Coop Breizh

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Joseph-Anne Loaisel de Saulnays, quartier maître-général de la coalition bretonne, avait une connaissance détaillée de la Bretagne en même temps qu'un réseau de relations personnelles et professionnelles étendu. Il a rendu les plus grands services à l'association bretonne. Bras droit du Marquis de la Rouërie, cet homme de caractère, a sacrifié à la cause ce qu'il possédait de plus cher : sa vie de famille et, dans une bonne mesure, son métier, sa fortune et sa liberté. Son nom reste inséparablement lié à ceux du colonel Armand, de l'association bretonne et de la correspondance secrète qui fonctionna entre Londres, Jersey et la Bretagne jusqu'en 1800. Injustement laissé dans l'ombre, Joseph-Anne Loaisel a sa place parmi les hommes et les femmes qui ont fortement contribué à façonner la Bretagne.

  • A la suite de quel enchaînement de faits, de quelle nécessité intérieure Louis de Plélo, colonel des dragons, jeune ambassadeur de France au Danemark, plante-t-il son ambassade pour tenter de secourir le roi d'une Pologne envahie, sauver l'honneur français qui lui parait en perdition et y laisse-t-il sa vie ? Telles sont les questions auxquelles l'auteur intrigué par cette aventure d'un caractère exceptionnel sinon unique dans les annales de la diplomatie, a souhaité apporter des réponses. Le paradoxe de Plélo est de se vouloir pleinement enfant de son siècle, celui des lumières de la raison, tout en restant fidèle aux sentiments chevaleresques qu'il tient de ses ancêtres et de son caractère breton. Au fil du récit et de l'analyse des identités et appartenances ainsi que de la personnalité de Plélo, l'attachante figure du gentilhomme ami des philosophes, mort pour l'indépendance de la Pologne, sort de l'ombre où l'avait confinée l'oublieuse mémoire des hommes.

  • Comme dans un album de famille les personnages des nouvelles d'Anne-Marie Le Mut nous paraissent étrangement intimes. Nous marchons dans un pays connu sur les sentiers d'enfance de Morana, de Tanguy, d'Olivier, de Paul et de Iole. Tante Gaïdig nous la reconnaissons, c'est notre sage aïeule, si simple et pourtant, comme La Bertrande, comme Maria, meurtrie au plus profond de son coeur. La vie et la mort sans cesse mêlées forment un canevas où cette mystérieuse frontière vers l'au-delà n'existe plus. Un bouquet de compagnons rouges, un adagio, une forêt de bonzaï, un bateau en bouteille, un tableau inachevé, le médaillon d'un vieil Indien, un chien roux, trois pétales de camélia, un visage sculpté au flanc d'une galère, tous ces jalons sur les routes intemporelles de la vie nous ramènent à nos vieux mythes, à ces temps lointains où la mort signait son passage. Entre les pages des douces amères, entre les brises de mer et les chants de la terre, se glissent aussi, furtifs, Iota le chat sourd, La Rousse énigmatique persane, Eider le cheval gris, tandis que sur leur chemin initiatique Gwenn, perdue dans son pays glacé, Guillaume sur le « Camino » de Compostelle, découvrent « la connaissance ». Une petite touche d'humour dans les amours tumultueuses de Marie-Alice et dans les naïves dévotions des gamines du pays de saint Tugdual. Et quand se referme l'album de famille un parfum doux-amer, longuement, flotte encore dans notre coeur.

  • « Avant de se mettre au travail, il commença par sortir sa pipe de sa poche et en gratta soigneusement l'intérieur du fourneau avec son coupe-papier ». Ce matin de printemps, la journée du juge Gildas Le Mussec semble commencer bien tranquillement. En consultant une nouvelle fois le dossier sur la secte du « Soleil Lunaire », le juge est loin de se douter que les agissements de la secte vont modifier très sensiblement le cours de son existence alors que la jeune et jolie journaliste du « Miroir de la femme » Nolwenn Dilammer demande avec insistance à être reçue par lui... Avec le talent d'écriture et la justesse du détail qu'on lui connaît, Yann Brékilien expose dans cette longue nouvelle un point de vue juridique et sans généralisations hâtives sur le problème d'actualité posé par les sectes.

  • Après avoir contourné les rivages du nord-ouest de l'Armorique, une flottille conduite par Ninnoc, future abbesse de Lanninnoc, s'approche du Bro Waroc à l'embouchure de la Laïta. Nous sommes à la fin du VIe siècle. Des compatriotes venus comme cet équipage du nord de Galles dans l'île de Bretagne, sont déjà installés dans la région. L'arrivée et l'installation de cette nouvelle population de migrants bretons n'est pas sans poser de questions et leurs navires en particulier vont attirer les convoitises. Il faut compter avec les chefs de la petite communauté dans laquelle les émigrés vont chercher à s'intégrer. Au croisement des pouvoirs, les événements vont conduire à une situation judiciaire difficilement vécue où enquêtes et sentences prendront des aspects pittoresques. Etayée par une bonne connaissance de l'histoire de la période de « l'arrivée des Bretons en Armorique », cette enquête judiciaire où se croisent héros imaginaires et personnages ayant réellement existé est une agréable contribution à l'étude des premières sociétés bretonnes dans la partie ouest de l'ancien territoire des Vénètes.

  • Un matin de Toussaint, un ancien parachutiste débarque en Bretagne, au coeur de l'Arrée. Malade, porté par une musique intérieure, il revient chez les siens après une longue absence. Dans les Aurès, il a « cassé du fell ». Pour tenter d'oublier l'amour premier, celui de Thérèse, qu'aujourd'hui il retrouve en lui pur et intact. En marche vers les hauteurs de son Golgotha, il n'est plus qu'homme de paix. Mais l'incompréhension, le rejet, l'anathème, le renvoient aux assauts sanglants des pitons. Georges Tual, l'ancien « para », renoncera-t-il au rendez-vous salvateur à l'if des « Trois Fontaines », là où l'attend Thérèse l'en allée ? Visiblement influencé par Giono, Roger Laouénan nous donne ici un roman fort à travers un bref parcours initiatique où la semence originelle de l'amour transcende les forces de mort.

  • L'ouvrage : « Il y a toujours eu deux sortes de Bretons : ceux qui, une fois pour toutes et quelles que soient les difficultés de l'époque, décident de vivre au pays - et lui demandent l'essentiel de leur vie terrestre et céleste - et ceux qui, par mer ou par terre, veulent aller à la découverte du monde. » Armel Calvé a fort bien étudié les motivations et les rêves de ceux qui sont montés à Paris. Son récit suit la trace des Bretons et de leurs activités depuis les rues de Lutèce dans le plus lointain passé de la ville pour, à travers les époques, s'achever au début des années 80 dans le Paris capitale française et plus grande ville bretonne.

  • Jeune auteur de Saint-Brieuc, Ollivier Ruca signe ici quatre textes forts, par leur humour et leur sensibilité, voire un certain esprit de révolte.

  • Vers l'an 1480, il fut « roi et gouverneur de la mer ». Pour tout royaume, il ne possédait qu'une nef. Le regard fixant l'horizon, le visage balayé par la brise et les embruns, il menait une juste guerre de course contre ceux qui avaient tué son père. Parfois porté par un flot d'une force irrésistible, son esquif, manoeuvré avec l'agilité et la puissance d'un faucon, fondait sur ses ennemis pour les détruire. Hardi, mais surtout homme libre, il sillonnera la Manche, la Mer Océane, la Méditerranée et naviguera « en droiture à l'Ouest... » à la recherche de la fabuleuse Cipango. Breton, il défendra sa patrie contre ceux qui voulaient imposer leur force hégémonique. Dans son combat, il sera fasciné par l'éclat du regard bleu et la foi fervente d'une adolescente de 12 ans, « au coeur hault et indomptable ». Le destin avait placé cette enfant comme seul rempart du duché de l'hermine assailli de toutes parts. Second panneau d'une fresque historique commencée par François Villon, L'Ombre et la Couronne, L'Hermine et le Faucon nous transporte dans la Bretagne de la duchesse Anne.

  • Et si notre fantastique légendaire breton n'était pas si loin de nous ? Et si notre banal quotidien croisait sa route ? Et s'il était ancré au plus profond de notre Histoire et de nos luttes ? Et s'il était partie prenante dans Bretagne en devenir ? Et si, pour réveiller le roi qui dort, nous n'avions pas encore crié assez fort ? Et si à chaque aube ressurgissait Ys quelque part chez nous ? Et en nous ?

  • On l'appelait Lorient la Jolie retrace la vie quotidienne et les luttes sociales d'une ville ouvrière de Bretagne, Lorient, sous la IIIe République. Cette chronique plonge en plein dans une période où la violence des grèves se montre à la mesure des espoirs soulevés. Espoir de conquérir le repos hebdomadaire et les huit heures de travail journalier. Espoir de paix, aussi, quand résonnent tant de bruits de bottes. Écrit à partir des journaux d'époque, On l'appelait Lorient la Jolie représente un vivant reportage dans le passé, empreint de beaucoup de chaleur humaine. Clair et concis, il nous rappelle, à sa façon, tout ce que la vie d'aujourd'hui doit à celle d'hier, en Bretagne comme ailleurs.

  • Après les maquis du centre Bretagne, Jud a connu les rizières d'Indochine. Il serait revenu de tout si ne le hantait l'image du Petit Homme exécuté neuf ans plus tôt par des soudards déguisés en héros. La belle jeunesse de Denise suffira-t-elle à lui redonner le goût de vivre ? Ou lui faudra-t-il attendre Leda, l'autre victime de ce jour de haine ? Derrière le parcours amoureux du soldat paysan, se profile le dilemme du justicier : jusqu'où un homme doit-il aller pour garder son âme et que vive sa terre ? Pour que ne s'éteignent les derniers feux de la vallée.

  • Éloignée de Versailles et de la fréquentation des grands de son époque par son mariage avec Henri de Sévigné dont la famille appartient à la vieille noblesse bretonne, Marie de Rabutin-Chantal, la célèbre marquise épistolière, est empreinte des préjugés de son époque à l'égard de la Bretagne. À l'occasion de ses séjours dans son château des Rochers à Vitré, elle va apprendre à découvrir une terre et un peuple dont elle ignore tout. Elle suivra la lente évolution d'esprit de la noblesse dans la Bretagne de son époque qui va connaître bien des bouleversements révolte du « papier timbré » ou des « bonnets rouges », exil du parlement à Vannes, mise au pas de la Province par le pouvoir central. Bien que donnant à sa fille peu de commentaires, on sent la Marquise affectée par l'humiliation infligée. « Me voilà bien bretonne comme vous voyez. Mais vous comprenez bien que cela tient à l'air que l'on respire, et aussi à quelque chose de plus, car, de l'un à l'autre, toute la province est affligée... ». Cet ouvrage convie le lecteur à un voyage réel ou virtuel dans la Bretagne de la Marquise, à travers les lettres à sa fille Madame de Grignan, regroupées autour de quelques thèmes et accompagnées d'une courte notice.

  • Recherche sur la toponymie des départements d'Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Morbihan et Côtes-du-Nord.

  • Il ne s'agit ici ni d'une autobiographie, même si l'ouvrage en comporte les matériaux, la forme et l'énonciation, ni d'un collectage d'informations historiques, ethnologiques ou folkloriques L'auteur y a revendiqué le droit d'imaginer et de se fabriquer un destin à sa convenance. Tant pis pour la vérité estampillée et le pittoresque régionaliste. Car il a aussi cherché à célébrer l'esprit particulier du Trégor (que Renan appelait l'Attique de la Bretagne) à travers certaines figures locales, mi-réelles, mi-rêvées. Mais au-delà d'une célébration de la vie, il s'agit surtout d'une quête de soi, comme individu singulier et entité de l'universel. Le texte mélange les genres et les tons passant volontairement du récit au poème, du rapport impressif à la caricature ; il mêle le grave au burlesque, l'émotion au cocasse, utilise le pastiche et la parodie, parce que tout simplement cette façon impressionniste ou kaléidoscopique était la seule façon de rendre compte de souvenirs, vestiges ténus de ce que l'on appelle une vie.

  • Iseult, qui a tant enrichi la littérature romanesque du Moyen Âge et qui reste l'un des mythes les plus célèbres et les plus attachants d'Occident, est la figure centrale de cette étude. Moins connues mais tout aussi attachantes, les légendes de ses soeurs celtiques permettent d'approcher l'esprit dans lequel les conteurs des temps anciens ont créé ces femmes. Les premières Deirdré, Grainné et Medb, proviennent de la mythologie irlandaise. La littérature galloise apporte d'autres modèles féminins : Riannon d'abord, puis la dame de la Fontaine et sa servante Lunet ; enfin, Blodeuwedd la femme-fleur. Les héroïnes bretonnes des romans de la Table Ronde, Viviane « La fée Viviane », puis Guenièvre la femme d'Arthur et enfin, « Les pucelles » tour à tour enchanteresses ou maléfiques couronnent ce florilège d'héroïnes aux fortes personnalités. De la mièvrerie en elles, jamais. De la volonté, la conscience et l'orgueil de leur féminité et de leur beauté, souvent. De la tendresse et de la lucidité, toujours. Par comparaison les fortes figures de la littérature germanique telles Brunhild et Kriemhild apparaîtront aussi libres, mais moins pourvues de charme et de séduction que leurs homologues celtiques. L'influence de ces mythes celtiques est sous-jacente à bien des textes de la littérature contemporaine et elle est manifeste pour qui sait la découvrir. La liberté de la femme : cette exigence actuelle, trouve dans ces héroïnes des modèles de référence.

  • L'atelier du sociologue ressemble à celui de la couturière. Le sol est jonché de « chutes » qu'il ne se résigne pas à détruire : morceaux de vie, fragments de destin, histoires glanées lors de ses observations et de ses entretiens. Agencées, assemblées, ces bribes d'existence prennent forme peu à peu et deviennent des personnages, des figures familières présentées en huit nouvelles. Derrière ces héros, tiraillés entre devoir et aspirations, désir de dissidence et fidélité, on sent bien le pays d'ici et sa culture. Le bien et le mal, le paradis et l'enfer s'entrechoquent. Les êtres consacrés qui peuplèrent l'enfance de l'auteur se révèlent généreux et fragiles, humains et graves. Jacqueline, l'agricultrice décrite en quelques pages, est l'archétype des femmes de la terre, obstinée et meurtrie. Dans les bourgs, le jeu du hasard ravive les envies, dope la croyance et la chance sourit parfois au-delà de l'espérance. On fait un bout de promenade avec Marie, la pensionnaire désorientée de la maison de retraite, comme avec Angeline, la voyageuse qui aime les enterrements. On s'étonne que l'ingénieur qui a tant appris ignore encore l'inépuisable réserve créatrice des femmes.

  • « Roman des « illusions perdues », « Les Rochers de Garchine » sont également et dans le même élan, un roman d'aventures et d'évasion. Dépaysement garanti. C'est l'un des charmes les plus inattendus de l'ouvrage, qui d'une aile légère nous emporte, de Portsall englué dans la marée noire à la jungle parisienne et aux rivages polynésiens. Au passage, l'auteur déboulonne quelques clichés : l'homme sous toutes les latitudes demeure un loup pour l'homme et les lagons enchanteurs des mers australes peuvent n'être que l'antichambre de l'enfer. Sous ce titre aux allitérations nostalgiques, la psychologie est à l'honneur. Personnages fouillés à coeur (même les seconds rôles ont de la présence), scènes d'action menées au son du tambour battant, peintures d'atmosphère, tels sont quelques-uns des atouts de ce texte âpre et sensible. Avec la sortie des Rochers de Garchine, je suis heureux de saluer la naissance d'un écrivain. » Jean François Coatmeur

  • Descendant d'une longue lignée de banquiers, Édouard Miremont se morfond, à Paris, dans cette profession qui lui a été imposée par son père. Ayant participé activement à la révolte des étudiants de 1968, il rêve à présent de mettre en pratique le slogan : « Plaquez tout et vivez ». Il part alors en Bretagne, avec sa femme, tenir un café en milieu rural. Très vite, il va s'apercevoir que cette vie ne correspond pas exactement à ce qu'il imaginait. Elle a ses règles, ses traditions, ses coutumes qu'il n'accepte pas toujours volontiers. Ce roman, qui met l'accent sur le dépérissement du monde rural, se veut à la fois une peinture de moeurs et l'illustration des désillusions auxquelles ont conduit certaines théories développées en 1968. Son héros suscitera à coup sûr l'admiration de ceux qui, malgré tout, ont encore quelques idéaux.

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