Editions Wombat

  • Savez-vous que Flipper le dauphin est en réalité un obsédé sexuel qui saute sur tout ce qui bouge, quilles de navires compris ? Que le poisson-clown, héros du Monde de Nemo, change de sexe à volonté pour trouver des partenaires ? Que les cris d'extase trop « humains » des tortues des Galapagos empêchaient Darwin de dormir ? Que le panda géant se reproduit mieux en matant des films pornos ? Et que le macaque est même prêt à payer pour en voir ?

    C'est trop tard : si vous lisez ce texte, vous le savez désormais et ne pourrez plus regarder ces mignonnes petites bestioles du même oeil. Du panda à l'albatros, en passant par le chimpanzé, le rhinocéros ou la girafe, ce texte instructif et hilarant, signé par l'un des meilleurs humoristes anglais, est illustré avec humour par Florence Cestac.

    Né en 1975 à Londres, Gideon Defoe suit des études d'anthropologie et de zoologie, avant de se lancer dans l'écriture avec la série de romans humoristiques Les Pirates ! (5 tomes, Le Dilettante & Wombat) qui connaît un succès international et est adaptée en film d'animation par Peter Lord (Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout). Cet héritier de Will Cuppy et des Monty Python ramène parallèlement sa science en signant Le Sexe tout bête, essai humoristique sur la sexualité des animaux.

  • La vie est devenue trop dure : tout le monde jette l'éponge.

    Présidents, psychiatres, cosmonautes, chirurgiens, parents, enfants, CRS, PDG, artistes, tous s'effondrent.

    Dans ces lettres de burn-out, chacun revendique alors son droit au lâcher prise et au parler vrai. Car l'écroulement est un moment de lucidité. Ces courriers disent enfin tout, avec une sincérité frontale dont notre époque n'a pas l'habitude. Or, dans notre société de la performance, le véritable courage n'est-il pas de craquer ?

    Né en 1960 à Bordeaux, Jean-Luc Coudray écrit des nouvelles, récits, essais, textes humoristiques, poésies, strips, etc. Comme scénariste, il a travaillé avec Moebius, Lewis Trondheim, son frère Philippe Coudray ou encore Isabelle Merlet (L'Amusant Musée, Wombat, 2019).
    Il a publié une cinquantaine de livres, parmi lesquels les textes Le Guide philosophique de l'argent (Le Seuil), Monsieur Mouche (i éditions) et Lettres d'engueulade (L'Arbre vengeur, 2011, 2014).

  • Abe, Noir américain du début du XXe siècle, n'aura connu qu'une brève vie d'injustice lorsqu'il meurt à 27 ans. Expédié en Enfer (zone USA), il constate stupéfait que les Noirs y sont privilégiés sur les Blancs pour mieux les faire souffrir. Abe profite de cet éternel séjour pour s'instruire et comprendre les racines des problèmes de son pays.
    Sympathisant avec un Blanc, Dave, ex-éclaireur de la conquête de l'Ouest scalpé par les Indiens au XIXe siècle, Abe convainc le Diable de les renvoyer tous deux dans l'Amérique de 1938. Séparés, mais promettant de se retrouver, les deux amis vont alors suivre des chemins très différents.
    Satire sociale féroce sous la forme d'une farce burlesque, Un Américain en enfer attaque frontalement et de manière originale l'essence même du « rêve américain ».

    Cinéaste, acteur, musicien et écrivain, Melvin Van Peebles est né en 1932 à Chicago. À Paris au début des années 1960, il rencontre Chester Himes, puis Cavanna et collabore à la revue Hara-Kiri, où il prépublie Le Chinois du XIVe illustré par Topor (Wombat, 2015). De retour aux États-Unis, il continue d'écrire et réalise plusieurs longs-métrages, dont Sweet Sweetback's Baadasssss Song (1971), le film fondateur du cinéma de « Blaxploitation ». Âgé de 87 ans, Melvin vit aujourd'hui à New York.

  • Ce recueil original rassemble six nouvelles et novellas inédites en français d'Edogawa Ranpo. Publiées sur plus de trente ans, entre 1926 et 1955, elles reflètent ses thèmes fétiches de la passion obsessionnelle et d'une fascination amoureuse aux accents morbides, parcourues d'un frisson d'étrangeté caractéristique de l'oeuvre de l'auteur.

    Contes noirs et fantastiques, dans la lignée d'Henry James et d'Edgar Poe, ces récits hypnotiques explorant les figures de la poupée (« Un amour inhumain ») ou de la femme fantôme (« L'abri antiaérien ») frappent par leur profonde modernité.

    La passion amoureuse en particulier s'y dévoile dans tout son absolu, éclairant les recoins les plus sombres de la nature humaine.

    Edogawa Ranpo (1894-1965) est le maître de la littérature policière et fantastique japonaise des années 1920-50. Assumant ses influences occidentales (Poe, Wells, Doyle...), Ranpo insuffle à ces genres un ton unique mêlant érotisme, perversion, grotesque et macabre, dans des textes comme La Chenille, La Bête aveugle ou Le Lézard noir, devenus des classiques. Père du mouvement « ero guro nansensu », son influence marquera aussi le cinéma (de Masumura à Schroeder) et le manga (Maruo).

  • Partir en vacances en famille ? Quelle idée absurde ! Quels parents seraient assez irresponsables pour exposer leurs enfants (les êtres qu'ils aiment le plus au monde) aux coups de soleil, aux accidents de ski, à la fatigue, au froid, à la constipation, à la turista, aux arnaques, aux crocodiles et aux fourmis carnivores ? Qu'on aille à la campagne, à la montagne, à la mer, à la capitale ou à l'étranger, mille détails sont à régler, mille pièges à éviter...
    Mais si, malgré tous les dangers, vous voilà sur le départ, ce livre offre une mine de conseils précieux, d'infos véridiques et de témoignages choc pour vous accompagner dans cette aventure.
    Après le succès de L'Élevage des enfants, les inénarrables Prelle & Vincenot signent un nouveau guide hilarant pour parents dépassés.

    Emmanuel Prelle et Emmanuel Vincenot ont été enfants de 1969 à 1987. Depuis, ils ont écrit en collaboration plusieurs livres d'humour, parmi lesquels L'Anticyclopédie universelle (Mille et Une Nuits), parlant de tout et plus encore, L'Anticyclopédie du cinéma puis Nanar Wars (Wombat), explorant le cinéma de A à Z et pire encore, et L'Élevage des enfants (Wombat, 2014), déjà consacré aux bambins et salué par un éclat de rire unanime.

    Florence Cestac est lauréate du Grand Prix d'Angoulême 2000.

  • Dans une ville inconnue d'Europe de l'Est, un homme esseulé et exilé de Paris, qui ne comprend pas la langue locale, erre par les rues... Honteux de sa corpulence, il fait pourtant diverses rencontres féminines, qui vont le conduire à se blesser le pied gauche. De cette plaie purulente, il ne tarde pas à tirer un étrange plaisir : car dans ce pied apparaît Suzanne, son amour disparu... Ce conte noir à l'ambiance « kafkaïenne » (on pense ici au Château) bascule alors dans une histoire d'amour fou très « toporienne ».

    Après Le Locataire chimérique (1964) et Joko fête son anniversaire (1969), Portrait en pied de Suzanne (1978) vient clore dans l'oeuvre de Topor sa « trilogie noire » romanesque, placée sous le signe de Kafka.

    Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, cinéaste, acteur, etc., Roland Topor (1938-1997) dessine pour Hara-Kiri, reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961 et cofonde le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles et des pièces de théâtre. Du film d'animation La Planète sauvage à Marquis, en passant par Palace et Téléchat, il marquera de son humour noir le cinéma et l'audiovisuel.

  • Le commandant Robin est expédié au pôle Sud par un magnat de la presse nommé Herbst. Équipé de tout sauf du nécessaire, le navigateur se trouve embarqué dans une aventure « bipolaire » et scénarisée à son insu. Car la prétendue entreprise scientifique se révèle être une gigantesque opération publicitaire, où l'on croise de biens drôles d'oiseaux, de la starlette Cynara au pingouin alcoolique Jake.
    Parodie burlesque du récit de la première expédition de Richard Byrd (1928-1930), Tous au pôle ! s'attaque aux dérives des nouveaux médias de son époque (le cinéma et la radio) qui se mettent au service de l'information-spectacle. En ces temps de chaînes d'infos en continu et de voyages spatiaux sponsorisés, cette critique visionnaire du tourisme aventurier n'a rien perdu de son mordant.

    Wolcott Gibbs (1902-1958) travailla comme éditorialiste, critique de théâtre et parodiste pour le New Yorker de 1928 jusqu'à sa mort. En plus de son roman satirique Tous au pôle ! (1931), il a publié une pièce de théâtre, Season in the Sun (grand succès à Broadway) et trois recueils d'articles humoristiques. De cet incurable misanthrope, Harold Ross, son employeur, avait coutume de dire : « Il n'aime peut-être rien, mais il sait tout faire. »

  • Comment ridiculiser son cancer ou arrêter de fumer pour de bon ? En se suicidant, bien sûr !
    « La vie augmente, la mort reste abordable », constate à juste titre Roland Topor dans ce recueil de cent aphorismes aussi cyniques qu'amusants.
    Ces Cent bonnes raisons pour me suicider tout de suite sont suivies d'un précieux guide détaillant Douze possibilités d'échapper à Noël, à travers des solutions originales et tout aussi radicales, comme « Devenir bouddhiste ou musulman » ou « Perdre la mémoire en se tapant sur la tête ».
    Un pétillant recueil inédit de mauvais esprit et d'humour noir, signé par le grand rire de Topor.


    Roland Topor (1938-1997) : dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre et Hara-Kiri), il reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961 et cofonde le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique (1964), sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts.
    Du long-métrage d'animation La Planète sauvage (avec R. Laloux, prix spécial du Jury à Cannes en 1973) au meilleur film sur Sade, l'étonnant Marquis (avec H. Xhonneux, 1988), en passant par les émissions télévisées Merci Bernard, Palace et Téléchat, il marquera également de son empreinte le cinéma et l'audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde, toujours relevées d'un humour noir féroce.

  • De la guerre d'Indo à Charlie hebdo, la vraie vie du trublion d'Hara-Kiri
    « Il n'y avait pas deux mecs assez fous pour mener cette bande de sauvages ! Il n'y avait que Choron, encore plus sauvage que les autres, qui pouvait mener une bande de dingues pareils ! » (Georges Bernier)

    D'une authenticité sans fard, les mémoires tragicomiques de Georges Bernier, alias le Professeur Choron, livrent une hallucinante et réelle contre-histoire de la France des années 1930 aux années 1990. Va-nu-pieds issu d'une famille modeste, ouvrier itinérant puis voyou, arnaqueur, proxénète ou gigolo, Bernier raconte sa jeunesse misérable et la sale guerre d'Indochine, où il s'engage de 1949 à 1952. Réformé de l'armée pour tuberculose, il croise sur le pavé de Paris la route de François Cavanna avec qui il créera Hara-Kiri (1960-1985) puis Charlie hebdo (1970-1982).
    De Cavanna à Reiser et Wolinski, de son pote Coluche à sa fille Michèle Bernier, de l'Olympia à Canal +, ce Diogène moderne, d'une totale intransigeance, qui révolutionna la presse et l'humour français, retrace dans cette virulente et hilarante autobiographie, qui se dévore comme un roman, un destin d'homme, d'éditeur, d'artiste et de libre penseur exceptionnel.

    Né dans un petit village de Champagne-Ardenne, Georget (dit Georges) Bernier (1929-2005) s'engage dans l'armée en 1948 et traverse les horreurs de la guerre d'Indochine. De retour à Paris, ce meneur d'hommes exceptionnel rencontre François Cavanna, avec qui il fonde la désormais légendaire revue Hara-Kiri (1960-1985) puis le groupe des éditions du Square, qui verra naître Charlie hebdo en 1970, ainsi que La Gueule ouverte (première grande revue écolo) et les revues de BD Charlie mensuel, Surprise, BD...
    En 1962, il invente pour un roman photo le Professeur Choron, personnage inclassable, bricoleur pince-sans-rire au comique noir absurde, qui scandalise les spectateurs de l'émission de Jean-Christophe Averty « Les Raisins verts » (sur l'ORTF) en les incitant à briser leur télé ou à passer des bébés à la moulinette. Créateur des Jeux de con et des inénarrables Fiches bricolage, qu'il réalisera plus tard en sketches pour Canal +, cet excellent chansonnier se produisit à l'Olympia en 1981.
    Épaulé par toute la bande d'Hara-Kiri, le Professeur Choron, prince des provocateurs, anar et dionysiaque, incarna quarante ans durant l'esprit « bête et méchant » qui révolutionna l'humour français, de Coluche à Groland.

  • L'essai le plus éclairant et le plus décapant sur la « galaxie Hara-Kiri »

    Il y a deux types de rire : le petit rire né de la soumission aux limites - incarné par le « chroniqueur » actuel, mi-humoriste, mi-valet du pouvoir - et le grand rire né de la confrontation à l'illimité, de la mise en pièces de nos conditionnements. Le Professeur Choron provoquait un grand rire. Il était un samouraï, une figure théâtrale de violence et de distinction. Tous les Chevaliers sauvages est un voyage dans le Japon, la France et les États-Unis de l'après-guerre, en quête des véritables guerriers du comique. Un tombeau de l'humour et de la guerre, où l'on croisera les figures de Mishima, Choron, Cavanna, Fred, Topor, Reiser, Gébé et Andy Kaufman, valeureux héros d'une époque révolue où l'humour fonctionnait comme un substitut à la guerre.
    Cet essai précurseur sur la « galaxie Hara-Kiri » est ici augmenté d'un texte inédit consacré à Georges Wolinski.

    Figure culte de la réflexion artistique contemporaine, écrivain, vidéaste (Stupor Mundi, avec Thomas Bertay), chroniqueur dans « Mauvais Genres » sur France Culture, collaborateur de la revue MLQ à L'Association, Pacôme Thiellement est l'auteur de nombreux ouvrages sur la pop culture.
    De la musique (Poppermost sur les Beatles, Économie eskimo sur Frank Zappa, Cabala sur Led Zeppelin...) aux séries TV (Les Mêmes Yeux que « Lost », Trois Essais sur « Twin Peaks »...), en passant par le cinéma, la BD ou la littérature, ses textes fulgurants et stimulants sont accueillis avidement par une communauté éclectique de plus en plus grande de fans, lecteurs et complices.

  • À l'issue de la 12e Guerre mondiale, la civilisation s'est effondrée, les chiens ont quitté leurs anciens maîtres, toutes les forêts et les jardins ont été détruits et l'amour a fui le monde. Un jour, pourtant, une jeune fille découvre la dernière fleur subsistant sur terre et décide d'en prendre soin...

    En 1939, alors qu'éclate la Seconde Guerre mondiale, James Thurber dessine pour sa petite fille Rosemary, âgée de 7 ans, cette émouvante « parabole en images » (véritable « roman graphique » avant l'heure), pour lui raconter les cycles de la guerre, de la paix et de l'amour, à travers la résilience d'une simple petite fleur. Un conte écologiste et pacifiste, grave et tendre, mais enjoué et d'une délicate sagesse, traduit en français en 1952 par Albert Camus.

  • Les tribulations loufoques d'une famille farfelue - grand-père et chien compris - signées par l'un des maîtres de l'humour anglo-saxon

    « Quand j'atteindrai quarante ans, mes facultés se seront peut-être repliées, telle la corolle des fleurs au crépuscule, me laissant incapable d'écrire mes mémoires en y mettant la dose idoine de sobre inexactitude, ou alors, étant venu à bout de la tâche, incapable d'aller les porter à mon éditeur... »
    C'est donc en pleine force de l'âge, dès les années 1930 dans les pages du New Yorker, que l'auteur fait paraître Ma chienne de vie, autobiographie loufoque et illustrée racontant sa jeunesse au sein d'une famille farfelue de l'Ohio.
    De l'effondrement du lit paternel à la visite nocturne de bien étranges fantômes, des lubies du chien Muggs à celles d'un grand-père frappadingue hanté par la guerre de Sécession, James Thurber transfigure les petits événements de la vie en minuscules épopées tendres, drôles et cocasses.

    Écrivain et dessinateur, pilier de la rédaction du New Yorker durant plus de trente ans, James Thurber (1894-1961) fut un des grands talents de l'âge d'or du magazine, aux côtés de Robert Benchley, S. J. Perelman et Dorothy Parker.
    Si les textes d'humour de Thurber sont devenus des classiques constamment réédités dans les pays anglo-saxons, son style graphique sensible et naïf, très précurseur, eut aussi un impact considérable sur le dessin minimaliste d'après-guerre, de Charles Schulz et Jules Feiffer à Sempé.
    James Thurber est par ailleurs l'auteur de La Vie secrète de Walter Mitty (adapté plusieurs fois au cinéma, de Norman McLeod en 1947 à Ben Stiller en 2014) ainsi que de La Dernière Fleur, conte graphique traduit par Albert Camus (rééd. Wombat, 2018).

  • Connaissez-vous le Star Wars turc ? Le King Kong indien ? La Batwoman mexicaine ?... Nanar Wars présente les plus étonnants piratages de grands succès hollywoodiens hors des USA, soit plus d'une trentaine de films tous plus délirants, fauchés et kitsch les uns que les autres : le Rambo argentin, un E.T. espagnol, la version bollywoodienne de Zorro (avec ses numéros dansés), la copie hongkongaise de Robocop, mais aussi Tijuana Jones, Rambito y Rambón et Jarry Putter... Entre autres titres, car l'énergie des faussaires est sans limites et leur production surabondante.

    Ce livre coloré et cocasse offre en filigrane une réflexion amusée sur les chemins surprenants que peut prendre la mondialisation culturelle, ainsi qu'un plaidoyer vibrant pour l'adhésion du Bangladesh à l'Union européenne.

    Emmanuel Vincenot et Emmanuel Prelle ont écrit en collaboration plusieurs livres d'humour, parmi lesquels l'Anticyclopédie universelle (Mille et une nuits), Le Grand Livre du futur (Mille et une nuits), L'Élevage des enfants (Wombat ; rééd. J'ai Lu) et l'Anticyclopédie du cinéma (Wombat).
    Passionnés et collectionneurs de cinéma Z, ils ont également collaboré au magazine Cinéastes (mais aucun cinéaste n'a jamais voulu collaborer avec eux).

  • « À la gare de Victoria, l'officier chargé des transports me remit un laissez-passer, une plume blanche et un portrait d'Hitler sur lequel on pouvait lire "Voici votre ennemi". Je fouillai dans tous les compartiments, mais il n'était pas dans le train... » En septembre 1939, Spike Milligan, jeune Londonien de 21 ans, reçoit du gouvernement de Sa Gracieuse Majesté un carton l'invitant à participer à la guerre. Cramponné à son doudou, il est arraché à la douceur d'un foyer des plus loufoques et envoyé comme opérateur radio sur la côte sud de l'Angleterre ; il s'y illustre d'emblée en tentant d'abattre un avion nazi à l'aide d'une simple brique... Mais, très vite, l'artilleur Milligan préfère se prélasser sur son lit de camp, jouer de la trompette et se laisser aller aux plaisanteries et aux farces de caserne, avant d'être envoyé manu militari sur le front d'Afrique du Nord... Avec un humour irrésistible, Spike nous décrit les personnalités, les chefs, les petites et les grandes manoeuvres de son unité indisciplinée et goguenarde, transformant le « comique troupier » en grand art. Né en Inde, irlandais d'origine, SPIKE MILLIGAN (1918-2002) est considéré comme le plus grand auteur comique anglais de la seconde moitié du XXe siècle, aussi populaire en Grande-Bretagne qu'un Coluche ou un Desproges en France. Jeune soldat pendant la Seconde Guerre mondiale, puis musicien dans un orchestre de jazz, il devient dans les années 1950 le scénariste et la vedette, avec Peter Sellers et Harry Secombe, du « Goon Show », émission radio déjantée de la BBC, admirée aussi bien par Marcel Gotlib que par les Monty Python (« Spike Milligan est notre Dieu à tous », dixit John Cleese). Comédien et écrivain prolifique, auteur de nombreux pastiches (de la Bible à Robin des Bois) et de plusieurs romans (dont Le Règne hystérique de Siffoney Ier, roi d'Irlande, Wombat, 2015), il inaugurait avec Mon rôle dans la chute d'Adolf Hitler ses « Mémoires de guerre », son oeuvre la plus lue outre-Manche. Marqué à jamais par la guerre, Spike Milligan souffrira toute sa vie de dépression et laissera à sa disparition en 2002 cette fameuse épitaphe : « Je vous avais bien dit que j'étais malade ! »

  • Si la planète Nakamura est surnommée « planète Porno » par l'équipe d'explorateurs et de scientifiques japonais qui y ont installé leur base d'études, c'est que la végétation comme la faune ont la fâcheuse habitude de forniquer à tout va, se croisant avec n'importe quels genre ou espèce et produisant ainsi un écosystème des plus étranges, à la fois énigmatique et dégoûtant ! Aussi nos savants sont-ils fort perplexes lorsqu'une de leurs collègues tombe enceinte, inséminée par une spore pas très catholique...
    Afin de découvrir comment la soigner, trois hommes sont alors envoyés en mission pour contacter la tribu d'humanoïdes autochtones et impudiques qui semble détenir le secret de la coexistence dans ce milieu. Mais leur voyage à travers la planète Porno, parmi les crocopile-à-l'heure, les tatami-popotames et autres méduses-cul-en-l'air, leur réserve bien des surprises, parfois plaisantes, parfois moins...
    Moquant les distinctions biologiques, Yasutaka Tsutsui prouve dans cette parodie de SF érotico-comique que tous les goûts sont dans la nature !

    Né en 1934 à Ôsaka, Yasutaka TSUTSUI est l'une des voix majeures de la science-fiction et du fantastique japonais. Il débute à la fin des années 1960 par des textes où l'on décèle les influences de Philip K. Dick et de J. G. Ballard. Son oeuvre imposante a été couronnée de nombreux prix, dont le prix Kawabata, le prix Tanizaki et le prix Izumi Kyôka.
    Quatre de ses livres ont déjà été traduits en français, parmi lesquels La Traversée du temps et Hell. Tsutsui est aussi l'auteur du roman Paprika, dont l'adaptation en film d'animation (par Satoshi Kon en 2006) a connu un succès international.

  • Du premier politicien préhistorique, un certain Blab le Lourdaud, aux campagnes télévisées modernes, le professeur Price révèle la logique absurde du système électoraliste, qu'il pousse à l'extrême en fondant le parti « Moi d'abord ». Son credo : le pur intérêt égoïste. Invitant tous les électeurs avides à le rejoindre, il livre son programme et expose ses techniques de trucage des urnes, l'art de gérer les conférences de presse d'un candidat débile, mais aussi les manières de se défendre face à la menace des petits hommes verts... Déjà inventeur de la désopilante théorie « pro-fainéantise » de l'Évitisme (Le Cerveau à sornettes), l'humoriste loufoque Roger Price signe ici une parodie décapante de manifeste politique, sapant avec un humour absurde et acerbe les fondements de notre système.

  • 43 recettes de cuisine cannibaleEn ces temps de haro sur la viande, la gastronomie française se devait de réagir en défendant le mets le plus goûteux pour cet admirable prédateur qu'est l'homme : lui-même. Mais de quelle manière le cuisiner avec art ? Mâle ou femelle, jeune ou vieux, inconnu ou familier, chacun demande un soin particulier, sans parler du choix des morceaux...De la « Tête de patron dans la purée » à la « Maman aux roses blanches », en passant par le « Pâté de campagnard » et la « Soupe aux fous », vous saurez désormais grâce à ce livre de recettes très originales comment mieux accommoder, servir et apprécier votre prochain.Dédiée au précurseur Jonathan Swift, La Cuisine cannibale lève avec humour le dernier grand tabou culinaire, ce qui ne manquera pas de réjouir (outre les zombies) tous les vrais gourmets.

  • « - Professeur Choron, comment recevez-vous l'interdiction de fumer dans les gares? - Nous n'aurons plus que le droit de nous faire mordre le cul par des chiens policiers tenus en laisse par des chefs de gare. Ce sont des chiens féroces qui ne portent même pas de muselière. C'est pourquoi je recommande de fumer afin d'être à tout moment en mesure de se défendre face à l'agresseur canin. Si le chien attaque, on lui écrase un mégot sur son gros museau humide. La bête féroce détale en hurlant, et pour se venger bouffe le chef de gare. La cigarette constitue donc une arme de défense. Un mégot brûlant dans l'oeil du violeur en rut et le viol n'a pas lieu. On oublie trop souvent de mentionner les aspects positifs du tabagisme. »

  • TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LE CINÉMA (sans jamais oser le demander à Woody Allen) - Qui est Alain Delon ? - Combien nous coûte Luc Besson ? - Quelle est la couleur du tapis rouge de Cannes ? - Comment devient-on membre de l'Office catholique du cinéma ? - Les films doivent-ils être projetés à l'envers dans l'hémisphère sud ? Voici quelques-unes des questions essentielles auxquelles vous trouverez une réponse en lisant cet ouvrage décalé et irrévérencieux, mais toujours cinéphile, qui parle du 7e Art comme personne ne l'avait fait auparavant. Une parodie de guide savant, gentiment déjantée et férocement drôle !

  • On sait depuis Ronald Reagan que les présidents américains sont parfois de mauvais acteurs. Alors pourquoi ne pas confier cette lourde tâche à un véritable clown, gentleman de surcroît ? Impôts, éducation, santé, beau sexe, affaires, spiritueux, corruption... Si vous votez Fields, en trois coups de cuiller à pot, il réglera tous vos problèmes ! Parue en 1940, cette parodie de programme politique populiste, signée par l'un des plus grands comiques de son temps, flingue à tout va avec un humour caustique et décapant tout à fait moderne. Entre Coluche et Donald Trump, un grand moment de comique politique avec un futur président qui tient vraiment ses promesses : "Tout le monde a besoin de croire en quelque chose. Moi, je crois que je vais reprendre une bière."

  • Les Mémoires d'un vieux con offrent la parodie définitive et sonnent le glas d'un « genre littéraire » qui est une véritable plaie : les mémoires prétentieuses. Une oeuvre de salubrité publique !

  • Et si les Noirs devenaient blancs, le racisme disparaîtrait-il pour autant ?Comme l'a vite appris Max Disher, jeune Noir de Harlem en ce début des années 1930, un membre de sa communauté n'a que trois alternatives : « Foutre le camp, devenir blanc ou serrer les dents. » Incapable de partir et n'appréciant guère de s'aplatir, Max va bondir sur la deuxième opportunité.En effet, grâce à Black No MoreTM, mystérieux procédé créé par un certain Dr Junius Crookman, qui permet de changer de couleur de peau en trois jours (et vingt-quatre heures seulement pour un nouveau-né !), Max et une foule de clients noirs empressés sont blanchis et peuvent ainsi s'introduire dans un monde qui leur était jusque-là interdit. Mais les Blancs sont-ils vraiment plus heureux ? Ce que Max découvre de leur société ne tarde pas à le laisser dubitatif.Roublard et opportuniste, cet anti-héros ira néanmoins au terme d'une rocambolesque aventure qui fera de lui, l'ex-Noir de Harlem, le porte-parole d'une nouvelle organisation suprématiste blanche, les Chevaliers de Nordica, des épigones du Ku Klux Klan qui s'insurgent contre la transformation de la race à grande échelle !Fable satirique grinçante, dans la lignée d'un Swift et d'un Orwell, Black No More ne se contente pas de déboulonner les mythes de la suprématie blanche et de la pureté raciale mais brocarde aussi les principaux leaders de la NAACP et de la Harlem Renaissance. Original et atypique, le roman de Schuyler nous offre un point de vue décapant sur l'hypocrisie, la démagogie et les magouilles populistes accompagnant l'obsession américaine pour la couleur de peau.

  • Jusqu'où faut-il s'humilier pour travailler ? Jeune homme honnête et soutien de famille, Joko va travailler à la citerne de la ville, comme tous les matins, lorsqu'un inconnu bondit subitement sur son dos et lui ordonne de le porter jusqu'à l'hôtel, contre rémunération. D'abord outré d'être pris pour une bête de somme, Joko ne tarde pas, comme ses collègues, tous attirés par l'appât du gain, à changer d'avis et à se vendre. Mais la dépendance entre le porteur Joko et ses clients va prendre des formes tout à fait étranges et monstrueuses, l'entraînant avec ses proches dans un véritable cauchemar... Relecture Panique de la théorie du maître et de l'esclave, fable kafkaïenne d'un comique cruel sur l'« ubérisation » généralisée, Joko fête son anniversaire est un des romans les plus noirs et les plus féroces de Topor, récompensé par le prix des Deux-Magots en 1969. « Il sera peu question de fêtes ou de loisirs dans Joko mais beaucoup de travail : un travail traité avec un humour carnavalesque sombre, un grotesque "gothique" très drôle et très triste... Joko est un roman, entre autres, sur les véritables raisons de l'exploitation des hommes : ni la nécessité structurelle, ni l'organisation sociale, ni les froides raisons économiques, ni même l'impression de supériorité d'une partie de la planète, mais le plaisir de faire souffrir d'autres hommes. Oui, seulement ça. » (Extrait de la préface de Pacôme Thiellement) Roland Topor (1938-1997). Dessinateur, peintre, écrivain, dramaturge, poète, chansonnier, cinéaste, acteur, photographe, etc. Remarqué pour ses étranges dessins au graphisme original (dans Arts, Bizarre et Hara-Kiri), il reçoit le prix de l'Humour noir dès 1961. En 1962, avec Fernando Arrabal et Alexandro Jodorowsky, il crée le mouvement Panique. Son premier roman, Le Locataire chimérique, sera adapté au cinéma par Roman Polanski ; il écrira aussi des recueils de nouvelles, des pièces de théâtre et des livres concepts. Du film d'animation La Planète sauvage à l'étonnant Marquis, en passant par les émissions télévisées Merci Bernard, Palace et Téléchat, il marquera de son empreinte le cinéma et l'audiovisuel. Certaines de ses images ont fait le tour du monde, toujours relevées d'un humour noir féroce.

  • Dans cet ouvrage, Jack Douglas évoque à peu près tous les sujets, sauf les chauffeurs de bus. Faut-il s'en plaindre ? On y trouvera en revanche de fascinantes considérations sur l'Inde mystérieuse, l'usage des stupéfiants et les funérailles à Hollywood, ainsi que la belle histoire d'amitié entre un petit garçon et un brontosaure, une publicité pour devenir écrivain, les pérégrinations d'un chanteur folk dans la Rome antique et plusieurs sagas d'amour torrides. On y croisera aussi pêle-mêle Bongo l'éléphanteau, un certain S. Cott Gerfitzald ou encore le marquis de Sade. La présente édition reprend l'intégralité de Ne vous fiez jamais à un chauffeur de bus nu (1960), le chef-d'oeuvre loufoque de Jack Douglas, précédé d'une sélection des meilleurs textes de son premier livre, Mon frère était fils unique (1959).

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