Candide & Cyrano

  • Une édition de référence des Misérables (III - Marius) de Victor Hugo, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Cependant, tandis que Marius attachait sur elle un regard étonné et douloureux, la jeune fille allait et venait dans la mansarde avec une audace de spectre. Elle se démenait sans se préoccuper de sa nudité. Par instants, sa chemise défaite et déchirée lui tombait presque à la ceinture. Elle remuait les chaises, elle dérangeait les objets de toilette posés sur la commode, elle touchait aux vêtements de Marius, elle furetait ce qu'il y avait dans les coins. » (Chapitre IV, Livre VIII)

  • Une édition de référence des Misérables (II - Cosette) de Victor Hugo, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Vers cette époque donc, il y avait dans le couvent une personne mystérieuse qui n'était pas religieuse, qu'on traitait avec grand respect, et qu'on nommait madame Albertine. On ne savait rien d'elle sinon qu'elle était folle, et que dans le monde elle passait pour morte. Il y avait sous cette histoire, disait-on, des arrangements de fortune nécessaires pour un grand mariage. » (Chapitre V, Livre VI)

  • Une édition de référence des Misérables (I - Fantine) de Victor Hugo, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Jean Valjean venait d'atteindre, lui, sa vingt-cinquième année. Il remplaça le père, et soutint à son tour sa soeur qui l'avait élevé. Cela se fit simplement, comme un devoir, même avec quelque chose de bourru de la part de Jean Valjean. Sa jeunesse se dépensait ainsi dans un travail rude et mal payé. On ne lui avait jamais connu de "bonne amie" dans le pays. Il n'avait pas eu le temps d'être amoureux. » (Chapitre VI, Livre II)

  • Une édition de référence des Chants de Maldoror du Comte de Lautréamont, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Souvent, la main portée au front, debout sur les vaisseaux, tandis que la lune se balançait entre les mâts d'une façon irrégulière, je me suis surpris, faisant abstraction de tout ce qui n'était pas le but que je poursuivais, m'efforçant de résoudre ce difficile problème ! Oui, quel est le plus profond, le plus impénétrable des deux : l'océan ou le coeur humain. Si trente ans d'expérience de la vie peuvent jusqu'à un certain point pencher la balance vers l'une ou l'autre de ces solutions, il me sera permis de dire que, malgré la profondeur de l'océan, il ne peut pas se mettre en ligne, quant à la comparaison sur cette propriété, avec la profondeur du coeur humain. »
    (Extrait du Chant I.)

  • Une édition de référence de Jane Eyre de Charlotte Brontë, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Injustice ! injustice ! » criait ma raison excitée par le douloureux aiguillon d'une énergie précoce, mais passagère. Ce qu'il y avait en moi de résolution, exalté par tout ce qui se passait, me faisait rêver aux plus étranges moyens pour échapper à une aussi insupportable oppression ; je songeais à fuir, par exemple, ou, si je ne pouvais m'échapper, à refuser toute espèce d'aliments et à me laisser mourir de faim.
    Quel abattement dans mon âme pendant cette terrible après-midi, quel désordre dans mon esprit, quelle exaltation dans mon coeur, quelle obscurité, quelle ignorance dans cette lutte mentale ! Je ne pouvais répondre à cette incessante question de mon être intérieur : Pourquoi étais-je destinée à souffrir ainsi ? Maintenant, après bien des années écoulées, toutes ces raisons m'apparaissent clairement.
    (Extrait du Chapitre 1, Tome I)

  • Une édition de référence de L'île mystérieuse de Jules Verne, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « L'obscurité était complète alors, et ne permettait pas au regard de s'étendre sur un rayon de deux milles. La mer entourait-elle cette terre inconnue, ou cette terre se rattachait-elle, dans l'ouest, à quelque continent du Pacifique ? On ne pouvait encore le reconnaître. Vers l'ouest, une bande nuageuse, nettement dessinée à l'horizon, accroissait les ténèbres, et l'oeil ne savait découvrir si le ciel et l'eau s'y confondaient sur une même ligne circulaire. »
    (Extrait de la Partie I.)

  • Une édition de référence de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.
    En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s'étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme », un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu'une baleine. » (Extrait de l'incipit.)

  • Une édition de référence d'Une vie de Guy de Maupassant, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Alors une émotion infinie l'envahit. Elle découvrit brusquement la figure de l'enfant qu'elle n'avait pas encore vue : la fille de son fils. Et comme la frêle créature, frappée par la lumière vive, ouvrait ses yeux bleus en remuant la bouche, Jeanne se mit à l'embrasser furieusement, la soulevant dans ses bras, la criblant de baisers.
    Mais Rosalie, contente et bourrue, l'arrêta. "Voyons, voyons, madame Jeanne, finissez ; vous allez la faire crier."
    Puis elle ajouta, répondant sans doute à sa propre pensée : "La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." (Extrait du chapitre XIV.)

  • Une édition de référence de Germinal d'Émile Zola, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Il fut terrible, jamais il n'avait parlé si violemment. D'un bras, il maintenait le vieux Bonnemort, il l'étalait comme un drapeau de misère et de deuil, criant vengeance. En phrases rapides, il remontait au premier Maheu, il montrait toute cette famille usée à la mine, mangée par la Compagnie, plus affamée après cent ans de travail ; et, devant elle, il mettait ensuite les ventres de la Régie, qui suaient l'argent, toute la bande des actionnaires entretenus comme des filles depuis un siècle, à ne rien faire, à jouir de leur corps. N'était-ce pas effroyable ? un peuple d'hommes crevant au fond de père en fils, pour qu'on paie des pots-de-vin à des ministres, pour que des générations de grands seigneurs et de bourgeois donnent des fêtes ou s'engraissent au coin de leur feu ! Il avait étudié les maladies des mineurs, il les faisait défiler toutes, avec des détails effrayants : l'anémie, les scrofules, la bronchite noire, l'asthme qui étouffe, les rhumatismes qui paralysent. Ces misérables, on les jetait en pâture aux machines, on les parquait ainsi que du bétail dans les corons, les grandes Compagnies les absorbaient peu à peu, réglementant l'esclavage, menaçant d'enrégimenter tous les travailleurs d'une nation, des minions de bras, pour la fortune d'un millier de paresseux. » (Extrait de la quatrième partie, chapitre IV.)

  • Une édition de référence de Madame Bovary de Gustave Flaubert, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Emma ressemblait à toutes les maîtresses ; et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l'éternelle monotonie de la passion, qui a toujours les mêmes formes et le même langage. Il ne distinguait pas, cet homme si plein de pratique, la dissemblance des sentiments sous la parité des expressions. Parce que des lèvres libertines ou vénales lui avaient murmuré des phrases pareilles, il ne croyait que faiblement à la candeur de celles-là ; on en devait rabattre, pensait-il, les discours exagérés cachant les affections médiocres ; comme si la plénitude de l'âme ne débordait pas quelquefois par les métaphores les plus vides, puisque personne, jamais, ne peut donner l'exacte mesure de ses besoins, ni de ses conceptions, ni de ses douleurs, et que la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles. » (Extrait du chapitre XII.)

  • Une édition de référence de Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Il y a aujourd'hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s'éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l'Université et de la Ville.
    Ce n'est cependant pas un jour dont l'histoire ait gardé souvenir que le 6 janvier 1482. Rien de notable dans l'événement qui mettait ainsi en branle, dès le matin, les cloches et les bourgeois de Paris. Ce n'était ni un assaut de Picards ou de Bourguignons, ni une châsse menée en procession, ni une révolte d'écoliers dans la vigne de Laas, ni une entrée de notredit très redouté seigneur monsieur le roi, ni même une belle pendaison de larrons et de larronnesses à la Justice de Paris. [...]
     Le 6 janvier, ce qui mettait en émotion tout le populaire de Paris, comme dit Jehan de Troyes, c'était la double solennité, réunie depuis un temps immémorial, du jour des Rois et de la Fête des Fous.» (Extrait du premier chapitre du premier livre, La grand-salle.)

  • Une édition de référence des Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « - Et maintenant, messieurs, dit d'Artagnan sans se donner la peine d'expliquer sa conduite à Porthos, tous pour un, un pour tous, c'est notre devise, n'est-ce pas ?
    - Cependant... dit Porthos.
    - Étends la main et jure ! s'écrièrent à la fois Athos et Aramis.
    Vaincu par l'exemple, maugréant tout bas, Porthos étendit la main, et les quatre amis répétèrent d'une seule voix la formule dictée par d'Artagnan :
    « Tous pour un, un pour tous. »
    (Extrait du chapitre 9.)

  • Une édition de référence de L'Avare de Molière, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

    « La Flèche
    Je suis votre valet, et tu ne connais pas encore le seigneur Harpagon. Le seigneur Harpagon est de tous les humains l'humain le moins humain, le mortel de tous les mortels le plus dur et le plus serré. Il n'est point de service qui pousse sa reconnaissance jusqu'à lui faire ouvrir les mains. De la louange, de l'estime, de la bienveillance en paroles et de l'amitié tant qu'il vous plaira ; mais de l'argent, point d'affaires. Il n'est rien de plus sec et de plus aride que ses bonnes grâces et ses caresses ; et donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais : Je vous donne, mais : Je vous prête le bon jour.
    Frosine

    Mon Dieu ! je sais l'art de traire les hommes, j'ai le secret de m'ouvrir leur tendresse, de chatouiller leurs coeurs, de trouver les endroits par où ils sont sensibles. »

    (Extrait de l'acte II, scène 4.)

  • Une édition de référence d'Eugénie Grandet de Honoré de Balzac, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « En toute situation, les femmes ont plus de causes de douleur que n'en a l'homme, et souffrent plus que lui. L'homme a sa force, et l'exercice de sa puissance : il agit, il va, il s'occupe, il pense, il embrasse l'avenir et y trouve des consolations. Ainsi faisait Charles. Mais la femme demeure, elle reste face à face avec le chagrin dont rien ne la distrait, elle descend jusqu'au fond de l'abîme qu'il a ouvert, le mesure et souvent le comble de ses voeux et de ses larmes. Ainsi faisait Eugénie. »
    (Extrait du chapitre Le cousin de Paris).

  • Une édition de référence de Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    DE GUICHE.
    Personne ne va donc lui répondre ?...
    LE VICOMTE
    Personne ?
    Attendez ! Je vais lui lancer un de ces traits !...
    Il s'avance vers Cyrano qui l'observe, et se campant devant lui d'un air fat.
    Vous... vous avez un nez... heu... un nez... très grand.
    CYRANO, gravement
    Très.
    LE VICOMTE, riant
    Ha !
    CYRANO, imperturbable
    C'est tout ?...
    LE VICOMTE
    Mais...
    CYRANO
    Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire... Oh ! Dieu !... bien des choses en somme...
    En variant le ton, - par exemple, tenez :
    /> Agressif : « Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,
    Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! »
    Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse :
    Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
    Descriptif : « C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap !
    Que dis-je, c'est un cap ?... C'est une péninsule ! »
    (Extrait acte I, scène 4)

  • Robinson Crusoé

    Daniel Defoe

    Une édition de référence de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Ce fut là le sujet de mes réflexions pendant la nuit qui suivit mon retour à la maison, quand les appréhensions qui s'étaient emparées de mon esprit étaient encore dans toute leur force, ainsi que les vapeurs de mon cerveau. La crainte du danger est dix mille fois plus effrayante que le danger lui-même, et nous trouvons le poids de l'anxiété plus lourd de beaucoup que le mal que nous redoutons. » (Extrait de la partie Les ossements.)

  • Une édition de référence des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l'ancre !
    Ce pays nous ennuie, Ô Mort ! Appareillons !
    Si le ciel et la mer sont noirs comme de l'encre,
    Nos coeurs que tu connais sont remplis de rayons !
    Verse-nous ton poison pour qu'il nous réconforte !
    Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
    Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ?
    Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau ! »
    (Extrait de Voyage.)

  • Une édition de référence d'Un bon petit diable de la Comtesse de Ségur, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Betty sortit, et, après quelques instants, rentra précipitamment en feignant une grande frayeur.
    « Madame ! Madame ! Charlot est tué... étendu mort sur le plancher ! Quand je disais ! Les fées l'ont étranglé. »
    Mme Mac'Miche se dirigea avec épouvante vers le cabinet, et aperçut en effet Charles étendu par terre sans mouvement, le visage blanc comme un marbre. Elle voulut l'approcher, le toucher ; mais Charles, qui n'était pas tout à fait mort, fut pris de convulsions et détacha à sa cousine force coups de poing et coups de pied dans le visage et la poitrine. Betty, de son côté, fut prise d'un rire convulsif qui augmentait à chaque coup de pied que recevait la cousine et à chaque cri qu'elle poussait ; la frayeur tenait Mme Mac'Miche clouée à sa place, et Charles avait beau jeu pour se laisser aller à ses mouvements désordonnés. » (Extrait du chapitre I.)

  • Une édition de référence de Trois Contes de Gustave Flaubert, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Elle avait eu, comme une autre, son histoire d'amour. [...]
    Un soir du mois d'août (elle avait alors dix-huit ans), ils l'entraînèrent à l'assemblée de Colleville. Tout de suite, elle fut étourdie, stupéfaite par le tapage des ménétriers, les lumières dans les arbres, la bigarrure des costumes, les dentelles, les croix d'or, cette masse de monde sautant à la fois. Elle se tenait à l'écart modestement, quand un jeune homme d'apparence cossue, et qui fumait sa pipe les deux coudes sur le timon d'un banneau, vint l'inviter à la danse. Il lui paya du cidre, du café, de la galette, un foulard, et, s'imaginant qu'elle le devinait, offrit de la reconduire. Au bord d'un champ d'avoine, il la renversa brutalement. Elle eut peur et se mit à crier. Il s'éloigna.
    Un autre soir, sur la route de Beaumont, elle voulut dépasser un grand chariot de foin qui avançait lentement, et en frôlant les roues elle reconnut Théodore... » (Extrait d'Un coeur simple, chapitre II.)

  • Une édition de référence de La Paix du ménage d'Honoré de Balzac, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « - Tournez un peu les yeux vers cette colonne brisée qui supporte un candélabre, apercevez-vous une jeune femme coiffée à la chinoise ? là, dans le coin, à gauche, elle a des clochettes bleues dans le bouquet de cheveux châtains qui retombe en gerbes sur sa tête. [...]
    - Ah ! j'y suis, mon cher. [...] je l'ai déjà bien remarquée ; elle a le plus beau teint que j'aie jamais admiré. [...]
    La petite dame bleue devint alors le lieu commun de l'inquiétude qui agitait à la fois et si diversement le cuirassier, Solanges, Martial et la comtesse de Vaudremont. »

  • Une édition de référence d'Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, traduit par Charles Baudelaire, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Quand je regarde autour de moi, je suis honteux de mes premières terreurs. Si la tempête qui nous a poursuivis jusqu'à présent me fait trembler, ne devrais-je pas être frappé d'horreur devant cette bataille du vent et de l'Océan dont les mots vulgaires tourbillon et simoun ne peuvent pas donner la moindre idée ? Le navire est littéralement enfermé dans les ténèbres d'une éternelle nuit et dans un chaos d'eau qui n'écume plus ; mais, à une distance d'une lieue environ de chaque côté, nous pouvons apercevoir, indistinctement et par intervalles, de prodigieux remparts de glace qui montent vers le ciel désolé et ressemblent aux murailles de l'univers ! » (Extrait de Manuscrit trouvé dans une bouteille.)

  • Une édition de référence de J'accuse d'Émile Zola, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Voilà donc, monsieur le Président, les faits qui expliquent comment une erreur judiciaire a pu être commise ; et les preuves morales, la situation de fortune de Dreyfus, l'absence de motifs, son continuel cri d'innocence, achèvent de le montrer comme une victime des extraordinaires imaginations du commandant du Paty de Clam, du milieu clérical où il se trouvait, de la chasse aux « sales juifs », qui déshonore notre époque. » (Extrait de J'accuse.)

  • Une édition de référence du Barbier de Séville de Beaumarchais, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Bartholo. En ma place, Bazile, ne feriez-vous pas les derniers efforts pour la posséder ?
    Bazile. Ma foi non, Docteur. En toute espèce de biens, posséder est peu de chose ; c'est jouir qui rend heureux : mon avis est qu'épouser une femme dont on n'est point aimé, c'est s'exposer...
    Bartholo. Vous craindriez les accidents ?
    Bazile. Hé ! Hé ! Monsieur... on en voit beaucoup, cette année. Je ne ferais point violence à son coeur.
    Bartholo. Votre valet, Bazile. Il vaut mieux qu'elle pleure de m'avoir, que moi je meure de ne l'avoir pas. » (Extrait de l'acte IV, scène 1.)

  • Une édition de référence de Le Spleen de Paris de Charles Baudelaire, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Et, ivre de ma folie, le lui criai furieusement : « La vie en beau ! la vie en beau ! » Ces plaisanteries nerveuses ne sont pas sans péril, et on peut souvent les payer cher. Mais qu'importe l'éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l'infini de la jouissance ? » (Extrait de « Le Mauvais Vitrier »)

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