FeniXX réédition numérique (Prospective 21)

  • « Fantasia dans la ville » est un roman inspiré d'événements réels où la banlieue est indissociable de la communauté urbaine. Sa population n'est pas celle des exclus, elle participe à la vie économique et subit les effets de la crise de l'emploi. L'histoire démarre sur un feu de Bengale détonant par une nuit de nouvel an. Un journaliste à la recherche d'un scoop à sensation va provoquer une explosion véritable en mettant au pilori les moeurs des banlieusards, propos agressifs et partiaux que les habitants reçoivent comme une gifle magistrale. À cette crise morale s'ajoute la liquidation de grands pans de l'industrie ce qui va influer sur le destin du grand Christian, de Marco, de José ou de Martin qui sont, en quelque sorte, les archétypes d'une société en rupture d'équilibre. Mais le livre est tout autant la célébration des fêtes populaires, celles qui scandent les divers moments de l'année et celles engendrées par les jeunes avec leur culture issue de la rue. Un souffle épique traverse la ville et ses grandes banlieues, c'est le fourmillement d'un monde avide de participer à l'abondance qu'offre le marché libéral. « C'est une plongée très actuelle dans le mal de vivre de nos banlieues. » François Kahn, « Dernières Nouvelles d'Alsace ». « Roman de la jeunesse, vif et alerte, avec un parler direct et imagé. Mais aussi, fresque sociale où jeunes et moins jeunes vivent au quotidien les problèmes de l'emploi. » Josyane Castelnaud, déléguée cégétiste Service Santé Sud-Ouest.

  • Comme tant d'autres qui ont connu l'enfer de la déportation alors que le monde se convulsait sous les effets du cataclysme engendré par Hitler, le docteur Kienzler tenta d'échapper aux souvenirs harcelants du passé. Mais la mémoire d'un vécu traumatisant n'a pas pu être ensevelie dans les limbes de l'oubli, sans doute parce qu'il restait l'image lumineuse de l'amitié forgée au cours d'un long temps de captivité ou encore celle d'un visage féminin qui permit quelques heures de secrètes confidences. Éros vainquait thanatos dans les plus noirs instants. Ce livre bouleversant d'une réalité poignante, écrit dans un style sobre, concis et pudique face aux martyrs de tant d'individus est un document historique précieux sur l'Alsace livrée au Reich, sur le Gouvernement de Vichy avec ses pénitenciers, sur le courage des prisonniers politiques. Cette confession d'un vécu authentique par un non-juif déboute ceux qui nient les atrocités des camps nazis. L'auteur a rompu le silence dans un acte de foi à l'égard de l'humain afin qu'il s'écarte à jamais des politiques d'exclusion et des idéologies malsaines.

  • La Lucienne, personnage pivot de ce roman, est une ouvrière à l'usine dont la vie n'est que fractures, intimes ou sociales. Le Ban-de-la-Roche, théâtre de ce récit, se révèle une région particulière en Alsace puisque francophone, vosgienne de coeur et de raison. La Lucienne est fille de ce pays, héritière de son passé, de son histoire parfois tragique avec la présence d'un camp de concentration nazi. Rien n'est anodin, ni les lieux ni les personnages qui tissent l'intrigue. La Lucienne, mère de trois enfants, trouve le courage d'assumer un divorce et recherche l'homme qui saura devenir le compagnon de route espéré. Elle croit le trouver en la personne du Marcel qui lui apportera en prime une ascension sociale. L'amitié sera elle aussi au rendez-vous avec Anita, une jeune institutrice. Mais ce nouveau départ s avère un miroir aux alouettes et réserve à la Lucienne bien des surprises.

  • La réminiscence de quelques vers, d'Eluard provoque le lyrisme épuré d'Alain Boudet qui puise dans l'innocence de l'enfance l'amour nécessaire pour construire sa destinée d'homme. Au fil des pages, la vie atteste sa permanence, dans le feu du regard, dans la nature en perpétuelle métamorphose, dans les rêves de l'enfance retrouvée. La larme régénératrice panse les plaies du monde et le temps patient fait perdurer l'espoir. Toujours Prométhée, l'Homme s'approche trop près du soleil, mais Sisyphe infatigable, il retourne vers la Lumière. Mythes et allégories transcrits par la limpidité d'une écriture débouchent sur Sagesse et Hymne à la Vie. Les lecteurs d'Alain Boudet retrouveront ou découvriront, dans « A Fleur d'Enfance », la voix optimiste du poète, son sens physique et métaphysique de la vie. Michelle MEYER

  • Pour conter fleurettes, historiettes, et moult gazettes sur des airs pour guitare.

  • Ironie ou tendresse, mots qui chantent ou qui grincent, « L'Amour Cannibale » dans sa scansion postclassique célèbre la liturgie de l'amour avec « son feu de grand soleil », sa quête de « je t'aime » ou de « toujours oubliés », et son ultime communion dans ce « singulier pluriel » qui rogne la liberté mais provoque les envieux. Quand on a atteint la cinquantaine et qu'on fête ses noces d'argent, il restait à Michel Gay d'interpeller Notre-Dame du Grand Humour pour parler d'amour et chanter ritournelles pour des sentiments éternels. Ceux qui ont apprécié « Saga de l'Amour Éternité » aimeront à retrouver Michel Gay un brin narquois, un brin passionné, et dans tous les cas mordant à l'arbre de vie. Michelle Meyer lauréate de l'Académie Française

  • Divertissements où s'associent la poésie intimiste et l'humour.

  • L'auteur de ces paroles d'un père à son fils se réclame de l'école surréaliste.

  • « Odyssée 21 » est un chant d'anticipation qui connut une publication partielle en 1974 dans « Ma révolution prospective ». Avec le premier homme dans l'espace, le monde découvrit avec étonnement les possibilités de quitter le sol terrestre. Cette grande aventure a d'abord fasciné, puis les interrogations se sont posées, et soulèvent plus encore des débats avec « la guerre des étoiles ». Avec les mots et leurs décibels, Michelle Meyer orchestre cette réalité nouvelle, la perspective d'une vie interplanétaire renforce l'insolite. Le réalisme devient magie. Poésie utile et vivante destinée à tous, animée de la volonté consciente de restaurer la capacité critique face aux pouvoirs des médias. « Un livre qui compte... car nous ne sommes pas en présence d'une bluette, mais d'une pensée cohérente qui aborde la science à l'âge d'Armstrong... » P. Hovald, « L'Alsace ».

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