Fayard/Pluriel

  • Saviez-vous que le « cinéma 3-D » existait dans les  années 1920 ? Connaissez-vous les vraies raisons qui  ont poussé les films à devenir parlants ? Illustrations  à  l'appui, ce livre fournit des clés d'analyse de près de  130 ans  d'histoire d'une industrie considérée à la fois  comme un art et comme un média.
    Dans un style simple et didactique, les auteurs donnent les repères essentiels du cinéma dans le monde,  des origines à nos jours, et abordent les dernières  découvertes et les cinématographies méconnues.  À quoi reconnaît-on un film expressionniste ? Comment  envisageait-on le montage dans les années 1900 ?  Et qu'est-ce qui change à l'arrivée du numérique ?
    Une synthèse remarquable, qui permettra au grand  public aussi bien qu'aux étudiants et aux cinéphiles de  comprendre ce qui se trame derrière le grand écran !
    Première parution : Pluriel, 2017.

  • Nietzsche parlait des rapports de l'homme avec la Méditerranée comme d'une « foi dans le Sud ». Avec le livre de Predrag Matvejevitch, cette foi s'est dotée d'un bréviaire. Chant d'amour, cet essai mêle les genres, l'érudition et l'imagination, le savoir et le souvenir, la rigueur scientifique et le souffle épique. Comme pour un concerto, l'auteur mène en trois temps. Le Bréviaire proprement dit énonce les thèmes dans une fluidité musicale : villes, ports, îles, vagues, vents, courants, terroirs, moeurs, langages, peuples... Les Cartes sont plus discursives et analytiques. Le Glossaire, lui, reprend les thèmes pour les commenter et citer les références. Tour à tour archiviste et pèlerin passionné, Predrag Matvejevitch redevient alors poète pour nous rappeler que cette mer qu'il chante, c'est aussi la sienne, et la nôtre.
    « Un livre génial et inattendu, foudroyant et fascinant, riche d'intelligence et de poésie, dans lequel se mêlent précision scientifique et épiphanie. » 
    Claudio Magris 
    Predrag Matvejevitch (1932-2017), écrivain croate, est l'un des plus éminents essayistes du monde slave. Il a occupé de nombreuses chaires à Paris, Rome, Louvain et Zagreb.

  • Les saints sont partout : dans les noms de village, les
    stations de métro, les calendriers, les proverbes et même
    les noms de fromage. Était-il raisonnable d'en laisser
    l'étude à la seule austérité des théologiens ?
    Voici la première « Vie des saints » entièrement
    profane. Ce livre nous emmène, en cinquante portraits et
    deux mille ans d'histoire, dans un voyage extraordinaire
    à travers les peuples et les époques, depuis les déserts
    d'Égypte où saint Antoine inventa le monarchisme,
    jusqu'aux délires mystiques de Padre Pio. Il nous fait
    croiser des inconnus célèbres, des gloires dont nous
    ignorons tout, des dragons terrifiants et des jeunes
    vierges plus redoutables encore.
    Au passage, La Planète des saints aborde les grandes
    questions qui travaillent la religion : à quoi sert un
    martyr ? Qu'est-ce qu'une hérésie ? Qu'est-ce qu'un
    miracle ? Comment, de siècle en siècle, et au prix de
    guerres incroyables, s'est forgé le dogme catholique ?
    Un ouvrage érudit, instructif et diablement drôle.

  • Qu'est-ce que le socialisme ? Une politique, mais
    fondée sur une philosophie, et sur le coeur de la vie
    humaine. C'est ce que Jaurès, homme politique, mais
    aussi philosophe, démontre dans ces deux inédits
    essentiels. Le socialisme consiste à justifier l'intervention
    de la société dans la vie humaine, les « relations de
    travail ». Mais il le fait pour réaliser la liberté individuelle
    et les principes universels, dans le monde concret et
    vivant. Revenir à l'origine du socialisme pour résister à
    la « fin de l'histoire », tel est le programme de ce livre.
    Ce n'est pas un hasard si ces deux textes précèdent
    le retour de Jaurès en politique en tant que député
    de Carmaux. Jaurès se confronte au réel, à la fois
    en philosophe et en citoyen. Pour lui, la liberté et la
    justice sont indispensables pour sauver la politique et
    l'humanité. Quoi de plus actuel ? Ces textes, qui forment
    une véritable leçon de philosophie, aident à penser le
    socialisme et notre temps.
     
    Frédéric Worms, professeur de philosophie à l'ENS,
    travaille sur le vivant et la politique de Jaurès et Bergson
    à aujourd'hui.
    Gilles Candar, président de la Société d'études
    jaurésiennes, est responsable de l'édition des OEuvres de
    Jean Jaurès aux éditions Fayard.

  • Dès sa première publication en anglais en 1985, ce livre a suscité de nombreuses discussions et controverses, toujours pas apaisées. Penseurs à l'origine du mouvement post-marxiste, Ernesto Laclau et Chantal Mouffe y défendent une vision de l'émancipation conçue comme «  radicalisation de la démocratie  ».
    L'émergence de nouvelles luttes sociales et politiques, en lien avec les transformations du capitalisme, a rendu l'approche théorique qu'ils proposent plus pertinente que jamais pour envisager un projet de gauche capable de fédérer les demandes de la classe ouvrière et celles d'autres mouvements sociaux (féministes, antiracistes, écologistes, LGBT...).
    Au moment où la crise de l'hégémonie néolibérale peut ouvrir la voie à des solutions autoritaires, ce texte fondateur fournit les bases philosophiques permettant de poser les questions politiques essentielles pour concevoir une stratégie populiste de gauche.
     
     
    Ernesto Laclau (1935-2014) est un théoricien politique argentin. Chantal Mouffe est une philosophe politique belge, professeur de théorie politique à l'université de Westminster (Londres).
     

  • La reconstruction, le déplacement forcé de populations, la mémoire de l'Holocauste et du communisme, la guerre froide ont marqué l'Europe de l'après-guerre. L'historien décrit les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l'échelle du continent ou du pays, dans l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.

  • Événement majeur de la découverte des Amériques, la conquête du Mexique, du Guatemala et du Pérou est ici reflétée comme dans un miroir à faces multiples par les récits croisés des Indiens survivants et des Espagnols conquérants. Avec le souffle d'un poème épique, ce livre restitue la stratégie des vainqueurs et le désastre des vaincus, à la lumière de la sensibilité et du savoir historique contemporains. La mutation de nos perceptions des conquistadores - héros devenus bourreaux  - n'empêche pas d'être encore surpris par l'audace et l'intelligence de ceux qui n'avaient d'autre alternative que la mort ou la victoire.
     
    «  Je trouve lucide et équilibrée votre appréciation sur les événements presque incroyables de Mexico et de Cuzco. Tous mes compliments.  » Jacques Soustelle
     
     
    Géopoliticien et poète, Gérard Chaliand a enseigné à l'ENA, à l'École de guerre ainsi qu'à Harvard, Berkeley et Singapour. Il est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à la guérilla, dont il a une connaissance de terrain sur trois continents, et au terrorisme.
     

  • En octobre 1962, au coeur de la Guerre froide, le monde est au bord d'une catastrophe inimaginable. Pendant 13 jours extraordinaires, une guerre nucléaire menace la planète de destruction. Robert Kennedy, alors conseiller de son frère, le président John F. Kennedy, a dicté ce livre à partir de ses notes prises heure par heure sur la gestion de la crise des missiles de Cuba.
    On y vit l'Histoire en direct, on assiste aux négociations tendues entre leaders américains et soviétiques, de la découverte des missiles dissimulés à Cuba jusqu'au dénouement inespéré de la situation.
    Ce document exceptionnel de Robert Kennedy est suivi des correspondances entre les Présidents soviétique et américain, échanges qui révèlent la complexité politique, diplomatique, psychologique et militaire inouïe de ce célèbre épisode des relations internationales.
     
    Préface d'Arthur Schlesinger Jr.
     
    Né en 1925 à Boston, Robert Kennedy est ministre de la Justice et principal conseiller de JFK pendant la crise des missiles à Cuba. Sénateur de New York et candidat présidentiel, il sera assassiné en 1968 à Los Angeles.

  • À la lumière de ses études éthologiques, qui cherchent à observer le comportement des êtres vivants dans leur univers naturel, Boris Cyrulnik jette un regard nouveau sur le comportement amoureux des humains. La compréhension du monde animal et la biologie le conduisent à livrer de nouvelles interprétations sur les liens naturels qui unissent une famille. On découvre ainsi que l'histoire affective du bébé commence bien avant sa naissance et que la force des liens bébé-père-mère pèse sur l'individu dès la formation de la cellule embryonnaire et l'influence toute sa vif durant.
    Boris Cyrulnik nous offre ici la première histoire naturelle de l'attachement.
     
    Neurologue et psychiatre, Boris Cyrulnik a publié de nombreux best-sellers, et dans la collection «  Pluriel  » La Fabuleuse Aventure des hommes et des animaux et Mémoire de singe et paroles d'homme. 
     

  • Écrit au ive siècle avant J.-C., à l'époque des «  Royaumes combattants  », dans une Chine en pleine effervescence commerciale et culturelle, L'Art de la guerre n'est pas seulement un traité de stratégie. Si nous le lisons encore avec fascination, c'est parce qu'il représente une leçon de sagesse, un art de vivre, et constitue un véritable système philosophique.
    Cette traduction est l'édition de référence de Jean Lévi. Elle restitue toute la force littéraire et la concision de ce grand texte classique et le replace dans son contexte historique, à la lumière des dernières études et des textes découverts récemment lors de fouilles archéologiques. Elle s'adresse à tous les lecteurs, curieux et savants.
     
    Directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la Chine ancienne, Jean Lévi est à la fois essayiste (Les Fonctionnaires divins), romancier (Le Grand Empereur et ses automates), et le traducteur remarqué de grands textes stratégiques chinois (Les Sept Traités de la guerre).
     

  • Dans cette magistrale synthèse, Thierry Lentz retrace l'histoire d'un «  empire  » et des réactions qu'il suscita en son temps. Si l'on ne peut échapper à la présence permanente de la volonté, de la personnalité et de l'oeuvre de Napoléon, qui ont marqué la période de leur empreinte, l'auteur «  raconte  » aussi -  en l'expliquant  - un peu plus d'une décennie d'histoire de l'Europe, voire du monde, en dépassant à la fois la figure de l'empereur et les points de vue purement nationaux. Il relate autant l'histoire des idées que celle des institutions, faisant revivre au lecteur les épisodes essentiels du Premier Empire.
    Cette histoire se garde des accents de l'épopée et des facilités de l'anecdote comme des études militaires trop détaillées -  même si, comme on peut l'imaginer, les guerres en sont l'une des toiles de fond. Thierry Lentz se place dans la position d'un observateur aussi impartial que possible et ignorant la légende (dorée ou noire) édifiée par les récits enflammés des thuriféraires.
     
    Synthèse inédite

  • Architecte, ministre de l'Armement du Reich et confident d'Hitler, Albert Speer est jugé avec les autres dignitaires nazis lors du procès de Nuremberg en 1946. Seul à plaider coupable, il est condamné à vingt ans de prison et incarcéré dans l'immense forteresse de Spandau, où Français, Britanniques, Américains et Russes surveillent à tour de rôle sept détenus -  dont Rudolf Hess, l'ancien dauphin d'Hitler.
    Durant ses décennies d'incarcération, Albert Speer rédige sur papier hygiénique des milliers de feuillets de souvenirs et d'observations, à l'insu de ses gardiens ou avec leur complicité. Dans ce journal de détention, publié après sa libération, il évoque pêle-mêle ses entretiens avec Hitler, sa méthode de survie en milieu carcéral et sa perception des débuts de la guerre froide. Jour après jour, il se met en scène comme un homme simple, raisonnable et modeste, qui se penche avec lucidité sur ses aveuglements de jeunesse.
    Le lecteur -  seul juge de la sincérité de son repentir  -, en émergeant de ce document historique exceptionnel, sera sans doute surpris et décontenancé d'avoir pénétré aussi loin dans l'univers de ce haut responsable d'un des régimes les plus criminels du xxe siècle.
     
    Adhérent au parti nazi dès 1931, Albert Speer (1905-1981) est l'architecte en chef d'Hitler et l'un de ses plus proches collaborateurs.

  • Tout le monde a entendu parler, un jour ou l'autre, de François d'Assise, ce saint italien du  xiiie  siècle qui aimait la pauvreté, prêchait aux oiseaux et serait le premier stigmatisé de l'histoire.
    Malgré la sympathie générale qui entoure sa figure, le «  Pauvre d'Assise  » reste cependant mal connu du public, car son image a parfois été brouillée par des interprétations édifiantes ou fantaisistes qui ont affadi ou dénaturé son message.
    Depuis un demi-siècle, les recherches qui lui ont été consacrées, en Italie et dans le monde entier, ont profondément modifié la connaissance et la compréhension que l'on pouvait avoir du «  Poverello  ». Aussi était-il devenu urgent de lui consacrer une étude nourrie des travaux les plus solides. Le présent ouvrage cherche à expliquer, en se plaçant du point de vue de l'historien, pourquoi François d'Assise continue à exercer une réelle fascination à huit siècles de distance.

  • Ce recueil rassemble dix articles et lettres de jeunesse de Raymond Aron, jamais ou rarement réédités, rédigés à un moment où il pressent l'arrivée de l'âge des tyrannies recouvrant l'Europe. Universitaire à Cologne en 1930 puis à Berlin entre 1931 et 1933 -  où il assiste à des autodafés  -, il perçoit avec une grande acuité la montée du totalitarisme nazi.
    De ces textes, parmi lesquels figure la célèbre conférence «  États démocratiques et États totalitaires  », le lecteur tire l'impression de revivre la révolution nationale en Allemagne, le basculement dans le totalitarisme des démocraties occidentales et la naissance d'une pensée résistante. En même temps, il se donne les moyens de comprendre ce passé tragique aux échos contemporains. À l'heure où l'Europe voit ressurgir ses vieux démons nationalistes et antidémocratiques, relire le jeune Raymond Aron est salutaire et éclairant.

  • Modèle emblématique des grands exploitants, les fermiers de l'Île-de-France ont façonné les paysages de nos plaines, modelé l'agriculture, décrit d'étonnantes trajectoires sociales. Leurs descendants sont innombrables.
    Cette fresque de plus de trois siècles a contribué à la relance de l'histoire rurale et à l'essor d'une histoire sociale soucieuse du changement dans la longue durée. Pour l'historien, le sociologue, le démographe et le géographe, pour l'économiste, le littéraire ou l'anthropologue, pour l'observateur du monde agricole et le public curieux du passé rural ou simplement en quête de racines, ce texte qui fait référence est désormais accessible.
     
    « Le modèle pilote d'une histoire qui allie l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse » Pierre Chaunu
    « Un ouvrage considérable » Emmanuel Le Roy Ladurie
    « Des pages d'une densité exceptionnelle » Marcel Lachiver

  • L'histoire, selon Thucycide, était un « trésor pour toujours ». La philosophie ancienne n'est-elle pas, à l'inverse, un « trésor de toujours » ? Car on peut encore penser avec les Anciens. Et sur trois points décisifs : l'être, l'homme et le disciple.
    L'être, c'est l'objet rêvé et impossible. Car « tout est être », mais tout quoi ? Tout ce qu'on peut montrer, ou tout ce qu'on peut dire ? L'ontologie se construit, et se perd, en se partageant entre deux voies, Démocrite ou Platon : une physique ou une logique.
    L'homme, c'est l'objet nécessaire et introuvable. Son ombre pèse sur les éthiques les plus opposées, d'Aristote à Épicure, et impose sa figure constante, entre deux autres, l'animal et le dieu.
    Le disciple, c'est le destinataire privilégié. Trois figures en sont possibles (socratique, épicurienne et aristotélicienne), qui dessinent trois voies de la philosophie : une critique, un art de vivre, un savoir.
     
    Francis Wolff est professeur émérite à Normale Sup. Son dernier ouvrage, Pourquoi la musique ? (Fayard) a été classé meilleur livre de l'année 2015 par la rédaction de Philosophie magasine.
     

  • Et si Trafalgar n'avait jamais existé ? Telle est la thèse provocante de Patrick Villiers qui sert de fil directeur à cette histoire de la France sur mer de Louis XIII à Napoléon Ier. La marine française a souvent été mal comprise : considérée comme une marine de batailles, elle a pu être vue comme défaillante sous certains aspects et sacrifiée aux forces de terre, comme ce fut le cas sous Napoléon Ier. Or, c'est le commerce qui est au fondement de la marine : dès le XVIIe siècle et la mise en place d'un empire colonial français, les convois sont à l'origine d'une économie visant à procurer des revenus à l'État. La marine est par ailleurs une précieuse arme complémentaire de l'armée de terre à l'origine de nombreuses victoires françaises.
    Dans cette synthèse passionnante, Patrick Villiers mêle l'économie, la stratégie et la tactique, les portraits de grands personnages parfois oubliés et la vie quotidienne des armateurs, des corsaires et des flibustiers.Patrick Villiers est professeur émérite en histoire moderne à l'université du Littoral Côté d'Opale, fondateur de Centre de recherches en histoire atlantique et littorale, et vice-président de la Société française d'histoire maritime. Ses ouvrages ont par cinq fois été récompensés par l'Académie de marine. Sa biographie de Jean Bart (Fayard) a reçu le prix Acoram 2013.

  • Préface de Gérard Chaliand
    « Sur le plan historique, Némésis est peut-être la chasse à l'homme la plus extraordinaire du siècle. Elle est aussi la moins connue, dans la mesure où ses organisateurs ont obstinément gardé le silence jusqu'à leur mort. Extraordinaire, cette traque sur trois continents vise, dans le droit fil de la tradition du tyrannicide, à châtier des responsables politiques majeurs, condamnés à mort par contumace par une cour ottomane. Talaat, Enver, Djemal, le triumvirat dirigeant des Jeunes-Turcs, et quelques autres sont coupables de ce qu'on appelle aujourd'hui "crime contre l'humanité". La vengeance ici relatée est un acte de justice élémentaire semblable à l'exécution de hauts dignitaires nazis après la Seconde Guerre mondiale. Mieux, il s'agit non de cadres supérieurs d'un régime coupable du génocide du peuple arménien, mais des dirigeants eux-mêmes qui ne peuvent se retrancher derrière les ordres reçus, puisqu'ils ont eux-mêmes conçu le dessein et ordonné le crime. Grâce au talent de Jacques Derogy, ce récit fait désormais partie, de façon inoubliable, de l'histoire contemporaine. »
     

  • George L. Mosse (1918 - 1999) a été professeur à l'université de Madison et à celle de Jérusalem. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La Révolution fasciste (Seuil, 2003) et Les Racines intellectuelles du Troisième Reich (Calmann-Lévy, 2006).En 1914, une génération s'engagea dans la guerre pour ce qu'elle croyait être une cause juste. Quatre ans de conflits entraînèrent la mort de dix millions d'hommes et ébranlèrent, en profondeur, les sociétés et les régimes européens. Dans cet ouvrage, George L. Mosse étudie ce qu'il appelle la « brutalisation » des sociétés européennes.
    Loin de la démentir, une fois la paix revenue, les formes de la commémoration occultèrent le souvenir du carnage ; en Allemagne, en Italie, comme dans les pays vainqueurs, afin d'exorciser le traumatisme, on préféra exalter le martyre des soldats en sacralisant leur combat. C'est ainsi qu'est né le culte quasi-religieux du soldat qu'évoquent les monuments aux morts ou les cartes postales.
    Le livre de George L. Mosse, désormais classique, a profondément transformé notre vision de la Première Guerre mondiale en soulignant le rôle de la mobilisation générale, du déchaînement des nationalismes et de la tuerie en masse dans la genèse des totalitarismes de la Seconde Guerre mondiale.

  • Du temps

    Norbert Elias

    Montres, agendas, horaires : le temps semble être une contrainte à laquelle nul ne peut échapper. Nous avons le sentiment que « le temps passe » mais le temps n'existe pas en soi, affirme Norbert Elias. Il est avant tout un symbole social, résultat d'un processus d'apprentissage qui s'est étendu sur des millénaires. Dans quel but les hommes ont-ils eu besoin de déterminer le temps ? Comment la conscience du temps a-t-elle fini par devenir une seconde nature ? Dans cette vaste exploration de l'expérience du temps au cours des âges, Norbert Elias nous invite à réfléchir sur un aspect fondamental du « processus de civilisation ».

  • L'histoire de Louis XI est celle d'un homme qui sut imposer ses décisions, qui dut garder sans cesse l'esprit en éveil, plier le temps à ses desseins, être deux fois plus habile et trois plus rapide que ses semblables, et cacher son sens de la comédie derrière les gestes du conformisme.
    Ce livre nous montre l'image d'un homme aux capacités exceptionnelles, doué d'une personnalité diverse et complexe. Certains le considéraient comme « le plus subtil qui soit ». Pourtant, peu après sa mort, on racontait qu'il s'abreuvait du sang des nouveau-nés au cours de sa dernière maladie, était l'assassin de son frère et se délectait à écouter les cris de ses victimes torturées.
    En abandonnant la légende pour retrouver la vie, Paul Murray Kendall révèle les vraies dimensions de l'homme, son habileté à charmer, son insatiable curiosité, son goût de la loyauté. Tout cela dans une biographie qui apporte une contribution essentielle à l'histoire du xve siècle tout en demeurant d'une lecture facile et passionnante.
    Paul Murray Kendall (1911-1973) a enseigné l'histoire à l'université de l'Ohio et à celle du Kansas. Il a consacré plusieurs ouvrages à l'histoire du xve siècle. 
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Éric Diacon. 

  • La deuxième moitié du XXe siècle a vu l'explosion du répertoire lyrique. Il y a un demi-siècle, celui-ci comprenait une cinquantaine d'ouvrages composés entre 1750 et 1950. On ne regardait guère plus loin qu'Orphée et Eurydice de Gluck (1762), on espérait toujours un successeur à Richard Strauss, mort en 1949. Imaginez : un tiers des titres parmi ceux qui ont été retenus ici n'« existaient » pas en 1950, soit pour n'avoir pas été composés, soit pour avoir été oubliés, et ressuscités depuis. Les 101 grands opéras, abrégé et substantifique moelle des Mille et un opéras (Fayard, 2003), rétablit donc les grands équilibres de quatre siècles d'histoire de l'opéra. Pour chaque oeuvre, un résumé du livret expose les ramifications de l'intrigue, un commentaire analyse le sens de l'oeuvre, ses qualités musicales et sa valeur théâtrale et un enregistrement de référence est donné.
    Un outil de connaissance unique à l'usage de l'honnête homme.

  • Le monde entier regarde aujourd'hui vers l'Afrique subsaharienne parce qu'elle affiche une situation économique flatteuse, tandis que celle-ci se dégrade ou monte des signes de ralentissement dans de nombreux pays avancés et émergents. Depuis quelques années, les appels à l'investissement et à la confiance dans l'éveil économique du continent africain se multiplient : l'Afrique est présentée comme le dernier "eldorado", qui aiguise une véritable course aux marchés engagés par des pays de plus en plus nombreux. En effet, l'Afrique connaît une émergence économique et sociale sans précédent. Si elle représente aujourd'hui 2 % du commerce mondial, elle est le continent qui a connu la plus forte croissance dans les échanges internationaux entre 2000 et 2011 ; l'indice de développement humain s'y accroît ; et d'ici 2050, la population aura doublé pour atteindre quasiment 2 milliards d'individus, ce qui en fera l'un des plus grands marchés du monde.
    Il est urgent que la France prenne la mesure du nouveau contexte africain. Favoriser de manière concrète cette nouvelle dynamique économique en mettant en oeuvre un partenariat entre l'Afrique et la France, tel est le défi que propose cet ouvrage issu d'une mission mise en oeuvre à la demande du ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici, qui en signe la préface.
    L'Afrique est appelée à être l'un des pôles majeurs de la mondialisation du XXIe siècle.
     

  • Le 31 juillet 1914, l'assassinat de Jaurès laissait le champ libre au déclenchement de la guerre. Cent ans plus tard, la mémoire du pacifiste, du républicain, du tribun socialiste est toujours présente et revendiquée. Mais souvent cette référence à Jaurès demeure vague ou ne s'appuie que sur quelques citations. Ce recueil a pour vocation de replonger le lecteur au coeur de la pensée jaurésienne. Il pourra retrouver des discours qui sont devenus des classiques (« République et socialisme », « Pour la laïque », « Discours à la jeunesse »). Il aura aussi l'occasion de découvrir ou de redécouvrir des aspects moins connus : Jaurès face à la violence d'État ou à l'immigration, Jaurès cherchant les voies d'un dialogue avec les civilisations non-occidentales, ou Jaurès observateur de la première mondialisation.
    Loin d'être un hommage au passé, ce livre entend montrer que la réflexion jaurésienne est, plus que jamais, d'une brûlante actualité !Textes présentés par Marion Fontaine, maître de conférences à l'université d'Avignon, chercheuse au centre Norbert Elias. Secrétaire de la Société d'études jaurésiennes, elle participe à l'édition des OEuvres de Jaurès aux éditions Fayard. Elle a récemment codirigé Une contre-histoire de la IIIe République (La Découverte, 2013).

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