Éditions du remue-ménage

  • Manifeste celeste - aventures spirituelles en bottes a cap Nouv.

    Moi, Gémeau ascendant Sagittaire, j'apprends à devenir une plante, l'espace d'un livre, d'un parcours spirituel, avec ses résistances, ses engagements, ses frustrations, ses désistements et ses extases. C'est avec une pelle, un sécateur et mes pieds que j'ai ouvert le sentier sur lequel j'ai traîné le bagage critique d'une femme qui a passé beaucoup de temps à l'université. Je l'ai gardé, ce bagage, même si je l'ai un peu remodelé, parce qu'au final, c'est lui qui peaufine, qui sculpte, et qui fait shiner ma destinée.

  • Elles sont belles. Elles sont riches. Elles sont populaires. Elles sont des superstars, et elles se disent féministes. Dans la lignée de Madonna, des Riot Grrrls et des Spice Girls s'élèvent aujourd'hui les voix et les corps de femmes puissantes et controversées comme Beyoncé et Lady Gaga. On leur reproche de faire fructifier leurs prises de position. D'édulcorer les idées politiques dont elles se réclament. Simple plus-value à leur image de marque ou résistance authentique ? Et si leur discours relevait à la fois de l'une et de l'autre ?

    Sandrine Galand plonge au coeur de ces questions difficiles dans cet essai documenté sur la place du féminisme dans la culture populaire contemporaine. Elle fait le pari d'embrasser les tensions qui le traversent pour mieux repérer ce que ces stars pop représentent de subversif et d'inclusif, pour mieux comprendre ce qui se passe entre les gloires et les chutes. Plus qu'un effet de mode, ce sont de nouveaux récits qui s'écrivent avec ou en marge des luttes. L'autrice réapprend à aimer ce féminisme qui fleurit à l'ombre du spectacle, en révélant ce qui, en lui, nous parle de nous.

  • Camille Toffoli croit que les serveuses de diners, les chanteuses country, les sad girls et les championnes de rodéo ont quelque chose de fondamental à nous apprendre sur les rapports de genre et les privilèges de classe. Filles corsaires construit une pensée qui a les deux pieds dans la vie, qui jette son dévolu sur les figures oubliées et les angles morts d'un certain féminisme universitaire.

    Pourquoi le célibat volontaire, l'autonomie sexuelle et la non-maternité sont-ils toujours frappés de suspicion ? L'amitié peut-elle réellement lutter contre l'hétéronormativité ? Comment penser une politique de la solitude ? L'autrice investigue ces questions, et bien d'autres, à travers une série de portraits où les anecdotes côtoient les réflexions philosophiques. Une éthique féministe inconfortable qui se déploie quelque part entre les journées de travail en librairie, les soirées karaokés et les brunchs deux oeufs-bacon.

  • Qu'y a-t-il de commun entre la mort de Joyce Echaquan en 2020 et celle de Marie-Joseph Angélique en 1734? La militante de longue date Alexandra Pierre en aurait long à dire sur le sujet. Dans ce livre, elle s'entretient avec neuf femmes engagées afin de connaître leurs histoires de résistance et faire apparaître le fil qui les unit les unes aux autres. Elle en tire un matériau inédit, ancré dans les luttes passées et futures, et détaché des grandes trames du féminisme blanc et du militantisme de gauche. Habilement orchestré, alternant de l'intime au politique, cet essai révèle une pensée en mouvement, généreuse et insoumise.

    «Toutes nos histoires sont interconnectées. Nous sommes toutes des soeurs de lutte.» - Émilie Monnet et Marilou Craft, extrait de la préface

    Avec la participation de Avni, Dalila Awada, Naïma Hamrouni, Widia Larivière, Marlihan Lopez, Abisara Machold, Hirut Melaku, Sheetal Pathak et Alejandra Zaga Mendez.

  • La question des jeunes trans gagnerait à être mieux connue du grand public. Longtemps, les identités trans et non binaires chez les enfants et les jeunes ont été comprises comme des pathologies du développement à mettre en veilleuse, voire à corriger. Or, la littérature scientifique actuelle et l'expérience du terrain nous montrent que les identités de genre non conformes sont une expression parmi d'autres de la diversité humaine. Défendant une approche dite «transaffirmative», qui repose sur une vision non binaire du genre, non pathologisante, respectant l'autodétermination et l'expertise des personnes sur leur vie, cet ouvrage pluridisciplinaire entend fournir des fondements théoriques et pratiques sur le sujet, dans le but d'accompagner et d'améliorer la qualité de vie de ces jeunes.

    /> Avec des textes de Éli Abdellahi, Florence Ashley, Alexandre Baril, Greta Bauer, Gabrielle Bouchard, Lucile Crémier, Aaron Devor, Karine Espineira, Maxime Faddoul, Annie Fontaine, Andrée-Ann Frappier, Gabriel Galantino, Shuvo Ghosh, Gabriel Girard, Andreea Gorgos, matthew heinz, Valeria Kirichenko, Zack Marshall, Denise Medico, Annie Pullen Sansfaçon, Jake Pyne, Marjorie Rabiau, Muriel Reboh Serero, Marie-Joëlle Robichaud, Jean-Sébastien Sauvé, Françoise Susset, Charles-Antoine Thibeault, Jacques Thonney, Raphaël Wahlen et Adèle Zufferey.

  • Luxure, nom féminin : comportement de quelqu'un qui se livre sans retenue aux plaisirs sexuels.

    Les codirectrices de Libérer la colère poursuivent leur relecture libre et féministe des péchés capitaux en s'attaquant cette fois à une bête redoutable : le sexe. Qui a dit que la libération sexuelle des années 1970 avait vraiment «libéré» notre sexualité? Est-ce que le devoir conjugal n'appartient qu'à la génération de nos grands-mères? Comment se fait-il que le fossé orgasmique soit encore si profond? Peut-on repenser le sexe en dehors du modèle standard de couple? De l'asexualité au BDSM, du polyamour au consentement enthousiaste, ces textes culottés réclament haut et fort une nouvelle révolution sexuelle, une réinvention de nos rapports intimes. Si le privé est politique, la sexualité est la clé de voûte de véritables rapports égalitaires. Nous réclamons le droit à la jouissance complète de nos vies. Si dans Libérer la colère nous disions être des féministes frustré·e·s, nous constatons dans Libérer la culotte que nous sommes aussi mal baisé·e·s.

    Avec des textes de Stella Adjokê, Caroline Allard, Julie Artacho, Rose-Aimée Automne T. Morin, Sarah Beaudoin, Rachel Bergeron, Pascale Bérubé, Isabelle Bouchard-Veillette, Fanny Britt, Emilie Sarah Caravecchia, Zed Cézard, Maya Cousineau-Mollen, Caroline Dawson, Fannie Dionne, Catherine Darion, Laïma A. Gérald, Amélie Gillenn, Marie-Laure Landais, Leyla Lardja, Maude Ménard-Chicoine, Geneviève Morand, Mélodie Nelson, Maude Painchaud-Major, Léonie Pelletier, Véronique Pion, Shirley Rivet, Natalie-Ann Roy, Hélène Saint-Jacques et Catherine Voyer-Léger, et des entretiens avec Melissa Mollen Dupuis et France Castel.

  • Féminisme et religion sont-ils mutuellement exclusifs, voire irréconciliables? Devons-nous absolument vivre des déchirements autour de ces enjeux fondamentaux ? À l'heure des tensions que l'on connaît en Occident et de la hausse des discriminations liées aux signes religieux, tout porte à croire que oui. Dania Suleman pense plutôt le contraire. Avec cet essai bref et brillant, écrit dans un souci de vulgarisation, elle saute dans l'arène dans le but avoué d'amorcer une réconciliation.

    La coexistence de la liberté de religion et de l'égalité des sexes est une question sensible qui n'est pas sans comporter de pièges. Dania Suleman sait les éviter pour nous mener ailleurs. Là où il est possible de reconnaître la dimension patriarcale des religions à travers l'histoire, mais du même souffle, le rôle qu'elles jouent dans l'intégration sociale de la population immigrante. Possible de constater que les tribunaux canadiens savent faire la part des choses pour protéger les femmes, sans hiérarchiser ces droits constitutionnels. Possible d'explorer le travail des théologiennes féministes postcoloniales qui revisitent les textes sacrés. Une réflexion salutaire puisant à la sociologie, au droit et au féminisme, qui vient revaloriser l'autonomie et la liberté des femmes tout en offrant un point de vue incarné sur l'identité religieuse. Et surtout, qui peut contribuer à apaiser les fractures sociales.

  • Début XIXe siècle, les Montréalaises qui ont recours au commerce sexuel pour assurer leur subsistance sont loin de former un bloc homogène. Même si celles que l'on accuse d'être des « femelles à la sexualité débridée » sont pour la plupart issues des classes populaires, leurs motivations et leurs origines sont multiples. Comment négocient-elles au quotidien avec leur famille et avec leur voisinage ? Sur qui peuvent-elles compter, et de qui doivent-elles absolument se méfier ? Ces femmes dont la sexualité est condamnée seront souvent poursuivies en cour afin de renforcer les hiérarchies sociales et donner raison à l'autorité bourgeoise.

    Ce livre retrace l'histoire passionnante et largement méconnue du travail du sexe à Montréal durant la première moitié du XIXe siècle, depuis la perspective des femmes l'ayant pratiqué, afin de lever le voile sur leur expérience et leur autonomie. Dépliant et analysant ces dynamiques complexes, ce livre réunit plusieurs histoires : celles de la famille, de la société, de la justice criminelle, de la sexualité, de l'ethnicité, de la race et du genre, tout en plaçant en son centre les récits de femmes accusées de prostitution, glanés méticuleusement par l'historienne.

    Beyond Brutal Passions : Prostitution in Early Nineteenth-Century Montreal a été publié chez McGill-Queen's en 2015. Il a remporté le Prix Lionel-Groulx de l'Institut d'histoire de l'Amérique française.

    Traduit de l'anglais par Hélène Paré

  • Cette anthologie présente le travail de cinquante-cinq poètes qui incarnent les mouvances de la poésie québécoise actuelle. Outil de référence, ce livre propose de découvrir et de célébrer, dans une approche intersectionnelle et intergénérationnelle, une sélection d'oeuvres frondeuses d'un milieu en pleine effervescence.

    avec les poèmes de

    Martine Audet, Daphné B., Joséphine Bacon, Marjolaine Beauchamp, Virginie Beauregard D., Laurie Bédard, Geneviève Blais, Daria Colonna, Marie-Ève Comtois, Sonia Cotten, Véronique Cyr, Marie Darsigny, Carole David, Denise Desautels, Roxane Desjardins, Anne-Marie Desmeules, Kim Doré, Isabelle Dumais, toino dumas, Clémence Dumas-Côté, Louise Dupré, Mireille Gagné, Renée Gagnon, Marie-Andrée Gill, Véronique Grenier, Catherine Harton, Lorrie Jean-Louis, Natasha Kanapé Fontaine, Annie Lafleur, Catherine Lalonde, Roseline Lambert, Annie Landreville, Tania Langlais, Caroline Louisseize, Stéphane Martelly, Tara McGowan-Ross, Erin Mouré, Roxane Nadeau, Chantal Neveu, Ashley Opheim, Laurance Ouellet Tremblay, Virginia Pesemapeo Bordeleau, Maude Pilon, Sina Queyras, Emmanuelle Riendeau, Maggie Roussel, Stéphanie Roussel, Nada Sattouf, Chloé Savoie-Bernard, Erika Soucy, Elkahna Talbi, Élise Turcotte, Maude Veilleux, Claudine Vachon et Laurence Veilleux.

  • « Je réclame partout une nouvelle esthétique. La quête d'une écriture au féminin est à la racine d'une pensée littéraire. Il doit bien y avoir une littérature de femmes née de la pensée et du corps féminin, une constante semblable à un courant littéraire. »

    Dans La forêt des signes, France Théoret retrace sa venue à l'écriture et la genèse de ses livres. Elle évoque les oeuvres qui l'ont marquée (Artaud, Gauvreau, Millett, Woolf, Jelinek), ses origines sociales dont elle a cherché à s'émanciper et les mouvements qui l'ont nourrie (Refus global, La Barre du jour, le militantisme et la théorie féministes). En une puissante synthèse, Théoret creuse et met au jour les principes qui fondent son projet d'une écriture au féminin.

  • Avez-vous remarqué ce personnage en marge du cadre, dont on ne nous raconte pas l'histoire? Une enquêtrice décide de suivre la piste des femmes entrevues dans les portraits de Marx. Ses antennes féministes remuent en direction de l'héritage marxien: tant de gloire virile recouvrant une pensée d'égalité, c'est louche. Quel risque courons-nous si nous nous intéressons aux femmes qui étaient là? Une simple promenade qui, au final, chamboule tout.

    Vous qui possédez Le petit Karl comme un catalogue d'outils à dégainer dans toutes les situations, que savez-vous de l'oeuvre d'Eleanor Marx? De l'influence de Jenny ou de Laura Marx? Camarades, quelqu'un vous a-t-il parlé d'elles pendant ces nombreuses années d'université?

  • Valparaíso, décembre 1986, tremblement de terre entre les quatre murs d'une maison. Un homme et une femme annoncent à leurs enfants qu'il faut tout laisser derrière et fuir le Chili de Pinochet. C'est Noël, la petite Caroline a sept ans et elle aura la nausée durant tout le voyage.

    La fillette atterrit à Montréal. En plus de la neige dehors, il y a le tapis rouge vin de l'hôtel Ramada qui accueille les personnes réfugiées en attente de papiers. Il y a aussi Passe-Partout qui semble s'adresser à elle à travers le téléviseur. Après le premier appartement à Montréal-Nord, la classe d'accueil de madame Thérèse qui lui apprend le français, les enfants qui se moquent de ses cheveux et de sa boîte à lunch, la misère des rues d'Hochelaga, il y aura tout ce temps passé dans les banques où ses parents font des ménages. Entre l'exil, les fantômes du passé et le jeu des différences, la petite Caroline camouflera sa furieuse envie de vivre pour ne plus détonner et devenir une immigrante modèle.

    Mais comment apprend-on à ne plus s'effacer? Peut-on embrasser une nouvelle culture sans renier ses origines? Lumineux et vivant, Là où je me terre sonde la possibilité d'aimer et de lutter sans ne plus avoir à fuir.

  • Le Théâtre des Cuisines, sans mépris et sans fausse pitié, décrit la vie des femmes et notre véritable exploitation: le travail ménager. Notre problème, ce n'est pas, d'abord, qu'on ait fait de nous des poupées, mais des servantes. Notre lutte n'est pas dirigée contre la coquetterie ou contre tous les hommes, mais contre l'exploitation de notre travail, 24 heures sur 24. Des milliers de Québécoises ont vu la pièce et se sont reconnues.

    Môman travaille pas, a trop d'ouvrage! est le premier livre publié par les Éditions du remue-ménage en 1976. Pièce de théâtre marquante, drôle et vitriolique qui appelait à une révolution tous azimuts, elle a été coécrite par une troupe de théâtre de combat s'intéressant spécifiquement à l'exploitation des femmes, le Théâtre des Cuisines. Il était plus que temps de remettre en circulation ce joyau du féminisme et du théâtre québécois, dont le propos, hélas, est plus que jamais d'actualité.

  • Dans la série de textes surprenants que Pascale Bernardin nous livre aujourd'hui, il est peut-être question de laisser s'exercer autrement l'écoute patiemment accumulée pendant les heures de pose ou de retrouver la mémoire perdue d'aïeux dont on ne sait presque plus la langue ou les codes. Loin d'être simplement une réponse au silence du corps, ces quelques récits témoignent d'une dissidence jamais éteinte, que l'écriture peut enfin laisser se déployer.

    - Stéphane Martelly, préface

  • Nées en Italie dans les années 1940, Silvia Federici et Mariarosa Dalla Costa sont des militantes pionnières et des intellectuelles féministes de premier plan. Dans ces entretiens avec Louise Toupin, elles reviennent sur le mouvement qu'elles ont cofondé en 1972, le Collectif féministe international, qui fut à l'origine d'une revendication radicale et controversée au sein du féminisme, celle de la rémunération du travail domestique. À partir de ce riche terreau, elles racontent comment s'est développée leur pensée au fil du temps, et formulent une critique intersectionnelle du capitalisme néolibéral, depuis la notion de crise de la reproduction sociale.

  • Vivek Shraya a des raisons d'avoir peur des hommes. Tout cela a commencé lorsque, enfant, on la maltraitait parce qu'elle n'était pas assez garçon; cela s'est poursuivi lorsque, adulte, on l'a punie parce qu'elle n'était pas assez femme, ou parce qu'elle en était une tout simplement. Pour Shraya, il n'y a pas d'échappatoire, que des stratégies de survie, de la performance forcée de la virilité de sa vie d'avant aux contraintes quotidiennes que lui imposent aujourd'hui sa vie de femme trans, cible de toutes les cruautés, les humiliations, les déconsidérations. Dans une écriture franche et bouleversante, elle livre un témoignage lucide sur le fil qui relie la masculinité toxique, la misogynie, l'homophobie et la transphobie.

    J'ai peur des hommes, paru chez Penguin Random House en 2018, a été nommé Meilleur livre par The Globe and Mail, Bitch Magazine, Indigo, Audible, CBC, Apple, le Writers' Trust of Canada et la Brooklyn Public Library.

  • L'intersectionnalité, telle qu'élaborée par les féministes noires dans les années 1980, permet de réfléchir aux rapports de pouvoir dans leur complexe enchevêtrement. Au-delà d'un certain effet de mode, cette éthique est plus que jamais nécessaire pour comprendre le monde, à l'aube d'une décennie marquée par un virus ayant partout exacerbé la violence et les inégalités, et mis en évidence les systèmes de privilèges.

    Et qu'arrive-t-il lorsque l'on porte ce regard attentif sur les médias? Les textes rassemblés dans cet ouvrage explorent avec aplomb les questions de l'inclusion et de l'exclusion médiatiques. Que décoder du traitement média réservé au port du hijab dans le sport, aux agressions sexuelles à l'endroit des femmes noires et autochtones, ou encore, de la place de la sourditude et des transidentités dans l'espace public? Un recueil qui amène son lot de réponses éclairantes et douloureuses, une rareté dans le paysage des études culturelles et médiatiques francophones.

    Avec des textes de Alexandra Barbeau et Stéphanie Defoy-Robitaille, Kenza Bennis, Célia Bensiali et Emory Shaw, Karine Bertrand, Nathalie Bissonnette, Gabrielle Caron, Adèle Clapperton-Richard et Catherine Laplante, Geneviève Gagné, Véronique Walsh et Josette Brun, Charles Ouellet et Anne-Sophie Gobeil, Laurence Parent et Véro Leduc, Kharoll-Ann Souffrant et Ingrid Guesdon, Marilou St-Pierre, Bochra Manaï et Christopher Lavie Mienandy, ainsi que Valérie Yanick.

  • Avec Perdre haleine, l'inimitable Anne Archet vous convie à une séance d'autoérotisme littéraire, une ode jubilatoire et irrévérencieuse à la masturbation féminine, de la lente montée du désir en passant par les savantes mécaniques de l'excitation, le troublant plateau des fantasmes jusqu'à la grande explosion orgasmique et sa résolution. Entrez dans une phrase longue de 26 000 mots à lire d'une seule main et d'un seul souffle, une traversée de toutes les déclinaisons du plaisir intime, cet acte de liberté, de gratuité et d'amour-propre, où l'on n'est jamais si bien servie que par soi-même: ses doigts, ses peluches, son ameublement, son lubrifiant et ses projections intérieures les plus déraisonnables.
    [...] c'est fou ce que ma chatte en a vu passer des trucs étranges, les histoires qu'elle pourrait raconter si elle savait parler, ce serait incroyable, elle dirait «je me suis fait limer par une bouteille d'eau minérale, une statuette de la Sainte Vierge qui brille dans le noir, une banane verte pelée, le manche d'un pinceau à calligraphie japonaise, toutes les figurines originales de Star Wars, un saucisson rosette, une cannette de mousse pour cheveux tenue extraferme, le levier de vitesse d'une Yaris 2008, une sucette glacée de marque Popsicle®» [...]

    DÉSIR (piste 2) ................... 00:00
    EXCITATION (piste 2) ........... 24:40
    PLATEAU (piste 3) ................ 00:00
    ORGASME (piste 3) .............. 64:32
    RÉSOLUTION (piste 3) .......... 68:39

  • Ici réunies en un même volume, les pièces Coco et Sissi explorent avec justesse, fougue et humour les grandes questions qui traversent la vie des femmes: la sexualité, l'amour, le corps, la maternité, la mort. Pour Coco et Sissi, l'amitié entre femmes ouvre un espace de liberté où peuvent se dire les désirs les plus rebelles face aux discours dominants.

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    À la suite d'un tragique événement, quatre jeunes femmes à l'aube de la trentaine se réunissent dans une maison de campagne. Aussi franches que différentes, elles plongent dans leurs souvenirs, de la naissance de leur amitié à leur découverte de l'amour, de la sexualité et de la vie. Coco est une comédie dramatique qui se penche ouvertement sur les désirs et désillusions des jeunes femmes envers les relations amoureuses, l'image corporelle, l'orientation sexuelle et la maternité. Au fil des ans, sans s'en apercevoir, ces amies ont tissé entre elles des liens plus solides que l'amour, qui survivent au-delà de la mort.

    Il y a des gens qui sont bien dans leur déni. Ils en ont besoin, ils en mangent, ils couchent avec, c'est leur mode de vie, c'est ce qui les empêche de se pitcher devant le métro tous les jours, OK ? - Coco

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    Jeune Québécoise d'origine égyptienne, Sissi, mère d'un jeune garçon, cherche à réinventer son quotidien en rencontrant d'autres mères. Elle se lie ainsi d'amitié avec sa voisine Marilyne, dont elle admire la désinvolture, ainsi qu'avec son conjoint Jérémie, tous deux parents d'un jeune garçon. Jusqu'à ce que se confondent réalité et fantasme... Sissi, c'est l'histoire d'une jeune femme déchirée entre les valeurs de sa culture d'origine - qu'elle juge trop conservatrice - et celles de sa culture d'adoption, qu'elle a tendance à idéaliser. Entre son besoin de soutien et d'entraide, sa quête obsessive d'affranchissement et sa redéfinition de la famille, du couple et de la fidélité, fleurit une pièce à la fois drôle et déstabilisante.

    J'aime tellement les gens. Je trouve que les gens sont tellement touchants et beaux. Des fois je voudrais faire l'amour à tout le monde. Tout le monde qui est pas comme moi. Scuse j'ai la bouche sèche. - Sissi

  • Françoise Collin a fait entrer le féminisme dans la philosophie, et la philosophie dans le féminisme. Figure marquante des lettres francophones, originale, radicalement plurielle, sa pensée nous rappelle que le féminisme n'est pas qu'une théorie ou une action politique. Il est une façon d'être au monde. Dans ces textes, elle explore les notions d'héritage, de filiation et de transmission entre les générations de féministes. Un puissant antidote à la division et à la démission.

    « Françoise Collin était une féministe in-comparable et une philosophe du politique. L'une n'allait pas sans l'autre. Toujours à l'affût dans le présent de ce qui interpelle, interroge, bégaye, balbutie. Avec le culot de l'interpréter, avec rigueur mais sans prétention, pour l'ouvrir à ce qui innove. »

    - Marie-Blanche Tahon

  • As-tu dit non?

    T'es-tu débattue?

    Peux-tu décrire chacun de vos déplacements avant d'atterrir dans le lit?

    Comment étais-tu habillée?

    Est-ce que c'est lui qui a enlevé ta culotte?

    Dirais-tu que c'était violent?

    Qu'a-t-il dit avant de partir?

    Qu'as-tu fait après?

    Autrice, chroniqueuse et militante, Marie-Christine Lemieux-Couture livre une fiction fabriquée avec la matière qui reste après les coups, les abandons, les agressions. Collage de scènes en surimpression, mêlant poèmes, enquête policière et scénario de film, Tourner sur soi en technicolor est l'histoire bouleversante d'une femme qui se demande comment aimer quand on a été construite par le dégoût de soi et la peur de l'autre.

  • Je m'habille laid. Je me coiffe laid. Je suis laide. Mais moi ça me dérange pas, c'est les autres qui trouvent ça dur.

    J'en veux à personne, c'est un mélange de hasard pis de désintérêt, je dirais. Je suis tellement laide qu'y en a qui pensent que je revendique quelque chose.

    À travers des chroniques oscillant entre l'humour, la colère et la poésie, un petit groupe réuni à la mémoire d'une femme disparue s'attaque aux manifestations visibles et invisibles des violences ordinaires. Dans un déferlement de scènes agissant à la manière d'un exutoire, Guérilla de l'ordinaire se tient sur le lieu de la fracture militante, là où la fatigue devient résistance politique.

  • Je te regarde dans les yeux

    Tu trembles

    Docile et fidèle à l'odeur de ma culotte

    Tu me suis dans les bois jusqu'à la ville

    Tu pourras me manger seulement lorsque je te le dirai

    Tu m'attacheras puisque je l'aurai voulu

    Il ne sert à rien de courir

    Je sais que mère-grand ne m'attend plus

    Je sais que j'ai tout mon temps

    Il n'y a plus personne à la ligne d'arrivée

    Il n'y a plus de course

    Plus de gagnant

    Je n'ai plus peur de marcher dans les bois

    Je suis le loup

    Dans KINK, ces deux adeptes du BDSM lèvent le rideau sur leur histoire et vous invitent à entrer dans le jeu. Exploration sensible et poétique vue sous l'angle du consentement, KINK démystifie des pratiques méconnues pour entrer au coeur de notre rapport au pouvoir, à la sexualité et au fantasme.

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