Desclée de Brouwer

  • Anne Ancelin Schutzenberger : psychodrame d'une vie Nouv.

    Quand Anne Ancelin Schützenberger (1919-2018) publie Aïe, mes aïeux ! en 1993, son livre devient immédiatement un best-seller. Constamment réédité, traduit dans plusieurs langues, il offre à son auteur une reconnaissance internationale... mais tardive : Anne, comme l'appelaient ses élèves, a déjà plus de soixante-dix ans.On ne connaît bien souvent de sa vie que cette partie-là. On sait moins que celle qui a inventé la psychogénéalogie et révélé au grand public l'importance des secrets de famille et les désastres des non-dits entre générations, a fait partie des pionniers qui ont introduit le psychodrame en France et en Europe, et développé la dynamique de groupe.Grâce à l'accès aux archives familiales ouvertes par Hélène, la fille d'Anne, et aux témoignages recueillis auprès de ceux qui furent ses collègues et élèves, Colette Esmenjaud, qui l'a côtoyée durant de nombreuses années, nous emmène à la rencontre de la psychothérapeute, mais aussi de la femme, volcanique et attachante, qui dévoilait peu son histoire personnelle. Son arrivée en France, sa vie clandestine pendant la guerre, sa formation aux États-Unis, les traumatismes familiaux, ses démêlés avec l'Université, l'évolution de sa pensée, le succès enfin...Un portrait fidèle et incarné de la grande dame du psychodrame.
    Colette Esmenjaud Glasman est psychologue, psychothérapeute, psychodramatiste. Passionnée par l'approche thérapeutique d'Anne Ancelin Schützenberger et son exploration des liens transgénérationnels, elle s'est longuement formée auprès d'elle à l'utilisation du psychodrame et de la psychogénéalogie. Elle est aujourd'hui présidente de l'association École Française de Psychodrame qu'elle a fondée avec Anne en 2013.

  • Les exercices pratiques du Nouv.

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les exercices pratiques du Nouv.

    Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Sur les pas de Shiva : en Inde, dans la lumière d'Arunachala Nouv.

    Pour certains l'Inde est une terre de merveille, pour d'autres une terre de misère. L'Inde d'Élisabeth Barillé est une école de vie. Voilà des années qu'elle l'arpente à la recherche de nouvelles connaissances. Cette fois, il s'agit d'une quête dans le sillage du dieu dansant Shiva, tout au sud du continent. Une véritable ascension intérieure, entre le feu destructeur et la vitalité de l'éternel renouveau.Mais, attention, la voyageuse n'est pas du genre à se laisser prendre par la guimauve des faux gourous ou un idéalisme de pacotille. Son tempérament l'incite à déminer autant que faire se peut les illusions, autant les siennes que celles qui s'offrent, tout au long du voyage, à son besoin de sens. Sa lucidité caracole avec une rafraîchissante autodérision, signe d'une liberté sans fards...Rencontrer des maîtres sans disciples, des excentriques de la sagesse, découvrir le langage du silence, s'initier à la pensée du grand Ramana Maharshi, au pied de la colline sacrée d'Arunachala : autant d'aventures singulières écrites par une femme qui ose marier la légèreté et la profondeur.
    Auteure de plusieurs romans, récits et biographies, Élisabeth Barillé vit d'écriture, de rencontres et de voyages. En 2020, l'ensemble de son oeuvre a été couronnée par le Grand prix de littérature Henri Gal décerné par l'Académie française.

  • Le concile Vatican II, qui espérait réconcilier l'Église  et le monde moderne, a très vite suscité des remous chez les clercs comme chez les fidèles. Ses décisions commençaient tout juste à être mises en oeuvre quand survint l'onde de choc de Mai 68, qui plongea plus encore le catholicisme français dans une période de fortes turbulences jusqu'à la fin des années 1970.Certains pensent que l'Église ne s'en est pas remise, emportée depuis lors dans une spirale de déclin. D'autres estiment que cette agitation n'a fait que précipiter une reconfiguration qui serait advenue de toute manière, du fait de la sécularisation de la société contemporaine et de la montée de l'individualisme.Revenant à la fois sur quelques questions révélatrices de ce qui s'est joué alors et sur certains acteurs qui furent au coeur de cette crise catholique, ce livre se propose d'éclairer une scène ecclésiale souvent complexe et parfois confuse, dans une période cruciale - excitante et vertigineuse à la fois - dont l'héritage est aujourd'hui fortement controversé.
    Yvon Tranvouez est professeur émérite d'histoire contemporaine à l'université de Brest, membre du Centre de recherche bretonne et celtique (EA 4451). En 2017 est paru sous sa direction Les Catholiques bretons dans la Grande Guerre.

  • Qui était Jésus Christ, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait ? Telles sont les trois questions auxquelles tente de répondre ce livre.Citant largement les quatre évangiles canoniques - Matthieu, Marc, Luc et Jean -, mais également le Testament juif et les autres textes du Nouveau Testament, Roland Hureaux présente, en plus d'une véritable anthologie des passages essentiels, une image précise de la personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement.Historien, il a nourri son récit d'une évocation approfondie du contexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cette connaissance, il s'appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus.Ne faut-il pas prendre au sérieux l'appellation de Fils de David, et donc de roi des Juifs ? Paul n'aurait-il pas rencontré le Christ ? Les Pharisiens n'étaient-ils pas d'autant plus hostiles à Jésus qu'ils en étaient proches ? Comment apprécier le rôle des femmes dans l'entourage de Jésus ? Quelle fut en définitive la mécanique politique implacable qui conduisit à sa mort ?Une approche inédite et originale.
    Roland Hureaux est agrégé d'histoire, ancien élève de l'École normale supérieure (Saint-Cloud) et de l'ENA, membre des comités de rédaction de Commentaire et de Résurrection. Outre plusieurs essais politiques et de nombreux articles, il a publié Jésus et Marie-Madeleine (chez Perrin), traduit en plusieurs langues, et Gnose et gnostiques des origines à nos jours (chez Desclée de Brouwer).

  • Après le succès de son livre, Notre troisième cerveau, Jean-Michel Oughourlian s'attache à démontrer que les mécanismes toxiques et pathogènes à l'oeuvre dans les maladies physiques et dans les troubles mentaux ont une cause commune : l'altérité. La vraie question n'est donc pas : De quoi souffrons-nous ? mais bien : De qui souffrons-nous ?Altérité exogène, comme dans les maladies infectieuses, ou altérité endogène, comme dans les cancers. Mais altérité fluctuante en psychopathologie, tantôt modèle et amie, tantôt rivale et ennemie. Comme les cellules cancéreuses dissimulent leur agression sous le masque de certains enzymes, l'altérité ennemie, dans les psychoses et les névroses, se cache sous des symptômes qu'il faut savoir décrypter.Guérir de maladies physiques, ou mettre fin à des désordres psychologiques, consiste à reconnaître cette altérité rivale. Mais il ne faut pas se tromper d'adversaire : prendre l'ami pour l'ennemi ou l'ennemi pour l'ami. Dans cette petite histoire de l'altérité émaillée d'exemples, on montre comment éviter la méconnaissance et s'ouvrir à une vraie relation.
    Jean-Michel Oughourlian a été neuropsychiatre à l'Hôpital américain de Neuilly et professeur de psychopathologie à la Sorbonne. Il a élaboré une psychothérapie sur la base de ses recherches avec René Girard dans Des choses cachées depuis la fondation du monde, en 1978, et publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Un mime nommé désir (1982), Genèse du désir (2007), Notre troisième cerveau (2013) ou Cet autre qui m'obsède (2017).

  • "C'est aujourd'hui l'erreur répandue parmi les hommes de vouloir guérir séparément l'âme et le corps : ce propos que Platon prêtait à Socrate reste tout à fait d'actualité, même vingt-cinq siècles après.La pratique du Dr Vittoz ainsi que cet ouvrage, le seul qu'il ait écrit, témoignent d'une préoccupation pour la personne tout entière. Dans ce texte, publié au début du XXe siècle, Roger Vittoz s'affirme comme un des précurseurs des courants thérapeutiques modernes.Cette nouvelle édition est établie par l'Association Vittoz, avec une présentation, des notes inédites et un développement sur l'actualité Vittoz.

  • Les extrémités du temps excèdent notre mémoire et notre attente. La philosophie, avec Platon, les médita : la vérité de l'être, immémoriale, n'est jamais que retrouvée, en traversant l'oubli. Comment penser cet oubli premier et fondateur ? Les analyses modernes de l'oubli, quant à elles, vivent de nier la perte : tout serait inoubliable, et notre intégrité toujours sauve. Pour la pensée chrétienne, tendue entre le Genèse et l'Apocalypse, espérer contre tout espoir et se souvenir de l'origine sont deux actes essentiels de la foi. La mémoire aussi doit mourir pour ressusciter, se purifier par là de toute nostalgie et devenir mémoire de la promesse : espérance. Saint Augustin, saint Jean de la Croix nous l'apprennent, après Philon le Juif : l'Autre seul est inoubliable, car seul il est l'inespéré.

  • Qui n'a pas rêvé d'un système éducatif qui s'adapteraità son enfant, quand celui-ci présente des difficultés d'apprentissage ou destroubles du comportement ? Faute de pouvoir transformer l'école, la seuleissue résiderait-elle dans les cours particuliers, les redoublements, les testspsychologiques, neurologiques, voire les médicaments ?Non, répond Donna Bryant Goertz, qui, sur les traces deMaria Montessori, a mis en place un environnement scolaire adapté aux besoinsspécifiques des enfants. À travers vingt histoires véridiques, elle nousprésente sa pédagogie hors pair qui, malgré un parcours semé d'obstacles, incitel'enfant à rester fidèle à sa nature. Encouragé à s'intégrer et à trouver saplace dans la classe, l'enfant va peu à peu apprendre à travailler et à joueravec les autres, sans agressivité. À son rythme, dans un juste équilibre entreliberté et autodiscipline, il va acquérir autonomie et responsabilité grâce à unedynamique d'entraide et de collaboration qui favorisera le bien de tous.« L'enfant a un pouvoir que nous n'avons pas :celui de bâtir l'homme lui-même », écrivait Maria Montessori. Repenser l'enseignementen ce sens, y inclure les enfants dans toute leur diversité, sont les défis àrelever pour construire les fondations d'une société où violence et concurrencecéderont le pas au respect de l'autre, à l'acceptation de la différence et à lasolidarité. Donna Bryant Goertza enseigné pendant trente ans dans l'école Montessori qu'elle a fondée en 1967à Austin, au Texas.

  • Saint Jean de la Croix (1542-1591), contemporain de sainte Thérèse d'Avila et réformateur du Carmel comme elle, est l'auteur de grands poèmes mystiques. Son oeuvre est ici rassemblée dans une nouvelle traduction conforme au texte original.C'est un bonheur de redécouvrir Les Sentences, La Montée du Mont Carmel, la Nuit obscure, les Poèmes et les Lettres qu'écrivit le grand saint et de comprendre que sa spiritualité est intemporelle.La nouvelle traduction réalisée par André Bord d'après l'edición critíca espagnole, enrichie de notes et d'explications, permettra au lecteur de pénétrer au mieux le message exceptionnel de saint Jean de la Croix.
    André Bord, est docteur es Lettres et membre correspondant de l'Académie nationale des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux. Il est également membre sociétaire des écrivains catholiques, membre des philosophes chrétiens et doyen de la société de philosophie de Bordeaux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Écrites un demi-siècle durant, de la veille du premier conflit mondial (1913) à la fin de la Guerre d'Algérie (1962), les 492 lettres et cartes échangées par Louis Massignon (1883-1962) et Jacques Maritain (1882-1973), Raïssa Maritain (1883-1960) y figurant plus passagèrement, apparaissent comme un des grands dialogues spirituels du xxe siècle. Un concert intérieur tendu et vibrant qui unit deux hommes apparemment dissemblables mais que soude l'essentielle vérité : celle de leur foi en Christ. En effet, si Maritain est l'homme de la clarté radieuse, d'explicitations calmes et rigoureuses, proche des milieux artistiques et cheville ouvrière d'un néo-thomisme où la raison rayonne, portée par la grâce, un défenseur d'Israël persécuté, Louis Massignon, professeur au Collège de France, initiateur de l'islamologie mystique par ses travaux sur Hallaj, incarne la passion doloriste et sacrificielle d'un catholicisme issu de Huysmans et de Charles de Foucauld, une âme encordée à la Croix du Golgotha, marquée par le message de Gandhi, dont la vocation fut la défense des plus pauvres, au premier rang desquels les victimes de l'ordre colonial et le peuple palestinien. Massignon-Maritain, fraternellement dissemblables, que des combats et des dévotions communes surent néanmoins rapprocher : un amour pèlerin pour Notre-Dame de la Salette, une vision tragique commune de l'histoire, imprégnée du millénarisme d'un Léon Bloy, qui trouva à s'exprimer lors des multiples conflits qui marquèrent leur siècle. Un jalon essentiel, catholique, humaniste et mystique, pour la compréhension du XXe siècle.
    Producteur à France-Culture (Mauvais Genres), collaborateur du Monde des livres, François Angelier, auteur de travaux sur François de Sales, Hello, Huysmans, Claudel, Massignon et Bernanos, travaille depuis vingt ans sur la figure, la pensée et l'action de Louis Massignon. Michel Fourcade enseigne l'histoire religieuse et culturelle contemporaine à l'Université Paul Valéry-Montpellier III. Il préside le Cercle d'études Jacques et Raïssa Maritain, après leur avoir consacré sa thèse (Feu la modernité ? Maritain et les maritainismes, Arbre bleu éditions, 2020) et de nombreux travaux.Secrétaire et archiviste du Cercle d'études Jacques et Raïssa Maritain jusqu'en 2014, René Mougel a été notamment l'artisan de la publication des oeuvres complètes de Jacques et Raïssa Maritain (17 vol.), et de leur correspondance avec le cardinal Journet (6 vol.)

  • Chacun dans sa vie a pu faire des rencontres malheureuses et se heurter à des événements catastrophiques. Ils ont engendré des traumatismes psychiques dont les traces douloureuses ont envahi le quotidien, souvent de manière souterraine. Si chacun garde désormais à l'esprit les récents actes terroristes, bien des histoires de famille peuvent s'appréhender à partir des traumas, mais aussi de leurs transmissions, d'une génération à l'autre.S'appuyant sur des penseurs actuels des traumas comme Françoise Davoine en France, Dori Laub et Cathy Caruth aux États-Unis, Yaelle Sibony-Malpertu explique comment les mécanismes de survie produisent différents degrés d'encapsulement dans la mémoire. Elle montre alors le chemin nécessaire pour se défaire de l'emprise et de la fascination qu'exercent les expériences traumatiques.Ce livre propose des approches concrètes pour se réapproprier son existence. Illustré par de nombreuses situations cliniques ou par des exemples issus de la littérature et du cinéma, il aide à faire face aux discours pervers qui figent la pensée et cherchent à la neutraliser pour exercer leur emprise.
    Yaelle Sibony-Malpertu est docteure en psychopathologie et en psychanalyse. Elle exerce depuis 2000 en psychiatrie adulte et dans différentes institutions. Elle a déjà publié Une liaison philosophique. Du thérapeutique entre Descartes et la princesse Élisabeth de Bohême (Stock, 2012).

  • De crimes sanglants en catastrophes naturelles, d'accidents toutes catégories en agressions sordides, de phénomènes anormaux en actes héroïques, le fait divers n'en finit pas de fasciner, de questionner, d'inspirer ou d'émouvoir.Il joue sur nos peurs et nos fantasmes, mais quel impact a-t-il vraiment sur nous ? Quel rôle joue-t-il dans la société ? Quels sont ses liens avec la presse, la littérature, le cinéma? De quelles croyances, de quels mythes fait-il l'objet ?Aujourd'hui, le fait divers semble avoir envahi les médias au point de se substituer à l'information traditionnelle. Les fake news s'en nourrissent, la télévision s'en empare. A-t-il pris une ampleur inédite grâce aux réseaux sociaux ?De l'Antiquité à nos jours, Bob Garcia nous invite à une plongée dans un univers complexe, imprévisible et multiforme pour tenter de mettre au jour l'anatomie de ces nouvelles insolites.
    Bob Garcia est auteur de romans policiers et chroniqueur littéraire. Tous ses polars sont tirés de faits divers réels. Il a écrit plusieurs essais sur le polar, dont Jazz et polar et Le Polar en questions, dans lesquels il analyse les origines du polar et ses liens avec le fait divers. Son dernier polar, Corpus delicti, a reçu le prix Enquêtes et faits divers 2019.

  • Nous sommes entrés dans un autre monde. Un virus aura suffi à « gripper » la moitié de la planète. Nous avons dû éprouver un autre rapport à l'espace et au temps, où le pire a côtoyé le meilleur.À la lumière obscure d'un événement qui ne manquera plus de se reproduire, les chroniques de Martin Steffens sont ici reprises et reclassées dans une marche en trois temps, que symbolisent les figures de Melchior, Balthazar et Gaspard. Trois figures de l'humanité, parties à la conquête d'un salut, dans un monde où tout, déjà, se faisait recensement, contrôle, peur. Mais trois étapes aussi : « La nuit tombée », « Points d'or » et « Petits matins ». Un prologue, inédit et alerte, fait le constat de la soudaine éclipse de notre humanité.Ces textes courts, méditations philosophiques ou spirituelles, billets d'humour ou d'humeur, incitent à prendre patience, sans nous masquer la réalité de ce qu'il faut traverser.
    Martin Steffens est professeur de philosophie en khâgne, conférencier et chroniqueur pour La Croix et La Vie. Il a publié de nombreux essais, parmi lesquels : Qui nous fera voir le bonheur? (J'ai lu, 2016, avec Christophe André) ; Rien que l'amour (Salvator, Prix des Libraires religieux 2016) ; Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger (Seuil, 2016) ; L'Éternité reçue (Desclée de Brouwer, 2017 ; Carnets DDB, 2020) et un Dictionnaire paradoxal de la philosophie : penser la contradiction (Lessius, 2019).

  • Les signaux d'alerte se multiplient sur les catastrophes écologiques. La valeur de ces signaux n'est pas régie par le critère de la vraie ou de la fausse alerte, ni par le principe du bon ou du mauvais gouvernement, mais par l'attractivité du signal, c'est-à-dire sa capacité à susciter l'attention et l'intérêt de ceux qui le reçoivent.En s'appuyant sur une étude des sentinelles des pandémies dans les sociétés asiatiques, Frédéric Keck montre que les territoires qui émettent des signaux d'alerte, comme Hong Kong, Taïwan ou Singapour, ont entre eux des relations de compétition et de collaboration analogues à celles des oiseaux qui concourent pour alerter sur la présence d'un prédateur. Dans cette émulation, où les pays échangent des informations pour prendre les mesures les plus rapides, se joue une nouvelle forme de solidarité globale et de justice sociale.Pour prendre la mesure de ce phénomène, l'auteur propose une lecture de quelques penseurs des signaux d'alerte (Claude Lévi-Strauss, Amotz Zahavi, Anna Tsing) ; puis une histoire des grandes crises sanitaires depuis vingt ans ; enfin, une approche de certaines oeuvres d'art (romans, films, expositions), qui nous préparent aux prochaines crises en faisant travailler notre imaginaire.
    Frédéric Keck a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire de l'anthropologie française (Lucien Lévy-Bruhl, Émile Durkheim, Henri Bergson, Claude Lévi-Strauss) et deux livres sur les crises sanitaires causées par les maladies animales : Un monde grippé (Flammarion, 2010) et Les Sentinelles des pandémies (Zones sensibles, 2020). Il a reçu la médaille de bronze du CNRS en 2012 et a dirigé le département de la recherche du musée du quai Branly entre 2014 et 2018.

  • Saisissable ou insaisissable Marie Noël ? Telle est la question qui a partie liée avec l'énigmatique invitation de l'écrivaine : « Connais-moi. » Cet essai propose de rencontrer Marie Rouget dans sa simplicité, mais aussi dans sa complexité, avec ou sans le masque de son pseudonyme. Conçu comme un album, il met une photographie et un texte en miroir. Se reflètent alors les différentes facettes d'une femme de génie qui laisse affleurer ses pensées et ses sentiments secrets dans sa traversée mouvementée des temps modernes.
    Chrystelle Claude de Boissieu est professeure et docteure en Littératures comparées. Elle a édité en 2011 chez Desclée de Brouwer un livre inédit de Marie Noël, Almanach pour une jeune fille triste. Elle est par ailleurs membre de la Commission historique constituée dans le cadre de son procès en béatification, initié par l'archevêque de Sens.

  • Un virus nous a pris par surprise, mais nous risquons d'être plus démunis encore face à la catastrophe écologique. Dans les deux cas, notre impréparation est d'abord mentale. Comment penser un autre récit du futur ? Comment intégrer l'irréversible dans une vision sensée de l'avenir ? Bernard Perret explore ici les ressources de la pensée apocalyptique, qui invite à considérer l'histoire humaine comme une aventure dont nous ne maîtrisons ni le déroulement ni le sens.Une philosophie de l'événement, qui donne toute sa place aux événements dramatiques et inattendus et à leur capacité à susciter de nouvelles avancées de civilisation, peut nous y aider. La réflexion proposée dans cet essai, inspirée des travaux de René Girard, Norbert Elias et Charles Taylor, tente ce pari. Face à la crise où nous sommes entrés, tout laisse à penser que nous avons perdu la main. Mais rien ne nous interdit de penser qu'un nouveau monde pourrait émerger de notre créativité culturelle et spirituelle.
    Bernard Perret est essayiste. Ses travaux touchent des sujets très variés : questions économiques et sociales, écologie, anthropologie sociale, christianisme. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels : L'Économie contre la société (avec Guy Roustang ; 1993; rééd. 2001) ; La Logique de l'espérance (2006) ; Vers une raison écologique (2011) ou Penser la foi chrétienne après René Girard (2018).

  • Auteur des Maladies chroniques de la démocratie, Frédéric Worms tient également une chronique dans le journal Libération. Il n'échappe donc pas à la sidération qui définit l'époque : des attentats aux épidémies, en passant par l'incendie de Notre-Dame, # Metoo ou le climat, il est saisi par l'événement.Mais en l'exprimant, en l'analysant, en le mettant à chaque fois à l'épreuve d'une pensée du vivant et de la justice, il nous donne le premier moyen de la résistance : un sens partagé. Car l'événement, ce sont aussi des actes, des oeuvres, des ressources que l'on peut repérer et soutenir. Ces chroniques vont à leur rencontre.Comment répondre aux dangers qui nous menacent ? En traversant l'épreuve de l'événement et en retrouvant la dimension vitale de la démocratie. Afin que les années de sidération soient aussi les jalons d'une résistance. Car rien n'est joué d'avance.
    Frédéric Worms est professeur de philosophie à l'École normale supérieure et membre du Comité consultatif national d'éthique. Il est notamment l'auteur de : La Philosophie du xxe siècle en France. Moments (2009) ; Revivre. (2012 ; Prix lycéen du livre de philosophie, 2016) ; Pour un humanisme vital (2019) ; Les Maladies chroniques de la démocratie (2017 ; réédité en même temps que ces chroniques).

  • On parle d'autistes, de « zèbres », d'hypersensibles, de « dys », de haut potentiel, d'«atypiques », d'enfants « différents ». Souvent, l'école et la société les jugent juste capricieux et ingérables, accusent leurs parents de créer des complications...C'est pourtant une réalité, décrite sous le terme de « neurodiversité », et qui concerne près de 20 % de la population. Elle est souvent détectée au moment de la scolarisation, début d'un vrai parcours du combattant.Mais comment faire grandir un enfant « hors case » que le système doit « caser » à tout prix ?Et comment se construire lorsque l'on perçoit que l'on est un problème ?Il faut ouvrir les yeux sur les richesses et les qualités des neuroatypiques pour devenir capable de les aider dans leurs apprentissages et la gestion de leurs émotions.Claire Stride a elle-même connu ce chemin, lorsqu'elle était enfant, et elle accompagne aujourd'hui familles et éducateurs. Elle nous explique le fonctionnement de ces enfants extra-ordinaires, et nous donne des clés et des ressources pratiques pour les accompagner sans culpabiliser ni se battre en permanence.
    Claire Stride est elle-même dyslexique, dyscalculique et haut potentiel. Formée en neurosciences, communication non violente, conception de blended learning et médiation, elle est consultante, formatrice et coach en intelligence relationnelle et intelligence émotionnelle. Très impliquée dans les questions de pédagogie innovante, elle intervient auprès des entreprises et des particuliers.

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