Bayard Culture

  • L'inconsolation Nouv.

    Il y a souvent, dans un recoin d'un coeur d'enfant, une peine inconsolable, une blessure secrète qui ne cicatrisera pas chez l'adulte. « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier », a écrit l'écrivain suédois Stig Dagerman. Dans ce livre émouvant, intime et pudique, Claude Plettner explore les peines indicibles, les gouffres de douleurs insondables. S'il y a des événements douloureux qui frappent et marquent à tout jamais, certains nous engendrent à la vie. Se délester de ce qui ne peut se dissoudre, c'est vivre avec le poids mort qu'il faut traîner. C'est aussi traverser un rideau de larmes pour se mettre à l'écoute du désir puissant et audacieux. Seul et désolé, il faut encore se mettre à l'écoute de la source vitale d'une vie qui passe les ravins de la mort. Alors, au coeur de l'inconsolation s'impose la paix, et peut-être même la joie.

  • Au cours de son expérience de sage-femme, Sarah Mc Mullin a remarqué que les mamans qui accouchent de leur premier enfant sont parfois plus passives, acceptant de nombreux conseils, et qu'il faut souvent attendre le troisième enfant pour qu'elles osent faire confiance à leur instinct et qu'elles refusent ce qui ne leur convient pas. Pourquoi devoir attendre d'avoir plusieurs enfants pour être capable de s'affirmer ? Se préparer à ce grand moment qu'est l'accouchement, c'est aussi gagner cette confiance des parents en eux-mêmes.
    Sarah Mc Mullin appelle dans cet ouvrage à faire connaissance avec son corps, à l'écouter mais aussi à lui parler (voire à le distraire quand il n'en peut plus), à apprendre quelle est sa force mais aussi les ruses qu'il faut parfois utiliser avec lui.
    Loin de tout dogmatisme ou de toute idéologie, Sarah Mc Mullin tisse son livre d'histoires belles et émouvantes, et parfois drôles. Dans ces expériences, elle a appris à lire toute la sagesse de la relation que nouent parents et enfants autour de la naissance. Une relation unique que les parents et les bébés sont les premiers à savoir déchiffrer. Et qu'elle partage ici pour apprendre à vivre la sagesse des naissances.
    Une préface de la philosophe Vinciane Despret éclaire le sens de cet ouvrage unique et généreux.

  • Le jardinier paysagiste, voyageur du monde et écrivain Gilles Clément imagine : puisque, après l'incendie qui a détruit la toiture de Notre-Dame, la lumière est enfin entrée dans ce lieu, on pourrait en faire un jardin ! « La dernière aventure de Notre-Dame est un envol du chapeau par la force des flammes. Et brutalement, on y voit clair. Pourrait-on bénéficier de cette offre en ce siècle délicat des gestions de l'énergie ? Alors installons une serre, un jardin et, pourquoi cultivons-y une vigne grimpante pour en tirer un vin de messe unique au monde ! » Dans un texte drôle, roboratif et poétique, Gilles Clément montre avec brio que Notre-Dame-de-Paris est un roman et que l'incendie en est un chapitre. Un édifice en perpétuelle transformation qui bouleverse la notion de patrimoine en lui donnant un statut d'oeuvre changeante. Et aujourd'hui, si un tel projet venait à se réaliser, l'auteur en serait le monde vivant non-humain, un ensemble végétal et animal aux imprévisibles décisions.

  • Le temps passe et nous emporte, mais il est aussi le sel de toute vie. Il y a la « flèche du temps » et la linéarité du temps comptable, mais il y a aussi quantité de chemins par lesquels le temps, au lieu de nous échapper, nous revient, et comme un bien malléable et une manne dont on peut disposer. Prendre en considération le temps, le « voir venir » et l'accueillir au lieu de l'enfourcher, ce n'est pas seulement s'opposer à sa consommation effrénée, c'est surtout inventer d'autres manières de le vivre, et de vivre tout court.
    Le projet à l'origine de ce livre n'est pas de donner des recettes d'emploi du temps mais de réfléchir à la possibilité d'un ralentissement généralisé, en phase avec les exigences de notre époque. Cet ouvrage collectif très original, cohérent et réjouissant, regroupe onze intellectuels connus, sous la direction de Jean-Christophe Bailly.

  • Elles font les frais de nombreuses idées reçues concernant leur aspect, leur dangerosité potentielle, leur mode de vie... Qui sont ces animaux si méconnus, souvent craints, toujours admirés pour la réalisation de leurs ouvrages de soie ? Les araignées - ou aragnes en ancien français - souffrent d'une mauvaise réputation et de généralités hâtives sur leurs moeurs. La diversité de ces arachnides est pourtant grande et leur rôle de prédateur indispensable à l'équilibre naturel. Alors pourquoi ne pas se laisser porter au bout de leurs fils soyeux et poser sur elles un nouveau regard en balayant les faux clichés ?
    Un petit livre étonnant, détonnant et passionnant, par la grande spécialiste des araignées, Christine Rollard.

  • Compétition, évaluation, performances, voilà des termes qui marquent notre vie aujourd'hui et nous empêchent de vivre une présence au monde simple et bonne.
    Avec cette nouvelle collection, nous voulons mettre en avant des valeurs et des vertus qui aident chacun à vivre et à prendre sa place, en toute plénitude, dans la société d'aujourd'hui.
    Dans chaque ouvrage sont rassemblés des textes courts de grands auteurs; philosophes, théologiens, Pères de l'Église, écrivains, poètes ... qui constituent une anthologie non exhaustive, mais pertinente, étonnante, accessible.

  • Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment fair « monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF, (Fond mondial pour la nature) engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu'ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d'avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs.
    Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s'annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l'environnement correspond au plus beau rêve que l'humanité puisse et doive aujourd'hui porter.

  • La Covid-19 a bouleversé la vie de l'humanité. L'Église elle-même s'est retrouvée confinée, toutes les messes ayant été supprimées pendant plus de deux mois, de mars à mai 2020. Le pape François a donc célébré seul la messe, tous les jours du confinement, à la basilique Saint-Pierre, sur l'esplanade et à Sainte-Marthe au Vatican. Ce livre recueille quelques-unes des paroles qu'il a prononcées du 9 mars au 14 mai 2020 pour soutenir toute l'Église en cette période d'épreuves : homélies quotidiennes, messages de l'Angélus, mais aussi les paroles qu'il a continué de prodiguer tout au long de l'année 2020. De nombreuses photos illustrent ses propos, photos poignantes, sensibles qui ont fait le tour du monde, notamment celles du 27 mars, quand le pape s'est retrouvé seul au milieu de la place Saint-Pierre.
    Des textes introductifs présentent les références des thèmes souvent évoqués durant cette pandémie, comme par exemple l'amour et le bien commun, la solidarité et la vertu de la foi ou encore la destination universelle des marchandises et la vertu de l'espérance.
    Le livre propose également les textes liturgiques (parole de Dieu, prières) des offices durant lesquels le pape s'est exprimé aux catholiques du monde entier.
    Ce livre complet se présente comme un chapitre très important de la papauté de François. Le pape apporte son aide spirituelle à toutes les victimes de la pandémie qui souffrent dans la douleur, la solitude et la peur. Ses paroles, simples et senties sont un véritable trésor de sagesse, d'espérance et d'amour : elles permettent, dans la solitude et l'isolement, de vivre la tendresse de Dieu. Le pape exprime son souci que le mal ne brise pas la confiance en Dieu ni ne rompe la solidarité des hommes entre eux.

  • La liste de ces figures de communautés nouvelles dont on découvre aujourd'hui qu'ils ont commis des abus spirituels, parfois sexuels, ne semble pouvoir s'arrêter. Comment ces hommes (et ces femmes) si brillants, si lumineux, ont-ils pu laisser la place à une part si sombre ? comment ces communautés qui ont porté tant de fruits dans le sillage du « nouveau printemps » chrétien peuvent-elles révéler aujourd'hui des fondations si fragiles ? C'est impensable et incompréhensible, et pourtant il faut bien reconnaître que coexistent ces réalités.
    Céline Hoyeau, journaliste à "La Croix", et catholique qui a elle-même vécu son engagement dans ces communautés nouvelles ne cesse de se heurter à cette incompréhension. Sans verser dans une moralisation du problème, ni le règlement de compte, elle mène une enquête patiente, précise et éclairante. Pour comprendre comment de si grands charismes ont suscité tant de vocation et de souffrances en même temps, elle a choisi de reconstituer la trame historique, rassemblant de très nombreux témoignages et l'éclairage de spécialistes. Au terme de ce travail, elle dégage des pistes de réflexions nouvelles. Un travail salvateur qui redonne la parole aux victimes tenues au silence.

  • Premier ouvrage majeur sur les manuscrits de la mer Morte depuis deux décennies, Jésus et les manuscrits de la mer Morte montre comment les manuscrits mystérieux et longtemps oubliés, découverts dans une grotte égyptienne en 1947, révèlent plus complètement les racines juives du christianisme. John Bergsma présente un texte éclairant qui révèle une communauté juive antérieure au christianisme dont l'existence, les croyances et les pratiques ont longtemps été ignorées : les Esséniens. L'auteur, un des rares universitaires américains à avoir eu accès aux manuscrits originaux de la mer Morte, révèle comment cette communauté religieuse juive radicale et préchrétienne a directement influencé les croyances et les pratiques du christianisme primitif. Ce livre révèle de nouvelles informations sur la façon dont les premiers chrétiens ont vécu leur vie, ont pratiqué leur culte et ont finalement influencé l'Empire romain. John Bergsma s'appuie également sur les Écritures hébraïques et la tradition juive pour élaborer un récit sur la façon dont la religion chrétienne est née et nous marque toujours 2000 ans plus tard.

  • Avec l'épidémie de Covid-19, par un retournement inattendu, les valeurs du soin sont devenues les premières valeurs de la République : les médecins sont devenus des stars des plateaux de télévision, on vante les mérites des soignants... Les métiers du « care » sous-payés, de l'aide-soignant à l'éboueur, reçoivent une reconnaissance sociale inédite. Est-ce un épiphénomène ou un nouveau monde qui se lève ? Comment articuler désormais les valeurs du soin avec celles de la République et de l'écologie ? Et pourquoi est-ce nécessaire d'établir les liens entre le corps souffrant et la Terre malade ? La responsabilité à l'égard de la vulnérabilité du corps peut-elle être élargie aux écosystèmes et à la biosphère vulnérable ? En quoi l'approche chrétienne de l'écologie intégrale peut-elle héberger cette évolution ? Fort de sa pratique médicale et de sa formation philosophique, Bruno Dallaporta propose d'explorer ces questions avec un récit sensible, documenté et illustré par l'actualité de ces dernières décennies. Une démarche profondément originale et pertinente.

  • La pandémie nous fait faire une nouvelle expérience temporelle, elle nous apprend à vivre "en temps réel". Le danger consiste à être écrasé par cette expérience temporelle, et à trouver le salut dans la fuite ou dans le déni, car notre rapport au temps cesse d'être insouciant, silencieux, et joyeux. Mais justement, c'est aussi le moment où, en touchant le fond de notre expérience temporelle du présent, nous pouvons trouver de quoi rebondir et comprendre comment cette expérience il est vrai terrible, contient aussi la clé d'une réponse qui serait non seulement individuelle mais aussi collective, historique et humaine. Car le défi est là : puisque les dangers de notre temps comportent aussi un danger dans notre rapport au temps, il nous faut comprendre qu'on ne les affrontera pas sans retrouver aussi un rapport heureux au temps. Nous parviendrons ainsi à concilier toutes les dimensions du temps dans un même instant ; la réponse à l'urgence, mais aussi la préservation de la vie et les raisons de vivre ; et puis le présent et l'avenir..

  • Dans les Territoires palestiniens, depuis l'occupation de 1967, le passage par la prison a marqué les vécus et l'histoire collective. Les arrestations et les incarcérations massives ont installé une toile carcérale, une détention suspendue. Environ 40 % des hommes palestiniens sont passés par les prisons israéliennes depuis 1967. Cet ouvrage remarquable permet de comprendre en quoi et comment le système pénal et pénitentiaire est un mode de contrôle fractal des Territoires palestiniens qui participe de la gestion des frontières. Il raconte l'envahissement carcéral mais aussi la manière dont la politique s'exerce entre Dedans et Dehors, ses effets sur les masculinités et les féminités, les intimités. Stéphanie Latte Abdallah a conduit une longue enquête ethnographique, elle a réalisé plus de 350 entretiens et a travaillé à partir d'archives et de documents institutionnels. Grâce à une narration sensible s'apparentant souvent au documentaire, le lecteur met ses pas dans ceux de l'auteure à la rencontre des protagonistes de cette histoire contemporaine méconnue.

  • Compétition, évaluation, performances, voilà des termes qui marquent notre vie aujourd'hui et nous empêchent de vivre une présence au monde simple et bonne.
    Avec cette nouvelle collection, nous voulons mettre en avant des valeurs et des vertus qui aident chacun à vivre et à prendre sa place, en toute plénitude, dans la société d'aujourd'hui.
    Dans chaque ouvrage sont rassemblés des textes courts de grands auteurs; philosophes, théologiens, Pères de l'Église, écrivains, poètes ... qui constituent une anthologie non exhaustive, mais pertinente, étonnante, accessible.

  • Un enfant vient de naître, et ceux qui l'attendaient sont bouleversés. De Victor Hugo à Jacques Brel, en passant par Pablo Casals, Khalil Gibran ou saint Augustin, voici des mots pour dire une histoire qui commence, avec ses gestes de tendresse, ses espérances et l'immense bonheur de tout réinventer.

  • Nos sociétés n'ont jamais été tant confrontées à la dépendance et à l'addiction : comment penser ces situations de grande fragilité ? Dans quelle spirale infernale l'addiction entraîne-t-elle ? Comment la toxicité de l'objet peut-elle se présenter comme ce qui apaiserait la douleur et pourrait la circonscrire ? Nathalie Sarthou-Lajus propose ici pour la première fois un regard philosophique sur la dépendance et sur sa maladie, l'addiction. Dans cette perspective, elle pense l'endettement fondamental de celui qui est livré à l'addiction. Mais ne faut-il pas distinguer aussi dans toute situation de dépendance celle qui sont toxiques de celles qui peuvent être fécondes ? celles qui nous enferment ou celles qui nous libèrent en nous ouvrant à l'autre ? Car il existe bien une dépendance heureuse, celle qui nous relie, celle que notre époque peut revisiter notamment en lien avec le soin. Il s'agit aujourd'hui d'en penser les conditions.

  • Aujourd'hui, le climat social, marqué par l'inquiétude, les violences, le sentiment de perte de liberté, marque tous les Français. Ce court ouvrage interroge : qu'aurait dit Martin Luther King, lui qui a oeuvré, par la non-violence, à conquérir les droits civiques du peuple noir, victime de ségrégation, de violence, de dévalorisation ? On ne sait pas bien sûr, ce qu'il aurait dit, mais son époque résonne par bien des aspects avec ce que nous connaissons aujourd'hui, et ses mots, écrits lors de rencontres, de manifestations, éclairent d'une lumière étonnante et salutaire, les réalités que nous vivons. MLK en appelle à la défense des dignités et des droits, sans concession, mais sans non plus se départir d'une volonté que les peuples restent unis et avancent ensemble. Un petit ouvrage qui touche, impressionne et "réchauffe" !

  • De juin à septembre 2020, le pape François a élaboré une catéchèse intitulée « Guérir le monde », au cours des audiences générales à Rome. Comment apprendre à vivre avec cette pandémie, qui a profondément changé la face du monde et justement envisager le monde d'après ? Selon François, pour sortir d'une pandémie, il faut « guérir et se soigner mutuellement ». Ainsi, tous ceux qui prennent soin des personnes vulnérables doivent être soutenus dans leur service, a commencé le Pape, pour qui ce soin doit également s'étendre à la création. Le soin que l'on porte aux autres doit s'appliquer aussi en-vers la création. Pour ce faire, il est important de retrouver un regard contemplatif sur elle. Création et contemplation, les générations futures, le vaccin comme bien universel, la solidarité pour arrêter l'expansion de la pandémie figurent parmi les grands thèmes abordés.

  • La dévotion à la Vierge Marie a toujours connu un grand intérêt chez les chrétiens. La littérature sur le sujet est abondante. Curieusement, les sources historiques sont peu nombreuses. Il subsiste quelques passages célèbres dans les évangiles : l'Annonciation, la naissance du Christ, les noces de Cana, Marie au pied de la croix. En revanche, les premiers chrétiens vont développer de très nombreuses prières à Marie et s'attacher à la figure spirituelle de la mère de Dieu. Michel Wackenheim retrace les grandes étapes de la dévotion mariale : les évangiles, les premières communautés, l'essor de la spiritualité mariale au XIIe siècle avec saint Bernard, la Réforme, l'énonciation des dogmes de l'Assomption et de l'Immaculée Conception et le Concile Vatican II. Ce parcours permet de comprendre pourquoi on a toujours prié Marie mais aussi pourquoi , notamment avec l'émergence du monde protestant, on a contesté certains aspects de cette dévotion qui prenait le pas sur celle du Christ.

  • Durant l'Occupation, dans un pays sous le choc, rares sont celles et ceux à refuser d'emblée la défaite. À travers quelques figures qui ont incarné ce combat l'historien Julien Blanc répond à toute une série de questions : Comment est née puis s'est développée la Résistance ? Qui étaient les résistants et quelles étaient leurs motivations ? En quoi cette expérience politique a-t-elle constitué un engagement d'un genre nouveau ? Que reste-t-il aujourd'hui de cette lutte ? Julien Blanc est spécialiste des premiers pas de la Résistance (sujet longtemps peu traité par les chercheurs) à l'automne 1940 et évoque ces pionniers de la Résistance qui initièrent la lutte contre un occupant qui semblait invincible.

  • Sur scène, des élèves de CM1-CM2 jouent l'opéra qu'ils ont créé avec leur instituteur. Ils ont découvert les ors de l'opéra Garnier, les talents des costumières, des chorégraphes avec qui ils ont travaillé pendant deux ans. Ce sont eux désormais qui sont en pleine lumière. Révélés à eux-mêmes. Comme la jeune Fatoumata, qui sort soudain de sa chrysalide à la faveur d'une chorégraphie somptueuse. Son instituteur croyait en elle... Et quelle richesse tire-t-il de cette expérience !
    Il a quelques années encore, il vivait les yeux rivés sur les cours de la bourse, ne croyant qu'à l'accumulation du capital et aux vertus de l'adrénaline... Puis il a soudain troqué les marchés financiers pour la cour de récré et il a gagné au change ! Dans un livre de témoignage sensible et poignant, Gilles Vernet revient sur son changement radical de vie. L'ambition qu'il avait pour lui-même et pour ses clients fortunés, aussi affairés que désoeuvrés, il la place désormais chez ses élèves, dont il sait révéler les talents. Certains changeront de destin grâce à lui. Et cela vaut tout l'or du monde !

  • Aujourd'hui encore, la question : « qu'est-ce que cela fait aux enfants d'être pris comme objets sexuels » n'est pas totalement prise au sérieux. Nous n'avons pas fait notre révolution à ce sujet, parce que faire reconnaître qu'un enfant a été victime est encore un parcours du combattant. 1 agression sur 10 seulement est reconnue. On se réfère à des données explicatives contextuelles, sociologiques... alors qu'il s'agit d'un facteur absolu : un enfant abusé est un enfant détruit. La professeure de pédopsychiatrie Marie Rose Moro décrypte à la lumière de son expérience les effets dévastateurs de cette violence absolue, corporelle et psychique. Son livre est un cri pour plaider la cause des enfants victimes d'abus sexuels. Il s'adresse à tous les adultes, parents, éducateurs, citoyens. L'auteure montre que l'enfant ne pourra se reconstruire qu'avec la parole, et c'est toute la complexité du sujet : pour qu'un enfant ou un ado parle, il faut qu'il sache que sa parole sera entendue, reconnue...

  • Ce livre retrace le chemin de pensée qui a conduit Franz Rosenzweig à opérer un « retour » au judaïsme et à élaborer un système philosophique original. L'auteur montre comment, dans L'Etoile de la Rédemption, la parole vient éclairer les obscurités du paganisme et susciter l'espérance d'un avenir dont témoignent notamment la vie juive et la voie chrétienne. Les fulgurances de ce livre ouvrent des perspectives inédites dont l'actualité est sans doute loin d'être épuisée.

  • Le grand théologien Christoph Theobald écrit ce texte comme on jette une bouteille à la mer. Il s'adresse à ceux qui ne sont pas indifférents au christianisme, mais qui se sont éloignés de l'Église et de la tradition chrétienne. Dans cette méditation d'une grande puissance théologique, il affirme que la pandémie, en creusant un manque, a pu faire naître une soif spirituelle. En nous tournant vers les textes bibliques, nous trouvons une aide pour désigner ce qui nous manque : l'énergie intérieure pour oeuvrer pour l'avenir, en faveur d'une vie humaine digne de ce nom sur une planète terre gardée habitable. Il en appelle à une « mystique de la fraternité », pour adopter la seule attitude possible pour les chrétiens : accepter l'incertitude par rapport à l'avenir et en faire un lieu de confiance, à la suite de Jésus. Il rappelle la nécessité de l'Église, mais interroge : comment la rejoindre si elle se défend en tant qu'institution et ne parvient plus à annoncer l'Évangile de telle manière qu'il puisse rejoindre les coeurs humains ? L'auteur nous enjoint à ne pas oublier l'art de Jésus et de ses disciples d'ouvrir les « portes » grâce à leur manière de se rendre proches de leurs contemporains. Ainsi, l'Église, en proie à une terrible crise, pourrait retrouver sa capacité à faire que l'Évangile rejoigne les coeurs de nos contemporains, en revenant à un travail de proximité, surtout auprès des plus nécessiteux. Un texte magnifique, qui résonne longtemps après sa lecture et amène tout lecteur, chrétien ou pas, à une introspection positive.

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