Editions Orizons

  • Dans la petite ville de Bruance, personnage de ce récit, Sylvestre enseigne la peinture aux « Soyeux ». Son attention est retenue par des enfants caucasiens récemment installés. Saura-t-il se lancer dans l'apprentissage d'une langue rare et difficile pour communiquer ? Et ainsi s'aventurer dans un voyage virtuel et initiatique ?

  • Considéré comme la « bible » de l'anarchisme individualiste, L'Unique et la propriété de Max Stirner a été plus souvent évoqué que lu depuis sa parution en 1844. Or il n'a cessé d'exister, comme un bloc erratique, de s'imposer à la pensée, comme sa limite même : celle d'un Moi qui affirme d'entrée de jeu n'avoir « fondé sa cause sur rien » et qui s'abandonne à une « allégresse sans pensée ».

  • Quatre pièces sur les parcours très différenciés d'artistes qui ont illustré la peinture (Tizianio Vecellio, dit Le Titien) ; la musique (Carlo Gesualdo d'une part, Alban Berg et Anton Webern de l'autre) ; le théâtre (Heinrich von Kleist) ; la sculpture (Auguste Rodin).
    Destins faits de combats plus ou moins exacerbés avec la société, compliqués pour certains créateurs, par des luttes intimes avec leur personnalité...

  • Certains prétendent que les poètes parlent le mieux de la peinture. Et si pour cela ils ne recourent pas nécessairement au poème, leur approche originale séduit en ce qu'elle semble toucher plus intimement aux oeuvres, et parfois les révéler davantage que d'autres écrits, critiques notamment. Sous un titre gracquien, Jean-Claude Villain souhaite contribuer à mieux faire connaître les créateurs qui l'ont retenu, et proposer, venue de la poésie, une approche originale de diverses pratiques plastiques contemporaines.

  • Il est des différends esthétiques irréductibles. Que trahissent certains mouvements d'humeur, la colère par exemple -lorsqu'on se heurte à un goût dissemblable du sien. Il y a des expériences intimes qui pourraient prétendre à une dimension esthétique ; d'elles cependant sourdent dissensions et emportements.
    La guerre de tous contre tous aurait une raison : un désaccord sur la beauté, sur telle valeur ou non d'un sentiment d'existence.
    Dans cet ouvrage, sept personnages, narrateurs de sept récits, s'entrecroisent, se recoupent, se heurtent à l'inévitable mise en conflit de leurs choix - entre recherche du meilleur et fascination du pire.

  • De l'invisibilité des femmes migrantes à la visibilité des migrations féminines, il y a un espace à explorer. Ce volume est inédit et original à plusieurs égards : il recueille la parole aux femmes migrantes par leurs témoignages mais il a également donné la parole à des responsables d'associations, celles du Grand-Est et de la Suisse romande. Il contient en outre, des articles de chercheurs et de chercheuses qui s'intéressent à la migration féminine.

  • La Passion Minerve est celle d'un village occitan et de deux couples, l'un pris dans les épisodes d'une oeuvre sur la tragédie cathare, l'autre, contemporain, formé de l'auteur et de son amie. Barthélemy ! Barthélemy ! est une parabole se décomposant en quatre actions aux séquences parallèles ou mêlées : notamment la préparation et l'accomplissement à Paris du massacre de la Saint-Barthélemy. Dans Campo dei Fiori, l'auteur se confronte à son personnage. Giordano Bruno, « imaginairement » ressuscité l'espace d'une nuit : échanges sans concessions, ni limites, pour des vérités inactuelles - ou bien réelles.

  • Cet essai se penche sur les enjeux historiques et esthétiques de l'inflation des discours ou des pratiques associant musique, écritures et scène théâtrale contemporaine. C'est en remontant jusqu'au tournant esthétique du romantisme d'Iéna qu'en émergent les véritables fondements. Une passerelle inattendue relie ainsi romantisme et postmodernité ; elle expliquerait peut-être, en partie au moins, la crise de la représentation », voire l'effondrement du symbolique, qui serait à l'oeuvre dans les arts de la scène en ce début de XXIe siècle.

  • Entre-deux

    Jean Bensimon

    L'entre-deux n'a pas bonne réputation. Il est le sort des femmes, des hommes de l'écart, du dilemme. De ceux qui, n'ayant pas d'assise, béquillent entre le zist et le zest, le dedans et le dehors. En porte-à-faux.
    L'auteur relève le défi en seize récits empreints de poésie, profondément semblables et dissemblables. Contradictions intérieures, choix de vie hasardeux, difficulté à aimer... un monde à la fois étrange et familier. Ces récits ont pour fond une époque fluctuante, entre deux cultures - l'ancien monde et le nouveau. Un métissage malaisé. Dans la modernité.
    Entre-deux est le deuxième ouvrage que Jean Bensimon a publié chez Orizons

  • Où est passée aujourd'hui la sexualité alors que les grands prophètes s'en sont allés et que se rappellent des interdits trop évidents ? Dispersée, disparate, en jachère, en terre rare ? Plutôt que d'écouter les sexologues, psychologues et autres virologues, revenons plutôt vers la littérature et ses meilleurs interprètes du siècle dernier, quand se proclamaient encore le lyrisme de l'intimité, l'interrogation du monde et de la chair avec Henry Miller, David-Herbert Lawrence et Albert Cohen.

  • Fin des Trois B. (tome VI) : la veuve de Babeuf, au spectacle de jeunes s'enrôlant dans l'armée de Bonaparte, s'écrie : « La Révolution est finie ». Un badaud lui répond : « Non. Elle s'en va faire le tour du monde ! »
    Ce volume propose un aperçu en quatre temps du tour du monde de la révolution : en Russie, avec Triangles, au Cambodge avec Tohu-Bohu, dans l'ancienne Yougoslavie avec Le cavalier de Sarajevo, en Amérique du Sud avec Ceci est mon corps.
    Heurs et malheurs diversifiés d'un mouvement de l'Histoire sans cesse recommencé...

    Les pièces de Claude Prin sont représentées et/ou radiodiffusées en France et à l'étranger, dans des pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique.

  • Chronique d'un couple mixte sur plusieurs générations, de l'après-guerre d'Algérie jusqu'à nos jours ; elle tient de la saga familiale. Le choix du titre renvoie à la trajectoire des personnages en quête d'un nouveau royaume contre l'exil, pris par l'action politique qui évolue entre forces de vie et tragédie, amours et ruptures. « La civilisation » y est interrogée - c'est presque le mot de la fin pour cette épopée ; le personnage-Temps la jalonne, revêt une sorte d'apparence humaine afin d'alerter les protagonistes, de les tancer comme de les humaniser et de les aimer plus qu'il ne pensait pouvoir le faire.

  • Dans la famille des poètes-ajusteurs autodidactes, la modestie compense le génie des ingénieurs ou la prétention des grands artistes. Robert Dugué caresse le bois : condensation des tensions et redéploiement des courbes électriques. Poèmes et images viennent alors fusionner en un album familier des bêtises quotidiennes, les siennes et celles des autres.
    Cette édition est intégralement illustrée.

  • D'une écriture tenue, sobre et d'une ironie ciselée, Raymond Espinose nous livre, dans cet ouvrage, cent-soixante-cinq textes de réflexion, regroupés autour de thèmes essentiels : la vie, la mort, la politique, la civilisation, la littérature, la philosophie. Il brosse le portrait de personnalités « habitées » ; il évoque les mouvements de pensée qui ont bousculé les modèles intellectuels.

  • Interroger les modalités de la présence du sacré dans les écritures contemporaines, filles de l'époque de la « mort de Dieu » (Nietzsche) et d'un siècle d « déchristianisation ». (Delumea), implique une réflexion enracinée dans des expériences qui remettent tout en question, y compris les fondements de la religion chrétienne. Dans le cadre de la figuration de ces vécus bouleversants, comment expliquer donc l'émergence insistante de l'image du Christ, figure qui hante l'imaginaire des écrivains du siècle dernier et incarne la suprême manifestation chrétienne du sacré ? Ces questionnements guident une lecture croisée qui, à partir de la pensée de Bataille, propose un parcours à travers les ouvres d'Artaud, de Beckett et de Pasolini visant à explorer la nature ambivalente de ces expériences souveraines et à examiner le travail de dé-figuration de l'image du Christ qu'elles comportent.

  • Angusta-Augusta

    Guy-R. Vincent

    Angusta-Augusta, récits sur le mode mythico-épique de la pensée oraculaire. Consulter un oracle, c'est moins apprendre un avenir que découvrir un lieu de prédispositions (ou orbière) dont les effets sont le motif de micro-épopées (ou épyllia) qui inscrivent la façon de transformer l'obscur en épaisseur. L'épaisseur contient des trames et des clairières. Percolation de conjectures dans le monde en surpoids comme en manque de consistance. Angusta-Augusta reporte ce clivage sur différentes expériences prises au cours des siècles. On gage que Dante y trouverait son bien, ensuite ce serait Virgile. Le vers est de quinze syllabes. Le peintre François de Asis a permis de reproduire, en couverture, sa peinture intitulée Sur la terrasse.

  • Le Mahabharata est une épopée en sanskrit composée entre les IVe siècle précédant et IVe siècle suivant la naissance du Christ.
    Elle comporte environ 200 000 vers. Son influence a été considérable et sa diffusion a été prépondérante dans tout le sud-est asiatique. Elle demeure le texte fondateur de la culture indienne. Elle narre un conflit entre deux branches d'une même famille : celui-ci touche les royaumes avoisinants au moment où la culture et l'histoire marquent la fin d'une Ère. Une multitude de récits l'enrichit : ces derniers composent un ensemble vaste et nuancé du genre humain, au carrefour du généalogique, du mythique, du fabuleux, du sapiential, du spéculatif ; on y voit donc poindre et s'élargir un immense fleuve, comme un Gange dont les méandres draineraient des concepts subtils et des images somptueuses, parmi les plus belles de la littérature universelle.
    Ce tome IX comporte une analyse post-comparatiste avec la mythologie grecque.

  • Académicien, protestant, amoureux de la Reine, Gombauld est avant tout un poète qui s'est illustré à la fois dans la poésie galante, l'épigramme, le récit mythologique, la pastorale et la tragédie classique. Tout un pan de son oevre est consacré à la religion, soit sous forme de traités et de lettres, soit sous forme de poèmes.
    Trop longtemps négligés et guère réédités depuis le XVIIe siècle, ses remarquables Sonnets chrétiens sont ici repris, suivis d'un essai de Jad Hatem, professeur de philosophie à l'Université Saint-Joseph.

  • Troisième volet d'un rétrospective originale et inédite, cette visite critique, des années postcoloniales, achève de passer en revue les petits récits de la fiction françafricaine.
    Des trajectoires se tracent, pas si nombreuses, entre sociologisme fondamental et spiritualité puissante ; elles donnent au rire ce pouvoir libérateur et restructurant qu'un célèbre interprète russe avait cru déceler dans les sources populaires d'une autre littérature renaissante, issue du servage et pas encore accessible à telle forme atonale.
    Ce volume achève la première partie (1944-1989) d'un projet sur le rire romanesque en Afrique noire, au titre éponyme. Le tome II est paru sous le titre Le Premier Réalisme néocolonial.

  • L'asphodèle, fleur mythique et mystique s'il en est, est le leitmotiv du nouveau texte de Béatrix Ulysse. Elle relie les fictions qu'elle nous offre sur fond d'une Corse historique : entre les XVIIIe et XXIe siècles, nous assistons à des événements tragiques et pittoresques. De quelque manière les protagonistes y évoluent, c'est d'abord un tableau qui reprend celui et ceux d'une Corse physiquement somptueuse mais que sa situation géographique et la dispute de ses peuples tourmentent. La Corse, en apparence traditionnelle, porte, au fil de ces textes, une modernité constante, celle des pays qui ne renient rien mais s'ouvrent au meilleur des autres. Vous aimerez cette multiple promesse d'un bonheur tantôt ardent, tantôt fugace.

  • De la bibliothèque de son enfance, où elle puisa le goût des mots, Françoise Loiret nous fait partager des lectures éclectiques et sans a priori : d'Albert Camus à Dorothée Letessier .
    Fascinée par le monde de l'édition, le saint des saints, elle y devient standardiste et rencontre ainsi de nombreux auteurs dont François Cheng, Jeanne Champion, Philippe Murray, Régine Deforges et tant d'autres !
    Dans ce récit, Françoise Loiret brosse notamment un émouvant portrait de Claude Durand, l'inoubliable éditeur de Cent Ans de solitude, et nous fait découvrir « personnellement » un milieu éditorial méconnu
    Julien Cendres évoque le parcours de son amie dans une « lettre » à Pierre Assouline, qui fut à l'origine de l'aventure singulière racontée « au fil de ces pages »

  • De la fin du dix-huitième siècle à la fin du dix-neuvième, d'immenses espoirs ont parcouru la société française. Cette vague lumineuse a pris très vite le nom de « Révolution », devenu pour beaucoup un vocable sacré, une promesse d'avenir fait de progrès social et de grandeur humaine.

    Les trois pièces qui constituent ce volume sont comme trois actes de la Tragédie globale de la Révolution : enchanteresse redoutée de ses « féroces ennemis », mais bientôt « dévoreuse de ses propres enfants » (Saint-Just et l'invisible). Ce qui aura pour conséquence le retour du monde ancien revêtu du manteau de la modération, malgré les sursauts ultimes de la Conjuration des Égaux (Les trois B) et, plus tard de la Commune de Paris (Cérémonial pour un combat), dernier combat de la Révolution, sanctionné par une lourde défaite, mais conclu par un affrontement héroïque avec un tribunal et par un chant d'espoir.

  • Dans le roman moderne, et depuis le XVIIe siècle, les romanciers ont dû faire assaut de créativité pour discourir sur le sexe, faire discourir le sexe, tout en cherchant à déjouer les interdits moraux, juridiques et surtout esthétiques. Cet ouvrage dresse l'inventaire des principales stratégies narratives et poétiques utilisées en réponse à ce défi par plusieurs grands auteurs appartenant au canon littéraire occidental, depuis Richardson, Sterne, Flaubert, Melville, Joyce et jusqu'à Nabokov, dont certains ont été confrontés à la censure.

  • Elle veut un enfant. Lui, non. L'incinération d'un père qu'il n'a pas connu et l'incommunicabilité avec une mère obsédée de jeunesse n'arrangent rien à l'affaire. Employé au sein de la Firme toute puissante, il enquête sur les habitudes et les moeurs d'une population ultra connectée et surveillée à tout instant. Les couples ne vivent plus ensemble, les combinaisons d'assistance émotionnelle assurent des rapports sexuels hygiéniques et l'Inovorium fabrique les enfants à la commande.
    Seule la rumeur laisse entendre que des zones reculées et encore sauvages de l'immense Parc des Vacations accueillent, certaines nuits, les Déréférencés, ces hommes et ces femmes, licenciés ou marginaux, effacés à tout jamais des bases de données du District. Le Prochain Testament ou la difficulté de vivre ensemble. Un futur proche peut-être plus présent qu'on ne le croit.

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