5 sens éditions

  • La mort vous change une personne... ou pas !
    Revenu de son voyage en Terre-Aimante, Albéus s'est nourri de trop d'éléments tant recherchés de son vivant pour garder la tête froide. Lasha la maîtresse du vent, les léviennes, jusqu'à Zaline et les ulméniens. Plus que jamais, il aspire à maîtriser ses pouvoirs et se plonger toujours plus profondément dans ses recherches. Ne craint-il pas d'aller trop loin ? Certains secrets ne sont pas nécessairement bons à déterrer. Tandis que Nival dit adieu au soleil, enfermé dans les prisons de la cité en ruine, Zaline répond à l'appel de Lasha. Escortée par trois léviennes et Adron, l'ange guérisseur au regard morne, elle va braver la rudesse de l'hiver pour rallier les Cités-Franches dans l'espoir de sauver la maîtresse de l'eau. Tiraillée entre son devoir envers son peuple et son désir d'aventure, ses pensées se perdent en visions d'un passé oublié et d'un avenir qu'elle rêve plus sûr pour les siens.
    Peut-être la réponse se trouve-t-elle dans le seul trait que les léviens et les ulméniens partagent : la magie.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en Seine-Saint-Denis en 1990, c'est dans le sud-ouest de la France que Yann Jacob grandit. Sa passion pour la lecture naît subitement au lycée lorsqu'il découvre les univers forgés dans le fantastique et la fantasy. Rapidement, les prémices de La guerre des oubliés apparaissent. Il poursuit cependant ses études, sans jamais abandonner son histoire qu'il continue d'étoffer. Un CAP charpente et une licence informatique en poche, il choisit finalement la voie de l'écriture.

  • Marc, veuf depuis plusieurs années, s'interroge sur ce qui semble perturber ses filles jumelles, Marie et Lise, maintenant adultes qui, l'une et l'autre ont réussi leur carrière professionnelle. Il s'occupe souvent de son petit-fils, l'enfant de Lise et de Gabriel. Une histoire insolite qui se passe dans un milieu aisé. Cette famille, confrontée à des questions très contemporaines, ne cessera d'évoluer sans que les faits révélés ne détruisent sa cohésion profonde.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Camille Nicole Cardera est née en 1951. Elle a grandi à la campagne. Elle adorait lire et très tôt, elle a porté en elle le désir d'écrire. C'est son professeur de Français au collège qui lui a donné le goût de l'écriture. Après une année d'hypokhâgne et des études de Lettres Modernes, elle a appris la graphologie et a obtenu un diplôme de graphologue.Les oiseaux oublient de dormir, est son deuxième roman publié après Avec les doigts du vent.

  • Philip Cortez a décroché. Planqué au fond de sa tanière, il n'attend plus rien ni personne et l'hiver pourrait ainsi s'installer durablement si son ami Samuel n'était pas venu frapper à sa fene^tre. Il est hagard, incohérent, bouleversé par l'accident de sa fille. Mais, lorsque Philip s'immisce dans l'enque^te, voilà que les regards se détournent et que très vite les menaces se précisent.
    Que se passe-t-il donc à Luxembourg ? Que trafiquent ces ingénieurs et ces traders à l'ombre des grandes tours ? Et puis qui est vraiment Samuel Jacowski ? De Montréal à Saint-Pétersbourg, des rives de la Moselle jusqu'aux déserts d'Arabie, les destinées se frôlent, les solitudes s'évitent, et puis voilà qu'au confluant de toutes les bourrasques, elles viennent à se percuter, comme les particules libres d'un même corps malade. C'est que depuis trop longtemps l'industrie de la finance fait tourner le monde à l'envers. Traqué par cette folle mécanique et par un passé qu'il sait en embuscade, Philip Cortez tente de redessiner un décor fantasque dans lequel tout pourrait être à nouveau possible, mais au dehors déjà ferraillent une étrange rumeur, et la pluie sans cesse.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    « Moi, au départ, j'aurais plutôt voulu être maître-nageur. On me l'a déconseillé vu que dans la piscine, je suis comme un pavé. La pluie, la mer, les gens, tout me bouleverse et me rentre dedans. Je suis tous les personnages et tous les décors qui me traversent, toujours plongé dans des histoires tellement invraisemblables qu'elles finissent forcément un jour par arriver. »

  • A Barney, à Stefan, à leurs compagnons, la Pyramide de Dojraha a livré son terrifiant secret. Il leur faut convaincre des Autorités vacillantes que ce secret conduira à l'effondrement d'Al Jhamat. Pendant ce temps, Olympe poursuit son itinéraire imprévisible, qui la confronte à l'histoire tourmentée de sa famille et au passé enfoui d'Al Jhamat.
    Déviants ambigus hésitant à livrer leur savoir, Gardiens impitoyables, rebelles irréductibles menacés dans leur éblouissante cité perdue, fantômes issus des rêves et des visions d'Olympe, tous apportent leur pièce d'un puzzle qui s'assemble lentement, méthodiquement. Jusqu'aux révélations dont résulteront les promesses d'un avenir pour Al Jhamat ou de nouvelles destructions.
    A Barney qui a promis à ce peuple de le rendre éternel, reviendra le choix final, entre la mémoire et l'oubli.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Avec Al Jhamat, Pour les rendre éternels, Laurence Vagnier clôture sa trilogie mettant en scène un groupe d'adolescents cherchant à comprendre le monde sans repère d'Al Jhamat.

  • Anothe me

    Maryssa Rachel

    Un petit garçon, un petit garçon enfermé dans le corps d'une femme et un homme qui nous décrit avec force le commencement d'une vie, de sa vie. L'homme nous raconte son enfance, son adolescence et ses premiers pas dans le monde des adultes. Il nous raconte toutes ces années passées à se chercher, à se perdre, à se cacher, à ne pas oser, à mentir, à jouer un rôle. Il passe par le passage obligatoire du « jonglage » entre le il et le elle. Passage pour être comme tout le monde, pour être « invisible », pour avoir la « paix ». Il a passé des années à faire semblant de... pour faire plaisir à... Des années à vivre pour les autres en s'oubliant lui-même. Des années à se déguiser. Des années à se mentir et à mentir aux autres. Puis un jour, devant la télé, la révélation ; il n'est pas seul à être dans ce cas-là, il n'est pas fou, et il est possible d'avoir le bon corps, le corps en adéquation parfaite avec son esprit. Il serait temps que la société et ses bien pensants ouvrent enfin leur troisième oreille. Il serait temps que la société qui ne comprend pas, puisse enfin écouter, pour que demain tous ces « anges » puissent vivre en paix et dans la totale acceptation de leur « moi ». La transsexualité a été supprimée des maladies mentales en 2010 et pourtant on impose encore, aux transsexuels, deux ans de suivi psychothérapeutique, comme si tous ces médecins avaient le pouvoir de décider de ce qui est « normal » ou pas... quant aux adolescents... ah les pauvres adolescents, les pauvres enfants qui entendent sans cesse « ça te passera » n'en sont pas au bout de leur peine... La société est composée d'êtres différents, c'est pour cela qu'elle fonctionne !
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Femme et mère engagée dans la lutte d'une représentation des autres genres et sexualités dans les médias, Maryssa Rachel contribue par son témoignage, son travail et ses interventions à une évolution des esprits et des représentations.

  • Etat limite

    Rachel Maryssa

    Rose est une femme perturbée, instable, impulsive. Elle a été victime de vio­lence dès son enfance ; un père abusif et une mère violente qui ne jurait que par Dieu. Elle a été internée de ses quinze à ses dix-huit ans dans un HP. En sortant elle a décidé de quitter sa mère et de vivre sa vie. Rose est alcoolique, dépressive, et étiquetée borderline ; les voix dans sa tête ne cessent de la hanter et la poussent à s'automutiler. Elle est également victime d'hallucinations, elle ne peut plus vivre dans ce monde qui n'a de cesse de la repousser. Son amie, Mag, assiste, impuissante, à la descente vertigineuse de Rose. Jo, son autre amie, essaiera de la sortir de son marasme mais n'y parvien­dra pas. Elle est de nouveau enfermée en psychiatrie à la suite d'une grave mutilation intime. Elle va, avec ses mots et son ressenti, décrire l'univers de l'enfermement, des médicaments qui pansent mais ne guérissent pas. Elle va rencontrer Éliane, ex-droguée, parano et suicidaire ; la grosse Genin, ex-mannequin boulimique qui après un burn-out a perdu la raison ; Alf, le patient qui fait semblant d'être sourd, Théo, schizophrène et bien d'autres encore. Un étrange médecin, Al, va l'aider à s'en sortir.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Maryssa Rachel, née le 1er janvier 1976 à Valence dans la Drôme est une artiste photographe et écrivain. Elle décrit dans ses romans la réalité du quotidien, réalité souvent mise sous silence à cause de ses aspects dérangeants. Les romans de Maryssa RACHEL ne sont pas masturbatoire. Elle dénonce et décompose par fragment, ce qu'elle voit, entend et comprend. Elle dépeint les aspects de la vie « ordinaire » en utilisant un langage simple et sans fioriture. Ses héros sont souvent perturbés, mais restent ordinaires et intenses. Maryssa RACHEL c'est la voix des bas-fonds. Elle est Passionnée par l'univers de Bukowski, Carver, Burroughs, Fante et s'inscrit dans le mouvement littéraire du dirty realism, Kmart Realism, Neo-realism.

  • Joan est peintre, Valentin est musicien. Ils ont la trentaine. Tous les deux ne vivent que de leur art, c'est là leur seule ambition, sans compromis, c'est-à-dire vivre chichement dans l'espoir des jours meilleurs. Joan est une écorchée vive, instable, en proie à de violents accès de colère. Valentin lui, a confiance en l'avenir, accueillant le jour nouveau comme un présent. À l'instar d'une masse d'air froid et d'une masse d'air chaud qui se rencontrent, les orages se forment, menacent et finissent toujours par se produire.
    Valentin joue dans les bars et restaurants de la région avec son groupe. Il fait la connaissance d'un producteur qui lui propose un concert dans une belle salle pour commencer. Joan, elle, décide d'exposer. Valentin se propose d'aller travailler à l'usine pour quelque temps et rapporter un peu d'argent pour préparer l'exposition. Un jour, alors que rien ne présageait un tel événement, Joan et Ingrid disparaissent sans explications. Valentin et Sven partent à leur recherche. Ce livre, en forme de mini-intrigues, raconte la vie, les démons, la folie ordinaire, les trahisons de ce petit monde d'artistes, la manière que ces hommes et ces femmes ont de se compléter si c'est possible. Comme une multitude de lignes qu'on croit parallèles pour finalement découvrir qu'il n'en est rien.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Hervé Genot est installé à Nice depuis trente ans. Passionné de littérature et d'écriture, il publie un premier recueil de poèmes à l'âge de 22 ans principalement inspiré par un voyage en Polynésie Française. En 2019, il publie la biographie de son père. Musicien, auteur-compositeur-interprète, il se produit dans différentes formations dans toute la France depuis vingt ans. Le sel de nos bouches est son premier roman.

  • Qui pour dire ce monde ? L'artiste ou le journaliste ? Justice et vérité, ou ventre plein ? Résignation ou résistance ? Tourner tristement en rond autour de son nombril, ou s'ouvrir généreusement à autrui ? La jeunesse a-t-elle tout à réinventer, ou les aïeux ont-ils tout transmis ? Dos courbé, ou torse bombé ? Qui est l'insensé ; celui s'aventurant dans la réflexion et l'introspection, à l'examen de sa conscience, ou le frivole n'ayant aucun temps pour son monde intérieur ? Qui plaindre ; les victimes préservant leur noblesse, ou les bourreaux qui s'avilissent ? Vivre avec courage, ou subsister avec angoisse ? Au pied du mur, c'est l'heure des choix, la croisée des chemins. Épreuve... Mais qui accepte de s'y retrouver, et refuse de se laisser intimider, peut sentir naître en son coeur un soleil éclatant.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Arabisant diplômé de l'Institut des Langues et Civilisations Orientales de Paris, Sébastien Deledicque a vécu quinze an­nées au Moyen-Orient ; dont un long séjour en Palestine. Après avoir été responsable du Centre Culturel Français d'Aden, consultant dans l'industrie pétrolière, puis secrétaire général de l'Institut français du Yémen, Sébastien Deledicque se consacre aujourd'hui à l'écriture littéraire.

  • Ce roman est un élan du coeur de l'auteure adressé à la très grande George Sand. Il ne faut pas chercher ici de grandes lignes conventionnelles car, dès le départ, le parti est pris d'en brosser un portrait généreux et proche du peuple. L'écriture et la politique étaient pour cette femme d'exception un tremplin pour atteindre le coeur des petites gens. Elle ne vivait pas : elle vibrait. Elle aimait jusqu'à en perdre la raison et l'amertume ne lui faisait pas perdre pied. Elle se reprenait aussi vite qu'il était possible. Elle se réfugiait à Nohant et c'est là, perdue au milieu de cette campagne, qu'elle se retrouvait. Elle y était chez elle. Elle était entourée des siens et cela lui convenait. Il n'est pas nécessaire d'en décrire davantage sur son parcours vertigineux qui a auréolé tout le 19e siècle de sa personnalité hors norme. Encore aujourd'hui, il suffit de franchir les limites du Berry et de s'approcher de son domaine pour entendre le nom de George Sand. Son aura est partout même dans l'invisible du temps. Ainsi, autant reconnue par les plus grands que par les plus humbles, elle vit encore aujourd'hui parmi nous. Ainsi, quel regard porterait-elle sur notre siècle ?
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    L'écriture est pour Nicole Nonin Grau une thérapie : oui, mais, pas seulement. Car, sans pouvoir l'expliquer son parcours a été jalonné d'une foule d'écrits, tant personnels que professionnels. Alors, elle trempe sa plume dans un vécu qu'elle romance de sa plume poétique. Éditée depuis 2013, elle a remporté le prix Maestro avec : Mon grand-père ce héros. Une dizaine d'autres ont suivi et depuis sa principale source d'inspiration est la terre creusoise.

  • Les retrouvailles d'un ami du lycée, Jack Fontes avec le narrateur vont être le point de départ pour raviver leur amitié. Nous en prenons le pouls au fil des pages : il y a une espèce de correspondance entre les deux protagonistes, à base de lectures, de montagne, de liberté intérieure... Tous les deux sont inscrits socialement mais leur préoccupation majeure demeure la création poétique. Nous entrons peu à peu dans l'intimité de Jack, ses joies, ses craintes, son désordre, en un mot : ses friches. Personnage bourru, sans contour onctueux. Personnage intense pourtant. Jack Fontes est un être profondément sensible et mal à l'aise dans le monde des apparences. Le héros et le narrateur possèdent en commun beaucoup de passions, mais autant un va être attiré vers les abysses, l'autre, arrivera bon an mal an à s'acclimater. Nous sommes entraînés vers son irrémédiable chute. Une aspiration lente et définitive. Or la vie continue. La vie perle dans le suc des poètes.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Zabalia est natif de l'Aude, il vit et travaille en Seine et Marne. L'auteur a publié plusieurs poèmes en revues et a fait partie du comité de rédaction de la revue Artère. Un recueil de poèmes a été édité aux éditions Caractères. Il a participé en outre à des lectures et à des installations artistiques. J'étais poète de profession est son premier roman.

  • Insomnies

    S. Henry Celine

    « J'ai enfin commencé à écrire un soir d'insomnie. Depuis le temps que j'en rêvais. Sur la surface hideuse j'ai osé poser la pointe divine. Elle était glaciale, comme à son habitude. Puis dans un mouvement sec, elle a tranché. Merci, mon séjour fut charmant. On entendait tomber la neige... » Il en résulte ce recueil, débutant par la prise de la plume et se terminant par une révolution. Entre les deux : l'émotion. Brute. Toutes les émotions. Mais quelle que soit la direction empruntée, une chose fondamentale reste inchangée : on y plonge fiévreusement et tout entier, jusqu'au bout et même au-delà ; s'abandonnant avec fureur et intensité pour en explorer les recoins les plus secrets, quitte à se perdre au cours du voyage dans les fractales d'un paysage sensoriel bâti de poésie.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Céline S. Henry est née à Istanbul en Turquie en 1990, d'un père turc et d'une mère française. Elle grandit en France puis s'installe en Suisse pour suivre ses études d'ingénieur, qu'elle complète ensuite avec un doctorat en neurosciences. Elle découvre l'écriture en 2014 et autopublie son premier recueil de poésie, Foreigner, sous le nom de Selin Anil. Elle reprend la plume en 2019 pour donner naissance à Insomnies.

  • Max, rédacteur au sein d'un magazine de développement personnel, va fêter ses trente ans. Pour l'occasion, le jeune homme a décidé de mettre entre parenthèses son train de vie devenu terriblement morne au fil des années, pour organiser une fête dantesque, la soirée d'une vie, celle que personne n'oubliera. Pourtant, à trois semaines de l'événement annoncé, Max n'a pas avancé d'un pouce et se voit rapidement obligé de jongler entre l'organisation chaotique de son anniversaire, ses amis qu'il ne supporte plus, son job qui l'ennuie et une dépression qui le guette avec insistance...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mickael Vrignaud est né en 1990 en région parisienne. Influencé par la littérature américaine contemporaine, son inspiration est à chercher également du côté du cinéma. Ses personnages froids, son écriture souvent caustique et faisant la part belle aux dialogues, baigne le malaise contemporain dans une fantaisie toujours inattendue. Mickaël Vrignaud vit actuellement à Lille. Quand revient la nuit est son deuxième roman après Holy Night, paru en 2014.

  • Les Etats-Unis, de nos jours. Isaac est un officier de la police de Boston, mis sur la touche pour avoir témoigné contre ses collègues dans une vaste affaire de corruption. Il est approché par un certain Muldowney, qui lui propose un poste dans l'énigmatique Agence Zéro, un bureau de renseignements dont les autres agences amé­ricaines ignorent l'existence même. Isaac accepte l'offre et est inté­gré au sein d'une équipe en charge de faire la lumière sur une série de disparitions dans l'Etat du Massachusetts. Très vite, ses certi­tudes vont être remises en question, et Isaac va devoir apprendre à se reconstruire au travers d'un univers qui s'effondre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Joshua Lenoir est né à Strasbourg au début des années quatre-vingt. Ingénieur de formation, il développe une pas­sion pour le cinéma, les jeux vidéos, la bande dessinée, la science-fiction. Il commence à écrire ses propres histoires au travers des jeux de rôles qu'il anime auprès de ses amis. Avec l'Agence Zéro, il signe son premier roman.

  • « Vous êtes bien le fils de votre mère. » Je médite l'axiome de Tita. La vie qui me reste, l'avenir qui se contracte, est une interprétation de texte.
    À la masseria San Domenico, non loin de Monopoli, au terme d'une course matinale parmi les vignes, les champs de tomates et les oliveraies, après m'être trempé dans une eau tentatrice face à la côte albanaise, je m'assieds, souffle coupé, au pied d'un petit muret délabré. Il est huit heures. Je sèche au soleil.
    - Je voudrais voir où vous êtes. Racontez-moi.
    - À gauche, le grand bassin d'eau de mer, lieu privilégié de nos paresses les plus voluptueuses, devant moi la rougeur explosive des tomates qui enfièvre la terre brune, et tout au loin, à l'horizon, la bande marine de l'Adriatique qui mêle au ciel azuré son bleu panique.
    - Oui. Je vois tout ça, comme si j'étais avec vous. Il n'y a pas plus beau que la Méditerranée ! Je suis contente que vous soyez bien. Vous me rappelez ce soir ?
    - Oui. À l'heure de l'Americano.
    L'heure de l'Americano, c'est l'heure à laquelle je pense à Fred. Pour moi, c'est une heure émue, un goût amer, un recueillement solitaire, une saveur de campari qui m'exhorte à une légère ivresse, à la prière, au ressaisissement de l'esprit.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jadis chef d'entreprise, Christian de Maussion a entrepris des chefs-d'oeuvre (De Gaulle, Staël). Il a publié des textes dans Le Monde, Le Figaro, La Croix, Libération, Le Quotidien de Paris, Les Echos, L'Idiot International, Les Cahiers de l'Herne. Il a participé à l'aventure emblématique de Matulu. Il rédige des chroniques pour Service Littéraire. La rubrique « Maussion de censure » lui est dévolue. L'auteur aime lire, écrire, bref ne rien faire.

  • Dans l'univers d'Al Jhamat, organisé pour la destruction systématique des oeuvres humaines, le Grand Ordonnateur, qui dirige le pays sous les ordres d'un Prince que nul ne voit jamais, lance sa plus vaste et plus ambitieuse entreprise : l'Effacement de la Grande Pyramide de Dojraha, un monument dont les secrets pourraient éclairer le passé.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Après Al Jhamat, Pour que rien ne dure, Laurence Vagnier produit le deuxième tome d'une trilogie dystopique pour adolescents, avec la toile de fond d'un monde inexplicable et sans repères.

  • Un homo sapiens dessinant son cauchemar. Un homme d'affaires coincé dans les toilettes d'un aéroport. Dans une maison de retraite, les retrouvailles d'un aide-soignant et du prince noir de son enfance. Une inconnue croisée dans le métro. Les personnages de Disney engagés dans une lutte sociale. Un courtisan du roi à la vue altérée et la prostate fragile...
    Ces 250 micro-nouvelles de même forme (1000 caractères) sont avant tout une invitation à un voyage débridé. Les époques et les lieux sont traversés allègrement. On y croise des personnages de tout âge, de tout milieu, de tout caractère, de toute destinée. Les situations se succèdent dans une grande variété de tons : drôle, tragique, réaliste, poétique, pamphlétaire, intime...
    Léger et virevoltant, ce ballet de contes n'est pas pour autant dénué de sens cachés et de ressentiments profonds. Par exemple, ce dictateur glissant sur une page envolée d'un livre interdit.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Sylvain Guillaumet est né en 1972 en France et y réside. Auteur de nouvelles, il a aussi publié des recueils de poésie (Guitare, À l'aurore de nos mains...). Musicien professionnel, auteur et compositeur, son parcours est principalement jalonné de spectacles autour de la chanson et d'interventions dans les écoles. En résultent plusieurs contes musicaux, chants pour choeur et albums (Je cherche des mots océan...).

  • Non sans plaisir le rimeur solidaire, homme d'un peu d'humour et de beaucoup d'humeur, qu'il a aussi mauvaise que sa vue, revient à la charge, au pas du même nom. Voici donc une deuxième livraison de nouvelles rimées à la rurale urbanité. Ce tueur à pages reprend donc humblement ici, mais pas en fumiste, c'est là son moindre défaut, le flambeau moins fumeux que fumant des fameux fabulistes d'antan. Et qu'importe si cela ne laisse guère de traces de marcher d'un pied modeste sur ces pas-là en troussant l'anecdote plutôt que le cotillon ou en filant, tel un fin limier, la métaphore en lieu et place d'un mauvais coton... Ver après ver, cet asthmatique qui ne manque pas d'air à force de le pomper aux autres, entend encore témoigner, en toute partialité, du monde comme il va, vu non par quelque censeur sangsue mais par un penseur pansu, égratignant plus que dénonçant. Ah, quel délice de se vautrer, sans complexe ni vergogne, sur la folle paille de nos inavoués penchants, ceux qui nous feront à coup sûr tomber sous la poutre de nos petitesses aussi peu sages que passagères ! Parce que, pour un conteur éclectique, la fable illumine la nuit de nos jours comme le songe le sommeil le plus lourd, celles qui se cachent ici n'ont que l'ambition de faire cogiter un instant et la prétention de distraire longtemps...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur se refusant à être un donneur de leçons, Christian Satgé est persuadé que la fable est d'aujourd'hui comme de toujours. Ce facteur de cours ne sachant faire court, le prouve en prenant à rebrousse-plume le monde qu'il arpente, quelques vers à la main, colorant au verbe d'antan un univers où l'humaine animalité n'est pas sans rapport avec la bestiale humanité de nos sociétés trouvant pourtant archaïques ces apologues.

  • Le monde postapocalyptique d'Al Jhamat a une seule raison d'être : détruire, ou, selon les termes officiels, Effacer, ce qu'ont laissé les peuples d'autrefois, monuments grandioses, châteaux, forteresses, tombeaux, lieux de culte ou de culture.
    Cette société divisée en seize castes est gouvernée par quatre Hautes Castes : les Architectes établissent les programmes d'Effacement, les Anges définissent les règles, les Juges condamnent les Déviances et les Gardiens gardent tout ce qui doit être gardé : les villes, les habitants, les monuments, les clés. Et peut-être aussi les secrets et la mémoire. Tout au sommet, le Grand Ordonnateur conseillé par Mara, une demi-sorcière, dirige Al Jhamat sous les ordres d'un Prince que nul ne voit jamais.
    Les sans-castes constituent une main-d'oeuvre inépuisable de quasi-esclaves maintenus dans l'ignorance et la misère. Olympe, sans-caste élevée par une mère muette sur son propre passé, rencontre providentiellement Vari Tuau, un Architecte aux pensées déviantes qui décèle en elle un talent exceptionnel. Mais elle doit choisir entre porter le combat des siens ou préserver le bel avenir que lui promet l'Architecte.
    En toile de fond, sous l'impulsion de Barney, un agitateur charismatique, monte la révolte des sans-castes contre la destruction des oeuvres humaines.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Laurence Vagnier, née en 1961 en Lorraine, travaille au service de l'État et poursuit en parallèle ses passions : les livres et les voyages. Al Jhamat, Pour que rien ne dure, est le premier tome d'une trilogie dystopique pour adolescents.

  • Après un engagement de deux ans par devancement d'appel, un jeune homme va effectuer son service militaire. Très vite, en dépit de l'ob­tention du grade de sous-officier et de postes relativement attrayants, il va constater qu'il a fait une erreur. Un capitaine pervers s'acharne à lui rendre la vie impossible. Il ne pense qu'aux permissions et à s'éva­der du milieu soldatesque. Après sa libération, il sera rappelé pour partir en Algérie, ce à quoi il échappera et il découvrira alors ce qu'est devenu le capitaine qui lui en voulait tant.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Retraité des travaux publics, né en 1933, Michel Dupuy a parcouru l'hexagone de long en large et il a vécu aux Antilles et en Guyane. Il a déjà publié plusieurs ouvrages, notamment Sur les traces de Jean Galmot et La guerre de cent ans en Périgord.

  • Londres, 1900.
    Victoria et son armada d'automates font régner une dictature dans laquelle la Reine cache un lourd secret. Pour Evangeline jeune fille de bonne famille, la vie est calme et toute tracée. Seule ombre au tableau : la guérilla entre les différentes classes sociales qui fait rage depuis des décennies.
    Tout bascule le jour où Evangeline est sauvée d'un attentat par un mystérieux jeune homme masqué. Commence alors pour elle un voyage vers la vérité : que s'est-il réellement passé le jour où Victoria est devenue reine ? Pourquoi personne ne se souvient de ce jour-là ? Et d'où vient cette guérilla ?
    Entre trahison, complot et magie, Evangeline devra compter sur de fidèles alliés pour tenter de mener sa quête à bien, sans tomber dans les pièges de Victoria, déterminée à ce que le passé ne soit pas déterré.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Elodie Strong, conseillère de remise en forme, a fait des études d'Histoire et des métiers du Livre. L'écriture et la lecture font partie de ses passions depuis son adolescence. Aujourd'hui âgée de 27 ans, elle signe ici son 2e roman.

  • Tunicie

    Cherbe Patrick

    Une famille franco-tunisienne subit malgré elle un confinement obligatoire au cours d'un de ses déplacements en Tunisie. Ce séjour forcé donne lieu à une introspection à laquelle se livrent involontairement les membres de cette famille. À la faveur de ce temps libre, ils redécouvrent leur double identité. Mais outre la menace angoissante de l'épidémie, d'autres éléments aussi imprévisibles que la covid 19, viennent compliquer leur situation.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    À la suite de ses trois premiers romans, Patrick Cherbé, chef d'entreprise retraité après une carrière en France et à l'étranger dans le domaine de la parfumerie, signe ici son nouvel ouvrage traitant du thème de la binationalité, de la double culture et du bilinguisme. Gageons que de nombreuses familles mixtes tuniso-françaises et franco-tunisiennes y reconnaîtront la singularité et la richesse de leur double identité.

  • Roselyne, 98 ans, invite sa famille pour le réveillon du 31 décembre 2039. Qu'il s'agisse de sa personne, de son style de vie ou de son vocabulaire, elle a conservé de beaux restes qui datent quelque peu, mais ne rebutent pas Arthur, son petit-fils bien-aimé âgé de 16 ans. Au lendemain des festivités, un terrible conflit s'abat sur une société déjà divisée par un système générationnel clivant. Durant une année, il va tout bouleverser sur son passage, en particulier l'existence de Roselyne et de son entourage. Toutefois, ce conflit apprendra aux principaux acteurs de cette histoire singulière à mieux se connaître, à se rapprocher les uns des autres en dépit de générations différentes et à fêter dignement la Saint-Sylvestre au 31 décembre 2040... Roman d'anticipation farfelu, fable rigolote ou satire déjantée ? « Le conflit de l'an 2040 » s'apparente à tous ces genres et, comme la plupart des récits liés à la futurologie, repose sur une analyse sérieuse de notre époque tout en s'attachant à en dénoncer les travers avec une allégresse communicative.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Née à Casablanca, Dominique Marie Godfard a vécu à Paris et à Londres. À la retraite aujourd'hui, elle habite la Basse-Normandie. D'abord nouvelliste, elle s'est tournée en 1999 vers le roman (LA PAMPA). Ses dernières publications sont : Le bus pour Drancy (roman, 2014), Une année percheronneLe bonheur passait, il a fui ! (nouvelles, 2016), Variations sur le regard (billets, 2018), (Journal, 2019).

  • Qu'est-ce qui pousse un jeune à quitter sa terre natale ? Doit-on lire l'immigration dans sa globalité, en masse, alors qu'elle se compose de plusieurs parcours individuels ? L'imagination est un échafaudage alimenté par des sentiments d'humiliation, de suffocation et de frustration. Le rêve d'une vie meilleure n'est pas interdit. L'immigration intrusive, maintes fois violente, est une porte dont personne n'a les clefs. On ne peut la résoudre par des refoulements. L'Homme est un musée exilé. Il est souverain. Sa réclusion commence dès la naissance, sans qu'il n'en prenne vraiment conscience. Ses tableaux de vies s'impriment dans sa mémoire tels des fragments d'un grand puzzle. Le temps finit par adoucir les couleurs de chaque toile personnelle. Nous sommes des galeries de souvenirs parfois fermées hermétiquement à tout public extérieur, car nous en sommes les conservateurs. Cependant, nous ne possédons pas les mêmes collections.
    Ce livre ouvre le musée de l'auteur qui part à la recherche d'autres vies, d'autres histoires. Son Musée exilé est aussi un miroir qui nous renvoie à notre propre image, parfois perturbée par notre égo qui détient la vérité et refuse celle des autres. Une vérité censée être unique, inique et non négociable. Gandhi avait écrit quelque part que toute vérité perche au-dessus d'une montagne, que chacun gravit de son côté...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Chaouki Dachraoui quitte son pays à l'âge de 21 ans avec en poche un diplôme d'ingénieur adjoint en génie civil. Il finit par s'établir en Belgique afin de continuer son cursus universitaire, chose qu'il ne pouvait accomplir en Tunisie. Il deviendra architecte, entame par la suite un troisième cycle. Il nous livre son musée personnel qu'il expose de droite à gauche et de gauche à droite.

  • La vie s'écoulait, sucrée à souhait, au coeur de l'enseigne pâtissière familiale. Entre croissants et religieuses, entre réglisse et crème au beurre. Jusqu'à l'irruption de Raoul, l'apprenti mitron, sur le territoire de la narratrice. Une offensive à l'allure d'un grain de sel dans ses rouages. Désorganisation, réaction, recomposition.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Nathalie Foltzer Gallo, apparition en avril 1973. Statut : électron libre. Voguant au gré des expériences terrestres. La coulisse des douceurs est son premier roman.

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