Collection XIX

  • La Bonne Cuisine pour tous Nouv.

    « Pot-au-Feu. - Nous observerons en premier lieu que pour obtenir de bon bouillon la quantité d'eau doit être le double de celle de là viande. Prenez un morceau de boeuf ni trop gras, ni trop maigre. (Les morceaux qu'il faut préférer sont le gîte à la noix ; la culotte, le milieu du trumeau et le bas de l'aloyau.) Mettez-le dans une marmite avec la quantité d'eau voulue, jetez-y une poignée de gros sel. Placez votre marmite sur un feu modéré pour faire écumer. Enlevez l'écume à mesure qu'elle se montre, puis ajoutez :
    Laurier, thym, une gousse d'ail, poireaux, navets, céléri, carotte, un coeur de chou et un oignon blanc dans lequel on pique deux clous de girofle, une pincée de poivre. Tout cela fait, vous abandonnez votre pot-au-feu à une lente ébullition de 4 à 5 heures.
    Pour donner de la couleur au bouillon, on y ajoute un oignon brûlé sous la cendre ou au four, ou, si l'on veut, un caramel ou encore des cosses de pois ronds grillées au four.
    N.-B. Souvent le pain du boulanger gâte le parfum du pot-au-feu, il faut donc avoir soin de faire rôtir le pain avant de tremper le bouillon. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Gastronomie en Russie Nouv.

    « Dans le but d'être utile à mes confrères, qui, tous, sont susceptibles un jour ou l'autre d'entrer au service d'une famille russe, et en même temps voulant mettre à profit l'expérience acquise par douze années de travail en Russie, j'ai résolu de traiter spécialement, sous le titre de Gastronomie russe, un résumé de tout ce qui s'y prépare en fait de mets nationaux. On a jusqu'à ce jour écrit tour à tour sur la cuisine espagnole, italienne, allemande, etc., mais jamais rien de complet quant à la cuisine russe ; et pourtant chacun sait combien de seigneurs russes qui voyagent en Italie, en Allemagne, en Suisse et en France, seraient très-heureux de pouvoir, de temps en temps, se faire servir quelques-uns de ces mets nationaux auxquels ils ont du, jusqu'à présent, renoncer totalement, faute d'avoir quelqu'un sous la main qui ait déjà travaillé en Russie.
    Ainsi, ce livre deviendrait donc d'une grande utilité pour tous les cuisiniers qui, comme je l'ai observé plus haut, peuvent un jour ou l'autre entrer au service de familles russes, qui, du reste, ont toujours recherché et recherchent encore les bons cuisiniers français ; il deviendra de même indispensable pour les propriétaires d'hôtels et restaurateurs des pays les plus ordinairement fréquentés par les voyageurs russes, tels que Paris, Berlin, Nice, Florence, Rome, Naples, etc., etc. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Indications théoriques et pratiques sur le travail des vins Nouv.

    « Après tant d'hommes distingués, venir esquisser une théorie nouvelle semblera peut-être une témérité grande ; mais nous l'espérons, la bienveillance du lecteur sera proportionnée à la difficulté du but. Nous n'avons point songé d'abord à cette entreprise dangereuse. Professeur dans une ville où la nombreuse armée des OEnotechniciens possède un quartier général connu de l'univers entier, nous travaillions depuis longtemps a chercher le progrès de notre industrie particulière, celle des vins mousseux, et nous bornions là nos efforts. Deux raisons nous amènent à écrire ce livre : d'abord, l'absence d'un ouvrage méthodique et même d'un ouvrage quelconque sur la spécialité champenoise, absence à laquelle on a bien voulu nous demander avec instance de suppléer ; puis le désir de placer au grand jour les méthodes nouvelles de travail des vins mousseux inventées par notre excellent ami M. Jaunay, très-habile négociant en vins, et par nous : méthodes appelées, nous le croyons, à remplacer partout les anciens procédés, très-défectueux encore, malgré tous leurs perfectionnements : voilà notre point de départ. On comprendra maintenant comment une étude approfondie nous a conduit hors de nos limites, et nous a fait jeter les yeux sur le travail des vins dans tout son ensemble. En relisant les nombreux écrits dont nous avons pu nous entourer, nous avons cru reconnaître l'utilité d'un livre où les faits scientifiques et leur application seraient décrits méthodiquement ; une explication toute nouvelle de la fermentation alcoolique est venue d'elle-même se placer sous notre plume. - Nous avons écrit, comme nous espérons être lu, dans les meilleures intentions. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Cuisine du siècle Nouv.

    « La Cuisine du siècle ! Le titre est pimpant, suggestif, selon la mode, et dit bien ce qu'il veut dire. Il comprend même, outre les bonnes recettes connues, toute cette infâme cuisine fin. de siècle que les chimistes modernes, trop savamment armés par la science, que les falsificateurs éhontés, réservent à nos estomacs, leurs victimes.
    C'est une neuve et curieuse idée, celle que vous avez eue de faire résumer par un spécialiste savant, les travaux récents qui nous mettent en garde contre les fraudes et les tromperies des spéculateurs sans vergogne, véritables empoisonneurs publics.
    C'est surtout une heureuse pensée d'avoir, avec tant de méthode et tant de simplicité, classé alphabétiquement sous forme de dictionnaire pratique, de façon à ce que chacun puisse, en un clin d'oeil ; trouver le mode de préparation culinaire dont il a besoin, d'avoir ainsi clairement placé toutes choses à leur lettre. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Gastronomiana Nouv.

    « L'auteur de ce petit volume, M. de Fos (Augustin-Léon-Fortuné), est mort quelques jours à peine après le commencement de l'impression de son livre. C'était un esprit fin, délicat et distingué ; attaché à l'administration des forêts, d'abord pour les propriétés particulières des rois Charles X et Louis-Philippe, puis pour les domaines de l'État, il donnait tous ses loisirs à la littérature, qu'il aimait passionnément. Très-lettré, mais sans pédanterie, il cultivait surtout la poésie ; plusieurs journaux ont donné de ses vers, mais ils ont également publié des articles de lui sur divers sujets, et où M. de Fos laissait libre cours à la fantaisie charmante de son esprit.
    En 1859, M. de Fos avait pris sa retraite ; il s'était alors retiré en Auvergne, auprès de sa soeur et de ses enfants. D'une vie douce et facile, aimant le repos et les joies de la famille, il vivait heureux au milieu des siens et entouré d'amis qui savaient apprécier la sympathique facilité de son commerce. C'est là que, le 11 juin 1869, M. de Fos succomba à la suite d'une pleurésie, et dans sa soixante-douzième année, laissant pour tout bagage littéraire le mince volume dont nous avons été chargé de préparer et de surveiller l'édition.
    Mais les plus longs ouvrages ne sont pas toujours les meilleurs, comme le dit un vieil adage qui a eu bien souvent raison. Le lecteur trouvera dans le volume de M. de Fos de l'esprit, du goût, de jolis vers, de spirituelles pensées très-originalement et finement exprimées, et un fonds de gaieté et de bonne humeur qui est le propre de la « gauloiserie » française. C'est à ces divers titres que le livre de M. de Fos méritait de lui survivre. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Livre de pâtisserie Nouv.

    Le Livre de pâtisserie

    Jules Gouffe

    « Comme introduction à la pratique de l'art de la pâtisserie, j'adresse, dans des Considérations préliminaires, quelques conseils aux jeunes gens qui se sentent du goût pour cette profession : j'énumère les aptitudes qu'ils doivent réunir, et les études préparatoires auxquelles ils doivent se livrer.
    Dans un chapitre que je considère comme le plus important de cet ouvrage, je traite du four et de la cuisson. En pâtisserie encore plus qu'en cuisine, la conduite du feu, l'appréciation des températures, est une condition indispensable de succès.
    Ce livre se divise naturellement en deux parties.
    La première partie comprend les Préparations, c'est-à-dire la transformation des denrées qui entrent dans la composition des pièces de pâtisserie. Toutes les matières employées doivent être de premier choix, car si l'une d'elles était avariée, ou simplement de qualité inférieure, elle communiquerait un mauvais goût à toutes les autres. L'ouvrier devra donc apprendre à juger de la qualité des diverses denrées, d'après leur aspect, leur odeur, leur saveur, leur degré de fraîcheur ou de maturité.
    Dans la seconde partie, qui traite des Grosses Pièces de pâtisserie et des Entremets détachés, je décris, avec les plus minutieux détails, les diverses phases de chaque opération. Comme dans mon Livre de Cuisine, je donne la détermination exacte des quantités à employer et des durées de cuisson : toutes mes indications ont été faites l'horloge sous les yeux et la balance à la main. Bien plus : plusieurs pièces d'une exécution plus difficile ou d'un usage moins fréquent ont été préparées et montées par moi uniquement pour les besoins de la description des procédés du travail. Les pâtissiers et les maîtresses de maison peuvent donc accorder toute confiance aux nombreuses recettes contenues dans cet ouvrage. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Jeunesse de Sainte-Beuve Nouv.

    Sainte-Beuve resta jusqu'à quarante, cinquante ans, un étudiant pauvre, sensuel, timide, ambitieux, laborieux et jaloux. On ne saurait trop insister sur sa pauvreté, qui, alors que tous ses compagnons de jeunesse arrivaient à la fortune ou au moins à l'aisance, le meurtrissait obstinément. Il n'était pas pauvre, il était littéralement dans la misère. Songez qu'en 1843, âgé de tout près de quarante ans, à une amie d'enfance très aimée, qui traversait de cruelles épreuves, il était obligé d'écrire : « Chère madame, j'irai vous voir à mon premier instant libre.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Chroniqueurs français du Moyen-Âge Nouv.

    Geoffroi de Villehardouin occupe dans notre histoire littéraire une place à part, parce qu'il est le premier chroniqueur qui nous ait laissé un ouvrage rédigé en prose française.
    Sans doute beaucoup d'écrivains s'étaient essayés avant lui dans le genre historique, et plus d'un l'avait abordé avec succès. Mais presque tous s'étaient servis de la langue latine. Et ils l'avaient fait, non pas seulement au temps où cette langue était exclusivement parlée dans notre pays, ou bien à l'époque où elle accomplissait l'évolution qui devait en faire la langue française, mais même au moment où notre idiome national était suffisamment formé pour exprimer la pensée avec toutes ses nuances.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Madame de Maintenon Nouv.

    Intérèt qu'offre l'histoire de Mme de Maintenon. - Sa naissance. - Sa famille. - Son aïeul Théodore-Agrippa d'Aubigné, - Constant d'Aubigné son père. - Il est enfermé dans la prison de Niort, où naît Françoise d'Aubigné, depuis Mme de Maintenon. - Détresse de cette famille. - Mme de Villette, soeur de Constant d'Aubigné, vient à son secours. - Constant d'Aubigné et sa famille partent pour la Martinique. - Dangers que court la petite Françoise dans la traversée.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Lettres intimes Nouv.

    La Côte-Saint-André (Isère), 10 juin 1825,
    Mon cher Ferrand,
    Je ne suis pas plus tôt hors de la capitale, que je ne puis résister au besoin de converser avec vous. Je vous avais moi-même engagé à ne m'écrire que quinze jours après mon départ, afin de ne pas demeurer trop longtemps ensuite sans avoir de vos nouvelles ; mais je viens vous engager aujourd'hui à le faire le plus tôt possible, parce que j'espère que vous ne serez pas assez paresseux pour vous contenter de m'écrire une fois et pour me laisser languir pendant deux mois, comme l'homme de la douleur éloigné du rocher de l'Espérance et qui voudrait bien aller prendre une glace à la vanille chez Tortoni (Poitier, in.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Réquisitoires de Fouquier-Tinville Nouv.

    Aucune trace n'est restée du premier réquisitoire, prononcé, le 9 avril 1793, par Fouquier-Tinville, dans l'affaire des nommés Briançon, Esperoux et Gallet, tous trois acquittés. C'était là la seconde affaire que jugeait le Tribunal révolutionnaire. Le 6 avril précédent, il avait prononcé, Montané étant président, la condamnation de Guyot des Maulans. Le réquisitoire avait été dressé par Jean Mutel, directeur du jury du Tribunal du VIe arrondissement du département de Paris, l'accusé devant être primitivement traduit devant le Tribunal criminel de Paris.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Baptême de Clovis et la vocation de la France Nouv.

    SOMMAIRE
    Article I. - L'Arche d'alliance, ce qu'elle figurait. - Les merveilles qu'elle opéra pour introduire les Israélites dans la Terre promise, font prévoir celles que Jésus et Marie renouvelleront pour introduire les Chrétiens et les Juifs convertis dans la nouvelle Jérusalem.
    Article II. - Saint Remi, tout éclatant de la lumière du Christ. de Marie et des Apôtres, désire la conversion de Clovis, l'instruit, le baptise et le sacre au milieu des prodiges.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Un souvenir de Solférino Nouv.

    La sanglante victoire de Magenta avait ouvert la ville de Milan à l'armée française, et porté l'enthousiasme des Italiens à son plus haut paroxysme ; Pavie, Lodi, Crémone avaient vu apparaître des libérateurs, et les accueillaient avec transport ; les lignes de l'Adda, de l'Oglio, de la Chiese avaient été abandonnées par les Autrichiens qui, voulant enfin prendre une revanche éclatante de leurs défaites précédentes, avaient accumulé sur les bords du Mincio des forces considérables, à la tête desquelles se mettait résolument le jeune et vaillant empereur d'Autriche.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Tristan et Yseult Nouv.

    YSEULT et BRANGAINE, Un jeune MATELOT invisible et dont la voix semble venir du haut du mât.
    LE MATELOT.
    Vers l'ouest,
    L'oeil tourne et vire ;
    Vers l'est,
    Fuit mon navire ;
    Adieu, la belle, et pour toujours !
    Ainsi finissent nos amours !
    Sous tes soupirs, la voile
    Fait palpiter sa toile.
    Chante, souffle, ô zéphyr !
    Pleure, souffre à mourir,
    Fille d'Irlande, au coeur cruel et doux !
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « Le cheval n'est pas une machine organisée mue seulement par des ressorts ; il y a en lui un principe moral, instinct ou intelligence, peu importe le nom qu'on lui donne. Nous n'entrerons pas dans des discussions abstraites et philosophiques sur une question souvent débattue et souvent résolue, dans l'un ou l'autre sens ; contentons-nous d'en extraire quelques données pratiques. Les actes du cheval démontrent qu'il y a en lui autre chose que de l'instinct, dont l'un des caractères est de n'être pas perfectible. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1892 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Importance de la question cycliste. Définition du cyclisme. - En quoi il est un art. - En quoi il est une révolution. - Réfutation de quelques erreurs sur la nature du cyclisme. - Le cycle et le cheval. - Le cyclisme est mieux qu'un sport : c'est un mode nouveau de locomotion. - Les véloces-voies de M. Berruyer. - La révolution sociale, morale et commerciale produite par le cyclisme.Le cyclisme est devenu tout d'un coup en France, et par suite dans le monde entier ainsi qu'il en est l'habitude, une question si volumineuse qu'un écrivain ne peut guère être certain de posséder des bras assez larges pour l'envelopper tout entière. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1893 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Ce serait une erreur de croire que l'idée de se transporter à t'aide d'une machine actionnée par la force seule de l'homme soit absolument moderne.Il faut remonter très loin pour en trouver des traces et il serait impossible d'en préciser l'origine d'une façon exacte.La première application dont on ait le souvenir dans cet ordre d'idées est la voiture mécanique décrite en 1603 par Ozanam, membre de l'Académie des sciences, voiture montée sur quatre roues, et actionnée par deux pédales. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1892 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Mesdames, Messieurs, c'est un grand honneur pour moi d'avoir été convié à ce Congrès olympique international et de prendre la parole dans une assemblée aussi distinguée, en présence des autorités de ce pays, du représentant officiel de M. le Ministre de l'Instruction publique, des hommes éminents qui s'occupent de l'éducation physique de la jeunesse, et des savants étrangers venus de divers pays, je puis dire de tous les pays, pour apporter à la cause des sports athlétiques le témoignage de leur expérience, de leur science parfaite et la consécration de leur autorité. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1897 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Le jeu de longue-paume, pour lequel il ne faut qu'un terrain très-uni et bien approprié, est très-usité dans la province. Il y en avait autrefois dans les Champs-Élysées ; ils ont été supprimés pour faire place au palais de l'Industrie. En 1853, les amateurs ont obtenu un terrain sur une des terrasses du Luxembourg, On y joue les mardi, jeudi, vendredi et dimanche. Il existe une société qui se compose d'une trentaine d'amateurs ; on en compte plusieurs de première force. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1862 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « L'usage de l'Épée est si ancien, qu'il serait difficile de lui assigner une véritable époque.Les Athéniens sont peut-être les premiers qui ont donné naissance au jeu de la pointe. Les Romains, chez qui l'Art de l'Escrime devint en si grande recommandation, lui établirent des règles qu'ils réduisirent en principes ; mais, croire que ces mêmes principes soient parvenus jusqu'à nous, ce serait s'abuser : à-peine mettons-nous aujourd'hui strictement en pratique une seule des règles qui nous ont été dictées et enseignées, il y a deux cents ans, par des maîtres français. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1827 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « L'ennui est une maladie mentale. Je m'en-souviens : c'était un de ces abominables jours du triste printemps 1902, un de ces dimanches gris, bas, pluvieux, sales, où l'ennui vous décroche la mâchoire. Que faire par de pareils temps, sinon de se morfondre, de maudire la pluie, de maudire le vent froid qui flagelle, de pester contre les gens, contre les choses, contre soi-même, d'être maussade jusqu'à être exécrable en pensant au soleil, aux routes blanches, aux verdures des bosquets et des bois, aux fleurs, à la musique des branches, à l'éclatante gaîté de la nature épanouie ? »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1900 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Combien de fois ai-je entendu les personnes auxquelles je faisais des récits d'ascensions et auxquelles je montrais en projections photographiques des scènes prises sur les cimes des Alpes, me demander quel attrait pouvait avoir ce sport où la fatigue et les efforts se mêlent au danger constant, continu. Pour la plupart d'entre elles, cela ne devait être que la gloriole d'avoir été où peu arrivent, de pouvoir faire ce que nombre de gens ne peuvent faire. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1900 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Les jeux de la balle remontent à la plus haute antiquité : Homère dans son odyssée, nous montre Nausicaa, fille de roi, jouant à la balle avec ses compagnes. Les Grecs englobaient divers exercices avec le ballon sous le nom de « sphéristique ». Les Romains jouaient à la « pila ». De nos jours, la balle est la reine du sport.
    Le football. - Le football (de l'anglais foot, pied, ball, ballon) est de tous les sports à la mode le plus répandu et celui qui développe au mieux les qualités morales de décision, d'énergie et de sang-froid. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
    Cet ebook est issu d'une édition de 1909 conservée par la Bibliothèque nationale de France.

  • « Le petit livre que nous publions est destiné aux gens du monde qui sont restés fidèles à la littérature du XVIIe siècle et qui ont gardé le culte de Madame de Sévigné. Les Sévignistes, comme les appelait Sainte-Beuve, voudront bien excuser ce que notre essai a d'incomplet et d'imparfait. Il nous a semblé, toutefois, que, même dans les limites étroites où se renfermait notre travail, il pourrait offrir quelque intérêt, soit pour l'intelligence de l'oeuvre de Madame de Sévigné, soit pour l'étude de la langue française d'autrefois.
    Dans ses incessantes évolutions, notre langue s'est appauvrie, peu à peu, de plus d'un terme expressif qu'on retrouvera dans les Lettres de la célèbre Marquise. En outre il nous apparaît, comme on l'a déjà souvent remarqué, que nos contemporains se sont accoutumés à ne pas faire usage, même, de tous les mots qui ne sont pas tombés en désuétude. Un vocabulaire restreint et monotone paraît suffire aux besoins de nos écrivains modernes ; d'autre part, beaucoup d'additions nouvelles à la belle langue du XVIIe. siècle, dont ils usent, ne sont pas toujours marquées au bon coin. Elles ne nous consolent pas, d'ailleurs, de ce que l'usage nous a fait perdre. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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