Éditions de l'Observatoire

  • Géopolitique de la musique Nouv.

    « Je ne pardonnerai jamais à ma famille, la gauche, d'avoir abandonné la nation aux nationalistes, l'intégration aux xénophobes et la laïcité aux communautaristes. » Déplorant qu'un débat mal mené sur l'identité nationale ne cesse de déchirer la France, Jean Daniel partage dans ce livre posthume sa conviction que la nation française ne survivra qu'en retrouvant le sens de son histoire : la démocratie s'enracine dans un territoire, la France fabrique des Français avec les étrangers et la laïcité est le combat même de la République. Mais face à cette ambition retrouvée se dresse un triple défi : l'immigration, l'Union européenne et la mondialisation. Conviant au fil des pages Renan, Michelet ou Braudel, Tocqueville, Lévi-Strauss ou Sartre, Barrès, Camus et Malraux, Jaurès, Blum, souvent Mitterrand, mais, avant tous, de Gaulle, Jean Daniel revient dans le style d'un mémorialiste sur les grands événements de l'histoire de France. Quand, apaisée avec ses racines chrétiennes, elle était fidèle à sa Révolution qui l'arrimait à l'Europe et à l'Universel. Quand, aussi, elle était meurtrie par la collaboration de Vichy, le drame de l'Algérie et l'offensive de l'islamisme.   Aujourd'hui, pour réconcilier la France, rien ne lui paraît plus urgent que maîtriser l'immigration pour rétablir l'intégration et combattre les racismes tout en réaffirmant la laïcité. 

  • Toutes afghanes Nouv.

    «?Elles étaient journalistes, médecins, avocates, magistrats, artistes, traductrices, diplomates. Il y a quelques mois encore, elles étaient femmes, filles, soeurs, épouses, camarades, amies, collègues. Depuis le retour des talibans et l'instauration de la charia, elles sont devenues des biens meubles, des ventres, des fantômes sans paroles et sans droits. Leur vie ne leur appartient plus, et c'est l'humanité tout entière qui saigne. Jamais ces silhouettes indéfinies ne nous laisseront indifférentes.   Les femmes afghanes supplient le monde de ne pas les oublier. Nous ne sommes pas le monde, mais nous ne les oublions pas.?» De grands noms de la littérature, du journalisme, de la diplomatie rendent hommage aux femmes afghanes dans ce recueil de textes dont les droits sont reversés à l'association Afghanistan Libre.

  • Simplifions-nous la vie ! Nouv.

    Pendant plusieurs mois, le philosophe Gaspard Koenig et le juriste Nicolas Gardères ont parcouru la France pour recueillir des milliers de témoignages liés à l'enfer bureaucratique. Artisans, allocataires sociaux, agriculteurs, militants associatifs, citoyens soucieux de bien faire, nous sommes tous enfermés dans cette «?cage d'acier?» que redoutait Max Weber. Ce n'est pas une question de paperasse mais de justice sociale. L'excès de normes exclut, discrimine, opprime. Il favorise les puissants et met les faibles dos au mur. Les auteurs proposent une méthode de simplification radicale, inspirée par la Révolution française?: le projet Portalis. Simplifier, c'est faire à nouveau confiance au jugement individuel, aux solutions locales, au dialogue et au compromis. C'est faire le pari de la liberté.   À l'approche de l'élection présidentielle, un véritable projet de société.

  • La paix des sexes Nouv.

    « Je suis une femme, je ne suis pas une victime, je l'ai été, ces choses-là passent. Quand le statut de victime tend à devenir une valeur ajoutée, un anoblissement que certaines veulent acquérir à tout prix comme on cherche à atteindre un statut social, je pense, au contraire, qu'héroïser la victime plutôt que de vouloir la respecter, c'est tuer la guerrière, assassiner la créatrice, valoriser la soumise, poser un interdit sur le fait que la femme soit l'égale de l'homme. Je ne dis pas que les femmes ne rencontrent pas, encore aujourd'hui, bien des maux qu'il faut vouloir guérir, je dis que les inscrire dans une guerre des sexes perpétuelle, en appelant à la rescousse le passé d'une société au sexisme systémique clairement établi, ne convient pas. La guerre des genres est un tango funeste qui conduira à sa perte notre égalité lumineuse. Apprendre à s'unir plutôt qu'à se désunir, avancer dans le même sens, ne fût-ce que par instinct de survie, est notre seule issue face aux combats qu'il nous reste à mener. Désormais que les lois de l'égalité existent, c'est à nous tous de réfléchir aux moyens de les faire appliquer, c'est à nous tous de nous éduquer. Et d'éduquer les autres. Bien des batailles féministes restent à mener, s'aliéner la moitié de l'humanité pour y parvenir est une hérésie. »

  • Aurons-nous encore de la lumière en hiver ? Nouv.

    « L'idéologie : voilà l'ennemi numéro un de l'écologie véritable ! Elle divise, instrumentalise, rend impossible un débat sincère et serein sur un enjeu dont les Français mesurent la gravité mais aussi les ambiguïtés. Celles-ci doivent impérativement être levées si nous voulons, tous ensemble, relever les défis qui sont devant nous, qu'il s'agisse des énergies renouvelables, de la fiscalité écologique ou de l'empreinte carbone des flux commerciaux.
    Aux discours mensongers sur l'écologie, j'ai donc voulu opposer quelques vérités. Les vérités de ceux qui savent : les scientifiques, les experts du Giec. Et les vérités de ceux qui font : les innovateurs, les entrepreneurs, nos élus locaux aussi, dont beaucoup, d'ailleurs, appartiennent à ma famille politique. Car je reconnais une chose : l'écologie, la droite en parle sans doute moins bien que la gauche. Mais elle en fait bien plus, notamment dans les territoires.
    Démasquer les insincérités, parler vrai pour agir vite, voici l'objet de cet ouvrage, le sens de ma démarche. Car le compte à rebours écologique est lancé et chaque mensonge proféré est du temps gâché. »
    Bruno Retailleau est sénateur de Vendée, président du groupe LR au Sénat et président du club de réflexion politique Force républicaine. Il est l'auteur du très remarqué Refondation (L'Observatoire, 2019).

  • Tous toxiques, tous victimes ? Nouv.

    Les « victimes » sont-elles toujours celles que l'on croit ? La violence est-elle une fatalité ? À l'heure de #MeToo et de la cancel culture, Anne-Laure Buffet propose une analyse passionnante et salutaire des concepts de « toxicité » et de « victime », trop souvent dévoyés. « Violence psychologique », « emprise », « harcèlement », « pervers narcissique »... Voici les nouveaux maîtres mots de nos relations, de nos comportements. De #MeToo à la cancel culture en passant par la pensée décoloniale, nous ne semblons plus réfléchir qu'en fonction de ce qui semble bien ou mal ; qu'en cherchant un « toxique » et en plaignant sa « victime ». Nous nous posons trop souvent en juges et partie en nous attribuant le droit d'être « du bon côté », en laissant aux autres la responsabilité de la toxicité et de nos difficultés. Sommes-nous condamnés à être l'un ou l'autre, sans nuances, sans évolution ou réparation possibles ?
    De l'agression à la réparation, de l'opposition à la compréhension, de la destruction à la construction, Anne-Laure Buffet nous amène à une réflexion salutaire, richement illustrée d'exemples concrets tirés de l'actualité ou de son expérience de thérapeute, pour accepter nos manquements et nos fragilités autant que nos réussites et nos forces, et sortir enfin du clivage « tous toxiques, tous victimes ».

  • Envie de France Nouv.

    Dans la jeune carrière de Sarah El Haïry, l'engagement est un maître mot. Ce n'est donc pas par hasard si, en juillet 2020, elle se voit propulsée secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement, et devient la benjamine du gouvernement. 
    Elle se livre ici avec pudeur pour expliquer son parcours : sa prise de conscience politique, qui naît après un attentat au Maroc, la pousse à soutenir Nicolas Sarkozy, puis François Bayrou ; elle devient ensuite députée, et enfin ministre d'Emmanuel Macron. Elle raconte surtout ses convictions républicaine, laïque et antiraciste, égalitaire et universaliste, et ne mâche pas ses mots pour défendre son identité française qui ne contredit en rien l'origine marocaine de ses parents. Bien au contraire : tout ce qui compose son identité cohabite harmonieusement. Elle rappelle cette « envie de France » à chaque fois qu'elle discute avec les jeunes qu'elle rencontre.
    Sarah El Haïry n'hésite pas, enfin, à pointer les dangers qui menacent notre République et contre lesquels elle s'engage sans relâche : l'islamisme, idéologie extrémiste qui défigure le monde musulman, mais aussi l'extrême droite et l'extrême gauche, l'une profitant d'une dynamique inquiétante à laquelle elle veut faire face, l'autre étant le réceptacle d'une partie de la frustration de la jeunesse française.

  • L'ingénieur du revenu universel Nouv.

    C'est au voyage inattendu d'une idée humble qu'invite Marc de Basquiat, expert français du revenu universel. Dans une enquête qui l'a mené de Bordeaux à Bruxelles, de Soweto au Vatican, de Nixon à Hamon, d'Einstein à Piketty, des promoteurs les plus utopiques aux opposants les plus farouches, il décrypte pourquoi une idée simple (distribuer à tous le même socle de revenu chaque mois) s'est transformée en une véritable épopée mondiale.   Depuis le milieu des années 2000, Marc de Basquiat mène une bataille continue auprès des administrations et des élus pour défendre ce qui est pour lui un véritable projet de société : le revenu universel. Alors que sa formation d'ingénieur ne le destinait aucunement à s'intéresser au sujet, ses valeurs humaines les plus profondes l'ont progressivement transformé en premier promoteur de cette révolution au bénéfice de l'ensemble des citoyens. Si le Sénat et l'Assemblée nationale - parmi d'autres - ont organisé de grands débats sur le revenu universel, Marc de Basquiat humanise et élargit résolument l'analyse. Il en synthétise les fondements théoriques et historiques, dénonce les erreurs conceptuelles qui minent l'efficacité et l'équité de nos systèmes sociaux et fiscaux, et révèle les logiques d'opposition des idéologues et des corps constitués craignant de voir minimisé leur rôle. Poussant toujours plus loin son exploration, le chercheur montre aussi les nombreuses opportunités que l'adoption des principes du revenu universel offrirait autour de six enjeux majeurs : l'insertion professionnelle, l'autonomie des jeunes, le financement des retraites, l'accès au logement, la fiscalité du patrimoine et l'équité de l'économie. Par son approche aussi pédagogique qu'inspirante, Marc de Basquiat transforme ainsi la belle idée floue et flottante du revenu universel en un programme de solides réformes économiques, fiscales et sociales, pour une société plus équitable, simple et harmonieuse.

  • La France dans le bouleversement du monde Nouv.

    Dans ce nouvel essai, Michel Duclos nous alerte sur le risque de voir la France perdre pied dans les mutations rapides qui affectent les équilibres internationaux. La crise du coronavirus est venue détraquer toutes les données de la politique mondiale. Par ailleurs, très engagé en faveur d'une Europe forte, Emmanuel Macron a pratiqué sur la scène internationale une politique brillante, émaillée de coups d'éclat, mais avec peu de résultats substantiels... Dans le grand bouleversement du monde, le moment est venu pour les Français de mesurer avec lucidité le poids réel de leur pays et l'ampleur des défis qu'ils doivent affronter. En des pages empreintes d'expérience et de sagacité, le grand spécialiste de géopolitique leur propose les clefs d'une réflexion en profondeur, car c'est à eux qu'il  appartient de choisir les priorités de l'action internationale de la France pour les années 2020, sur de multiples fronts :  la construction européenne, le positionnement de l'Europe face au duo sino-américain, les théâtres de crise qui continuent d'affecter leur sécurité, au Moyen-Orient ou ailleurs, ou les  grands enjeux liés au changement climatique et aux transformations technologiques. Il serait donc essentiel, vital même, que les élections présidentielles de 2022 soient l'occasion d'un débat de fond sur ces sujets. Ce livre nous y prépare. 

  • La petite fabrique de l'inhumain Nouv.

    Marylin Maeso revisite La Peste de Camus pour saisir, à la racine, les rouages de la déshumanisation. « Inhumain » ne se prononce pas à la légère. Dans l'imaginaire collectif, ce mot convoque les images sidérantes que charrient la guerre, la torture, le terrorisme et toutes les horreurs qui sèment ruines et charniers dans le sillage de l'Histoire. On le réserve ainsi à des phénomènes suffisamment anormaux pour revêtir à nos yeux l'apparence d'un scandale absolu. Et d'une anomalie provisoire. Est-il pour autant l'exception ? À la fin de La Peste, Camus nous mettait en garde contre le fléau éponyme qui « ne meurt ni ne disparaît jamais ». En proposant une autre lecture de ce roman et une galerie de portraits des petits pestiférés de notre époque - l'« identitaire », le « corporatiste », le « confusionniste » -, Marylin Maeso nous invite à repenser l'inhumanité non comme une calamité tombée du ciel à la manière d'une malédiction, mais comme une partie de nous-mêmes. Pour elle, l'inhumain est ce poison que nous distillons quotidiennement sans le moindre soupçon, jusque dans nos discours et nos modes de pensée. Et la vraie maladie, notre incapacité à le percevoir en-deçà de ses manifestations spectaculaires.

  • La science en procès : sans innovation, pas de démocratie Nouv.

    Les avancées scientifiques sont aujourd'hui devenues suspectes, les nouvelles technologies considérées comme des menaces et les chercheurs comme des apprentis sorciers : comment restaurer la confiance de la société dans l'innovation ? Comment aider les jeunes à la percevoir comme un atout, au lieu de rêver à une décroissance dont ils veulent ignorer la face cachée ? Comment insuffler l'espoir d'un lendemain optimiste, sinon en réinventant un récit national d'émancipation par la science ? Pour Paul Hermelin, les leviers pour aider à fédérer la société autour du progrès et de la technologie sont multiples : apprendre à s'informer sur les réseaux sociaux, réinventer la place de la formation, soutenir les mutations sociales que génère la destruction créatrice et réhabiliter le dialogue social élargi aux nouvelles formes du travail.
    Avec une connaissance aussi approfondie des territoires que de l'économie, l'auteur démontre que l'objectif est à notre portée, non pour le plaisir vain d'une croissance décorrélée du bien-être social, mais parce que l'innovation et l'amour de la science sont bien les piliers d'une société démocratique et ouverte. 

  • La fête est finie ? Nouv.

    C'est acté : on déconfine. On se vaccine et c'est parti pour les Années folles... Pourtant, il est probable que la grande fête du retour à la vie post-Covid n'ait jamais lieu. Pourquoi ? Parce que la France a renoncé depuis longtemps à la fête et à tout esprit festif. Replongeant dans les grands classiques de la littérature (Flaubert, Tolstoï, Maupassant), relisant Philippe Muray, et regardant avec désarroi tout autour de lui, Jérémie Peltier est formel : la fête en France n'aura plus lieu, parce qu'elle est désormais partout. Elle est devenue permanente alors qu'elle devait être momentanée, et séparée du reste de la vie quotidienne. Elle est désormais privatisée, individualiste, alors qu'elle était naguère une ode à la vie collective. Au pays des Narcisse, Dionysos semble donc avoir perdu le combat. Que faire ? Comment ne pas céder à la nostalgie des bals populaires ? Qu'imaginer de vraiment neuf pour la jeunesse française ? Lucide et jamais pessimiste, La fête est finie ? regarde le réel en face, interroge nos façons d'être ensemble, et cherche des solutions sérieuses pour qu'enfin la joie et l'insouciance reviennent dans cette société du ricanement.

  • Comment on massacre la psychiatrie francaise Nouv.

    Alors que les « assises de la psychiatrie française » s'ouvrent à la demande expresse d'Emmanuel Macron, le grand psychiatre français Daniel Zagury tire la sonnette d'alarme. La situation de la psychiatrie publique n'a cessé de se dégrader dans notre pays depuis plus de vingt ans ! La fermeture massive des lits hospitaliers, le doublement du nombre de patients suivis, la chute de la démographie hospitalière ont conduit à l'asphyxie du dispositif et à l'épuisement physique et moral du personnel soignant... Tout le monde s'accorde à constater ce désastre, qui était prévisible et qu'aucun gouvernement n'a voulu gérer, au nom de doctrines absurdes, d'ignorances feintes, d'abandons et de lâchetés. Daniel Zagury est formel : c'est par la révolte salvatrice des soignants unis, la remobilisation des intelligences collectives, l'allègement de la bureaucratie, le retour à des synergies entre gestion et soin, l'abrogation des lois de défiance et la promotion d'une psychiatrie ouverte à tous ses courants, que nous pourrons tourner la page d'une situation qui fait honte à notre pays.   Osons réclamer une psychiatrie nouvelle, et humaine ! 

  • Les algorithmes font-ils la loi ? Nouv.

    Après le succès de De l'autre côté de la Machine, Aurélie Jean nous entraîne dans un nouveau voyage : au coeur de nos institutions juridiques et des algorithmes qui s'y exercent. Comment la loi est-elle pensée et appliquée au temps des algorithmes ? Comment les algorithmes sont-ils utilisés au sein du système judiciaire ? Et est-il vraiment possible de les réguler ? C'est un fait : les algorithmes rythment nos vies. Ils nous aident à nous déplacer, à travailler, à nous soigner, et même à légiférer. Certains, alarmistes, diraient qu'ils sont de partout... Or, peu d'entre nous les comprennent, sans parler d'en maîtriser les subtilités. Nos dirigeants, parlementaires et nos juristes n'y font pas exception, et participent pour certains à augmenter la confusion autour de leur utilisation et de leur supposé danger... Pourtant, il est aujourd'hui nécessaire, voire capital, de comprendre le fonctionnement des algorithmes développés, mais aussi d'anticiper leur développement, de l'encadrer et de l'accompagner aussi judicieusement que justement. Une chose demeure cependant certaine : les algorithmes ne disposent d'aucune personnalité juridique face à un tribunal. En revanche, s'ils ne peuvent réellement faire la loi, ils l'influencent et en orientent désormais la pratique. Mal employés, ils deviennent une menace pour ses principes de transparence et d'équité. Bien maîtrisés, ils peuvent, au contraire, guider ceux qui la font et l'exercent afin de garantir le traitement égalitaire de chacun face à la justice. Consciente du défi qui nous attend, Aurélie Jean nous appelle à agir et propose de dompter (plutôt que de réguler) les algorithmes à travers des lois souples et anticipatrices, afin de ne rien sacrifier au progrès tout en les pensant dans la plus grande objectivité scientifique, sociale et économique. Car c'est cette même transparence intrinsèque à l'exercice de la justice qui doit s'appliquer dans le champ des algorithmes afin de permettre à chacun - du citoyen au législateur - de garantir l'harmonie, la justice et l'essor intellectuel au sein de nos sociétés.

  • Bianca, l'âme damnée des Médicis Nouv.

    Le 5 juin 1578, Francesco Ier de Médicis, grand-duc de Toscane, épouse son amour de jeunesse et sa maîtresse de toujours, l'audacieuse Bianca Capello, aussi admirée que détestée. Volontaire, indépendante et opiniâtre, Bianca défie les époques par son courage, sa combativité et son ambition. La noble et toute-puissante famille Médicis, elle, outragée par cette union avec celle que l'on dépeint alors comme une favorite sans scrupules et une intrigante volage, use de mille stratagèmes pour séparer les deux amants, faisant courir les pires médisances à son égard. Contre vents et marées, Francesco, et l'amour qu'il porte à Bianca, la protègent. Dix ans plus tard, alors que rien ne semble pouvoir troubler leur bonheur, Francesco et Bianca s'éteignent à deux jours d'intervalle entre les murs de leur villa toscane. Très vite, la rumeur d'un empoisonnement à l'arsenic enflamme les cours italiennes, et bientôt le bruit se répand que le corps de Bianca aurait été vulgairement jeté dans la fosse commune par le cardinal Ferdinand, le frère de Francesco... Pourquoi Bianca suscite-elle cette rage chez le clan Médicis qui la surnommait alors Pessima Bianca - « l'exécrable Bianca » ?   Carol Ann et Patrick de Carolis remontent des siècles d'histoire et réécrivent le destin incroyablement romanesque de celle qui fut vilipendée et sacrifiée par cette fratrie médicéenne avide de puissance et d'argent. À travers leur plume, Bianca de Médicis revient à la vie et se révèle une héroïne à la modernité frappante et fascinante : une jeune femme libre et affranchie de la morale étouffante de l'époque, mais aussi une amoureuse passionnée et une figure aussi ensorcelante qu'inspirante.

  • Ok millenials Nouv.

    Une révolution culturelle est en marche. Elle ne vient pas de Chine, mais des États-Unis. Et elle est tout aussi dévastatrice. Les « guerriers de la justice sociale » sont nos nouveaux gardes rouges. L'Oréal proscrit les termes « blanc » et « blanchissement » de ses catalogues, Evian présente ses excuses pour avoir fait sa promotion en plein ramadan, Lego annule ses publicités représentant des policiers en solidarité avec Black Lives Matter... Qui peut encore prétendre que le woke demeure un folklore pour campus nord-américains ? Une révolution culturelle est en marche. Elle est née dans les départements de women's studies, black studies, queer studies des prestigieuses universités américaines. Elle a donné lieu à une « politique des identités » qui impose une radicalisation néfaste au Parti démocrate. Elle a pris la place du vieux fond protestant en déclin. En polarisant la société selon des clivages ethniques, elle menace les États-Unis d'une guerre civile. Avons-nous vraiment envie d'importer dans notre République laïque cette manière de dresser les Noirs contre les Blancs, les femmes contre les hommes, les homosexuels contre les hétéros... ? En baby-boomer défendant les idéaux universalistes et émancipateurs des sixties, Brice Couturier interpelle la génération des millennials : votre hyper-susceptibilité, votre narcissisme victimaire vous poussent à censurer et à interdire. Notre génération a voulu élargir le champ des possibles. Vous êtes en train de le rétrécir. À notre détriment à tous...

  • Reconstructions, quand les épidémies font l'histoire Nouv.

    Nous sommes confrontés à une heure de vérité. L'épidémie de Covid sera-t-elle la matrice du xxie siècle, comme la Grande Guerre fut celle du xxe siècle ? En tout cas, la décennie 2020 sera décisive. Soit les nations libres se décomposent et se désunissent devant la pandémie, laissant le champ libre aux régimes autoritaires. Soit elles se réinventent, en imaginant un nouveau contrat économique et social, en redonnant vie à l'engagement au service de la Cité et du bien commun, en formant une grande alliance pour défendre la liberté. L'heure n'est donc pas à la déploration mais à l'action. Démocratie, capitalisme, Europe, France : tout est à repenser. Comme cela s'est vu cent fois dans l'Histoire, les pires crises engendrent parfois les plus formidables reconstructions. Assez gémi, assez protesté, assez cédé à la colère et à la violence : mettons-nous au travail !

  • Parce qu'elle interdit les poursuites pénales au bout d'un certain temps, la prescription est sévèrement critiquée dans notre société hypermnésique. Souvent perçue comme l'instrument privilégié de l'impunité, spécialement en matière sexuelle, elle pourrait même vivre en France ses dernières heures. Mais un État qui poursuivrait sans fin crimes et délits serait-il encore un État de droit ? Comment pourrait-on vivre dans une société incapable d'oubli ? Et de toute façon?: que resterait-il des preuves, quarante ou cinquante ans après les faits ? Dans cet essai vif et courageux, Marie Dosé vient au secours de ce principe fondamental qui demeure le rempart le plus sûr contre la tentation de la vengeance. Avec une clarté admirable, elle démontre à travers l'évocation d'affaires judiciaires récentes que, tout en servant les intérêts de chacun, la prescription nous est indispensable, en ces temps lestés d'exigences sécuritaires.

  • « Fille d'ouvrier espagnol, arrivée à Lyon à l'âge de 3 ans, je suis devenue une femme politique française. Ce parcours est le fruit d'engagements, d'un attachement : engagement pour les valeurs universelles qui fondent notre République, pour la laïcité, pour l'égalité des droits, pour le féminisme ; engagement pour l'écologie dont personne ne peut plus nier l'urgence ; et un attachement profond à la France, à son histoire, à tous ces territoires où foisonne l'intelligence des citoyens et de leurs élus. Comment tenir aujourd'hui la promesse républicaine d'égalité alors que les inégalités sociales et territoriales s'amplifient, menacent au point de déstabiliser notre démocratie et font douter les classes moyennes et les catégories populaires ? Comment redonner à chacune et à chacun sa capacité à espérer dans la France ? Comment réussir la transition écologique concrètement dans les cinq années qui viennent et qui sont décisives ? Il faut faire de l'urgence écologique une opportunité pour réindustrialiser tous les territoires, redonner son rôle au travail qui permet de vivre dignement mais aussi redonner sa force dans la promesse d'égalité à l'école de la République. Décentraliser l'État qui s'est tant éloigné des citoyens. Tirer les leçons de cette pandémie qui bouleverse nos vies, agir pour la santé et sur ce bien commun qu'est notre hôpital public. Inscrire notre destin commun en Europe en ayant conscience de la voix singulière de la France. Et considérer pleinement chacune et chacun de nos concitoyens pour trouver ce chemin que nous devons aux jeunes générations. C'est à elles et à eux que je dédie ce livre. »

  • Rescapé du Bataclan, Victor Rouart dénonce, au-delà de son parcours de reconstruction, le climat de « lâche soulagement » qui règne en France depuis la vague d'attentats, et appelle à un sursaut politique et citoyen contre le terrorisme. Victor était au Bataclan ce soir du 13 novembre 2015. Dès le début de l'assaut, une balle de kalachnikov lui transperce les deux jambes. Il vit le reste de la prise d'otage au sol, entouré de victimes. Récupéré par la BRI puis les pompiers de Paris, il passe « à quelques minutes de la mort », selon les soignants. La suite, ce sont de nombreuses opérations, des miracles accomplis par le corps médical, mais aussi des moments de doute, de douleur. Et le début d'une longue méditation : comment et pourquoi un tel attentat a-t-il pu arriver, en France, à notre époque ? Comment la République a-t-elle pu laisser s'installer un tel chaos sur son sol ? Qui sont les responsables ?   Non, la résilience larmoyante et les bougies sur le rebord des fenêtres ne doivent pas constituer l'alpha et l'oméga de la réaction d'une nation face à des actes terroristes faisant plusieurs centaines de victimes. Non, la France ne pourra faire l'économie d'un débat en profondeur sur son identité et ses valeurs. Car réprimer le fanatisme, défendre ses citoyens et lutter contre le communautarisme n'est pas le propre d'une nation belliqueuse, mais bien d'un pays civilisé.

  • « Je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche », expliquait Montaigne à propos de la longue chevauchée qu'il fit à travers l'Europe en 1580. Gaspard Koenig aussi sait ce qu'il fuit : les injonctions permanentes des gouvernements et des algorithmes. Il s'est donc lancé sur les traces de Montaigne, en suivant le même itinéraire, avec le même moyen de transport : un cheval, ou plutôt une jument, Destinada. Pour rejoindre Rome, le cavalier et sa monture ont parcouru 2 500 kilomètres pendant cinq mois, passant par le Périgord, la Champagne, les Vosges, la Bavière, la Toscane... Toquant aux portes pour trouver gîte et couvert, parcourant les campagnes mais aussi les zones commerciales et les centres-villes, l'écrivain a eu tout le loisir de « frotter et limer sa cervelle contre celle d'autrui », comme le recommandait Montaigne. Dans cette plongée au coeur des territoires, la générosité et l'hospitalité sont presque toujours au rendez-vous. Au rythme du pas, notre modernité révèle ses vertus et ses travers. L'occasion pour l'auteur de renouer avec certains thèmes chers à Montaigne : la relation entre l'homme et l'animal, l'art du dépouillement, les conflits religieux, la diversité des cultures ou les leçons de la nature...   Au fond, que Gaspard Koenig pouvait-il bien chercher dans un tel vagabondage, sinon la liberté ? La sienne, celle que l'on cultive dans cette « arrière-boutique » où se réfugiait Montaigne. Mais aussi la nôtre, exigence politique plus contemporaine que jamais.

  • À quelques mois de la présidentielle, le vibrant plaidoyer du président du Printemps républicain, mouvement de défense de la laïcité et de lutte contre l'extrême droite et l'islamisme politique, pour les «?oubliés de la République?». «?Depuis cinq ans, je sillonne la France des sous-préfectures, ces territoires oubliés de la République rongés par l'insécurité culturelle, la raréfaction des services publics, le mépris des élites parisiennes. Salariés, artisans, petits entrepreneurs, ils ont pensé pouvoir vivre dignement de leur travail en votant pour la droite, et n'y ont finalement rien gagné. Ouvriers de l'industrie, ils ont été trahis par une gauche qui promettait le changement avant de céder face à des logiques comptables. La droite, la gauche, rien n'y fait?! À ces territoires oubliés, font face les territoires perdus de la République, où règnent le déclassement, l'abandon, l'enfermement identitaire et, de plus en plus, les pressions de l'islam politique. Là aussi, l'exaspération croît.   J'ai entendu toutes ces colères. Et je sais notre pays capable d'y répondre. Une alternative existe ! Il est encore possible de se battre pour la justice sociale et l'égalité sans que ces mots résonnent comme des slogans creux. D'assurer à ceux qui travaillent de pouvoir vivre dignement du fruit de leurs efforts. Mais aussi de garantir le retour de l'ordre et de l'autorité de l'État, seule condition à la sauvegarde de notre démocratie et de nos libertés. Ensemble, nous pouvons relever ces défis.?»

  • « J'allais conjurer le sort, le mauvais oeil qui me collait le train depuis près de trente ans. Le Voyant d'Étampes serait ma renaissance et le premier jour de ma nouvelle vie. J'allais recaver une dernière fois, me refaire sur un registre plus confidentiel, mais moins dangereux. » Universitaire alcoolique et fraîchement retraité, Jean Roscoff se lance dans l'écriture d'un livre pour se remettre en selle : Le voyant d'Étampes, essai sur un poète américain méconnu qui se tua au volant dans l'Essonne, au début des années 60. A priori, pas de quoi déchaîner la critique. Mais si son sujet était piégé ?   Abel Quentin raconte la chute d'un anti-héros romantique et cynique, à l'ère des réseaux sociaux et des dérives identitaires. Et dresse, avec un humour délicieusement acide, le portrait d'une génération.

  • Paris, 1920. Simone Rachel Kahn n'est encore qu'une jeune femme de 23 ans. Esprit libre, férue de littérature, de poésie et de philosophie, elle vagabonde dans le Paris d'après-guerre, à la recherche de quelque chose ou quelqu'un qui, enfin, pourrait la faire renaître. Entre la librairie d'Adrienne Monnier et le Lutetia, elle croise le chemin des Dadas qui l'irritent autant qu'ils l'intriguent. C'est alors qu'elle rencontre celui qui fera d'elle Simone Breton. L'auteur des Champs magnétiques n'est qu'un jeune artiste, déjà exalté, mais encore à la recherche de repères, de sa véritable voix. Il est sans-le-sou, après avoir déserté les bancs de l'école de médecine. Simone, elle, est promise à un autre. Et pourtant...   Dans un Paris bouillonnant, voguant entre les bureaux où se trament les numéros de Littérature et les réunions des Dadas -?d'Éluard à Aragon?-, les deux amants terribles apprendront à se connaître, se tester, s'apprivoiser. Elle sera sa muse. Il sera son échappatoire. Et ils devront se battre, contre leurs passions, leurs démons, leurs parents, pour pouvoir s'aimer, enfin.

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