Editions Thierry Marchaisse

  • Réparer l'intime, l'atelier de la maison des femmes Nouv.

    « Une femme sur trois est victime de violences, vous en avez forcément rencontré, peut-être sans le savoir. Je vous invite à découvrir nos guerrières de l'ombre, nos héroïnes. Ici elles parlent, créent et se recréent. » Ghada Hatem

    L'atelier d'art de Louise et Clémentine joue un rôle décisif pour la reconstruction des femmes brisées par la violence, souvent persuadées d'être des rebuts de la société. À travers la création de bijoux, la photo et le dessin, il leur permet de se réinventer, de retrouver leur estime de soi, et de reprendre le contrôle de leur vie.
    Ce livre voudrait partager l'aventure de cet atelier et le témoignage de ses participantes, leurs parcours, leurs émotions. Vous les entendrez dialoguer avec les autrices, verrez leurs créations et leurs photos, ponctuées par les éclairages de la Dr Ghada Hatem, fondatrice de La Maison des femmes.
    C'est d'une grande beauté de voir ces femmes se remettre debout. Si leurs récits font parfois désespérer de l'humanité, leur résilience redonne foi en l'être humain.

    Louise Oligny est photographe, vidéaste. Après avoir beaucoup travaillé pour la presse, elle s'est tournée vers des projets plus artistiques.
    Clémentine du Pontavice est auteure de livres et de podcasts pour enfants, illustratrice engagée et créatrice de bijoux. Dernier ouvrage paru, avec Ghada Hatem : Le sexe et l'amour dans la vraie vie (First, 2020)
    Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue-obstétricienne, est la fondatrice de la célèbre Maison des femmes à Saint-Denis (93) qui accueille depuis juillet 2016 les femmes victimes de violences. L'atelier de Louise et Clémentine y a lieu chaque semaine.

    Clémentine du Pontavice est une autrice illustratrice engagée. L'ensemble de son travail tourne autour d'une démarche citoyenne.

    Louise Oligny est photographe, vidéaste. Québécoise elle vit en France depuis plusieurs années. Après avoir beaucoup travaillée pour la presse, elle s'est tournée vers des projets plus artistique.

    Depuis quelques années, elle intervient à la Maison des Femmes au sein de l'atelier qu'elle a créé avec Clémentine du Pontavice « Réparer l'intime »

  • Confusion, désarroi, sidération : les artistes interrogés témoignent presque tous du sentiment d'«impuissance totale» qu'a d'abord provoqué la triple catastrophe de Fukushima, à la fois classique (séisme, tsunami) et inhabituelle (nucléaire).
    Mais après les premiers moments de chaos sont apparus progressivement de multiples signes de résistance et de renouveau.
    De ce point de vue, les entretiens réunis ici forment un corpus exceptionnel : pour la première fois, des artistes japonais de renommée internationale entrent en dialogue avec des artistes et des chercheurs français et disent ce qu'a changé pour eux l'événement du 11 mars 2011, aussi bien dans leur pratique artistique que, de manière plus large, dans leur façon d'être au monde ou de le concevoir.

    Michaël FERRIER est écrivain et professeur à l'Université Chuo (Tokyo), directeur du Centre de Recherches Figures de l'Étranger.

  • Tombeau pour un père -cheminot- encore un peu vivant, ces poèmes racontent la traversée des deuils, ils tentent de phraser le chagrin, la peine à vivre et la maladie du proche, désormais plongé dans le brouillard de l'oubli.Ils disent aussi ce qui y échappe, les « épiphanies », ces moments si rares où s'éclaire fugitivement quelque chose de soi, des autres ou du monde.Avec un café, pourquoi pas, et une heure devant soi, il est bon de lire dans l'ordre ce journal poétique épars, de prendre le train en compagnie de l'auteur, au rythme de ses photos.On peut en éprouver un grand calme, pas du tout désespérant.Fred Pougeard est né en 1974 à Guéret. Conteur de son métier, il est voué lui aussi aux TER, aux petites gares et aux lignes oubliées. Il dirige la compagnie l'Allégresse du Pourpre.

    Fred Pougeard est né le 18 février 1974 à Guéret. Il est conteur de son métier, toujours entre deux TER, et dirige la compagnie, l'Allégresse du Pourpre.

  • L'histoire de "La Retrouvée" raconte une conquête à double sens. Car cette maison, initialement parée de toutes les disgrâces, a dû conquérir le coeur de sa propriétaire, tandis que celle-ci s'acharnait à faire sien un lieu « qui n'était pas son genre ».Comment s'approprie-t-on une maison, un jardin ? Comment devient-on finalement habité par le lieu qu'on habite, réparé par le lieu qu'on répare ?L'exploration de ce kaléidoscope d'expériences, à la fois bien particulières et familières à beaucoup d'entre nous, fait l'objet de cet atypique récit par fragments, allant de l'anecdote drolatique à l'exploration psychanalytique, du traité de décoration à la philosophie et de la botanique à la mystique.Nathalie HEINICH est sociologue au CNRS. Elle a publié une quarantaine d'ouvrages, parmi lesquels Maisons perdues (Thierry Marchaisse 2013) et Une histoire de France (Les Impressions nouvelles, 2018), qui appartiennent à la même veine autobiographique.

    Nathalie HEINICH est sociologue au CNRS. Elle a publié près d'une quarantaine d'ouvrages, traduits en quinze langues, portant sur le statut d'auteur, les identités en crise, la sociologie et les valeurs. Elle a publié aux mêmes éditions Maisons perdues (2013) et Le Pont-Neuf de Christo (2020).

  • D'où vient notre désir d'histoires et cette propension proprement humaine à se représenter soi-même et la réalité comme un récit ? Qu'est-ce qui rend si irremplaçables les processus narratifs et les représentations qu'ils véhiculent ?Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, il faut réorienter notre point de vue. Et nous intéresser non aux formes canoniques de l'art de raconter, comme le roman ou la biographie, mais plutôt aux situations ordinaires, marginales ou pathologiques où ces formes se « troublent », voire se disloquent.Un livre fondamental, qui fait entrer la psychologie cognitive et les neurosciences dans les études littéraires et plus généralement dans les sciences humaines. Et qui montre comment elles viennent compléter les approches classiques du récit.

    /> Jean-Marie Schaeffer. Philosophe, spécialiste d'esthétique. Directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il est depuis 2016 responsable scientifique de l'Initiative de recherche interdisciplinaire structurante (IRIS) « Création, cognition, société » (Université PSL, Paris)

  • Pour retrouver l'effet d'étrangeté que produisit l'emballage du Pont-Neuf, il faut remonter dans le temps, quand Christo était encore peu connu du grand public. En 1985, le sens d'une entreprise aussi inédite, collective et éphémère, était loin d'aller de soi, en tout cas pour les non-initiés : avait-on encore affaire à un ouvrage d'art - le pont - ou bien à une oeuvre d'art ? Comment se faire une opinion ? Et fallait-il même prendre tout cela au sérieux, qui défiait autant le sens commun que la sociologie ? L'enquête menée à l'époque par Nathalie Heinich permet de s'immerger dans le Paris du premier « effet Christo ». Truffée d'anecdotes savoureuses et de documents originaux, elle offre une introduction remarquablement vivante à la question des frontières de l'art.

    Nathalie HEINICH est sociologue, directeur de recherche au CNRS. Elle a publié de nombreux articles et près d'une quarantaine d'ouvrages, traduits en quinze langues, portant sur le statut d'artis­te et d'auteur, l'art contemporain, les identités en crise, l'histoire de la sociologie, et les valeurs.
    Parmi ses derniers ouvrages : Le Paradigme de l'art contemporain. Structures d'une révolution artistique, Gallimard, 2014.

  • Est-il possible d'apporter quelques touches de couleur aux portraits convenus de Marie Curie ? Tel est le pari de ce recueil de lettres, dont les signataires viennent des sciences, des humanités et de l'art. Écrites aujourd'hui, bien qu'expédiées dans le passé, ces lettres nous rapprochent d'une femme exceptionnelle par des voies très diverses. Certaines rendent un hommage intime à l'icône au double Nobel, ou discutent au contraire savamment avec elle, d'autres encore s'attachent à nuancer certains traits de son image. Cette occasion d'abolir le temps, d'oublier les limites des identités, a démultiplié l'inventivité des messages et la portée de leurs éclairages. Ils en disent long sur notre temps et révèlent la place immense que Marie Curie occupe parmi nous. Jean-Marc LÉVY-LEBLOND est physicien et essayiste. Il dirige les collections scientifiques au Seuil et la revue Alliage. Auteurs : Françoise BALIBAR, Bernadette BENSAUDE-VINCENT, Isabelle BERGOËND, Elisabeth BOUCHAUD, Faouzia CHARFI, Catherine CLEMENT, Irène FRAIN, Etienne GUYON, Ghada HATEM-GANTZER, Eva HEMMUNGS WIRTEN, Emmanuelle HUISMAN-PERRIN, Renaud HUYNH, Joanna KUBAR, Edouard LAUNET, Michèle LEDUC, Jean-Marc LEVY-LEBLOND, Rémy MOSSERI, Nathalie PALANQUE-DELABROUILLE & Clara DELABROUILLE, Hubert REEVES, Marjane SATRAPI, Elzbieta SIKORA, SMITH et Jean-Philippe UZAN, Pierre VERSCHUEREN

    Jean-Marc Lévy-Leblond est physicien et essayiste. Il dirige les collections scientifiques au Seuil et la revue Alliage.

  • Le psy était presque parfait... une séance d'enfer avec une patiente intraitable
    « Alors je vous raconte ?
    - Pourquoi pas puisque vous semblez y tenir. Je vais tacher de ne pas vous interrompre, mais je ne vous promets rien. Selon ce que vous allez me dire, je devrai peut-être réagir.
    - Ne vous inquiétez pas. Je n'ai tué personne, je n'ai commis aucun délit, je n'ai rien fait de mal. C'est juste que je suis mal, que je me sens mal et que je veux parler. Mon histoire est banale en un sens. Je pense que vous allez même la trouver nulle, car un psy comme vous doit en entendre de toutes les couleurs. Mais j'ai vraiment besoin que vous compreniez comment je suis devenue prête à tout pour l'homme que j'aime, et ce n'est pas facile pour moi à expliquer, parce que je suis lesbienne. »

    Stéphane Rusinek est psychologue clinicien et professeur de psychologie à l'université de Lille. Spécialiste des thérapies comportementales et cognitives (TCC), il est l'auteur de plusieurs ouvrages scientifiques notamment sur les émotions. La Patiente de 17 heures est son premier roman, inspiré d'une histoire vraie, qui s'est déroulée dans son propre cabinet.

  • Comment se fait-il que certains mots nous parlent, voire semblent nous appartenir en propre ? Chaque mot "élu" par un écrivain nous livre ici une vision du monde et de la langue.
    Bien sûr, nous savons tous qu'il n'y a pas de mot parfait - ou alors tous le sont! de même que rien ne manque ni n'est en trop dans une langue. Mais l'idée est de surprendre les écrivains au travail, de saisir comment ils découpent et prélèvent leur langue dans la langue partagée.
    Après ceux consacrés aux « mots manquants » et aux « mots en trop », ce troisième dictionnaire iconoclaste vient clore une grande aventure collective, dont l'ambition est de faire découvrir la littérature contemporaine à partir de ses ateliers secrets.

    Belinda CANNONE, professeure de Littérature à l'Université de Caen, est romancière et essayiste. Elle a publié plusieurs romans (le dernier, Nu intérieur, L'Olivier, 2015) et plusieurs essais dont L'Écriture du désir (Prix de l'essai de l'Académie française, 2001), Le Sentiment d'imposture(Grand Prix de l'essai de la Société des Gens de Lettres 2005), La bêtise s'améliore (Stock, 2007), La Tentation de Pénélope (Stock, 2010). Ces derniers livres publiés sont Un Chêne (textes et photos, Le Vistemboir, 2016), S'émerveiller (essai, Stock, 2017) et La Forme du monde (essai, Arthaud, 2019).

    Christian DOUMET est professeur de Littérature à l'université Paris-Sorbonne. Outre des poèmes et ouvrages en prose, il est l'auteur de nombreux essais sur la littérature mais aussi sur l'esthétique musicale, la peinture, qui mêlent réflexion, réel et fiction. Parmi ses dernières publications : La Déraison poétique des philosophes (Stock, 2010), De l'art et du bienfait de ne pas dormir (Fata Morgana, 2012), Notre condition atmosphérique (Fata Morgana, 2014), Paris et autres déambulations, (Fata Morgana, 2016).
    Ces derniers livres publiés sont Aphorismes de la mort vive, Fata Morgana, 2018 ; L'Évanouissement du témoin, éditions Arléa, 2019.

    lls ont déjà dirigé ensemble, aux éditions Thierry Marchaisse, le Dictionnaire des mots manquants et le Dictionnaire des mots en trop.

  • Ce recueil s'est donné pour défi d'être à la hauteur du sujet qui en fait l'objet.

    On y trouvera donc des lettres de psychanalystes bien sûr et même de proches de Lacan de la première heure. Mais aussi celles d'artistes, de scientifiques, de philosophes, etc.,.et pas seulement français mais aussi étrangers.

    On y trouvera aussi et surtout des propos et des arguments inattendus, des plus loufoques au plus sérieux. Des plus intimes aux plus théoriques.

    Le tout forme un « portrait chinois » de la psychanalyse aujourd'hui, qui se confond nécessairement (pour le meilleur comme pour le pire) avec l'effet Lacan et le bilan de son enseignement.

    Laurie Laufer est née en 1964. Psychanalyste, romancière pour la jeunesse, elle est professeure en psychopathologie à l'Université de Paris et directrice du Centre de recherche Psychanalyse, Médecine et Société. Elle est l'auteure de L'Énigme du deuil, (PUF, 2006). Avec Florence Rochefort , elle a dirigé le recueil Qu'est-ce que le genre ? (Payot 2014), et avec Amos Squverer Foucault et la psychanalyse (Herman, 2015).

  • Anne Dufourmantelle a péri le 21 juillet 2017 pour sauver des enfants de la noyade en Méditerranée, dont le propre fils de l'auteur.Elle était psychanalyste, philosophe, romancière, auteure d'une oeuvre reconnue de par le monde. Sa notoriété culturelle ne suffit pourtant pas à expliquer l'émotion considérable qui s'est répandue à l'annonce de sa mort, en France et au-delà, jusqu'auprès de gens qui ne l'avaient jamais lue ni entendue.Ce récit de chagrin livre le portrait d'une femme exceptionnelle, en même temps qu'il médite sur les rapports père-fils, l'origine du sacré et l'aura d'un être qui avait « la passion de l'amitié ».« Ses traits s'étiraient dès qu'elle voyait autrui heureux. Il n'y a pas beaucoup de gens qui nous donneraient envie d'être heureux rien que pour les rendre heureux. »

    Jean-Philippe Domecq est romancier et essayiste. Il a publié une trentaine d'ouvrages, dont Robespierre, derniers temps (Folio Gallimard), Comédie de la critique. Trente ans d'art contemporain (Agora Pocket), Le jour où le ciel s'en va (Fayard).
    Parmi ses derniers titres parus : Le Livre des jouissances (Pocket, « Agora », 2017). Deuxième chambre du monde (Safrand 2017). Qu'est-ce que la Métaphysique Fiction ? (Safran 2017)

  • Lors des deux septennats de Mitterrand, les cartes du monde furent rebattues comme on n'avait jamais pu l'imaginer. La chute du communisme, l'éclatement du bloc soviétique, l'implosion de l'URSS... On mesure mal aujourd'hui ce retournement d'histoire.
    Le monde depuis 1945 était partagé en deux blocs, armés jusqu'aux dents, et leur face-à-face soumettait le reste de la planète. L'incroyable bouleversement accompli, on put rêver, comme jadis l'abbé de Saint- Pierre, à une paix perpétuelle. Une sorte de « fin de l'Histoire » se réalisait par la victoire de la société libérale et démocratique - un modèle sur lequel s'aligneraient bientôt tous les États du monde. Il fallut vite déchanter.

    "On lit ses souvenirs encore chauds, ses notes au jour le jour, comme un roman, parce qu'ils érigent un type littéraire nouveau, que je sache : l'historien comme militant impossible." Paul Veyne

    Michel Winock est un des rares grands historiens français à avoir tenu son Journal toute sa vie. Ce second volume en poursuit l'édition, et fait suite à Journal politique. La République gaullienne, 1958-1981 (Thierry Marchaisse, 2015).

    Michel Winock est historien, spécialiste de la France contemporaine. Professeur émérite à Sciences Po, il a été aussi éditeur au Seuil, où il a fondé deux collections et la revue L'Histoire.
    Il est notamment l'auteur du Siècle des intellectuels (prix Médicis essai 1997), des Voix de la liberté (2001), salué par l'Académie française, de Madame de Staël (prix Goncourt de la biographie 2010), de François Mitterrand (prix du sénat 2015 du Livre d'histoire). Aux éditions Thierry Marchaisse, il a notamment publié Journal politique. La République Gaullienne 1958-1981.

  • Venise au printemps 1978. Un petit voyou visite la ville dans le sillage d'un Socrate alcoolique et d'une jeune comtesse aussi séduisante qu'imprévisible.
    Ebloui par ses découvertes, obsédé par l'énigme que pose une tombe ancienne, Isidore traverse cette période comme un somnambule égaré dans le temps, sur les traces de fantômes d'un autre siècle. Sans soupçonner que ses compagnons ne sont pas là seulement pour faire du tourisme. Sans s'apercevoir que l'Italie vit des heures sombres, au diapason des Brigades Rouges et de l'enlèvement d'Aldo Moro.

    Michel Paulet est né en 1953. De la mise en lumière à la scénographie, en passant par l'écriture de pièces de théâtre, il a fait à peu près tous les métiers du spectacle. Si j'ai le coeur étroit est son premier roman.

  • Comment ? s'entend-on déjà reprocher, des mots en trop ? Mais les mots, on en manquerait plutôt.
    Et pourtant. Âme, artiste, coach, communauté... ils sont légion ceux qui éveillent notre résistance intime à tout ce qu'ils charrient d'affects, d'idéologie, de pseudo-concepts - notre résistance mais pas celle du voisin !
    Quarante-quatre écrivains explorent ici les raisons pour lesquelles ils renâclent devant certains mots, et leurs réflexions critiques témoignent autant d'un état de la langue que des poétiques et des enjeux de notre temps.
    Une expérience littéraire qui vient compléter, en l'inversant, celle du Dictionnaire des mots manquants.
    Auteurs : Malek ABBOU, Jacques ABEILLE, Mohammed AÏSSAOUI, Jacques ANCET, Marie-Louise AUDIBERTI, Michèle AUDIN, Olivier BARBARANT, Marcel BÉNABOU, Jean BLOT, Jean-Claude BOLOGNE, François BORDES, Lucile BORDES, Mathieu BROSSEAU, Belinda CANNONE, Béatrice COMMENGÉ, Thibault Ulysse COMTE, Seyhmus DAGTEKIN, Louis-Philippe DALEMBERT, Rémi DAVID, Erwan DESPLANQUES, Jean-Philippe DOMECQ, Christian DOUMET, Renaud EGO, Eric FAYE, Caryl FÉREY, Michaël FERRIER, Philippe GARNIER, Simonetta GREGGIO, Cécile GUILBERT, Hubert HADDAD, Isabelle JARRY, Cécile LADJALI, Marie-Hélène LAFON, Sylvie LAINÉ, Frank LANOT, Fabrice LARDREAU, Mathieu LARNAUDIE, Linda LÊ, Guy LE GAUFEY, Jérôme MEIZOZ, Christine MONTALBETTI, Christophe PRADEAU, Marlène SOREDA, Abdourahman A. WABERI.

    Belinda Cannone est romancière et essayiste. Elle enseigne la littérature à l'université de Caen. Elle a publié des romans (le dernier, Nu intérieur, aux éditions de L'Olivier) et plusieurs essais dont L'Écriture du désir (Prix de l'essai de l'Académie française, 2001), Le Sentiment d'imposture (Grand Prix de l'essai de la Société des Gens de Lettres 2005), La bêtise s'améliore (Stock, 2007), S'émerveiller (Stock, 2017). Elle a codirigé le Dictionnaire des mots manquants (Thierry Marchaisse, 2016).
    Christian Doumet est poète et essayiste. Il enseigne la littérature à l'université Paris-Sorbonne. Il a publié notamment La Déraison poétique des philosophes (Stock, 2010), De l'art et du bienfait de ne pas dormir (Fata Morgana, 2012), L'attention aux choses écrites (Cécile Defaut, 2014), Paris et autres déambulations (Fata Morgana, 2016). Il a codirigé le Dictionnaire des mots manquants (Thierry Marchaisse, 2016).

  • Le harcèlement des femmes dans les transports en commun, et tout particulièrement des très jeunes filles, est une réalité quotidienne largement taboue au Japon.
    On appelle « tchikan » ces prédateurs et leur forme d'agression sexuelle par attouchement. Ce sont des hommes ordinaires, de tout âge, des salaryman en costume cravate, qui opèrent dans la foule compacte aux heures de pointe. Personne ne les voit ou ne veut les voir, et les familles, tout comme la société, restent dans le déni de cette violence masquée.
    Kumi Sasaki en a été victime toute son adolescence, dès l'âge de douze ans, et c'est son histoire à hauteur d'enfant, illustrée de ses dessins, qui nous est racontée ici.

    Kumi Sasaki est née en 1984 au Japon, où elle a vécu plus de vingt ans. Elle habite en France depuis une dizaine d'années.
    Emmanuel Arnaud est né en 1979 et vit à Paris. Il a publié plusieurs romans chez Métailié dont Le théorème de Kropst (2012), Topologie de l'amour (2014) et, pour la jeunesse, aux éd. du Rouergue. Il connaît très bien le Japon. Il y a vécu et a fait une thèse sur ses réseaux ferroviaires.

  • Si la fécondité du dialogue franco-allemand n'est plus à prouver, il semblerait que la littérature allemande pour la jeunesse demeure relativement peu connue, voire méconnue en France. Tel n'a pas toujours été le cas : au XIXe siècle, les écrivains allemands font figure de modèles, ils sont traduits, imités et une certaine comtesse de Ségur en fait l'éloge auprès de son éditeur.
    Cette Histoire de la littérature allemande pour la jeunesse propose une synthèse chronologique qui, des origines aux années 2000, indique les principales tendances, les évolutions, les auteurs et les livres de référence qui ont accompagné des générations de jeunes lecteurs. Introduction à plusieurs siècles de littérature, cet ouvrage est une invitation à la découverte et à la lecture pour tous les amateurs d'histoire, de livres et de culture d'enfance.

  • Où l'on apprend que le jeune Gustave était mauvais en maths, que même un singe peut écrire au Maître, que son facteur a perdu des plis en route, que ses admirateurs et admiratrices souffrent de bovarysme, qu'il n'habite plus à l'adresse indiquée...
    Dans le carnet d'adresses de Flaubert, on dénombrait jusqu'à présent 279 correspondants. Ce chiffre dépasse désormais les 300, grâce à ces lettres d'épistoliers inattendus, qui sont autant nos contemporains que les siens.
    « Je pense souvent avec attendrissement aux êtres inconnus, à naître, étrangers, etc., qui s'émeuvent ou s'émouvront des mêmes choses que moi. Un livre, cela vous crée une famille éternelle dans l'humanité. Tous ceux qui vivront de votre pensée, ce sont comme des enfants attablés à votre foyer. »
    Flaubert, lettre à Louise Colet

    Yvan Leclerc est professeur émérite à l'université de Rouen. Spécialiste de Flaubert, il a aussi édité ses manuscrits et sa vraie correspondance.

    Auteurs : Jeanne Bem, Pierre Bergounioux, Belinda Cannone, Philippe Delerm, Benoît Dufau, Philippe Dufour, Joëlle Gardes, Sebastián García Barrera, Patrick Grainville, Yvan Leclerc, Philippe Le Guillou, Jean-Marc Lévy-Leblond, Benoît Melançon, Christine Montalbetti, Ramona Naddaff, François Priser, Daniel Sangsue, Michel Schneider, Posy Simmonds, Philippe Vilain, Vincent Vivès, Michel Winock, Fawzia Zouari, Anonyme.

  • Que sont devenus les Grands Hommes et les Grandes Femmes, qui servaient de modèles à la société Baruya, avant que les « Blancs » ne la découvrent et ne la soumettent à leur ordre ? Et les « secrets des hommes », existent-ils encore ?
    Pour décrire les transformations de cette petite société tribale, Maurice Godlier a pris le parti de raconter les circonstances qui l'ont conduit, dans les années 60, à vivre et à travailler chez les Baruya, puis à inviter de jeunes collègues à venir le rejoindre en Nouvelle-Guinée.
    On verra ainsi comment le métier d'anthropologue lui-même s'est transformé au fil du temps, et ce que lui ont apporté la photographie et le cinéma. Mais on pourra surtout mesurer précisément ici - dans la durée - les effets conjoints du capitalisme et du christianisme mondialisés.

  • « La vie dans le Groupe Nomade, c'est quelque chose de très intéressant à approfondir, et même de très important, toute la relation coloniale s'est construite là. Vous n'en trouverez rien dans les archives car on ne parlait pas de notre vie quotidienne dans nos rapports. Tous ces gens qui étaient avec nous... il y avait du monde au GN ! Et de tout ça, il ne reste aucune trace. »Jean du Boucher, officier de la petite noblesse gasconne, raconte ici la conquête du territoire des grands nomades Rgaybat, à laquelle il a pris part dans les années 30, et comment il est tombé sous le charme de ces « Salopards » qu'il rêvait de combattre. Devenu un fin connaisseur des savoirs sahariens, il est resté toute sa vie éperdument amoureux de la Mauritanie, cette Antinéa des sable à la beauté impitoyable.« C'était ça qui me fascinait : vivre en nomade parmi les nomades, conquérir tous ces espaces, caracoler en d'Artagnan du désert. Le pouvoir de fascination du Sahara sur les officiers méharistes... c'est quelque chose. Moi, je l'ai vécu. Pas vous ? »

  • Ces dix portraits en forme d'entretiens sont nés d'une volonté de rapprocher l'art moderne d'un large public.
    Ils ont été conçus dans un constant souci de clarté et relus par leurs modèles : Jean Arp, Marc Chagall, Josef Albers, Naum Gabo, Henry Moore, Alberto Giacometti, Hans Hartung, Victor Vasarely, Alfed Manessier, Jesus-Rafael Soto.
    Enracinant l'expérience esthétique de ces artistes dans leur vie, partageant discrètement leur quotidien, Jean Clay restitue à merveille les aspects les plus émouvants de leurs démarches, comme leur part d'aventure humaine.
    Jean Clay est critique et éditeur. Il a fondé la revue Robho, puis la revue Macula (avec Yve-Alain Bois), avant de diriger jusqu'en 2011 les éditions du même nom. Il a notamment publié chez Macula une édition annotée des Écrits du peintre américain Barnett Newman. Il a été pendant quinze ans le critique d'art de la revue Réalités.

  • "De loin, ça ressemble à un grabouillage, de près c'est de la schizo-philosophie, drôle. Tout étant dans tout, comme d'hab', la Petite Personne c'est toi quand t'es introspectif, mais c'est aussi l'auteur se roulant en boule sur lui-même; ça se prend pour Dieu et pour rien, c'est du haïku en dessin, minimaliste, incomparable car vraiment original... et surtout irracontable en dix lignes. Faut voir !" Charlie Hebdo

  • Le constat est sans appel : les institutions de la Ve République se trouvent, aujourd'hui, au coeur de ce qu'il est convenu d'appeler la « crise ». Que faire lorsque cette crise devient si profonde qu'elle mine le lien social et remet en cause l'idée même de représentation ?Formé à l'initiative du Président de l'Assemblée nationale, M. Claude Bartolone, co-présidé par l'historien Michel Winock, regroupant des parlementaires de tous les groupes politiques et des personnalités issues d'horizons très divers, le groupe de travail sur l'avenir des institutions a mené, pendant plus d'un an, une large réflexion sur ce thème.Fruit de ce travail, ce rapport propose un état des lieux de la situation politique et institutionnelle de la France et avance dix-sept propositions pour restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il se veut une « boîte à outils », une contribution au grand débat que chacun attend sur le fonctionnement de notre démocratie. Aux citoyens de s'emparer désormais de ces propositions.

  • « SA FIN SEMBLE DONNER RAISON À SES DÉTRACTEURS. Lacan s'y est montré méchant, tricheur, passant à l'acte avec violence. Faut-il en conclure que c'était là le fond du bonhomme, toujours voilé par la courtoisie ? Quelle différence, en tout cas, avec la mort de Freud, après sa si terrible maladie. Mort discrète, mort voulue.Quoi qu'il en soit, Lacan sera toujours, pour moi, l'objet d'une infinie gratitude et d'un infini respect. Au cours de toutes ces années, je n'ai jamais émis le moindre jugement sur Jacques Lacan. Je ne vais pas commencer. Je n'ai d'ailleurs jamais su s'il avait une opinion sur moi, parmi toutes ses ouailles, et encore moins laquelle.Le plus personnel des jugements dont il m'ait fait part c'est : "Vous devriez prendre comme emblème le lierre ; la fidélité est un de vos points de base. Vous savez bien : je meurs où je m'attache..." De fait, il est certain que si je tiens encore le coup, c'est parce que, comme les vieux lierres, je reste bien accrochée au monolithe facétieux qu'il a été. »

  • La gloire d'Alan Turing commence vers la fin du XXe siècle, bien longtemps après sa mort.Il aura donc fallu attendre l'informatisation du monde, la divulgation de ses activités de décryptage durant la Seconde Guerre mondiale et la levée des tabous sur l'homosexualité, pour que son génie mathématique déploie enfin toutes ses dimensions scientifiques, culturelles et personnelles.Ses recherches très variées, et notamment sa célèbre machine, sont loin d'avoir donné tous leurs fruits. Nous vivons en partie dans une sorte d'« espace de Turing » mal connu, que les lettres rassemblées ici explorent avec humour, savoir et affection. Jean-Marc Lévy-Leblond est physicien et essayiste. Il dirige les collections scientifiques au Seuil et la revue Alliage.Auteurs : Henri ATLAN, Ali BENMAKHLOUF, Pierre BERLOQUIN, Catherine BERNSTEIN, Gérard BERRY, Pierre CASSOU-NOGUÈS, Jean-Paul DELAHAYE, Jean DHOMBRES, Jean-Pierre DUPUY, Nazim FATÈS, Jean-Gabriel GANASCIA, Sylvie LAINÉ, Jean LASSÈGUE, Jacques LECLAIRE, Hervé LE GUYADER, Laurent LEMIRE, Ignazio LICATA, Giuseppe LONGO, François NICOLAS, Odile PAPINI, Jean-François PEYRET, François RIVENC, Sara TOUIZA-AMBROGGIANI.

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