Alice Jeunesse

  • Dans de beaux draps

    Marie Colot

    Les dangers de l'adolescence et des réseaux sociaux
    Lorsque Jade aperçoit par hasard Rodolphe, sur le chemin de l'aéroport, ses souvenirs reviennent.
    L'automne de ses 14 ans.
    Ce nouveau demi-frère hyper craquant.
    Cette photo postée sur Facebook.
    Il a suffi de peu pour qu'elle s'embarque dans un mensonge qui la dépasse.
    Jalousies, moqueries, insultes, menaces.
    Sur les réseaux sociaux puis au collège.
    Tout est allé très vite.
    Trop vite.
    Jusqu'à ce fameux soir où sa vie a basculé.
    Un roman qui nous confronte aux difficultés actuelles des jeunes
    EXTRAIT
    Ma petite théorie, c'est que les catastrophes surgissent pile au moment où on les attend le moins. Comme une crise cardiaque aux toilettes, un tremblement de terre lors d'un bain de soleil ou un morceau de gâteau coincé dans le gosier d'une vieille dame le jour de ses cents ans. Moi, j'ai seize ans et je frôle l'étranglement, l'asphyxie et l'arrêt du coeur en même temps. Rodolphe est là, à quelques mètres de moi, derrière la vitre du salon-lavoir. J'ai mal aux yeux tant je les écarquille.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Lorsqu'elle est devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : en 2012, elle publie son premier roman, « En toutes lettres » (sélectionné pour six prix des lecteurs jeunesse) chez Alice Jeunesse. Suivent « Souvenirs de ma nouvelle vie » (Prix Libbylit du roman jeunesse belge et Petite Fureur 2014), « À l'encre rouge », « Les baleines préfèrent le chocolat » et « Quand les poissons rouges auront des dents » chez le même éditeur. Pour être certaine de ne pas s'ennuyer, elle enseigne le français à la Haute École de Bruxelles et anime des ateliers de lecture/écriture pour les enfants. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, collectionne les éléphants, fait la sieste et mange de la crème brûlée.

  • Lettre à Line

    Amélie Billon

    Quand le monde des adultes se confronte à l'enfance...
    Louise, aujourd'hui adulte et maman, prend sa plume pour écrire à Line, son amie d'enfance. Le déclic, c'est une photo que sa fille a retrouvée entre les pages d'un livre, sur laquelle Line et Louise ont treize ans. Au fil des mots de l'adulte qui se souvient de son adolescence, le drame se dessine : Louise qui s'intègre, Line qui s'isole et subit la méchanceté récurrente des autres élèves, exacerbée sans cesse par sa discrétion. On assiste à une vraie histoire de harcèlement, avec, en filigrane, une maladie dont on ne prononce jamais le nom mais qu'on devine à mesure qu'on avance dans la lettre...
    L'authenticité et les émotions de personnages singuliers
    EXTRAIT
    Chère Line,
    Le temps a passé, mais je ne t'ai pas oubliée.
    Ma fille, Hélène, entre en sixième dans quelques jours. Cela ne me rajeunit pas.
    Récemment, elle est tombée sur une vieille photo de nous, coincée entre deux livres. Tu venais juste d'avoir treize ans. J'avais oublié que cette photo était ici... Tu portais un tee-shirt rouge et ton jean préféré, qui t'a d'ailleurs suivie pendant des années. Tu souriais. Mes cheveux bouclés étaient complètement emmêlés et je fermais les yeux. La photo est un peu floue, ratée, mais c'était notre préférée.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1980 à Reims, Amélie grandit au bord de la Vesle et apprend tous les méandres de cette rivière par coeur. Quelques années plus tard, elle rejoint les bords de l'océan Atlantique et s'installe en Bretagne, dans le Morbihan. Elle emmène avec elle plein d'idées à mettre en scène, des décors à installer, des personnages singuliers et des mots dont elle aime la sonorité. C'est ainsi qu'un peu au hasard, naissent ses premières histoires. Publiée chez Les Ronds dans L'O, Frimousse, Grasset, Casterman, Albin Michel, Oskar... Amélie poursuit sa route au gré du vent qui souffle.

  • Découvrez la suite des aventures d'Anatole ! 
    Anatole - le héros d'Interdit !  - est toujours féru d'informatique et de jeux vidéo en tous genres. Lui et son ami Basile sont de vrais pros et ils n'ont peur de rien. Alors, quand Marie, une fille de leur classe, leur lance un défi - la battre à un nouveau jeu en ligne, Le Dernier Monde -, ils s'empressent d'accepter.Les voilà embarqués dans une aventure qui va les mener droit dans une épicerie qui a plutôt l'allure d'un repaire pour brigands, tenue par la grand-mère de Marie... qui a tout d'une sorcière. Et ce n'est pas le plus surprenant : le jeu est tout simplement extraordinaire. Il est en 3D et les sensations qu'il procure sont tellement réelles ! Peut-être un petit peu trop...
    Distingué du Prix Littéraire Jeunesse 2013 de La Garde Sélection 2012-2013, ce livre aux multiples rebondissements embarque le jeune lecteur dans un monde à la fois réel et extraordinaire.
    EXTRAIT
    ? Tu es certain que c'est le bon chemin ?
    Anatole n'en mène pas large. Il fait froid, la nuit est totalement opaque et le quartier ressemble à un vrai coupe-gorge.
    ? Il n'y a pas d'autre chemin pour se rendre à l'adresse qu'elle nous a donnée, répond Basile, également sur ses gardes.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ce livre est bien ficelé. Une intrigue originale avec un certain suspense qui permet en parallèle de mettre en garde contre la dépendance au jeu vidéo et de son impact dans la vie des adolescents. Un livre que je recommande vivement. - bookworm23, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Certains naissent dans des roses ou des choux, d'autres dans les livres ou, au moins, semblent en tomber... Florence Jenner Metz a toujours été entourée de livres et d'histoires. Elle écrit pour les enfants des albums, des kamishibaïs et des romans. Chez Alice Jeunesse, elle a publié Une souris verte et autres délires (façon « Exercices de style » de Queneau), Les aventures de Mister Bulok et Interdit !

  • Des rumeurs dans un bar de Londres, un village anglais mystérieux, d'étranges métamorphoses humaines...
    Bien des choses se colportaient au sujet des jumeaux Dumdell, l'un, apothicaire de bonbons, l'autre, malheureux inventeur de potions. Les commères des villages voisins disaient que c'étaient deux bien étranges personnages. Elles disaient aussi que le professeur fabriquait lui-même les bonbons de son frère. Et qu'il y mettait d'étranges ingrédients. Tout cela pouvait cependant s'expliquer. Mais - le pire de tout - elles affirmaient que ce sympathique professeur osait tester les effets de ses potions sur les villageois de Meadowfield en les attirant dans la boutique de son frère. Même si certains effets bizarres se produisaient sur les habitants comme les commères le prétendaient, tout cela n'était peut-être qu'affabulation. Peut-être, car les petites filles se métamorphosaient en papillons et les arbres en gruyère...
    Une plongée dans un monde fantastique hors du commun
    EXTRAIT
    Bien des gens colportaient des rumeurs au sujet des jumeaux Dumdell. Deux singuliers personnages tout aussi étranges l'un que l'autre. Le premier, Zacarus, était apothicaire de bonbons. Le second, Acarus, était un malheureux inventeur de potions.
    Ces jumeaux, somme toute fort sympathiques, vivaient dans le village de Meadowfield en Angleterre, au début du siècle dernier.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Alessandro Cassa a cinq passions : sa famille, Londres, le dessin, le café... et l'écriture. Et c'est lors d'un séjour à Londres qu'il a vécu la plus extraordinaire des expériences, quand une vieille Lady est venue lui confier les désastreuses mésaventures des habitants du petit village de Meadowfield, en Angleterre, à cause de deux jumeaux. Deux singuliers personnages plus étranges l'un que l'autre : les Jumeaux Dumdell.
    Alessandro Cassa a reçu plusieurs distinctions dont la médaille du Jubilée de diamant de la reine Élizabeth ll et le Prix Relève de la Société des musées québécois. Grand amateur de bandes dessinées et formé en architecture de paysage, il oeuvre en muséologie et en culture depuis plus de quinze ans. Connu sur la scène muséologique québécoise, il a représenté le Canada à différentes reprises par ses réalisations et conférences. Ses courts métrages "Jrauomesn" et "Double Espresso" ont été projetés dans le cadre du Short Film Corner au Festival de Cannes. Mais ses passions demeurent sa famille, Londres, le dessin, le café... et l'écriture.

  • Une société secrète, un village anglais du début du XXe siècle, des chauves-souris parlantes dans un cimetière...
    Les habitants de Meadowfield ont perdu le sommeil à cause des chauves-souris de Sleeping Stones qui continuent leur festival de contes d'horreur. Depuis lors, la sympathie des Fieldloviens envers les frères Dumdell est en chute libre. Mais le professeur Acarus a l'intention d'aider ses concitoyens et amis en créant une nouvelle potion de son cru ! Pendant ce temps, une société secrète anti-potion s'est formée à Meadowfield sous l'impulsion de l'aubergiste Jim et du jeune journaliste fouineur Ink Papermore. Son but ? Se débarrasser du professeur Acarus Dumdell !
    Une plongée dans un monde fantastique hors du commun
    EXTRAIT
    Dans le petit village de Meadowfield, rien n'allait plus. Ni le jour, car les villageois dormaient debout, ni la nuit, car les chauves-souris recommençaient sans cesse leurs contes d'horreur, espérant pouvoir les terminer sans être interrompues. Mais leurs voix stridentes faisaient résonner à des lieux à la ronde, les contes les plus affreux. Il était impossible de ne pas entendre dans les rues, sur la place ou dans les chaumières du village, ces histoires macabres qui provenaient encore et toujours du cimetière...
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Alessandro Cassa a cinq passions : sa famille, Londres, le dessin, le café... et l'écriture. Et c'est lors d'un séjour à Londres qu'il a vécu la plus extraordinaire des expériences, quand une vieille Lady est venue lui confier les désastreuses mésaventures des habitants du petit village de Meadowfield, en Angleterre, à cause de jumeaux. Deux singuliers personnages plus étranges l'un que l'autre : les jumeaux Dumdell.
    Alessandro Cassa a reçu plusieurs distinctions dont la médaille du Jubilée de diamant de la reine Élizabeth ll et le Prix Relève de la Société des musées québécois. Grand amateur de bandes dessinées et formé en architecture de paysage, il oeuvre en muséologie et en culture depuis plus de quinze ans. Connu sur la scène muséologique québécoise, il a représenté le Canada à différentes reprises par ses réalisations et conférences. Ses courts métrages "Jrauomesn" et "Double Espresso" ont été projetés dans le cadre du Short Film Corner au Festival de Cannes. Mais ses passions demeurent sa famille, Londres, le dessin, le café... et l'écriture.

  • Interdit !

    Florence Jenner-Metz

    Découvre les drôles d'aventures d'Anatole, le petit génie de l'informatique !
    Anatole est un pro de l'informatique et Internet n'a plus de secret pour lui. Il trouve un jour un site qui va bien au-delà de tout ce qu'il n'a jamais pu imaginer : un site qui, d'une simple signature, permet de commander et recevoir des objets magiques. Malgré l'interdiction de ses parents (ou, plutôt, pour le plaisir de braver l'interdit), il commande avec son ami - et complice - Basile les objets les plus fantastiques. Mais seraient-ils tombés dans un piège ? Un jour, le sorcier qui a créé le site réclame le paiement de leurs commandes...
    -Prix littéraire Jeunesse 2013 de La Garde-Sélection 2012
    -2013 Romans Jeunes 10 ans et + des bibliothèques de Brest
    -Coup de coeur de « Escapages » dans sa sélection 2012-2013 des + 10 ans
    Retrouve Anatole pour d'autres aventures dans Le Dernier Monde !
    Anatole est toujours féru d'informatique et de jeux vidéo en tous genres. Lui et son ami Basile sont de vrais pros et ils n'ont peur de rien. Alors, quand Marie, une fille de leur classe, leur lance un défi - la battre à un nouveau jeu en ligne, Le Dernier Monde -, ils s'empressent d'accepter. Les voilà embarqués dans une aventure qui va les mener tout droit dans une épicerie qui a tout l'air d'un repaire pour brigands, tenue par la grand-mère de Marie... qui a l'allure d'une sorcière. Et ce n'est pas le plus surprenant : le jeu est tout simplement extraordinaire. Il est en 3D et les sensations qu'il procure sont tellement réelles ! Peut-être un petit peu trop...
    EXTRAIT
    Ce qui est interdit est toujours incroyablement excitant. Ça, Anatole le sait très bien. Il adore par-dessus tout qu'on lui dise : « Pas touche ! », « Pas le droit ! » Son mot préféré ? INTERDIT ! Quand une grande personne s'écrie : « Tu m'obéis ! C'est interdit ! », on peut voir naître sur ses lèvres un sourire qui s'étire jusqu'à ses deux oreilles pour finir par illuminer tout son visage. À partir de là, le jeu a commencé et plus rien ne peut arrêter Anatole...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ce petit roman est passionnant : il met en garde enfants et parents, raconte une histoire pleine de suspens, véritable page-turner pas très difficile à lire pour les enfants de 9 à 12 ans. Une histoire sans prétention et parfois surprenante par son côté fantastique.- Ptitgateau, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Certains naissent dans des roses ou des choux, d'autres dans les livres ou, au moins, semblent en tomber... Florence Jenner Metz a toujours été entourée de livres et d'histoires. Elle écrit pour les enfants des albums, des kamishibaïs et des romans. Chez Alice Jeunesse, elle a publié Une souris verte et autres délires (façon Exercices de style de Queneau), Les aventures de Mister Bulok et Le Dernier Monde.

  • Le garçon bleu

    Aurélia Demarlier

    Quand l'arrivée d'un garçon mystérieux chamboule tout...
    « Il y a eu ce garçon. Bleu. Bleue était son âme. Bleu était son coeur. Bleus étaient ses yeux, même si, aux yeux des autres, ils apparaissaient bruns. Mais moi, je les savais bleus car ils contenaient l'infini. »
    À son arrivée au collège, le nouveau, tel un dieu que l'on ne peut nommer, devient vite le centre de toutes les attentions car il sort de six mois de coma durant lesquels il prétend avoir séjourné dans un monde où tout est bleu. Tous les jours, après les cours, Léa l'attend pour faire avec lui le chemin du retour et en apprendre plus sur cet étrange pays bleu où il était heureux et en paix. Mais elle n'est pas la seule à boire ses paroles et à être subjuguée par ce garçon mystérieux : toutes les filles de l'école ne pensent et ne respirent plus qu'en bleu... Lorsque le garçon bleu disparaît de la vie de Léa, son monde s'effondre.
    Une métaphore du coma et de ses mystères
    EXTRAIT
    Maman ouvre la porte, armée d'un plateau repas.
    - T'as pas appris à frapper ? je proteste. J'ai pas faim !
    - Il faut manger, gémit-elle.
    - Je mangerai quand j'aurai faim.
    - Il faut manger. Tu as besoin de forces...
    J'ai envie de rigoler. Pourquoi aurais-je besoin de force alors qu'une vie merveilleuse est possible, sans bouger, paupières closes sur un lit d'hôpital ? Peut-être que si j'arrête de manger, mon coeur diminuera ses battements, mes paupières se fermeront et je le retrouverai. Comme promis, il me fera visiter son monde. Ce serait tellement merveilleux. Mais je suis faible. Satanément faible.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Lauréate du Prix du Jeune Écrivain 2011, Aurélia Demarlier a 29 ans et réside à Esneux, en Belgique. Elle est titulaire d'un master en philosophie obtenu à l'université de Liège. Elle a commencé à écrire vers l'âge de neuf ans, d'abord de la poésie, puis de la prose. Quand, à dix ans, son professeur de français lui a réclamé une rédaction de trois pages, elle lui a remis un carnet entier. Le professeur a tellement aimé cette histoire qu'il la lui a « confisquée » pour la lire à son fils, puis à son neveu... Aurélia Demarlier est l'auteur d'un recueil de nouvelles, Soignez-moi !, paru aux éditions Kirographaires. Le garçon bleu est son premier roman. Elle définit son rapport à l'écriture comme totalement spontané.
    « Les mots s'imposent à moi alors que je me promène en pleine nature ou que je tente de trouver le sommeil, la tête posée sur l'oreiller. C'est pourquoi j'ai coutume de dire que je n'ai pas choisi d'écrire, c'est l'écriture qui m'a choisie. »

  • Personnages singuliers et confidences d'un stylo voyageur
    Mélissa va bientôt passer le brevet des collèges. Son père est tellement fier d'elle qu'il décide de lui offrir un beau stylo plume. Elle s'en servira régulièrement, jusqu'au jour où elle se le fera voler par un admirateur qui, à son tour, le perdra. Dérobé, perdu, donné, prêté, oublié, le stylo plume va passer de main en main et parcourir le monde en inspirant (parfois) la vie de ceux qui croisent sa route. À travers l'écriture, les propriétaires successifs du stylo vont livrer une part d'eux-mêmes, chacun à sa façon.
    Un roman intime et inspirant
    EXTRAIT
    Il le voit dans la vitrine de la papeterie. Parmi tous les autres, il le distingue, il le choisit. Ce sera celui-là. Fin, léger, comme le corps de Mélissa lorsqu'elle était encore fillette et qu'il la lançait en l'air avant de la rattraper dans ses bras. « Encore, papa ! » Il lui semble entendre sa voix, là, à l'instant, avec cette puissance, cette beauté qu'ont les sons qui viennent de l'intérieur, du coeur. La mémoire est douée d'oreilles. Lui n'en a jamais eu, de beau stylo, avec une plume à la fois aiguë et forte. Écrire lui a toujours été difficile, alors qu'il est si habile avec ses outils ! La maladresse ne vient peut-être pas de la main qui tient le stylo, mais des mots qui doivent en jaillir. Il ne sait pas trop comment dire, il voudrait bien, mais ça ne sort pas, pas dans le bon ordre, pas joliment comme il aimerait.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Gwladys Constant est née en 1980. Sa maman, surnommée Madame Cocotte, lui a lu tellement de belles histoires quand elle était petite que, devenue grande, Gwladys a décidé d'en écrire à son tour. Et quand elle n'est pas assise à son bureau avec sa plume, elle prend une craie pour transmettre un peu de sa passion à ses élèves. Chez Alice Éditions, elle a déjà publié, dans la collection Primo, La révolte des personnages, illustré par Kristel Arzur.

  • Péripéties, humours et émotions
    Burger, c'est la nouvelle de la classe et elle porte ce surnom à cause de ses kilos en trop. À coups de bonbons et de bonne humeur, elle se fait pourtant une chouette bande de copains. Ils partagent son goût débordant de la vie et se mobilisent sans hésiter, et avec une bonne dose d'inventivité, lorsque sa vie est en danger. Une histoire touchante et haute en couleurs qui célèbre le pouvoir de l'amitié, au-delà des apparences, et qui nous révèle que, tant qu'il y a de la vie, il y a peut-être de l'espoir.
    Une leçon d'optimisme !
    EXTRAIT
    Je flottais au milieu du bassin quand on m'a trouvée. Il paraît que j'ai eu de la chance. C'est sûr. Un autre mercredi, Marilyn Monroe en a eu moins que moi quand on l'a découverte inanimée sur son lit. Elle savait y faire, mon idole. C'est classe de finir soudain ses jours dans des draps en satin rose. Ceux de l'hôpital où on m'a transférée sont en coton usé. Et mes fesses toucheront bientôt le sommier. Je ne sais pas ce qui m'est arrivé. Je ne me souviens que d'une ombre et d'un claquement de porte.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Lorsqu'elle est devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : en 2012, elle publie son premier roman, En toutes lettres (sélectionné pour six prix des lecteurs jeunesse) puis Souvenirs de ma nouvelle vie (Prix Libbylit du roman jeunesse belge et Petite Fureur 2014), À l'encre rouge et Les dimanches où il fait beau. Pour être certaine de ne pas s'ennuyer, elle enseigne le français à la Haute École de Bruxelles et anime des ateliers de lecture et d'écriture pour les enfants. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, collectionne les éléphants, fais la sieste et mange de la crème brûlée.
    Marie Colot est l'auteur de Souvenirs de ma nouvelle vie (Prix Libbylit du roman jeunesse belge), En toutes lettres et À l'encre rouge dans la même collection.

  • Coeurs de cailloux

    Cécile Chartre

    Quand un chien provoque le destin...
    Il y a la mer. Éternelle, immuable. En face de la mer, il y a ce banc. Éternel, immuable. Sur ce banc, tous les jours, de 8 heures à 20 heures, il y a la vieille. Éternelle, immuable. Aux pieds de la vieille, il y a le mignon chien-chien. Et à côté de la vieille, il y a le tas de cailloux, bien ronds, petits, mais qui doivent faire mal si on les lance fort. Puis arrive un jeune. Qui ose s'asseoir sur le banc. Qui ose caresser le mignon chien-chien.
    Confidences entre deux générations
    EXTRAIT
    Au bout d'un moment, il s'est penché vers le chien. Et il lui a demandé ce que tout le monde se demandait.
    Il a dit :
    - Mais qu'est-ce que tu fais là, toi ?
    Ou un truc dans le genre.
    - J'attends Théodore.
    Ça, c'était la réponse à la question du jeune. Le chien était super mignon, mais fallait arrêter de faire peser trop d'espoir sur son dos. Parler, il ne savait pas. Alors, on était bien obligé de se rendre à l'évidence. C'était la vieille qui avait répondu.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Cécile Chartre est née au siècle dernier. Et elle écrit pour tenter de vivre au moins jusqu'au siècle prochain.

  • Fuir pour trouver des réponses
    À seize ans, Ludivine vient d'avoir son bac. C'est une fierté pour ses parents. Pour elle, c'est surtout le moment tant attendu de prendre son envol et de se défaire des attentes qu'ils ont fait peser toutes ces années sur ses jeunes épaules. Entourée de tous ses amis, Ludivine fête l'événement comme il se doit. Rien ne pourrait gâcher cette journée. Sauf un message laissé sur son répondeur... Le message d'une inconnue qui va bouleverser sa vie. Du jour au lendemain, exit Ludivine, bonjour Ludie ! La jeune fille impose à tous, et surtout à ses parents, ce nouveau prénom. Mais ça amuse plus que ça n'interpelle. Alors, sans prévenir qui que ce soit, Ludie fugue vers la mer avec, en guise de bagage, son grand frère handicapé et l'espoir de trouver une réponse au mensonge qui a régi toute son existence jusqu'ici.
    Un récit inspirant et optimiste
    EXTRAIT
    C'est quand elle s'est fait appeler Ludie que tout a commencé.
    Ce n'était pas vraiment un prénom, Ludie. Un collage bancal de deux syllabes, tout au plus. Pourtant elle l'aimait, cette sonorité. Elle y tenait. C'est d'ailleurs elle qui l'avait imposée dès qu'elle en avait eu le droit. Non. Ce n'est pas exactement ça. Dès qu'elle avait pris ce droit. À la hussarde.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste pendant plus de quinze ans, à raconter les histoires des autres, Anne Loyer a eu envie de passer de l'autre côté du miroir, pour raconter les siennes. Depuis, elle écrit des romans et des albums, merveilleusement installée dans le Cantal, entre des montagnes de livres et des montagnes tout court. De quoi nourrir l'imagination et enchanter l'inspiration !

  • Suivez Anatole dans ses folles aventures !
    Anatole passe ses vacances en Normandie, dans sa famille. Avec son cousin Jonathan, il crée un groupe Facebook pour lancer un concours de défis dont le vainqueur deviendra le chef de la bande de copains. Voler le slip de bain d'un vacancier sur la plage, faire une course en étant déguisé en poisson, dérober un vieil arrosoir dans un jardin... C'est assez amusant et très excitant ! Mais les choses se corsent quand Anatole trouve sur Facebook une photo de lui pris en flagrant délit. Et pas moyen de savoir qui en est l'auteur ! Après les photos viennent les menaces. La situation empire au fil des jours et des faits étranges se produisent...
    Dans la même collection, les premières aventures d'Anatole dans Interdit ! et Le Dernier Monde : 
    Anatole et son ami Basile sont régulièrement aux prises avec un sinistre magicien qui utilise Internet pour essayer d'emprisonner des enfants. Dans Interdit !, le magicien vend des objets merveilleux en ligne et en profite pour faire signer aux enfants qui achètent, des contrats en petits caractères presque illisibles... Dans Le Dernier Monde, Anatole découvre un jeu en ligne qui donne aux utilisateurs les mêmes caractéristiques qu'à leur avatar. Mais ces derniers sont en fait conçus par le magicien pour attirer les enfants dans ses filets.
    Distingué par le Prix Littéraire Jeunesse 2013 de La Garde Sélection 2012-2013 et coup de coeur des bibliothèques de Brest et d'Escapages, ce livre aux multiples rebondissements embarque le jeune lecteur dans des péripéties amusantes. 
    EXTRAIT
    Le soleil lui barre la vue. Pourtant, pas question de s'arrêter pour repérer les lieux. L'homme le talonne de près en soufflant comme un boeuf dans son dos.
    - Petit morveux, sale gosse ! Tu vas me le payer !
    Anatole piétine les algues verdâtres, dérape sur les galets glissants. Heureusement, il a l'avantage de l'âge. Agile comme un jeune chien, il se relève vite et se déplace entre les flaques d'eau salée et les rochers, aussi rapide qu'une anguille. Mais l'homme ne le lâche pas. Et il semble aussi connaître les lieux.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    J'ai adoré cette lecture car ce livre parle, cette fois-ci, des dangers de Facebook. Un thème vraiment très intéressant, surtout pour les ados de 10 à 13 ans. - Ophélie, Melly's book and her family
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Certains naissent dans des roses ou des choux, d'autres dans les livres ou, au moins, semblent en tomber... Florence Jenner Metz a toujours été entourée de livres et d'histoires. Elle écrit pour les enfants des albums, des kamishibaïs et des romans. Chez Alice Jeunesse, elle a publié, dans la collection Deuzio, Une souris verte et autres délires (façon « Exercices de style » de Queneau), Les aventures de Mister Bulok, Interdit !, Le dernier monde et, dans la collection Primo, Pas de merguez pour les sorcières.

  • La belle rouge

    Anne Loyer

    Récit d'une rencontre inattendue
    Marje est camionneuse depuis 25 ans. Avec son beau camion rouge, elle sillonne les routes. Entre lui et elle, c'est une grande histoire d'amour.
    Kader a 16 ans. Abandonné par sa mère à 7 ans, il a connu les familles d'accueil et les ennuis avec la justice. Aujourd'hui, il vit dans un centre pour mineurs. Mais c'est une vraie tête brûlée qui n'a qu'une envie : se faire oublier.
    Un jour, Kader décide de partir. Perdu sur une aire d'autoroute, il monte dans un camion rouge laissé ouvert...
    Aventures et émotions garanties
    EXTRAIT
    Il ne sait même plus pourquoi il est là. Avec sa basket gauche trouée, son blouson ouvert aux quatre vents, son sac à dos à moitié vide, sa caboche pleine à craquer. Il est là. Debout. Raide comme un piquet sur ce bitume sale et luisant. En transit. En partance. En attente. Les yeux grands ouverts sur la nuit qui ne veut pas finir. Lourde, opaque, mystérieuse. Et après, il se passe quoi ?
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste pendant plus de quinze ans, à raconter les histoires des autres, Anne Loyer a eu envie de passer de l'autre côté du miroir, pour raconter les siennes. Depuis, elle écrit des romans et des albums, merveilleusement entourée de son mari, de ses deux enfants et de montagnes de livres, au coeur de la belle ville de Bourges. De quoi nourrir l'imagination et enchanter l'inspiration.

  • C'est l'histoire de Frankie et de ses listes (les maladies terrifiantes, les choses répugnantes que l'on peut croiser dans une piscine, les denrées à avoir en cas de guerre nucléaire...).
    C'est l'histoire de Gigs, le meilleur ami de Frankie, avec qui il parle le chilun (un mélange de latin, de russe et de verlan).
    C'est l'histoire de Sydney, de ses dreadlocks et de ses salopettes multicolores qu'elle coud elle-même.
    C'est l'histoire de maman, qui n'est plus sortie de la maison depuis neuf ans et qui écoute patiemment, chaque soir, à 10 heures précises, sans faute, la question angoissante du jour, pour laquelle Frankie attend une réponse.
    C'est l'histoire des trois imposantes tantines qui viennent jouer au poker à la maison le mardi soir.
    C'est l'histoire de Monsieur A et de son principe de contre-intuitivité.
    C'est l'histoire, enfin, du Vaillant Bruant, écrite par Sydney et illustrée par Frankie, dont il faut décider si elle aura une fin malheureuse, heureuse, ou moitié-moitié...
    Un roman fin, original, qui étonne, bouleverse et amuse.  Age conseillé : 13 ans et plus
    EXTRAIT
    Le mardi quatorze février commença mal pour Frankie Parsons. D'abord, il n'y avait plus de lait pour ses céréales Just Right1. Il n'y avait plus non plus de Go-Cat2 pour Inspecteur Gadget, de sorte qu'il poussa des miaulements accusateurs sous la table pendant tout le temps que Frankie mangeait son toast.
    Le journal n'était pas encore arrivé. Ça signifiait que Frankie ne pourrait pas y sélectionner une manchette et un article pour le cours d'actualités, ce qui lui vaudrait un des regards sardoniques dont monsieur A. avait le secret. Il ne pourrait pas non plus consulter la météo pour s'informer de l'hygrométrie du jour. Or, Frankie tenait à connaître le degré d'humidité atmosphérique, et ce, pour deux raisons. Primo, parce qu'une balle de cricket adopte une trajectoire plutôt fourbe, voire mortelle, quand l'air est lourd, ce qui est une bonne chose. Deuzio, parce que des fourmis faisaient leur apparition dans les caniveaux quand l'air était saturé, ce qui était a contrario très mauvais, car Frankie cultivait une haine particulière à l'égard des fourmis.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - La question de 10h du soir a été élu en 2009 "Livre de l'année" et "Meilleure fiction pour jeunes adultes" (prix néo-zélandais attribués aux livres destinés aux jeunes adultes). Il a également reçu le prix des lecteurs et a été nominé comme finaliste pour de nombreux autres prix.
    - Coup de coeur de Libbylit : "Un superbe roman sur le passage ô combien difficile et ô combien aventureux de l'enfance au monde adulte. Un passage nécessaire et qui souvent nous amène à perdre nos repères pour en trouver d'autres. Tout cela est merveilleusement raconté dans ce livre très drôle, très émouvant. Une réussite. A partir de 12 ans." - Libbylit
    - "C'est un roman plein de finesse et d'humour, malgré la gravité du sujet. Beaucoup d'intelligence dans la manière de faire avancer l'action et aussi dans les portraits des différents personnages, qui se précisent peu à peu. Une très belle histoire d'amitié à trois : Frankie, Gigs, et Sydney." - La librairie Les Ombres Blanches
    - "L'écriture éblouissante de Kate De Goldi vous brisera le coeur, vous surprendra, vous fera vous émerveiller et rire, tout à la fois." - Agnes Nieuwenhuizen
    À PROPOS DE L'AUTEUR ET DE LA TRADUCTRICE
    Kate De Goldi est un écrivain temps plein qui vit à Wellington (Nouvelle-Zélande). Elle est également connue pour être une critique littéraire perspicace et énergique pour la radio et la télévision.
    Emmanuèle Sandron est auteur, traductrice littéraire et animatrice d'ateliers d'écriture. Elle enseigne la traduction littéraire à l'université de Liège. Elle est également critique littéraire au Journal du Médecin.

  • Cette fille différente, c'est Évie (on vous épargne son vrai nom, inventé par sa mère). 
    Elle a été scolarisée à domicile, dans une maison durable que sa mère et elle ont construite pour y vivre en autonomie, avec poules et vache.
    Avant de s'inscrire dans l'université de ses rêves - Cornell, dans l'État de New York -, Évie souhaite fréquenter d'autres jeunes et se familiariser avec le système scolaire. C'est ainsi qu'elle débarque à seize ans dans les couloirs obscurs d'un lycée absolument banal... Banal pour les étudiants qui sont formatés depuis leur enfance à trouver tout normal, mais pas pour Évie, qui vit son année scolaire comme une expérience ethnographique et pose des questions qui dérangent sur la discrimination, le respect, l'abus de pouvoir, les inégalités sociales, la liberté d'expression... Ce qui lui vaudra, dans un premier temps, une certaine popularité, mais fera ensuite fuir jusqu'à ses plus proches amis.
    Quelle serait votre attitude si un de vos amis proches avait une relation avec un de vos professeurs ? Et si vous étiez avec 10 autres personnes sur une barque prête à couler, qui jetteriez-vous par dessus bord ? Dans ce roman, Évie nous invite à nous remettre en question. Presque à chaque chapitre, le lecteur se fait la réfléxion « mais c'est vrai, au fond ! ce n'est pas normal, ça ! ». Évie pose un regard neuf sur tout, et ose se plaindre de ce qu'elle trouve injuste. Ce qui est rare... mais pas sans coût.
    Un roman qui aborde des thèmes porteurs (l'écologie, les inégalités sociales, la liberté d'expression...) sur fond d'amitié et d'amour. A partir de 10 ans.
    EXTRAIT 
    Je parviens à saisir le serpent, non sans me tordre le pied et tomber à la renverse, les fesses dans le ruisseau. Lorsque je me relève, une douleur lancinante irradie ma cheville. Je prends une longue et profonde inspiration yogique - Ujjayi, la respiration de l'Océan - pour rester calme. Ancrée. Forte.
    À cloche-pied, avec dans une main le reptile qui se tortille, je me hisse sur un gros rocher. Pendant que j'enlève mon sac à dos, le serpent me tire la langue à plusieurs reprises. Il doit penser que je suis folle. Il y a pire. Mieux vaut être folle que mollassonne. Ou que timide, voire docile, ou ennuyeuse.
    De mon sac, je sors le pot en verre que j'ai apporté pour le serpent.
    - Tes quartiers temporaires.
    Il rampe à l'intérieur du bocal et se love au fond. Après avoir ajusté le couvercle ventilé, je soulève le récipient pour mieux observer l'animal : un noir velouté, des lignes jaunes qui courent le long de son dos. Couleuvre rayée ou couleuvre ruban ? Je renifle le bocal. Il dégage une odeur un peu âcre, mais pas insupportable. Probablement une couleuvre ruban.
    - En tout cas, tu es magnifique.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    J. J. Johnson a grandi à Norwich dans l'État de New York. Diplômée de l'Université de Binghamton en 1996, elle a obtenu une maîtrise en éducation de l'Université de Harvard, avec une spécialisation en prévention des risques, en 2001.
    Cette fille est différente (This Girl is Different, 2011) est son premier roman. Dès qu'elle l'a eu terminé, et, avant même d'avoir eu la confirmation que c'était un succès grâce aux nombreux prix ou nominations qu'il a obtenus, elle s'est mise à l'écriture du second, The Theory of Everything (publié en 2012). Elle vit à Durham, en Caroline du Nord, avec son mari et son fils.

  • Anna mène une vie heureuse auprès de ses parents à Cape Cod. Sa tante, son oncle et sa cousine Tara s'installent dans la maison voisine, une vieille bicoque hantée par la sorcière Goody Hallett qui pétrifie la bouche de ceux qui trahissent les secrets.
    Anna découvre que sa cousine Tara envoie des bouteilles à la mer. Quelle fille étrange...Pourquoi dit-elle à qui veut l'entendre que sa couleur préférée est le rouge car c'est celle qui dit « Stop » ?
    La mère de Tara se suicide. « Maman a vu quelque chose qu'elle ne voulait pas voir », dit la jeune fille avant de se réfugier dans les dunes, le regard vide. Anna ne sait pas comment réagir. L'annonce qu'un banc de baleines vient de s'échouer sur la plage arrive presque comme un soulagement. Elle va pouvoir agir ! Pour Tara aussi, c'est une occasion inespérée. Les deux cousines participent avec ardeur à l'opération de sauvetage, comme si, en sauvant les baleines, elles sauvaient ce qui est en péril en elles. Donnant le meilleur d'elle-même pour ramener un baleineau à la vie, Tara va peu à peu se mettre à parler et révéler à Anna la relation incestueuse que lui impose son père. Et non, aucune sorcière ne va la pétrifier ! Au-delà de la question centrale de la survie après l'inceste, il est aussi question du droit à la différence, de la difficulté de s'exprimer propre aux ados et, thème magnifiquement porteur qui ouvre les horizons des deux adolescentes, de la défense des baleines, véritable tuteur de résilience pour Tara.
    Bien peu d'auteurs ont osé aborder le thème de l'inceste dans la littérature pour la jeunesse. Anne Provoost le fait avec tact, franchise et intelligence, en montrant les dégâts que peut provoquer l'inceste auprès de la victime et de toute sa famille, et en affirmant qu'il est possible de s'en sortir.
    EXTRAIT
    Tara Myrold est ma cousine. Sa mère est la soeur de la mienne. Je ne la connais pas depuis très longtemps. Avant, elle vivait loin, avec ses parents, à Cleveland. Ma mère nous montrait parfois des photos, mais, comme ils habitaient à une journée et demie de route, je n'allais jamais la voir.
    L'été de mes neuf ans, nous avons reçu une lettre d'oncle Tony - son vrai nom, c'est Anton - nous annonçant qu'ils venaient s'installer près de chez nous, à Cape Cod. Il envoyait une nouvelle photo de Tara. Ma mère me l'a donnée en me disant que je devrais jouer avec ma cousine quand elle serait là. J'ai pris la photo entre deux doigts pour examiner cette Tara.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - Ce livre a reçu le prix interprovincial de la littérature jeunesse (attribué tous les trois ans) et le Boekenleuw, prix annuel récompensant le meilleur livre jeunesse en Flandre. « Mijn tante is een grindewal » a été traduit en anglais, allemand, danois, norvégien, suédois et portugais.
    - Coup de coeur : "Un livre poignant sur l'inceste où toute la première partie est dans le non-dit. Ensuite petit à petit, nous nous rendons compte de l'étendue du drame que vit cette petite fille. Il est vraiment dommage que nous ne découvrions ce roman dans sa version française que 23 ans après la version néerlandaise. Des romans d'auteurs belges d'une telle qualité mériteraient d'être traduits directement. À partir de 12 ans." - Libbylit
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne Provoost, née le 26 juillet 1964 à Poperinge en Belgique est une romancière flamande. Ne craignant pas les tabous, elle aborde dans ses livres des thèmes peu habituels tel que l'inceste ou le racisme. Elle bénéficie d'un large succès en Flandre et aux Pays-Bas et s'est acquis une grande renommée internationale, ses livres sont traduits en vingt langues. Son roman Regarder le soleil est paru chez Éditions Fayard en 2009. Son roman Le piège a été porté sur grand écran par Hans Herbots, dans le film Falling en 2001. Anne Provoost est membre de l'Académie royale de Langue et Littérature néerlandaises.

  • Le prix à payer

    Vincent Faucheux

    Et si vous pouviez refaire tous les choix que vous avez faits jusqu'ici ? Une vie rêvée, en quelque sorte. Mais qui peut tourner au cauchemar...
    Ce 22 mars 2010, Paul Tournier, la quarantaine, célibataire, est assis à son poste de comptable dans une entreprise internationale comme il y en a tant dans le quartier des affaires, au coeur de Paris. Une ombre parmi les ombres, Paul ne se démarque en rien du commun des mortels. Il a une existence réglée comme du papier à musique : boulot, métro, dodo, avec, comme loisirs, quelques films, quelques aventures amoureuses sur le net et des week-ends avec ses parents. Il ne se plaint pas, mais se demande parfois quels autres choix il aurait pu faire pour vivre l'existence de ses rêves. C'est d'ailleurs la question qu'il se pose, lorsque, ce soir-là, en rentrant du bureau, il traverse la rue distraitement et qu'une voiture ne peut l'éviter. Quand il se réveille, il est dans une salle toute blanche et un homme, également tout de blanc vêtu, se tient devant lui. Fortunae est son nom. Il prétend offrir à Paul l'opportunité de revivre les événements majeurs de sa vie afin de changer le cours de sa destinée. Chaque soir, quand Paul s'endormira, il revivra un épisode du passé. Une chance ? Peut-être, si on se fie au nom de l'individu qui a
    accueilli Paul à son réveil. Mais Fortunae lui rappelle que chacun de ses actes aura des conséquences. L'aventure peut commencer...
    Un roman fantastique extraordinairement efficace. Âge conseillé : 13 ans et plus
    EXTRAIT
    La chambre était plongée dans le noir, obscurité silencieuse à peine perturbée par les piaillements matinaux.
    Le réveil sonna, Paul se leva et, nonchalamment, se dirigea vers la salle de bains. Face à lui, le miroir lui renvoya l'image d'un homme de quarante-cinq ans à l'allure banale et au physique passe-partout : taille moyenne, cheveux châtains, regard bleu azur. Après ce passage rapide dans la salle d'eau, prit son café, mit son pardessus et l'homme quitta son appartement aux murs gris de la banlieue parisienne, comme d'habitude...
    Comme d'habitude : le titre de la célèbre chanson de Claude François collait si bien à la vie de Paul Tournier.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - Sélection du Prix Garin des collèges 2015
    - Coup de coeur : "Passionnant et intrigant" - Libbylit
    - "Un roman mi-fantastique, mi-policier se lisant bien, parfaitement adapté pour les jeunes lecteurs Tous les ingrédients y sont : suspense, futur, imagination. Le tout préservant le bon sens et la morale. Un pari osé bien maîtrisé au long du livre par Vincent Faucheux. Ce livre correspond très bien aux lecteurs débutants, car il est suffisamment prenant pour avoir envie de savoir comment Paul Tournier retomber sur ses pieds." - Les chroniques de Goliath
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Vincent Faucheux est né le 20 avril 1970 à Argenteuil. Il a passé son enfance à Aulnay-sous-Bois. Titulaire d'un BTS en gestion-comptabilité, d'un DEUG d'anglais à la Sorbonne et d'une formation en marketing, il devient commercial dans les aciers inoxydables. Côté écriture... Le virus prend l'auteur à vingt ans quand il lit À la recherche du temps perdu de Proust. Après quelques essais, la vie l'éloigne de sa passion. C'est vingt ans plus tard qu'il s'y remet. Il participe à un atelier d'écriture lors duquel il doit écrire le résumé d'une journée de randonnée. Il revient avec plusieurs pages et l'animatrice, écrivain et enseignante, l'encourage à continuer. Dont acte...

  • Charlie est bien une fille, même si tout le monde ne le voit pas au premier coup d'oeil.
    Sa vie est un puzzle géant d'au moins deux mille pièces, et toutes ces pièces ne sont pas heureuses. Loin de là. Après le pire des pires jours, le décès de sa petite soeur Léa dans un accident de voiture, plus rien n'est pareil. Elle et ses parents déménagent dans le plus grand immeuble de la ville. Nouvel appartement, nouvelle vie, mais Charlie est interdite de sortie pour tout l'été. Pour s'occuper, elle décide d'explorer l'intérieur de l'immeuble, de faire connaissance avec ses voisins et de photographier, avec son Polaroïd, la vue que l'on peut observer de chaque étage. Elle découvre ainsi des personnes plus sur prenantes les unes que les autres. Mais certainement pas autant que la vieille femme du troisième étage, plus sèche qu'une biscotte. Madame Simon, ou plutôt Madame Olga, est une Russe plutôt originale qui aime écouter et chanter des opéras, mais aussi écrire des histoires d'amour qui se déroulent à Paris. Très vite, une complicité s'installe entre Charlie la photographe, et Madame Olga l'écrivain. Mais, le jour de la rentrée des classes, c'est la douche froide pour Charlie : elle comprend que Madame Olga n'est pas celle qu'elle prétend être. La jeune fille est en colère, mais peut-elle rayer son amie de son existence comme une vieille brique de lait ? Plutôt que la rancoeur, elle choisit l'amitié et met en place un plan savamment réfléchi. Le dimanche 9 septembre sera le plus grand des grands jours. À midi pile, sur le toit de l'immeuble, Madame Olga et Charlie prennent chacune une photo. Dégoulinantes de pluie. C'est la dernière pièce de l'immense puzzle de la vie de Charlie. Puis, elle se dirigent vers la gare. Parce que nos deux amies vont ensemble à Paris...
    Des amitiés improbables, des activités loufoques pour rompre l'ennui, et couper en deux la tristesse, Marie Colot aborde des sujets sérieux d'une manière qui l'est moins, et on aime ça.
    Une histoire poignante et cocasse à la fois qui nous enseigne l'art de pardonner, et d'aller de l'avant, et qui nous questionne aussi, comme le fait l'héroïne : « Et si finalement les pires malheurs pouvaient rendre heureux ? »
    Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Sélection de la Petite Fureur 2014
    Sélection du prix Libbylit 2014
    - Coup de coeur : "Une très belle histoire, pleine d'humour et qui aborde des thèmes aussi variés que la mort, le handicap, la perte de l'enfance, la perte des souvenirs et la vieillesse. L'auteure porte un regard bienveillant sur ses personnages et fait vivre une jeune fille qui ne se laisse pas facilement abattre. Les vignettes de Rascal sont un régal tellement il arrive à saisir le sens caché du chapitre qu'il illustre. À partir de 11 ans." - Libbylit
    - "Une petite bombe à retardement. On le lit d'une traite car il est vivant, avec une touche de suspense et des petits moments émouvants. Une histoire palpitante et rebondissante." - Crokalire
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : depuis 2006, elle enseigne le français à de futurs éducateurs à la Haute Ecole Defré (Bruxelles) et publie avec En toutes lettres son premier roman. Elle anime aussi des ateliers de lecture pour les enfants, participe au jury de présélection du Prix Versele (l'équivalent du Prix Sorcières en Belgique) et s'essaie depuis peu dans le domaine du conte. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, fait la sieste et mange de la crème brûlée

  • Torsepied

    Ellen Potter

    Les enfants Cherchemidi sont trois : Otto, le plus vieux et le plus étrange ; Lucia, qui espère toujours que quelque chose d'intéressant se passe ; et Max, qui pense toujours tout savoir. C'est l'un des trois qui raconte l'histoire, mais vous n'avez qu'à deviner lequel.
    La mère d'Otto, Lucia et Max a disparu il y a quelques années, les rumeurs les plus folles courent à ce sujet dans le village. Depuis cette disparition, Otto n'a plus prononcé un seul mot, et n'a plus quitté l'écharpe qui lui entoure le cou. Leur père a comme métier de faire le portrait de souverains tombés en disgrâce, ce qui l'oblige à faire de nombreux voyages - et ce qui explique qu'il est rarement payé. C'est à cause d'un de ces voyages et d'un rendez-vous manqué avec leur baby-sitter attitrée que les enfants vont décider de se rendre à l'improviste chez une vieille tante qu'ils n'ont jamais vue, à Ronfleur-sur-Mer. Ils découvrent avec surprise que la vieille tante en question :
    1) n'est pas vieille du tout ;
    2) habite une sorte de château hanté miniature ;
    3) juste à côté d'un vrai grand château dont le donjon renferme, selon la légende, le fils difforme de la famille Torsepied.
    Les enfants vont bien sûr essayer d'entrer en contact avec lui. Et si toutes ces aventures abracadabrantes les menaient finalement sur la piste de leur mère disparue ?
    Un mélange extraordrinaire d'humour et d'émotions. Les dialogues entre les enfants sont désopilants, les commentaires en voix off du narrateur sont croustillants et laissent vite deviner lequel des trois enfants écrit, et la relation de chacun avec leur mère disparue est à la fois fouillée et originale.
    Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Torsepied est un livre surprenant. Parlant de deuil, de famille, de quête et d'apprentissage, à travers une histoire rythmée par de nombreux rebondissements. À noter, la traduction d'Emmanuelle Sandron est particulièrement réussie avec de nombreux jeux de mots et clins d'oeil ! » - Sophie lit
    - « La couverture de ce roman fait croire à une histoire glauque et gothique, mais pas du tout, ce roman est plein d'humour, de rebondissements et d'aventures » - Libbylit
    EXTRAIT
    Cette histoire débutera par un après-midi de juillet radieux et inondé de soleil. Je trouve que c'est un bon moment pour commencer, parce que tout est toujours beau et agréable à cette période de l'année, avec les fleurs en train d'éclore, les oiseaux qui chantent et tout le tralala. Il faut un commencement beau et agréable avant d'arriver aux passages qui vous foutent les boules, quand les éléments se déchaînent et que les humains ne font guère mieux. Et puis, l'histoire a vraiment commencé par un après-midi de juillet radieux et inondé de soleil, donc je ne prends de toute façon pas de libertés avec la réalité.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Ellen Potter a grandi dans l'Upper West Side, New York et a étudié la création littéraire à l'Université de Binghamton. Elle vit maintenant à Candor dans l'État de New York.   Après avoir exercé divers métiers et collaboré à de nombreuses revues, Ellen Potter se consacre aujourd'hui à l'écriture de fictions pour enfants et adultes.
    Son roman Olivia Kidney a été lauréat de Child Magazine Best Book Award et a été élu meilleur livre de l'année de sélection pour les 8-12 ans par Parenting Magazine.

  • Au centre de ce récit tendu à se rompre, Malvina, treize ans.
    Les vacances de Pâques commencent. La grand-mère de Malvina est morte, et quelqu'un doit s'occuper du grand-père qui vit désormais seul dans son appartement ; sa mère souffre de migraines chroniques et s'est complètement retirée de la vie de famille ; ses frères et soeurs ont déjà quitté la maison et se désintéressent du problème ; quant à son père, il se contente de donner des ordres. Malvina sera donc le "petit chaperon rouge" qui, à vélo, chaque jour, apporte un repas chaud et une bouteille de vin rouge au grand-père. Lors de sa dernière visite, il a demandé à sa "petite-fille préférée" si elle avait déjà un petit ami, et l'a embrassée sur la bouche.
    Malvina est restée seule avec sa honte, incapable d'en parler. Seule ? Pas tout à fait : il y a Lizzy, son amie de toujours, madame Bitschek, la voisine polonaise, et puis un gars du quartier, surnommé Traque...
    Jour après jour, nous plongeons dans l'intimité de cette attachante héroïne, qui nous fait tout partager : ses souvenirs d'enfance profondément enfouis, sa peur et son sentiment de culpabilité, la naissance de son premier amour, sa complicité avec sa meilleure amie, ses relations conflictuelles avec le reste de sa famille...
    Un roman pour ados bouleversant. Age conseillé : 13 ans et plus
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Le cri du petit Chaperon rouge a remporté le prix Libbylit 2012 dans la catégorie des romans ados.
    - "Ce roman jeunesse aborde ici la problématique de l'inceste avec beaucoup de justesse. Évitant toute prévisibilité, l'auteure décrit les processus de l'emprise et de la culpabilité, du déni familial, voire de sa complicité, mais aussi la naissance de l'amour et la voie de la libération. Un très bel ouvrage." - Grandir Autrement, Le magazine des parents nature
    - "Dans cette fable moderne, le "cri" traduit tout le malaise ressenti par la jeune victime banalisée par un monde d'adultes se voilant la face devant l'inacceptable. Le « rouge » de la honte et de la haine gangrène son enfance. Tout en gardant la trame et les personnages du conte original, l'auteur a inversé tous les rôles, comme pour intensifier l'impact du drame qui se joue." - Libbylit
    - "Tous les jours, la narratrice, Malvina, 13 ans, porte un repas à son grand-père qui vit seul... et aime sa petite-fille comme un adulte ne doit pas aimer un enfant. Avec subtilité, l'auteur parle de l'inceste, mais aussi de la puberté." - Le Vif Week-end, dans "10 romans jeunesse à dévorer"
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Beate Teresa Hanika, photographe, vit avec sa famille dans un village près de Ratisbonne, où elle est née en 1976. Le cri du Petit Chaperon rouge, son premier roman, unanimement salué par la critique littéraire, a reçu le Prix du Livre Jeunesse de la ville de Oldenbourg ainsi que le prix consacré à l'encouragement des jeunes artistes de l'État de Bavière.

  • à l'encre rouge

    Marie Colot

    Tout le monde a ses petits secrets, dans ce roman, à part peut-être le chien...
    Dans une vieille maison abandonnée, où l'a entraîné son chien, Elias découvre un vieux livre : le journal de bord d'un marin qui a navigué sur la mer du Nord dans les années soixante-dix. Intrigué, le jeune garçon emporte le journal avec lui pour le lire. Très vite, il va se sentir épié et menacé. Il trouve des petits papiers lui intimant de remettre le livre à sa place. Heureusement, Elias peut compter sur une alliée inattendue : Sam, une jolie fille aux yeux en amande qui lui propose rapidement son aide. Un peu trop rapidement, d'ailleurs... Mais le garçon est trop subjugué par la jeune fille pour le remarquer. À deux, ils mènent l'enquête. Qui veut nuire à Elias ? Est-ce le vieux pirate lui-même ? Serait-il encore en vie ? Ce que va découvrir le jeune garçon est bien plus surprenant encore. Et si le comportement de Sam est de plus en plus suspect, que dire de la mamie d'Elias qui se révèle être tout sauf une mamie gâteau...
    Un nouveau roman haletant de Marie Colot qui change de registre et nous emmène voguer à l'aventure sur la côte belge. Les héros sont truculents et ont des manies aussi étranges que drôles. Elias ne peut s'empêcher de faire des commentaires entre parenthèses et gloser tous ses faits et gestes, alors que Sam élabore des stratégies, souvent loufoques, sous forme de listes. Mais, chut, on vous en a déjà trop dit.
    Un roman pour ados riche en rebondissements ! | Age conseillé : 8-12 ans
    EXTRAIT
    Tout cela ne serait pas arrivé si cette fichue villa n'avait pas été là. Et si ce chien débile n'en faisait pas qu'à sa tête. Et si j'avais laissé ce bidule à sa place. Je ne suis vraiment qu'un crétin (enfin, parfois). J'ai l'air malin, maintenant. Je tire une tête jusque par terre, au milieu de ma chambre sens dessus dessous. J'ai une grosse tache sur mon jeans, des crampes au ventre dignes d'une femme qui accouche, et je me retrouve avec un mot menaçant sur mon lit.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "Un roman qui se lit d'une traite tant on a envie de connaître la fin de l'histoire. Marie Colot tient son lecteur en haleine jusqu'au bout. Une enquête rondement menée par deux enfants faisant un sacré bond dans un passé plein de mystère, où ils découvriront un meurtre... Le roman alterne récit, journal de bord et listes de petits trucs qui le font rebondir et fournissent une dynamique de lecture." - Fédération Wallonie-Bruxelles
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Lorsqu'elle est devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : en 2012, elle publie son premier roman, « En toutes lettres » (sélectionné pour six prix des lecteurs jeunesse) chez Alice Jeunesse. Suivent « Souvenirs de ma nouvelle vie » (Prix Libbylit du roman jeunesse belge et Petite Fureur 2014), « À l'encre rouge », « Les baleines préfèrent le chocolat » et « Quand les poissons rouges auront des dents » chez le même éditeur. Pour être certaine de ne pas s'ennuyer, elle enseigne le français à la Haute École de Bruxelles et anime des ateliers de lecture/écriture pour les enfants. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, collectionne les éléphants, fait la sieste et mange de la crème brûlée.

  • Violette a sept frères et soeurs, et son plus grand souhait serait d'être fille unique. Sauf peut-être pour Moon, le petit dernier, qu'elle adore.
    En sortant de la voiture familiale qui dépose toute la tribu sur son lieu de vacances, Violette n'a qu'une idée : retrouver Roméo, son amoureux, qu'elle ne voit que durant les vacances scolaires.
    Les premières journées se passent paisiblement, à jouer et se baigner sous le soleil. Mais, le matin du 14 juillet, Moon est retrouvé mort au fond de la piscine... Qui a pu oublier de refermer la barrière de sécurité ? Folle de douleur, Violette cherche un coupable ; elle veut pouvoir haïr quelqu'un pendant le reste de sa vie. Son frère aîné, pourtant si raisonnable ? Les jumelles qui auraient pris un dernier bain avant d'aller dormir ? Un par un, Violette passe les membre de sa fratrie au crible.
    Mais la vérité est bien plus cruelle que tout ce qu'elle pouvait imaginer...
    Un texte extrêmement court et effilé comme un poignard. | Age conseillé : 13 ans et plus
    L'écriture d'Agnès de Lestrade nous emporte au bord de la mer, nous fait partager les émotions de Violette au sein de sa trop grande famille, avant de nous blesser, comme elle-même l'est pour toujours, avec la mort brutale de son petit frère.
    On découvre alors la force de la rancoeur, la violence des doutes. On partage la souffrance de Violette et on parcourt avec elle le long chemin qui mène, peut-être, vers le pardon.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - Prix Tatoulu Bleu 2014
    - Prix "Gayant Lecture" 2014
    - Sélection 2013-2014 de "Un cadeau , Un livre !" (APBD)
    - "Cette histoire magnifiquement écrite a beau aborder un thème difficile, elle se termine de façon presque joyeuse. Un tour de force qu'on salue en ajoutant Celui qui manque au nombre de nos coups de coeur jeunesse." - Journal de Montréal
    - "Les thèmes abordés dans ce roman, le deuil et la mort, sont sombres et difficiles, mais ils font partie de la vie. Agnès de Lestrade a choisi une fin heureuse, de manière à transmettre un message d'espoir. À travers cette lecture, on apprend donc "la vie", on s'y prépare." - Sentiers littéraires pour enfants
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Agnès de Lestrade aime écrire pour faire frissonner, rêver, grandir. Pour se protéger du monde en inventant le sien. Quand elle n'écrit pas, ne lit pas, ne rêve pas et ne boit pas du thé, elle invente des jeux de société pour faire rire, des chansons pour faire pleurer et elle a même trouvé le temps de fabriquer deux beaux enfants pour tester le tout sur eux. Son premier livre, La petite fille qui ne voulait plus cracher est paru en 2003 à L'école des loisirs. Depuis, elle a publié plus d'une vingtaine d'ouvrages, des romans et des albums chez plusieurs éditeurs : Nathan, Milan, Le Rouergue, La Joie de lire, Hatier, Tourbillon, Motus, L'Atelier du Poisson soluble, Le Rocher...
    L'album La grande fabrique de mots (Alice Jeunesse), dont elle a écrit le texte, a déjà été traduit dans 20 langues et vendu à plus de 120000 exemplaires (déjà 5 retirages en français et en néerlandais, 3 en espagnol et 7 en allemand). Elle a publié en 2012 La petite terre de papier (Alice Jeunesse), un magnifique album illustré par Charlotte Cottereau.

  • On n'a rien vu venir

    Collectif

    7 chapitres, 7 familles différentes... Une seule et même cause à défendre
    On n'a rien vu venir est un roman à 7 voix destiné aux jeunes lecteurs de 10 ans et plus. Il décrit, à travers le regard de 7 familles, l'arrivée au pouvoir du « Parti de la Liberté ».
    Pourquoi les auteurs ont-ils décidé d'écrire ce roman pour les plus jeunes lecteurs, qui ne votent pas encore ? Parce que c'est eux qui voteront demain, parce que, dès aujourd'hui, ils peuvent influencer le vote des adultes, de leurs parents. Parce qu'ils sont la conscience politique de demain.
    Ce texte engagé est accessible aux plus jeunes lecteurs, dès 10 ans, avant qu'ils n'entrent dans leur période « blasée ». Pour les sensibiliser à la question très actuelle de l'extrême-droite, à l'importance de l'engagement, du vote et, plus généralement, des choix que l'on fait dans la vie.
    Un roman d'anticipation à mettre en toutes les mains | Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "On n'a rien vu venir parle de ce qui peut arriver si l'on n'y prend garde. C'est pourquoi je considère que c'est un livre important, et je vous encourage à le lire." - Extrait de la préface de Stéphane Hessel
    - "C'est un roman fort, percutant, qui fait réfléchir sur ces mécanismes insidieux, qui appelle à un vrai réveil des consciences. Il est préfacé par Stéphane Hessel en personne où il renouvelle aux jeunes générations son appel à l'indignation et à son corollaire l'engagement, fondements de toute démocratie digne de ce nom." Méli-Mélo de livres
    - "Un texte qui montre, avec des mots adaptés à on public, les dégâts que peut produire la propagande démagogique, lorsqu' "on n'a rien vu venir". - Agir par la culture

  • En toutes lettres

    Marie Colot

    Qui a dit qu'écrire des lettres était dépassé ?
    Dans le cadre d'un exercice scolaire, Agathe et Arthur sont obligés de s'écrire. Pas des courriels, non ! De belles lettres formelles, comme dans l'ancien temps, qui détaillent les centres d'intérêt de chacun... ringard, quoi. Si Agathe fait bien quelques efforts dans ses premières lettres pour se plier aux consignes, Arthur, lui, fait preuve de toute la mauvaise volonté possible, et reste très distant. Leurs échanges épistolaires deviennent rapidement une suc­ces­sion de moqueries et sarcasmes, chacun voulant épater l'autre et prendre l'ascendant. Un jour, Arthur met au défi Agathe d'élucider le mystère d'une photo qu'il a trouvée, et qui représente son père, en compagnie d'une femme qui pourrait être sa mère. Leur correspondance se transforme alors en enquête et, ensemble, ils s'attèlent à la résolution de l'énigme, qui leur donnera des réponses sur les origines roms d'Arthur. Elle leur permettra aussi, petit à petit, de partager les joies et tristesses du quotidien. De correspondants obligatoires, ils deviennent partenaires et complices. Même si chacun s'évertue à continuer les remarques sarcastiques pour donner le change. Une amitié naît et, avec elle, la peur de la perdre une fois l'enquête résolue. Cet attachement se révèle entre les lignes, les deux héros ne pouvant (ou ne voulant ?) se l'avouer dans leurs lettres.
    Le premier roman de Marie Colot aborde, dans un rythme très soutenu, des thèmes aussi variés que la recherche des origines, de l'identité, et la difficulté d'appréhender les liens familiaux et d'amitié. On s'accroche à la fois à l'évolution de la relation entre les deux jeunes adolescents et à l'intrigue secondaire, l'enquête discrète qu'ils mènent sur la famille d'Arthur. Dans les deux cas, le lecteur est séduit par la détermination dont ils font preuve et par le contraste entre leur personnalité forte et leur sensibilité toujours contenue. Alternance entre les lettres et le récit de la vie d'Agathe dans sa famille, alternance entre les moments graves et les touches d'humour... l'ensemble donne beaucoup de relief à la narration. Leur collaboration va également aider chacun à évoluer dans ses relations avec sa propre famille, qu'on ne peut découvrir que de leur point de vue, avec toute la douce méchanceté dont peuvent faire preuve les enfants.
    Un roman touchant aux thèmes aussi variés que passionnants | Age conseillé : 8-12 ans
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - Sélection de la Biennale du livre de jeunesse - Les Incontournables 2009-2012
    - Sélection du Prix des jeunes lecteurs de l'Oise 2013/2014
    - Sélection du Prix littéraire des collèges du Territoire de Belfort 2014
    - Sélection du Jury littéraire du Giennois (jury vert : CM2 et 6e)
    - "Un premier roman très réussi, au ton juste et léger, empreint de la candeur et de l'humour propres à l'enfance. Petit plus, les merveilleuses illustrations de Rascal en tête de chapitres (...)." - Evelyne, librairie Filigranes
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1981 en région namuroise, au sud de Bruxelles, Marie Colot passe son enfance à inventer des histoires, fabriquer des livres et jouer à l'école avec ses poupées. Devenue soi-disant grande, rien n'a vraiment changé pour elle : depuis 2006, elle enseigne le français à de futurs éducateurs à la Haute Ecole Defré (Bruxelles) et publie avec En toutes lettres son premier roman. Elle anime aussi des ateliers de lecture pour les enfants, participe au jury de présélection du Prix Versele (l'équivalent du Prix Sorcières en Belgique) et s'essaie depuis peu dans le domaine du conte. À ses heures pas si perdues que ça, elle observe les passants, pense à tout et à rien, fait la sieste et mange de la crème brûlée.

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