inventent des solutions pour surmonter ces difficultés : repenser le répit, utiliser les nouvelles technologies, mieux prendre en compte les jeunes aidants, articuler aide à domicile et accueil en Ehpad, aider les aidants à prendre soin d'eux...
    Cet ouvrage propose de raconter ces expérimentations pour les faire connaître, donnant la parole à celles et ceux qui inventent l'aide de demain. Pour qu'advienne le temps des solutions.

  • La rupture écologique est là et la prise de conscience collective aussi.
    Au coeur de ce questionnement, la préservation du vivre-ensemble... au profit d'un monde plus sobre et solidaire ! À l'invitation du Pacte civique, plus de 25 contributeurs.trices - philosophe, élu.e, entrepreneur.se, citoyen.ne, universitaire, représentant.e d'association, etc. - ont confronté la notion de « sobriétés » à leurs expériences de vie.
    Leurs propos, ainsi mis en regard les uns avec les autres, explorent ses multiples dimensions : philosophique, écologique, individuelle, collective, mais aussi politique. Freiner la fuite en avant technologique, retrouver le temps du voyage, privilégier les circuits alimentaires courts. Ils et elles revendiquent ainsi les choix qu'ils.elles mettent quotidiennement en action. Ce livre est une mine de ressources pour prendre part aux changements annoncés.
    Et vous, vous vous y mettez quand ?

  • Enfants ou adolescents, majoritairement issus de l'Afghanistan, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Guinée, ils ont fui la guerre, les violences ou les discriminations. Ils ont mis leur vie en danger lors de parcours migratoires périlleux.
    L'ambition de ce livre est de leur donner un visage et une voix, au travers de 11 récits personnels. Dans ces témoignages bruts, ils livrent des fragments de leur histoire : leur vie quotidienne dans leur pays d'origine, la situation qui a déclenché le départ, leur parcours, leur arrivée en France, leurs rencontres.
    Malmenés par l'exil et le labyrinthe administratif français, ils parviennent parfois, petit à petit, à se reconstruire, à être de simples adolescents, à ne plus avoir peur.
    /> Cet epub enrichi nous fait entrer dans les 11 récits des jeunes via un planisphère, en choisissant un des points de départ géographique. À la fin de chaque chapitre une cartographie narrative dynamique permet de rendre visibles les grandes étapes de leur itinéraire, parfois fou, et de suivre leur parcours (lieu de départ, raisons du départ, pays traversés, moyens de transport, etc.).

  • « De quoi est donc morte cette jeune femme dont le corps sur la table d'autopsie ne présente ni hématome, ni traumatisme, ni blessure liée à un projectile ou une arme ? » Chaque récit de ce livre nous plonge dans le quotidien d'un médecin légiste, et nous convainc que ce métier ne saurait se réduire à l'examen des corps, ni se confiner à la salle d'autopsie.
    Car ce « journal incorrect », découverte passionnante d'un métier peu commun, est aussi une réflexion sur l'inquiétante évolution de la médecine : quand celle-ci ne considère plus les patients comme des sujets mais seulement comme des corps, réduisant le médecin légiste à un expert en balistique et recherche d'ADN, que reste-t-il de sa vocation humaniste ?
    Revenant sur les moments marquants de sa carrière, Michel Debout rappelle que le coeur de la médecine légale est la prise en charge des violences, sous toutes leurs formes. Des avortements illégaux aux violences sexistes, des agressions de rue aux braquages de petits commerces, de la souffrance au travail à celle du chômeur, le médecin légiste est, comme le prouve cet ouvrage, un témoin privilégié de notre époque.

    Ce livre a bénéficié de la collaboration de Gérard Clavairoly, journaliste spécialisé dans les questions de santé.

  • De multiples initiatives portées par l'économie sociale et solidaire et le mouvement des communs se déploient sur les territoires, tout en faisant système à de plus larges échelles régionale, nationale et mondiale. Elles renforcent un socle commun de nouvelles solidarités en matière d'emploi, d'énergie, d'habitat, de santé, de culture, pour une économie inclusive et plus durable, et ce à travers plusieurs axes comme l'écologie, le numérique ou encore la démocratie et la coopération.
    Du 12 au 19 juillet 2019 s'est tenu à Cerisy, avec le soutien du Cercle des partenaires de Cerisy, le colloque « Territoires solidaires en commun : controverses à l'horizon du translocalisme ». Cette réflexion collective a donné une large place aux acteurs de terrain et à des récits d'expérience, en France ou ailleurs.
    Le colloque a fait surgir des points de croisement inattendus entre des initiatives très différentes et des formes de solidarité mises en jeu. Il a surtout permis d'aborder des aspects concrets et opérationnels de construction d'un projet politique qui ne soit pas celui de microsociétés qui se referment sur elles-mêmes, mais bien d'une société du commun.

    Ouvrage publié avec le soutien de la chaire d'économie sociale et solidaire, de l'Université Gustave-Eiffel, de la CASDEN, du Cnam - LISE/CNRS, et de l'association La Coop des Communs.


    LE SITE COMPAGNON (à venir) DE CE LIVRE permet d'accéder à tous les contenus produits lors de la semaine d'échanges du colloque et de prolonger la réflexion.

  • « Croissez et multipliez », « Soumettez la terre et dominez-la ». Ces deux versets bibliques ont toujours justifié les options natalistes de l'Église catholique et ses positions éthiques : refus catégorique de toute légalisation de l'avortement, même si quinze millions de femmes par an, dans le monde, y ont recours clandestinement, refus des méthodes de contraception autres que « naturelles ». Ces positions de la hiérarchie catholique occupent désormais le devant de la scène dans les conférences internationales. L'attitude du Saint-Siège est-elle encore tenable, au regard des nouveaux enjeux démographiques et sociaux, et des débats théologiques actuels ? Telles sont - en substance - les questions posées par cet ouvrage. L'auteur, René Valette, examine d'abord dans ce livre la situation démographique de la planète, pour analyser ensuite le contentieux entre le Saint-Siège et la majorité des pays appartenant aux Nations-Unies. Sur la base de ce diagnostic, l'auteur interpelle les instances romaines de l'Église catholique : peuvent-elles continuer à jeter le discrédit sur les méthodes de contrôle des naissances librement choisies, sous prétexte qu'elles ne sont pas naturelles ? En se crispant ainsi sur des positions conservatrices, l'Église ne méconnaît-elle pas la dimension sociale de la sexualité ? Ce livre - très accessible et documenté - est un plaidoyer vibrant pour que l'Église catholique, sans abandonner ses exigences éthiques qui font d'elle une éducatrice, n'oublie pas d'être une mère attentive à tous, et d'abord à ceux qui connaissent détresses, pauvretés et difficultés. Foi, politique, société, tout se bouscule, des points de repères solides comme le roc semblent se défaire. Nous avons besoin d'y voir clair et de réassurer, à neuf, des fidélités anciennes, afin d'être capables de prendre, sans reniements, les tournants qui s'imposent. Une série d'interventions vigoureuses entreprennent, dans ce but, de faire des propositions neuves ou de poser, sans artifices, des questions refoulées. Tout n'est pas dit, il reste encore à faire. Et si nous commencions par en débattre... tout simplement ?

  • « Croissez et multipliez », « Soumettez la terre et dominez-la ». Ces deux versets bibliques ont toujours justifié les options natalistes de l'Église catholique et ses positions éthiques : refus catégorique de toute légalisation de l'avortement, même si quinze millions de femmes par an, dans le monde, y ont recours clandestinement, refus des méthodes de contraception autres que « naturelles ». Ces positions de la hiérarchie catholique occupent désormais le devant de la scène dans les conférences internationales. L'attitude du Saint-Siège est-elle encore tenable, au regard des nouveaux enjeux démographiques et sociaux, et des débats théologiques actuels ? Telles sont - en substance - les questions posées par cet ouvrage. L'auteur, René Valette, examine d'abord dans ce livre la situation démographique de la planète, pour analyser ensuite le contentieux entre le Saint-Siège et la majorité des pays appartenant aux Nations-Unies. Sur la base de ce diagnostic, l'auteur interpelle les instances romaines de l'Église catholique : peuvent-elles continuer à jeter le discrédit sur les méthodes de contrôle des naissances librement choisies, sous prétexte qu'elles ne sont pas naturelles ? En se crispant ainsi sur des positions conservatrices, l'Église ne méconnaît-elle pas la dimension sociale de la sexualité ? Ce livre - très accessible et documenté - est un plaidoyer vibrant pour que l'Église catholique, sans abandonner ses exigences éthiques qui font d'elle une éducatrice, n'oublie pas d'être une mère attentive à tous, et d'abord à ceux qui connaissent détresses, pauvretés et difficultés. Foi, politique, société, tout se bouscule, des points de repères solides comme le roc semblent se défaire. Nous avons besoin d'y voir clair et de réassurer, à neuf, des fidélités anciennes, afin d'être capables de prendre, sans reniements, les tournants qui s'imposent. Une série d'interventions vigoureuses entreprennent, dans ce but, de faire des propositions neuves ou de poser, sans artifices, des questions refoulées. Tout n'est pas dit, il reste encore à faire. Et si nous commencions par en débattre... tout simplement ?

  • Les attentats djihadistes de janvier 2015 à Paris ont suscité des réactions sur la planète entière. Tout de suite, une foule de questions a surgi. « Est-on obligé de dire "Je suis Charlie" ? », « Où est le mal si j'affirme que je suis Charlie Coulibaly ? », « Pourquoi la liberté d'expression pour les caricaturistes et les interdictions pour Dieudonné ? », « Pourquoi toute la presse fait-elle la leçon aux musulmans ? », « Pourquoi plus d'indignation pour les victimes de Charlie que pour celles de Mohamed Merah ? », « Pourquoi proclamer les valeurs de la République - liberté, égalité, fraternité - alors qu'on laisse faire les discriminations ? », « Et si tous ces assassinats étaient le fruit d'un complot ? »
    Plutôt que de taire ces questions dérangeantes, ce livre y répond, pour permettre d'en débattre sans tabou. Des jeunes donnent leur réponse. Lylia Bouzar, Samuel Grzybowski et Jean-Louis Bianco donnent ensuite chacun la leur.
    Qu'on soit Charlie ou non, chacun est concerné. Le débat est ouvert.

  • « Je n'aurai pas de retraite », « Puisqu'on vit plus longtemps, on doit partir à la retraite plus tard », « Dans le système actuel, les fonctionnaires sont des privilégiés », « Un système de retraite à points serait plus simple et plus juste », « Avec un système à points, fi nies, les inégalités hommes-femmes »... Autant de fausses évidences qu'il est urgent de battre en brèche, à l'heure où notre système de retraite, certes perfectible, risque de disparaître pour laisser place à un régime créateur de nouvelles inégalités, quand bien même le discours politique prétend qu'il permettra de les combattre.
    La question des retraites est une large source d'inquiétude. N'est-ce pas sur cette inquiétude que certains, profi tant de la complexité du sujet, s'appuient pour tenter de détruire un système solidaire et imposer le modèle inverse, celui de l'individualisation ?
    Cet ouvrage est un guide précieux qui, chiffres et données à l'appui, permet non seulement de se repérer dans cet intimidant labyrinthe, mais aussi d'opposer aux partisans de la réforme par points et de l'épargne retraite individuelle des outils pour penser l'organisation et le financement d'un système solidaire et pérenne. La mise en place d'un tel système est possible, et c'est aujourd'hui un enjeu de société majeur.

    Ont contribué à l'écriture de cet ouvrage : Marylène Cahouet, Gracianne Charles, Daniel Gascard, Émilie Moreau, Hervé Moreau, Daniel Rallet et Erick Staëlen.

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. »
    Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann

  • L'histoire du XXe siècle, marquée par deux conflits mondiaux puis par des décennies de guerre froide, a fait l'objet d'un nombre pléthorique d'études et d'analyses. Une histoire au sein de laquelle prédominent le plus souvent les pays occidentaux et les grandes puissances. Mais que sait-on réellement, vu d'Europe, de ce qu'il advint dans des régions aussi diverses que l'Inde britannique puis indépendante, le Moyen-Orient ou encore l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?
    En faisant sienne l'approche historique de l'histoire mondiale - dont il fut un pionnier -, Christopher Alan Bayly invite à (re)découvrir les événements et les lieux, et interroge les aspects économiques, sociaux, et politiques locaux comme mondiaux. Au-delà des conflits armés et des concurrences idéologiques, comment les arts, les sciences ou encore l'essor sans précédent des formes de communication ont-ils fait de ce siècle l'un des plus mouvementés, pour le meilleur comme pour le pire ?
    Après le succès de La Naissance du monde moderne (Éditions de l'Atelier, 2006, plusieurs fois réédité en poche depuis), ce second volume poursuit le récit passionnant de cette histoire mondiale.

  • Qui n'a jamais lu, sur une plaque de rue ou au fronton d'une école, le nom de « Marcel Paul » ? Partout en France, édiles et élues ont depuis longtemps marqué l'espace public de ce patronyme. Pourtant, que sait-on aujourd'hui de l'homme que fut Marcel Paul et de sa vie ?
    Né en 1900 à Paris, placé dès son plus jeune âge à l'Assistance publique, Marcel Paul devient pupille de la Nation après le premier conflit mondial. Ouvrier électricien, il adhère à la CGTU et au Parti communiste où il milite durant l'entre-deux-guerres, s'imposant comme un militant de premier plan.
    Durant la Seconde Guerre mondiale, son engagement dans la Résistance lui vaut l'internement puis la déportation. Matricule 53057 à Buchenwald, Marcel Paul participe activement à la mise sur pied d'un réseau d'entraide parmi les prisonniers. À la Libération, cet ancien ouvrier et militant CGT des industries électriques et gazières intègre le gouvernement du général de Gaulle comme ministre de la Production industrielle. C'est alors qu'il mène le combat de sa vie, obtenant la nationalisation de l'énergie et créant ainsi EDF-GDF.
    En retraçant l'itinéraire méconnu de celui qui a rendu possible l'un des fleurons de l'industrie française, les auteurs donnent tout son sens à l'action de Marcel Paul, à l'heure où les privatisations vont croissantes.

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