Editions PENTA

  • 1975, Paris. Un jeune homme provincial qui a perdu le fil de sa vie vient rencontrer Jacques Lacan, le plus célèbre psychanalyste depuis Sigmund Freud. S'ensuivront des années animeées d'une singulière analyse, l'aventure d'une traversée des apparences, de vies, d'amours et de morts en batailles. Retrouvant le fil de la parole révélant les invivables passions de l'inconscient et des deuils impossibles, il renouera celui de sa vie avec un Lacan âgé toujours étonnamment présent à ses côtés, jusqu'à la fin. Michel David nous raconte de l'intérieur l'une des dernières analyses de Jacques Lacan, sa disparition et dévoile ses profondes conséquences sur le mouvement psychanalytique de l'après- Lacan. Dans ce récit en clair-obscur, tout se dit et se joue au 5, rue de Lille.

  • « Je ne suis qu'un philologue et un historien et il m'est difficile de vous suivre dans ces sphères supérieures et ingénieuses. Mais je constate que vous connaissez bien les textes, ce qui n'est pas toujours le cas de vos confrères. » Claude Pichois

  • « Les rêves sont un cadeau. » Combien de fois a-t-on entendu cet encouragement à traverser les turbulences et les gués en eau profonde du travail analytique ? Autant de révélations, de monstres tapis sous les frondaisons, d'anges gardiens insoupçonnés. Manifestation de l'inconscient, le rêve nourrit l'imaginaire, jongle entre poésie et - diablerie - et délivre un message universel. Effrayant, rocambolesque ou tendre, il fait preuve d'une ingéniosité retorse pour éveiller notre conscience. C'est un voyage initiatique, chaque fois renouvelé.

  • Les mutations majeures de ce troisième millénaire pourraient consister en l'emprise, toujours grandissante, de l'avènement du numérique dans nos vies et nos sociétés. Ce que la pandémie du Coronavirus a fait exploser de façon exponentielle et brutale, mettant au défi la psychanalyse de re-questionner ses multiples rapports au langage et à l'autre pour que l'inconscient, la partie la plus fragile de notre humanité, dès lors, survive.

  • Un grand couteau sur une table sale, des pelures de pommes de terre, un concombre tranché en long par le milieu. Des cris dans la tête... Je ne suis pas une fille, je ne suis pas une fille...
    Une main qui approche le couteau, une main qui s'en saisit, un bras qui brandit, le dos du frère qui regarde une tâche sur la table de cuisine, la mère qui fait la vaisselle. Une mère silencieuse, une mère aveugle qui tourne le dos. Le père qui pousse une porte. Un bras qui tremble, un couteau qui tombe, cogne et rebondit sur le carrelage. Le frère qui sort de la cuisine.
    Puis, rien. Une mémoire du trou, du vide.

  • Quand les enfants empruntent les routes sinueuses de la différence, nous sommes parfois embarrassés pour en parler. Quels chemins communs, enfants, adolescents, adultes et professionnels de l'enfance peuvent-ils prendre pour dire avec des mots simples des émotions si complexes ? Alpio, l'ânon qui dit non, Boomus, le bourdon qui ne prend pas souvent la mouche, Cléony, à l'humeur changeante qui passe du vert au blanc, Djomo, qui a bien du mal à ne pas cracher son feu de dragon... Et tous les autres « animaux pathrologiques », nous invitent, grâce à leurs regards tendres, à trouver un espace de parole pour essayer de pénétrer ces intimités obscures. Dans cet ouvrage illustré, écrit sous forme de fabliaux, l'auteure ouvre la porte de l'imaginaire pour favoriser une approche poétique et humaniste des difficultés psychologiques et psychopathologiques des enfants et des adolescents.

  • Il est bien différent de penser intérieurement de temps en temps à soi, à ses réactions et à son fonctionnement que de parler à voix haute de soi à un Autre. Cet Autre n'est pas un ami, mais un témoin partenaire et engagé dans ce voyage. Tenir un discours de soi sur soi, s'adressant à l'Autre qui nous écoute sans jugement, nous accompagne et nous relance par ses questions, ses réactions, sa présence et son écoute, crée une alchimie singulière et différente de nos réflexions solitaires partagées avec un ami, un amour, un parent ou un enseignant. Le cadre de la psychothérapie crée une rencontre qui paradoxalement nous plonge au coeur de l'intime et nous en extrait. Après coup, quelque chose de notre regard interne se transforme et modifie notre rapport à nous-même et au monde.

  • Le présent ouvrage souhaite montrer comment le mouvement est au centre du système conceptuel du monde, et comment l'espace et le temps gravitent de concert autour de lui. La pensée ne fonctionne pas correctement en séparant l'espace et le temps (la théorie de la relativité montre un lien entre les indications fournies par les règles et les horloges, sans remettre en cause cette dichotomie de concepts ni d'instruments). Bernard Guy choisit un genre littéraire, panachant dialogue et fantasmagorie, au Pays Imaginaire du capitaine Crochet, ennemi des horloges. Une pluralité de facettes est examinée, dans les différentes sciences (tant humaines et sociales que dites dures) dont les frontières sont revisitées.

  • Il est rare qu'un ouvrage d'universitaires aborde un thème aussi sérieux que celui de la place de la psychanalyse dans la modernité, avec une telle subtilité et une solide rigeur et documentation, qui raviront les lecteurs au-delà des sphères du savoir académique. La comtemporanéité de la psychanalyse, qu'Eric Bidaud et Martin Bakero Carrasco mettent en question, ressurgit renforcée et renouvelée. Les auteurs opèrent un déplacement du centre de gravité de l'univers théorico-clinique des notions essentielles de la psychanalyse pour initiés, à celui poétique d'une métaphorisation de la parole, et d'une écriture, habitées, vécues peut-on dire, par l'inconscient incarné.

  • Ce n'est pas une surprise : l'être humain est une unité psycho-corporelle. Pourtant cette unité est rarement appréhendée en psychothérapie. L'Analyse Psycho-Organique, inventée par Paul Boyesen dans les années 1970, permet précisément de travailler au niveau de cette globalité. Dans ce livre, Marc Tocquet décrit cette méthode thérapeutique, ses concepts spécifiques, sa pratique originale et l'illustre de nombreuses descriptions cliniques.

  • La rencontre entre deux écrivains, Jeanne Doré et ArMand Fresnay, redonnera des sources d'inspiration à la première et le point de départ d'un récit d'autofiction au second. Roman de l'écriture et de la création littéraire, "Écris-moi" retrace le déclin de la littérature à travers la confrontation de deux cultures. Le face-à-face de deux subjectivités, hantées par l'obsession d'écrire, se transmuera bientôt en combat à mort...

  • Voici un livre touchant et profond qui va réjouir nos contemporains qui estiment que la psychanalyse a quelque chose à proposer pour les enfants autistes, et plus largement, tous ceux auxquels rien de ce qui est humain n'est étranger. Il s'agit d'un récit précis, concis et vivant de la cure de Louange, un enfant ravagé par le processus autistisant depuis son plus jeune âge. Christine Bouyssou-Gaucher, sa psychanalyste, nous raconte en détail l'évolution de cet enfant pendant de nombreuses années. En plus d'être une démonstration éblouissante de l'efficacité de la psychanalyse dans l'autisme, ce livre est un outil pour tous les praticiens qui voudraient s'y engager. Les parents aussi peuvent lire ce récit pour s'en nourrir, tant le message d'espoir qu'il contient est basé sur une réalité clinique palpable et partageable.

  • Des "Études de cas" de Freud, on a pu dire qu'elles "se lisent comme des romans". Voici des "Nouvelles psychanalytiques" dont on pourra dire qu'elles "se lisent comme des cas cliniques. Entre le divan freudien et la loupe de Conan Doyle, le lecteur avancera à travers énigmes et intrigues jusqu'aux surprenants dénouements. Par un crescendo dramatique inexorable, Michel Granek offre au lecteur le miroir où il pourra entrendre l'écho des vicissitudes de sa propre quête inconsciente. Celle d'une vérité à chaque fois subjective, enfouie et qu'il croyait oubliée(er).

  • Comme de nombreuses psychothérapies, la cure de relaxation s'inscrit dans une durée imprévisible et non quantifiable.
    Cet ouvrage repose sur le 13ème Colloque de la Société Française de Relaxation Psychothérapeutique et fait état des rapports entre relaxation et durée induits par lers transformations de la société.

  • Méditation philosophique, ou « roman vérité » aussi fictif que la vie, aussi architectonique que peut l'être un rêve. La cathédrale d'Amiens s'élève, telle une métaphore, entre baroque et gothique, imaginaire et réel, entre passé et avenir. Des années 60 à nos jours, Michèle Sultana nous promène d'un porche à l'autre, du péché à l'amour, en passant par la mort du père, dont la voix résonne encore. Le dénouement d'un mariage sans dieu magnifie l'image de la vierge, éternel féminin.

  • On ne saurait perdre de vue une vocation relationnelle du langage, qui cherche à donner sens à la vie : conversion de tous les instants, par rapport à des "absolutisations" porteuses de mort, dont on est saturé. Comment ne pas lutter pour substituer justesse et justice à l'arbitraire et à la violence ! L'irréversibilité du devenir, prise en charge par le langage, peut sans doute donner lieu à des commencements renouvelés.

  • Dans ce recueil de textes placés comme des balises sur un parcours singulier, une psychanalyste tient le pari de s'impliquer dans une écriture plurielle où prennent place les événements de sa vie. Alors que l'usage courant est d'écrire sur la psychanalyse, la posture qu'adopte l'auteure est forcément décriée, et parfois à juste titre, par ceux qui demeurent dans une logique scientiste. Le lecteur assistera donc à la (re)naissance de la psychanalyse, au travers d'une écriture vitale et passionnée.

  • Sans domicile fixe, Pierre-Marie et Léon s'isolent dans un petit hameau bourguignon qui fut le théâtre de leurs jeux d'enfants pendant l'occupation allemande où ils participaient à leur manière à la Résistance. Un étrange bûcheron fut leur mentor en compagnie de deux animaux fantastiques, un chien et un serpent. La mort de Marguerite, femme du bûcheron, donne lieu à une intrigue policière pleine d'imprévus. En 1968, après bien des amours, nos deux amis que la vie et les études avaient séparés se retrouvent une dernière fois. Souvent drôle, déconcertant, ce roman joue sur plusieurs registres comme pour mieux voiler l'inquiétude métaphysique de son propos.

  • Lorsque l'épidémie de suicides s'étend aux artistes, le geste auto-agressif est présenté par Édouard Levé, de manière quasi-prémonitoire, comme indissociable de l'activité artistique, voire directement adressé aux récepteurs de l'oeuvre. Le narrateur de Suicide fait ainsi référence à la phlébotomie d'un chanteur au beau milieu d'un concert. Cet événement, auquel a assisté l'ami du narrateur, renvoie au passage à l'acte de Daniel Darc, pour qui Édouard Levé dit sa grande admiration dans son Autoportrait. Le rocker a poussé l'autodestruction jusqu'à se taillader les veines pour asperger son public, en novembre 1979, lors d'un concert parisien, au Palace, en première partie du groupe Talking Heads.

  • La filiation poétique de Proust (deuxième moitié du XIXe siècle) à Mallarmé (première moitié du XXe siècle) n'est plus à prouver. Ici David Mendelson invite les lecteurs du 3e millénaire à aller plus loin notamment avec une conception de l'analyse bouleversée par l'utilisation d'Internet et de l'ordinateur. Ce bouleversement au-delà de la chose littéraire influence jusqu'aux soubassements de la conception humaniste de l'Être dont la Littérature reste la clef de voûte. Conception que Lacan, et Freud avant lui, avaient bien mise en exergue de leur oeuvre.

  • Cet essai aux larges horizons s'inspire du domaine des arts et s'anime de certains thèmes ou accents propres à Octave Mannoni. Les différents chapitres interrogent le rapport au temps dans l'expérience du passage de l'adolescence, puis dans la peinture, la littérature et la musique. Construit à partir de rencontres recherchées ou fortuites, ce trajet mène le lecteur vers Jean-Honoré Fragonard, Edvard Munch, William Styron, Johannes Brahms ou Franz Kafka.

  • Cet essai a un double fondement : d'une part le constat d'une augmentation des troubles du comportement et de l'humeur dans nos sociétés occidentales et d'autre part l'augmentation du nombre de ces patients chez les psychiatres en cabinet de ville. Dans le souci de réinterroger, voire d'actualiser la nosographie française, Olivier Schmitt poursuit une réflexion sur ces pathologies qu'il qualifie de rebelles.

  • Les séquences cliniques de ce livre explorent les confins de la pratique psychanalytique. Entre nos antécédents (Freud, Lacan...) et nos maîtres, le créateur littéraire et le poète (Neruda, Baudelaire, Paz, Nietzsche...) défile un paysage lagunaire qui noue le transfert au rêve, le discours de l'obsessionnel à la question de la guérison, la vérité au savoir... Le lecteur est pris à partie par ces cas qui se lisent comme des Nouvelles.

  • Quelle place accorder de nos jours, plus d'un siècle après l'article de Freud, au binôme honte/création tant en psychanalyse que dans la mouvance artistique, dans la littérature, la pensée philosophique, les phénomènes de société ainsi que dans les malaises de notre culture ? Ce volume exprime des points de vue subjectifs et institutionnels qui éclairent les confins de la notion de Honte et de ses articulations conceptuelles sur le plan historique, artistique et métaphorique.

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